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Samuel Paty

16 octobre 2020

Les faits

La caricature

Pour finir

AC Meunier

Les Poires, Honoré Daumier

D'après un article de France Info du 23/10/2020

Déroulement

Tout commence avec un cours d'enseignement moral et civique sur la liberté d'expression, lors duquel Samuel Paty montre à ses élèves des caricatures de Mahomet. Il propose alors aux élèves qui pourraient se sentir heurtés de détourner le regard.Mais certains parents vont rapidement exprimer un mécontentement et un parent d'élève va se livrer à une bataille sur les réseaux sociaux pour demander des sanctions contre Samuel Paty, en indiquant le nom du professeur ainsi que l'adresse du collège. Ce père de famille, en se basant sur le récit de sa fille qui n'était même pas présente au cours en question, reproche à l'enseignant d'avoir stigmatisé les élèves musulmans.Une vidéo réalisée par ce parent d'élève est alors abondamment partagée sur les réseaux sociaux. L'assaillant prend connaissance de cette affaire via les réseaux sociaux. Le vendredi 16 octobre, vers 14 heures, il se rend à l'entrée du collège du Bois d'Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine. Il aborde un élève en lui offrant 300 ou 350 euros et lui remet une partie de la somme immédiatement. Ce collégien, accompagné d'un de ses camarades, donne une description physique de Samuel Paty. Peu avant 17 heures, plusieurs adolescents en lien avec les premiers désignent à l'assaillant le professeur, qui est en train de sortir du collège. Le terroriste se lance alors à la poursuite de sa victime. Il attaque le professeur, le décapite et diffuse sur Twitter une photo accompagnée d'une revendication. Il est ensuite abattu par la police.

D'après un article de France Info du 23/10/2020

L'assaillant

Abdoullakh Anzorov est un Russe d'origine tchétchène, né le 12 mars 2002 à Moscou. Il bénéficiait du statut de réfugié, possédait un titre de séjour délivré le 4 mars dernier et habitait à Evreux, dans l'Eure. Il était inconnu des services de renseignement, mais était connu pour des faits de dégradation de biens publics et de violences en réunion, alors qu'il était encore mineur. Ses voisins décrivent un jeune homme "discret", "plongé dans la religion" depuis trois ans.Au fil des mois et notamment à partir de septembre, la radicalisation d'Anzorov se fait de plus en plus évidente.

"Il nous invitait, il faisait en sorte qu'on n'ait pas un avis tranché. Il ne s'agissait pas de répéter mais on devait préparer des arguments. C'est l'enseignant qui m'a montré la voie".

“C’était un professeur qui rigolait, qui aimait enseigner. Il y a certains types de professeurs qui viennent parce que c’est leur métier et lui on voyait qu’il aimait faire ça et que c’était pas juste un travail”

"On allait dans son cours, on l'écoutait et on ne s'ennuyait pas. Et tu te rends compte que des profs au collège comme ça, c'est pas anodin"

"C'est quelqu'un qui était avec nous en tant que prof, mais aussi humainement. Quand on était ensemble, on jouait au baby-foot. C'était des moments super bien"

Les élèves de Mr Paty

La liberté d'expression

La liberté d'expression est une liberté fondamentale, qui doit toujours s'exercer dans notre République.La liberté d'expression est la base du pluralisme, indispensable à notre fonctionnement démocratique.La liberté d'expression concerne tout le monde sur notre territoire, qu'on soit citoyen français ou pas, pas seulement les journalistes ou dessinateurs de presse.La liberté d'expression doit pouvoir s'exercer en toutes circonstances pour ne pas se réduire face à celles et ceux qui la remettent en cause.Parce qu'en France, cette liberté se déploie dans le cadre de la loi, qui la protège et en souligne les limites nécessaires.Parce que l'École forme les futurs citoyens aux droits et aux libertés qu'ils exerceront.Cette tribune est elle-même une illustration de la liberté d'expression.

La liberté d'expression

Source : https://eduscol.education.fr/cid154212/la-liberte-d-expression.html

Ensemble, défendons la Liberté Lettre ouverte à nos concitoyensIl n’est jamais arrivé que des médias, qui défendent souvent des points de vue divergents et dont le manifeste n’est pas la forme usuelle d’expression, décident ensemble de s’adresser à leurs publics et à leurs concitoyens d’une manière aussi solennelle.Si nous le faisons, c’est parce qu’il nous a paru crucial de vous alerter au sujet d’une des valeursles plus fondamentales de notre démocratie: votre liberté d’expression.Aujourd’hui, en 2020, certains d’entre vous sont menacés de mort sur les réseaux sociaux quandils exposent des opinions singulières. Des médias sont ouvertement désignés comme cibles par des organisations terroristes internationales. Des États exercent des pressions sur des journalistes français "coupables" d'avoir publié des articles critiques.La violence des mots s’est peu à peu transformée en violence physique.Ces cinq dernières années, des femmes et des hommes de notre pays ont été assassinés par des fanatiques, en raison de leurs origines ou de leurs opinions. Des journalistes et des dessinateursont été exécutés pour qu’ils cessent à tout jamais d’écrire et de dessiner librement.« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestationne trouble pas l’ordre public établi par la loi», proclame l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, intégrée à notre Constitution. Cet article estimmédiatement complété par le suivant :« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »Pourtant, c’est tout l’édifice juridique élaboré pendant plus de deux siècles pour protéger votre liberté d’expression qui est attaqué, comme jamais depuis soixante-quinze ans. Et cette fois pardes idéologies totalitaires nouvelles, prétendant parfois s’inspirer de textes religieux.Bien sûr, nous attendons des pouvoirs publics qu’ils déploient les moyens policiers nécessaires pour assurer la défense de ces libertés et qu’ils condamnent fermement les États qui violent lestraités garants de vos droits. Mais nous redoutons que la crainte légitime de la mort n’étende son emprise et n’étouffe inexorablement les derniers esprits libres.Que restera-t-il alors de ce dont les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’homme et ducitoyen de 1789 avaient rêvé ? Ces libertés nous sonttellement naturelles qu’il nous arrive d’oublier le privilège et le confort qu’elles constituent pour chacun d’entre nous. Elles sont comme l’air que l’on respire et cet air se raréfie. Pour être dignes de nos ancêtres qui les ont arrachées et de ce qu’ils nous ont transmis, nous devons prendre la résolution de ne plus rien céder à ces idéologies mortifères.Les lois de notre pays offrent à chacun d’entre vous un cadre qui vous autorise à parler, écrire et dessiner comme dans peu d’autres endroits dans le monde. Il n’appartient qu’à vous de vous en emparer. Oui, vous avez le droit d’exprimer vos opinions et de critiquer celles des autres,qu’elles soient politiques, philosophiques ou religieuses pourvu que cela reste dans les limitesfixées par la loi. Rappelons ici, en solidarité avec Charlie Hebdo, qui a payé sa liberté du sangde ses collaborateurs, qu’en France, le délit de blasphème n’existe pas. Certains d’entre noussont croyants et peuvent naturellement être choqués par le blasphème. Pour autant ilss’associent sans réserve à notre démarche. Parce qu’en défendant la liberté de blasphémer, ce n’est pas le blasphème que nous défendons mais la liberté.Nous avons besoin de vous. De votre mobilisation. Du rempart de vos consciences. Il faut que les ennemis de la liberté comprennent que nous sommes tous ensemble leurs adversairesrésolus, quelles que soient par ailleurs nos différences d’opinion ou de croyances. Citoyens,élus locaux, responsables politiques, journalistes, militants de tous les partis et de toutes les associations, plus que jamais dans cette époque incertaine, nous devons réunir nos forces pour chasser la peur et faire triompher notre amour indestructible de la Liberté.#DefendonsLaLibertéLes signataires :Alliance de la presse d’information générale, BFMTV, Canal , Challenges, Charlie Hebdo, Cnews, Europe1, France Télévisions, L'Alsace, L'Angérien Libre, L'Avenir de l'Artois, L'Echo de l'Ouest, L'Echo de la Lys, L'Equipe, L'Essor Savoyard, L'Est-Eclair, L'Estrépublicain, L’Express, L'Hebdo de Charente-Maritime, L’Humanité, L’Humanité Dimanche, L'indicateur des Flandres, L'informateur Corse nouvelle, L’Obs, L’Opinion, L'Union, LaCharente Libre, La Croix, La Dépêche du Midi, La Nouvelle République, La Renaissance du Loir-et-Cher, La Renaissance Lochoise, La Savoie, La Semaine dans le Boulonnais, La Tribune Républicaine, La Vie Corrézienne, La Voix du Nord, Le Bien public, Le Canard Enchaîné, Le Courrier français, Le Courrier de Gironde, Le Courrier de Guadeloupe, Le Courrier de l'Ouest, Le Courrier Picard, Le Dauphiné libéré, Le Figaro, Le Figaro Magazine, Le Journal d'Ici, Le Journal des Flandres, Le Journal du Dimanche, Le Journal du Médoc, Le Journal de Montreuil, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Maine Libre, Le Messager, Le Monde, Le Parisien/ Aujourd’hui en France, Le Parisien Week-end, Le Pays Gessien, Le Phare Dunkerquois, Le Point, Le Progrès, Le Républicain Lorrain, Le Réveil de Berck, Le Semeur hebdo, Le Télégramme, Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Les Echos, Les Echos du Touquet, LCI, Libération, Libération Champagne, M6, Marianne, Midi Libre, Monaco Matin, Nice Matin, Nord Eclair, Nord Littoral, Ouest France, Paris Match, Paris Normandie, Presse Océan, Radio France, RMC, RTL, Sud Ouest, TF1, Var Matin, Vosges Matin.

La caricature

Depuis le Moyen AgeSe développe dans la presse au XIXe siècle (cf La Poire, caricature du roi Louis Philippe)Régulièrement censurée et punie (Daumier passe six mois en prison pour avoir caricaturé Louis Philippe en Gargantua)Au XXe siècle, apparition de journaux satiriques, en 1915 : Le Canard Enchaîné ; en 1960 : Hara Kiri avec Cabu, Wolinski, Topor et Gébé, (interdit en 1970 après une une satirique sur la mort du Général De Gaulle) ; renaît sous la forme de Charlie Hebdo en 1972Des caricatures dans la presse quotidienne : Le Monde, Libération (...) avec Siné, Plantu, Faizant...

Définition : Une caricature est un portrait peint, dessiné ou sculpté qui amplifie certains traits caractéristiques du sujet. Souvent humoristique, la caricature est un type de satire graphique quand elle charge des aspects ridicules ou déplaisants.

Cabu

Charb

Plantu

La liberté d'expression en chanson

Diego, Michel Berger

"La liberté d'expression totale, illimitée, pour toute opinion quelle qu'elle soit, sans aucune restriction ni réserve, est un besoin absolu pour l'intelligence."L'enracinement, Simone Weil (1943)