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De Charles

à

De Gaulle

Avant-propos

La classe de 3ème 1 du collège de Colombey-les deux-églises vous présente son web-documentaire, réalisé dans le cadre d'un EPI, intitulé " les 80 ans de l'appel du 18 juin". Ce projet a été réalisé durant le premier trimestre de l'année scolaire 2020/2021.Ce travail est rempli d'interactivités, donc n'hésitez pas à naviguer d'un bouton à l'autre. Ce bouton , en haut à droite de chaque page, vous permet de repérer les interactivités de la page. Ce bouton, présent sur chaque page vous permet de revenir au sommaire, ou à une autre page. Bonne visite à tous

Commencer la visite

Sommaire

Charles enfant

La famille

Charles le soldat

Charles de Gaulle et ses valeurs

Soldat écrivain et théoricien

L'appel : hier et aujoud'hui

Des expériences : la 1ère guerre la Pologne

La genèse

Le temps de la Mémoire

Témoignages écrits et filmés

Le contexte familial

Ses études

1940 : acteur de la campagne de France

L'appel hier

L'appel aujourd'hui

Hommages 2020

Lieux et objets de MémoireIn Memoriam

RemerciementsNotre ressentiBibliographieEpilogue

L'entre-deux-guerres

Le capitaine Charles de Gaulle en 1915 à Verdun

Ses parents sont Jeanne Maillot et Henri De Gaulle.La famille appartient à une petite noblesse de robe, et à la bourgeoisie peu fortunée. Elle comporte de fortes personnalités intellectuelles.Henri de Gaulle se prépare à la carrière des armes lorsque le désastre de 1870 et la nécessité de subvenir aux besoins de sa famille l’obligent à se diriger vers l’enseignement privé, ainsi il renonce à préparer l'école polytechnique.Son père est donc professeur dans plusieurs collèges catholiques parisiens.Charles de Gaulle, dans ses Mémoires de guerre les décrit ainsi :« Mon père était imprégné du sentiment dela dignité de la France. Il m’en a découvert l’Histoire ». « Ma mère portait à la patrie une passion intransigeante à l’égal de sa piété religieuse ».Charles hérite rapidement du goût de l’écriture et du récit de son père, qui était professeur de littérature, philosophie et mathématiques.De sa mère, il hérite d’unpatriotisme plein de passion et de valeurs chrétiennes à la fois très strictes et généreuses.Ses parents lui transmettent donc l'amour de Dieu et de la patrie.

Réponse de l'amiral P. de Gaulle aux élèves de 3ème 1, sur les valeurs de son père. Lettre du 17/11/2020.

Obsèques du général le 12 novembre 1970 à Colombey

Témoignage de son fils, l'amiral P. de GaulleQuelles principales valeurs votre père vous a -t-il transmises?

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de votre père?

Charles est né le 22 novembre 1890 à Lille dans la maison de ses grands-parents.

Chambre de Charles à Lille

Charles au centre, à 10 ans.il est le troisième enfant d’une fratrie de cinq où on compte quatre garçons et une fille. Ils se nomment Xavier, Marie-Agnès, Jacques et Pierre.

Ses parents sont Jeanne Maillot et Henri De Gaulle

Jeanne et Henri de Gaulle, parents de Charles

Charles aime le colin-maillard, le cache-cache, mais ce sont ses soldats d’étain qu’il affectionne le plus. Il joue aux soldats de plomb, et quand son frère souhaite changer de rôle, Charles répond plein d’orgueil :

« Jamais, je ne veux être que la France ! »Toute son enfance est baignée par l'histoire de France

Acte de naissance de Charles

Cette maison a été acquise en 1872 par Jules Émile Maillot, grand-père de Charles de Gaulle, afin d’y installer sa fabrique de textile et d’y loger sa femme et ses cinq enfants, dont Jeanne, mère de Charles. Cette maison devient pour le futur général de Gaulle le lieu des vacances en famille et des jeux avec ses cousins.

C’est dans une famille unie autour de valeurs communes (patriotisme, ferveur religieuse, sens de l’engagement…) et dans un contexte géopolitique en plein bouleversements, que s’est forgé le caractère du futur Président de la Ve République.

« Avec l’âge, c’est toujours l’enfance qui prédomine, et si je pouvais être moi-même, ce serait probablement rue Princesse, où je suis né... » Charles de Gaulle

Puis le jeune Charles fait ses études chez les jésuites, au collège de l'immaculée conception, avec son père comme professeur, où il reçoit une solide culture générale. " Charles n'est pas ce qu'on appelle un bon élève" dira son père . Il est excellent en littérature, philosophie, mais plus que moyen en mathématiques. Il se rattrapera vite.

Il est reçu en 1908 à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr au 109° rang sur 700 candidats.

Charles St Cyrien en 1910

" Je ne me vois pas autrement qu'officier" déclare-t-il à toute sa famille.

Il a choisi Saint-Cyr, car « il avait vu les polytechniciens Foch et Joffre commander en 14-18, ça ne lui avait pas plu. Selon lui, les polytechniciens ne correspondaient pas à ce qu’il y avait de mieux pour commander les armées de la République. Mon père avait une idée républicaine du commandement des armées.» Philippe de Gaulle, interview par Caroline Pigozzi, Paris-Match N°3681, 21-27 novembre 2019.

Il opte très tôt pour la carrière d’armes et s'oriente donc vers une carrière militaire. Il prépare Saint-Cyr au collège Stanislas à Paris.

Il rejoint le 33è régiment d'infanterie à Arras, et y fait ses classes au sein de la 8ème compagnie en tant que simple troupier pendant un an. Puis il passe caporal, et enfin sergent à la fin de ce service.Promu sous-lieutenant en 1912, il choisit de revenir au 33è régiment d'infanterie à Arras. Son régiment est commandé par le lieutenant-colonel Philippe Pétain.

Charles suit ses classes primaires chez les Frères des écoles chrétiennes.

Charles, 3è à gauche du 2è rang, avec son père au centre du 1er rang

L 'expérience polonaiseDe Gaulle, prisonnier durant la guerre ne voit pas manœuvrer les premiers chars. Cette occasion lui est donnée lors de sa mission en Pologne quand il est affecté à l’instruction des officiers polonais d’avril 1919 à janvier 1921. Comme acteur et témoin de la guerre soviético-polonaise, il étudie le régiment de chars FT-17 dont il a formé les officiers. Dans un rapport rédigé à son retour il dit : «les unités polonaises de chars de combat ont fait preuve d’une bonne instruction technique et tactique » mais « l’emploi des chars a été mal réalisé. Les chars sont faits pour soutenir l’infanterie à l’attaque et non pour défendre des QG ou pour contribuer à la défense d’un point d’appui. Ils doivent être mis en œuvre rassemblés et non dispersés.

1914-1918 : La Première Guerre mondiale Le 2 août 1914, éclate la Première Guerre mondiale. Très vite, c’est le baptême du feu pour Charles de Gaulle, encore jeune lieutenant. Il est blessé dès la mi-août devant le pont de Dinant. Après être retourné en octobre dans les tranchées, il est à nouveau blessé en mars 1915. En 1916, il est promu capitaine, et il est donné pour mort à Douaumont lors de la bataille de Verdun, menée du côté français par Philippe Pétain. Il est fait prisonnier par les Allemands et conduit en captivité en Allemagne, d’où il tente sans succès, de s’évader plusieurs fois. Il n'est libéré qu’après l’armistice du 11 novembre 1918, au bout de 32 mois de captivité.

Plan d'évasion mis au point par Charles de Gaulle lors de sa 1ère évasion du fort de Rosenberg en 1917

Char Renault FT exposé au musée de l'Armée des Invalides

« Toute ma vie je me suis fait une certaine idée de la France… Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang : que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur. De Gaulle Charles,"Mémoires de guerre, T1 L’appel 1940-1942".

A son retour de Pologne, il est nommé professeur d’histoire à Saint-Cyr où il impressionne ses élèves par ses talents d’orateur. Carnet mondain, en avril 1921, il épouse Yvonne Vendroux. En 1922, il entre à l’école de guerre. Il est bien noté la première année moins bien la seconde car on constate chez lui une assurance excessive et il n’hésite pas à critiquer les idées de sa hiérarchie.

L'entre-deux-guerres

En 1925, Pétain lui apporte son soutien et l’appelle dans son état-major pour être son "porte-plume"avec pour charge de rédiger une histoire du soldat à travers les âges mais des désaccords apparaissent assez vite. En 1928, il devient chef de corps du 19e bataillon de chasseurs à pied à Trèves puis part deux ans au Proche-Orient.

IL est affecté en novembre 1931 au secrétariat général de la Défense nationale à Paris. Ce nouveau poste est capital, car c'est l'occasion de s'initier aux affaires de l'État, puisqu'il est chargé en particulier de travailler au projet de loi militaire. Le 25 décembre 1933, il est promu lieutenant-colonel. Il publie durant ces années des ouvrages qui développe ses idées. Il se rapproche de certains hommes politiques, en particulier Paul Reynaud qui essaie de porter ses idées jusqu’au parlement.

En juillet 1937, le lieutenant-colonel de Gaulle est affecté au 507e régiment de chars de combat de Metz. C'est la rencontre concrète avec « son » outil. Il en prend le commandement par intérim le 5 septembre suivant, puis est promu colonel le 25 décembre 1937. Il s’attache à l’instruction et la mise au point de nouveaux matériels (fascines et essais radio). Lors des manœuvres, il tente d'imposer, contre le règlement, sa conception de l'usage autonome des blindés.

Appréciation de son professeur de tactique citée « Dans mon père en images » de Philippe de Gaulle :« Officier intelligent, cultivé et sérieux, du brillant, de la facilité, très bien doué, beaucoup d’étoffe. Gâte malheureusement d’incontestables qualités par son assurance excessive, sa rigueur pour les opinions des autres et son attitude de roi en exil. »

1940, acteur de la campagne de France

Lorsque la guerre éclate, Charles de Gaulle est toujours colonel, commandant le 507e régiment de chars de combat à Metz. Le 26 janvier 1940, il envoie à quatre-vingts personnalités civiles ou militaires un mémorandum intitulé « l'Avènement de la force mécanique. »

« Bref, la rupture des organisations fortifiées peut, du fait des moteurs combattants, revêtir un caractère de surprise, un rythme, des conséquences tactiques et stratégiques, sans aucun rapport avec les lentes opérations menées jadis en vertu du canon. Il en résulte que le défenseur qui s’en tiendrait à la résistance sur place des éléments du type ancien serait voué au désastre. Pour briser la force mécanique, seule la force mécanique possède une efficacité certaine […]. Quand bien même nous aurions assigné à notre action militaire comme limite la plus avancée la frontière du territoire, la création d’un instrument de choc, de manoeuvre et de vitesse s’imposerait absolument à nous ».Mémorandum sur l’avènement de la force mécanique (26 janvier 1940)

Trois jours avant l'offensive allemande du 10 mai 1940, le colonel de Gaulle est averti de la décision du commandement de lui confier la 4e DCR, la plus puissante des grandes unités blindées de l'armée française (364 blindés).

Le 15 mai, il reçoit la mission de retarder l'ennemi dans la région de Laon. Il dirige une contre-attaque vers Montcornet. C'est l'une des seules qui parviennent à repousser momentanément les allemands. N'ayant reçu qu'une partie des unités de la 4e DCR, le colonel de Gaulle lance une première attaque avec 80 chars pour tenter de couper les lignes de communication des blindés allemands le 17 mai. Après avoir atteint ses objectifs dont la ville de Montcornet, la 4e DCR, n'étant pas appuyée, est contrainte de se replier. Les autres unités de la 4e DCR ayant rejoint, une nouvelle attaque peut être lancée avec 150 chars qui, après avoir permis d'atteindre les premiers objectifs, est arrêtée par l'intervention de l'aviation d'assaut et de l'artillerie allemandes.

Photo prise lors de la visite de l'exposition "1940, il est devenu de Gaulle"

Le 25 mai, il est nommé général de brigade à titre temporaire. Le 28 mai, il attaque à deux reprises pour détruire une poche que l'ennemi a conquise au sud de la Somme, à hauteur d'Abbeville. Malgré un déplacement préalable de 200 km qui a lourdement éprouvé le matériel de la 4e DCR, l'opération permet de résorber toute la poche en capturant 400 soldats allemands, mais pas de prendre la ville d'Abbeville.

Photo prise lors de la visite de l'exposition : "1940, il est devenu de Gaulle"

Extrait du discours de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, à l'occasion de la pose de la première pierre du Mémorial Charles-de-Gaulle. Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne), le jeudi 9 novembre 2006. Amiral, Chère Madame de Boissieu, Messieurs les Premiers ministres, Monsieur le président du Sénat, Monsieur le président de l'Assemblée nationale, Mesdames et messieurs les ministres, Monsieur le président du Conseil constitutionnel, Monsieur le président de la Fondation Charles-de-Gaulle, Cher Yves Guéna, Monsieur le président du Conseil régional, Monsieur le président du Conseil général de la Haute-Marne, Cher Bruno Sido, Messieurs les ambassadeurs, Mesdames et messieurs les parlementaires et les élus, Mesdames et messieurs, Plus le temps passe, plus la figure du Général de GAULLE grandit. Il domine notre histoire. Il a incarné la France dans ce qu'elle a de meilleur. Son message moral et politique -et en cela surtout il est unique- nous offre la plupart des clés de notre avenir. Aujourd'hui, à l'heure où nous posons la première pierre du Mémorial Charles de GAULLE, je voudrais évoquer d'abord l'homme.

Un combattant, un visionnaire, un héros parmi les plus grands de notre histoire. Un homme animé d'un infini courage. Le capitaine intrépide de la Première Guerre mondiale. L'officier supérieur qui n'hésite pas, tout au long des années Trente, à s'opposer à la doctrine militaire inadaptée de ses supérieurs. Seul ou presque seul, fort de son immense culture, armé d'une connaissance historique hors du commun, il a compris que le monde a changé, et la guerre avec lui. Face aux chars, face à l'aviation, c'est toute la stratégie défensive de l'état-major qui est tragiquement obsolète.

Car le courage du Général de GAULLE, c'est aussi celui d'un grand soldat : en mai 1940, à la tête d'une division blindée constituée à la hâte, il dirige vers Montcornet l'une des seules contre-attaques qui parvienne à repousser les troupes allemandes. À la fin du mois, à la hauteur d'Abbeville, il fait des centaines de prisonniers. En prouvant que l'ennemi n'est pas invincible, il sauve l'honneur de l'armée.

Quel courage, quelle grandeur il lui faut, après une nuit qu'on imagine sans sommeil, écrivant, raturant, réécrivant, pesant chacun de ses mots, pour lancer l'Appel du 18 juin ! Seul encore, il porte la continuité et les valeurs de la France, abandonnée par ses élites. Il incarne déjà l'espoir d'un peuple jeté sur les routes et bouleversé par la défaite.

Quelle grandeur, lui qui n'est presque rien, pour regarder droit dans les yeux CHURCHILL, pour tenir tête à ROOSEVELT, qui lui préfère le général GIRAUD..............

Jacques Chirac au Mémorial, le 9 novembre 2006

De Gaulle : un soldat écrivain

1924

1932

1934

1938

Charles de Gaulle a écrit de nombreux autres ouvrages après l'appel du 18 juin 40

De Gaulle soutient ici que l’histoire de France est liée à celle de son armée : « Du jour où fut réalisée la conjonction d’un pouvoir fort et d’une armée solide, la France se trouva debout ». Il retrace donc l’histoire des armées, de ses héros, de ses victoires ou revers, insistant sur le fait qu’une défaite militaire entraîne une faillite de la nation. Son livre en 1938, au vu de la montée des périls, connaît un succès relatif (6000 exemplaires vendus) mais n’a pas d’écho auprès des dirigeants français.

C‘est le premier livre publié par un quasi inconnu, le capitaine Charles de Gaulle, en 1924. C’est un essai d'histoire d'immédiate, expliquant les causes profondes et directes de l'effondrement du Reich. De Gaulle y montre les dissensions politiques et militaires existant tout au long de la guerre et qui ont amené en 1918 à la chute de Guillaume II et au 11 novembre ; Il y explique aussi que la guerre sous-marine à outrance menée par l’Allemagne a conduit à l’entrée en guerre des Etats-Unis. De Gaulle conclut « à la guerre, il n’y a pas de système universel mais seulement des circonstances et des exécutants ».

Le fil de l’épée connaît peu de succès lors de sa parution pourtant il s’agit d’un livre annonciateur. Il explique qu’il faut rendre à l’épée son tranchant, aux soldats le mordant nécessaire pour mener à bien l’action de guerre. De Gaulle propose de revaloriser le métier des armes en sortant du carcan de la théorie et du règlement, en recherchant chez les chefs et les hommes l’attitude de l’homme de caractère, le rôle du prestige dans l’art de commander, la complémentarité entre le politique et le soldat. Il faut favoriser le développement du génie militaire.

Le troisième livre de Charles de Gaulle dépeint des théories peu conformistes. Alors que l’Allemagne se réarme et menace la paix, la France, elle conserve des doctrines militaires obsolètes et l’état-major mène une politique défensive en s’appuyant sur la ligne Maginot. De Gaulle propose la formation d’un corps de blindés utilisé de façon autonome et offensive. Pour que cela soit efficace, il faut des soldats professionnels et tout le temps disponibles d’où l’idée d’une armée de métier. Le livre attire l’attention du général Guderian, créateur de la force mécanique allemande mais est vivement critiqué en France.« Le Maréchal Pétain crut devoir entrer en ligne. Il le fait dans une préface au livre du général Chauvineau : Une invasion est-elle encore possible ? Le Maréchal y professait que les chars et les avions ne modifiaient pas les données de la guerre et que l’élément principal de la sécurité française était le front continu étayé par la fortification […]. Dans le Mercure de France, un général « Trois étoiles » rejetait le principe même de la motorisation : « les Allemands, déclarait-il, étant naturellement offensifs, doivent naturellement avoir des panzers divisions. Mais la France, pacifique et défensive, ne peut être que contre-motorisatrice.» D’autres critiques usaient de la raillerie. Celui d’une grande revue littéraire écrivait : « On est gêné pour apprécier, avec la courtoisie qu’on voudrait, des idées qui avoisinent l’état de délire. Disons simplement que M. de Gaulle a été devancé, il y a nombres d’années, par le père Ubu, qui était grand tacticien, lui aussi, avec des idées modernes. »Mémoires de guerre, L’appel 1940-1942, La pente

Pour lui l'armée du futur c'est une armée de métier composée principalement de chars d'assaut, il expose cette idée dans son livre "Vers l'armée de métier".

De Gaulle est contre l'armistice et fait tout pour pousser le gouvernement à continuer le combat, ce qui l'amène à quitter la France pour l' Angleterre et à passer l'appel du 18 juin à la BBC.

Charles est un homme de lettres, il écrit plusieurs livres.

L'idée principale de De Gaulle est de réunifier la France et de rassembler les français au-delà de leurs diverses appartenances et orientations. De Gaulle est contre l'armistice proposé par Pétain. Le général est un rebelle et n'a pas peur de remettre en question les idées militaires de ses chefs.

1. En guerre contre l’Allemagne nazie depuis septembre 1939, l’armée française ne parvient pas à faire face à partir du 10 mai 1940 à l’offensive éclair des chars ennemis.Le colonel de Gaulle, qui cherche depuis plusieurs années à sensibiliser militaires et politiques à la nécessité de moderniser l’armée (en utilisant l’aviation et les chars), s’est illustré à la tête de la 4e Division cuirassée.

Coiffé d'un casque, le colonel de Gaulle présente au présidentAlbert Lebrunl'unité de charsqu'il commandeau sein de la 5e arméesise en MoselleGoetzenbruck, 23 octobre 1939

2. A 49 ans, Charles de Gaulle, tout juste nommé général de brigade à titre temporaire, entre le 5 juin dans le gouvernement présidé par Paul Reynaud, au poste de sous-secrétaire d’Etat à la Défense nationale et à la Guerre. La situation en France est par ailleurs critique : des millions de civils fuient face à la débâcle militaire et l’avancée des troupes allemandes qui défilent à Paris le 14 juin. Le gouvernement français s’est installé à Bordeaux et le général de Gaulle est envoyé le 16 juin en mission à Londres pour demander au Premier ministre britannique des renforts maritimes et aériens.

3. Alors que Winston Churchill accepte le principe d’une union franco-britannique, De Gaulle apprend à son retour à Bordeaux, la démission du président du Conseil Paul Reynaud, remplacé par le maréchal Pétain.

Le Maréchal Pétain en 1940

4. Refusant la défaite, De Gaulle retourne à Londres dès le 17 juin pour y poursuivre le combat. Le 18 juin au soir, il s’adresse à la population française et lance un appel à poursuivre le combat, aujourd’hui considéré comme l’acte fondateur de la France Libre. Ce premier appel bénéficie d’une faible audience . Le général de Gaulle réitère son appel à plusieurs reprises en juin 1940 et constitue avec le soutien des Britanniques, une organisation de résistance extérieure, la France Libre. Dès l’été 1940, des milliers de volontaires rejoignent les rangs des Forces Françaises Libres, qui poursuivent le combat contre le nazisme aux côtés des Alliés.

La genèse de l'appel

Le « vainqueur de Verdun », très populaire auprès des Français, demande dans un discours radio-diffusé l 'armistice à l’Allemagne le 17 juin 1940.

Le 21 mai (ou 2 juin selon les sources), l'état-major envoie un correspondant de guerre pour interroger de Gaulle, qui lance à cette occasion, à Savigny-sur-Ardres, un premier appel radiodiffusé destiné à remonter le moral des Français en vantant les mérites des divisions blindées. C’est l’Appel avant l’appel.

L'appel avant l'Appel : Savigny-sur-Ardres, 21 mai 1940C’est la guerre mécanique qui a commencé le 10 mai. En l’air et sur la terre, l’engin mécanique – avion ou char – est l’élément principal de la force.L’ennemi a remporté sur nous un avantage initial : pourquoi ? Uniquement parce qu’il a plus tôt et plus complètement que nous mis à profit cette vérité.Ses succès lui viennent de ses divisions blindées et de son aviation de bombardement, pas d’autre chose !Eh bien ! nos succès de demain et notre victoire, oui ! notre Victoire nous viendra un jour de nos divisions cuirassées et de notre aviation d’attaque. Il y a des signes précurseurs de cette victoire mécanique de la France :Le Chef qui vous parle a l’honneur de commander une division cuirassée française. Cette division vient de durement combattre ; eh bien ! on peut dire très simplement, très gravement – sans nulle vantardise – que cette division a dominé le champ de bataille de la première à la dernière heure du combat.Tous ceux qui y servent, général aussi bien que le plus simple de ses troupiers, ont retiré de cette expérience une confiance absolue dans la puissance d’un tel instrument.C’est cela qu’il nous faut pour vaincre,Grâce à cela, nous avons déjà vaincu sur un point de la ligne.Grâce à cela, un jour nous vaincrons sur toute la ligne.Texte recueilli parAlex SURCHAMPpour son émission le Quart d'heure du soldat,cité parAnne et Pierre ROUANET,L’inquiétude outre-mort du Général de Gaulle,Paris, Grasset, 1985

Charles de Gaulle , le 18 juin 1940

Témoignage de P. de Gaulle sur l'Appel,lettre du 17/11/2020, aux élèves de colombey

Le gouvernement de Paul Reynauden juin 1940

Le manuscrit de l'appel

L'appel du 18 juin 1940

"Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. "

" Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. "De Gaulle annonce que la BBC sera le lien entre lui et les Français.Un nouvel appel est prévu pour le 19 juin : un texte figure sous cette date dans le recueil des appels et messages. Il prend une dimension particulièrement forte : appel à l’insoumission des principaux responsables de l’Empire, dénonciation des choix politiques du gouvernement de Pétain qui se place « … sous la servitude de l’ennemi… », mais surtout, le général de Gaulle proclame parler au nom de la France. Cet appel n’a pas été diffusé et est sans doute daté du 22 ou du 23 juin, après la signature de l’armistice.

"Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement..."

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.Le terme « chefs » désigne les militaires et non les hommes politiques. Ces militaires sont Pétain et Weygand appelés au pouvoir par le président Albert Lebrun à la place de Paul Reynaud. « Ont formé un gouvernement », « Ce gouvernement » : l’utilisation par deux fois du mot gouvernement insiste sur l’aspect politique de la demande d’armistice. Paul Reynaud voulait maintenir l’esprit de guerre ainsi que l’alliance avec l’Angleterre et s’appuyer sur l’Empire pour continuer la lutte. En opposition avec Weygand et Pétain, Paul Reynaud démissionne le 16 juin au soir. Le président Lebrun nomme alors Pétain président du Conseil. Ce dernier est persuadé que la défaite est inévitable et il est très critique vis-à-vis de la Grande-Bretagne. Dans son discours radiodiffusé du 17 juin demandant l’armistice, Pétain veut sortir la France des combats et construire une France nouvelle.

"Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !"

" Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !"À l’armistice il oppose la poursuite de la guerre ailleurs et autrement… L’armistice est vécu comme une humiliation par de Gaulle.

"Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France..."

" Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis." Il s’agit de contredire la notion d’isolement. De Gaulle manifeste le sentiment que l’Allemagne a peu de chances de remporter une guerre longue et que les victoires allemandes contiennent leurs limites techniques et matérielles.Il rappelle l’existence d’alliés possibles dans le camp occidental :- Angleterre est présentée avec son vaste Empire où le soleil ne se couche jamais ; Angleterre a la maîtrise des mers.- la France comme l’Angleterre peut utiliser les ressources de l’ industrie des États-Unis.- L’auteur rappelle les forces disponibles de l’Empire français- De Gaulle n’affirme pas que les États-Unis entreront en guerre mais les productions industrielles grâce la loi cash and carry (1939) atteignent de façon privilégiée les démocraties occidentales.

"Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale..."

" Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y ait, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là."Dès cette époque, De Gaulle envisage un élargissement de l’espace du conflit. La guerre n’est pas centrée sur l’espace français désormais occupé mais la guerre peut toucher l’ensemble de la planète. Il envisage l’entrée en guerre d’espaces éloignés comme ceux des empires coloniaux, ou bien de puissances pour l’instant à l’écart du conflit.

"Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ..."

" Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas."De Gaulle fait appel aux professions utiles : militaires, ingénieurs, ouvriers, dans l’optique de la poursuite du combat. Il ne s’agit pas d’un appel destiné aux hommes politiques, l’enjeu est de poursuivre la guerre et la guerre est une affaire de spécialistes.Le terme « résistance » est utilisé ici pour la première fois.« actuellement à Londres » : Londres est pour le moment la résidence autorisée par le gouvernement britannique, utilisée par d’autres résistances européennes ou des gouvernements en exil (comme la Pologne). Mais l’Empire peut aussi accueillir ceux qui veulent poursuivre le combat et donc on peut envisager la poursuite des combats sur le sol français.

"Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l'ennemi..."

" Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui."De Gaulle fait ici allusion à la situation militaire de la France. Son discours fait allusion à la composition matérielle de la Wehrmacht, à la Blitzkrieg et il remet en cause la supériorité numérique de l’adversaire annoncée par Pétain.Le nombre de divisions est sensiblement équivalent entre les Alliés et les Allemands (145 contre 141), les matériels d’artillerie sont légèrement à l’avantage des Alliés (14 100 pièces contre 14 000), mais les forces mobiles blindées sont équivalentes (autour de 4 100 chars dans chaque camp), seules les forces aériennes sont à l’avantage des Allemands (2 200 avions contre 4 100). Si l’infériorité numérique et matérielle n’est pas flagrante c’est que les causes de la défaite sont ailleurs.De Gaulle critique la stratégie des militaires français comparée à la stratégie allemande. Il critique également la méconnaissance de l’ennemi, les chefs ne sont-ils pas « surpris », et l’armée ne semble pas préparée.La Blitzkrieg ou guerre éclair enchaîne 3 phases : une attaque aérienne déstabilise, fait paniquer l’ennemi, détruit les axes et les noeuds de communication, ralentit la progression et l’organisation de la défense, puis la pénétration des blindés fait sauter les verrous de défense et conquiert le territoire, qu’ensuite les troupes de l’infanterie occupent.

La portée de l'Appel

Rares sont les Français à avoir entendu l'appel du 18 juin du général de Gaulle. Peu de personnes écoutaient la BBC et en en raison de l'exode, de nombreuses familles étaient sur les routes fuyant l'occupation allemande. De plus, de Gaulle était peu connu du grand public.

Sa famille , la première, n'a pu entendre l'AppelTémoignage de l'amiral Philippe de Gaulle le 17 novembre 2020

Le lendemain, l'allocution radiodiffusée du général de Gaulle, fournie par la BBC à la presse française, est retranscrite dans quelques journaux régionaux français encore en zone non occupée (Le Petit Provençal, Le Petit Marseillais ou Le Progrès de Lyon) ou étrangers (The Times en Angleterre, le New York Times aux États-Unis).

Première page du journal « le Petit Provencal », le 19 juin 1940 avec les déclarations de Winston Churchill et une référence à la résistance du général Charles De Gaulle (appel du 18 juin). Rue des Archives / AGIP.

Les appels

L’appel de de Gaulle c’est aussi l’appel du 22 juin et les affiches souvent confondues avec l’appel lui-même.

Le général de Gaulle prononce le 22 juin 1940 à la radio de Londres un nouveau discours. Il est diffusé à 20h30, peu après la signature à Rethondes, en forêt de Compiègne, de la convention d’armistice franco-allemande. Contrairement à l’appel du 18 juin, il a été enregistré et est conservé aux archives sonores de la BBC ainsi qu’à la phonothèque de l’Institut national de l’audiovisuel. De Gaulle y précise et y développe des arguments qui ne sont qu’esquissés dans l’appel du 18 juin.

Général rebelle, il est déchu de sa nationalité française par le gouvernement de Vichy puis condamné à mort par contumace le 2 août 1940.

L’armistice ayant été signé le jour même à Rethondes, c’est une réponse à l'annonce de cette signature et à ses conditions désastreuses pour la France.Les mots du Général sont plus directs que ceux employés dans l’appel du 18 juin.Il confirme la détermination du général à créer une résistance à partir de Londres. Dans ce discours, il utilise pour la première fois l'expression "France libre" pour qualifier cette résistance de l'extérieur en formation. Il refuse que la France devienne puissance soumise à l’ennemi.Les conditions très dures de l'Armistice étant désormais connues, de Gaulle évoque "non seulement une capitulation, mais encore un asservissement" qui en découle.Il y défend ses valeurs : « l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la Patrie »qui doivent inciter à la poursuite du combat.La suite du discours reprend un certain nombre d'éléments de celui du 18 juin, en particulier la possibilité de s'appuyer sur l'Empire et sur les Alliés pour poursuivre le combat.Il fixe aussi le siège de la France libre à Londres. (« Moi, général de Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale. »).

Le discours du 22 juin 1940Le Gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît maintenant les conditions dictées par l’ennemi. Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait occupé et que le Gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie. On peut donc dire que cet armistice serait, non seulement une capitulation, mais encore un asservissement. Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude, pour des raisons qui s’appellent l’honneur, le bons sens, l’intérêt supérieur de la Patrie. Je dis l’honneur ! Car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec les Alliés. Tant que ses Alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi. Le Gouvernement polonais, le Gouvernement norvégien, le Gouvernement hollandais, le Gouvernement belge, le Gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir. Je dis le bon sens ! Car il est absurde de considérer la lutte comme perdue. Oui, nous avons subi une grande défaite. Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du Gouvernement pendant ces derniers combats, nous ont fait perdre la bataille de France. Mais il nous reste un vaste Empire, une flotte intacte, beaucoup d’or. Il nous reste des alliés, dont les ressources sont immenses et qui dominent les mers. Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine. Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par 5000 avions et 6000 chars peuvent nous donner, demain, la victoire par 20.000 chars et 20.000 avions. Je dis l’intérêt supérieur de la Patrie ! Car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande qu’une bataille puisse décider. Cette guerre est une guerre mondiale. Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres aujourd’hui le resteront demain, mêmes les alliés de l’Allemagne resteront toujours ses alliés. Si les forces de la liberté triomphaient finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ? L’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront. Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible. Tout ce qui peut être réuni, en fait d’éléments militaires français et de capacités françaises de production d’armement, doit être organisé partout où il y en a. Moi, général de Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale. J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir à moi. J’invite les chefs et les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi. J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre. Vive la France Libre dans l’honneur et dans l’indépendance !

L'affiche "A tous les Français", aux couleurs de la France libre, organisation de résistance extérieure, est souvent confondue avec l'appel du 18 juin. Placardées dans les rues de Londres, le 3 août 1940 suite à la reconnaissance du général de Gaulle comme chef des Français libres par le gouvernement britannique le 28 juin 1940. Elles s'adressent principalement aux Français présents à Londres et sur le sol britannique pour les encourager à rejoindre de Gaulle dans les Forces françaises libres.

Ces affiches diffusent la pensée du général de Gaulle, permettent de toucher les Français présents en Angleterre. Elles précisent un nom « général de Gaulle », renforcé par sa signature. On y voit une adresse londonienne (4, Carlton Gardens) qui s’apparente au quartier général de la France libre en formation. De même, la reprise et la diffusion de ce document en Europe et notamment en France, devaient encourager tous ceux qui voulaient lutter contre les nazis à rejoindre Londres.

4 Carlton Gardens, siège de la France Libre

Cette affiche mêle émotion, appelle au patriotisme (liseré bleu, blanc, rouge ; drapeaux) et à l’amour de la France citée plusieurs fois dans le texte. On évoque le « sacrifice » et « l’espérance ». De Gaulle dans cette affiche se présente comme le chef de la France libre en utilisant la première personne « moi », « mon but » pour finalement dire « notre patrie » et inciter « tous les français » à se joindre à lui.

Mme Jacquinot, responsable des visites de la Boisserie

Témoignages d'habitants de Colombey

M. Piot, ancien agriculteur de Colombey

M. Babouot, maire de Colombey depuis 2001

Hommages 2020

Alice Jacquinot, élève de 3è du collège de Colombey lisant le texte de l'appel lors de la cérémonie commémorative du 18/06/2020, au pied de la croix de lorraine à Colombey

Toutes les photos ont été prises lors de notre visite de l'exposition au Mémorial en octobre 2020

Classe de 3è1 du collège de Colombey, autour du char léger Hotchkiss H35. Cet engin de 12 tonnes est en tout point semblable à ceux utilisés par le général de Gaulle à la tête de la 4e division cuirassée à la fin du mois de mai 1940, lors de la bataille d'Abbeville (80).

Lieux de mémoire

La maison natale à Lille

Charles de Gaulle est né à Lille, 9 rue Princesse, dans la maison de ses grands-parents maternels, le 22 novembre 1890. La rue Princesse devient pour le futur général de Gaulle le lieu des vacances en famille et des jeux avec ses cousins.Aujourd’hui, classée Monument historique et labellisée Maison des Illustres, elle est propriété de la Fondation Charles de Gaulle depuis 1991. Elle est gérée et administrée par le Département du Nord depuis 2014. Accessible au public depuis 1983, elle voit sa fréquentation augmentée chaque année, dépassant la barre symbolique des 20 000 visiteurs en 2019.La Maison natale est actuellement fermée pour travaux de rénovation.Réouverture prévue le 22 novembre 2020 pour célébrer le 130e anniversaire de la naissance de Charles de Gaulle.Chambre de Charles , né le 22 novembre 1890

L'Historial au musée de l'armée à Paris

L’historial Charles de Gaulle est un espace multimédia interactif consacré à l’action de l’homme public, chef de la France Libre puis président fondateur de la Cinquième République. L'historial, qui fait l'objet d'un vaste chantier de rénovation afin de le conforter dans son statut originel dedispositif muséographique d’avant-garde, rouvrira ses portes au publicprochainement.Ces travaux s’inscrivent dans le programme des commémorations des 80 ans de l’appel du 18 juin 1940.

La Boisserie à Colombey

Notre classe de 3ème 1 devant la Boisserie , lundi 16 novembre 2020

Le Mémorial et la croix de Lorraine à Colombey

Plaques commémoratives

En 1841, un certain Charles Cuny avait acheté un terrain au lieu dit « la fontaine neuve » et en 1843 y fait édifier une brasserie qui fut acquise en 1881 par l’architecte de la ville de Chaumont Henri Descaves qui la fit abattre. A sa place, il fit construire une demeure entourée d’un parc. La propriété revient à Madame Bombal. Le domaine porte pendant longtemps le nom de « Brasserie », avant de passer progressivement à celui de « la Boisserie » ou pour Phillippe de Gaulle le nom de « Boisserie » viendrait du fait que la propriété est adossée à un bois. C'est le 9 juin 1934, que le lieutenant-colonel Charles de Gaulle et son épouse Yvonne font une « bonne affaire » en achetant en viager la maison à Alice Bombal, qui meurt deux ans après la vente, se noyant dans sa baignoire. Selon l’acte de vente, la maison comporte 14 pièces et est entourée d’un jardin, de prairies, le tout ayant une superficie de 2 ha 4 a. La maison manquait de confort, n’ayant ni chauffage, ni eau courante.

Pourquoi cet achat ? Le couple désire que leur benjamine Anne, trisomique, bénéficie du grand air de la campagne champenoise et soit protégée de l'indiscrétion du public. Blottie derrière son mur d'enceinte au milieu de la nature, la Boisserie, leur paraît idéale. De plus, la résidence est, avant la guerre, à mi-chemin de Paris et de l'affectation du colonel de Gaulle au 507e régiment de chars de combat, cantonné à Metz (entre juillet 1937 à septembre 1939) .

Au lendemain de la guerre, des améliorations sont apportées, (eau chaude et le chauffage central) et en 1946, de Gaulle fait construire la tour hexagonale, au rez-de-chaussée de laquelle il installe son bureau d'où, il peut embrasser un paysage immense et sauvage.

Quand il devient président, la Boisserie demeure une résidence privée à une exception près... Les de Gaulle y reçoivent le chancelier allemand Konrad Adenauer.Le 28 avril 1969, c'est à la Boisserie qu'il choisit de s'installer définitivement et y meurt le 9 novembre 1970. Toujours propriété privée de la famille de Gaulle, la Boisserie est accessible au public depuis 1980.

Rencontre entre de Gaulle et Adenauer, chancelier allemand pour établir les bases de la réconciliation franco-allemande le 14 et 15 septembre 1958

Il y trouve refuge après sa démission de la tête du gouvernement provisoire le 20 janvier 1946 ; pendant sa longue traversée du désert, il y rédige ses « mémoires de guerre » : « C'est ma demeure » y dit-il.

La famille n'y vient pas souvent durant cette décennie. Le 3 août 1940, les biens du Général sont confisqués et une vente publique est organisée mais personne ne s’en portera acquéreur. La Boisserie ne fut pas menacée durant l’occupation, cependant avant de s’en aller définitivement, les allemands y mirent le feu, celui-ci ne s’étant pas propagé, les dégâts étaient réparables.

« C’est ma demeure. Dans le tumulte des hommes et des évènements, la solitude était ma tentation. Maintenant, elle est mon amie. De quelle autre se contenter quand on a rencontré l’Histoire ? D’ailleurs, cette partie de la Champagne est tout imprégnée de calme : bois, prés, cultures et friches mélancoliques ; relief d’anciennes montagnes très usées et résignées ; villages tranquilles et peu fortunés, dont rien depuis des millénaires, n’a l’âme ni la place. Ainsi, du mien, situé haut sur le plateau, marqué par une colline boisée, il passe les siècles au centre des terres que cultivent ses habitants. Ceux-ci, bien que je me garde de m’imposer au milieu d’eux, m’entourent d’une amitié discrète. Leurs familles, je les connais, je les estime et je les aime. Le silence emplit ma maison. De la pièce d’angle où je passe la plupart des heures du jour, je découvre les lointains dans la direction du couchant. Par-dessus la plaine et les bois, ma vue suit les longues pentes descendant vers la vallée de l’Aube, puis les hauteurs du versant opposé. D’un point élevé du jardin, j’embrasse les fonds sauvages où la forêt enveloppe le site, comme la mer bat le promontoire. Je vois la nuit couvrir le paysage. Ensuite, regardant les étoiles, je me pénètre de l’insignifiance des choses. » Mémoires de guerre, tome III, Le Salut 1944-1946 (1959)

Le Mémorial, pourquoi un tel projet ?La fondation Charles de Gaulle et le Conseil départemental de la Haute-Marne ont jugé capital de stimuler la fréquentation touristique de Colombey et d’assurer transmission la mémoire gaullienne au grand public. Ils ont donc décidé de commander un nouveau Mémorial destiné à attirer un public national et international, notamment des jeunes.Situé au pied de la Croix dont il commande l’accès, le Mémorial doit être le pivot des parcours de visite à Colombey. Le bâtiment devait s’inscrire dans le paysage, s’intégrer dans la « Montagne » et servir en quelque sorte de socle à la croix.

Il s’agit d’un Mémorial et non d'un musée, qui sur trois niveaux, décline la vie du Général selon un fil conducteur original : son attachement aux paysages et à la terre de Colombey.Six thématiques sont présentées : - Colombey les-deux-églises, paysage gaullien - Un militaire à Colombey les-deux-églises - La guerre au travers des mémoires - La traversée du désert - Les années de Gaulle - Colombey terre gaullienne

Quelques exemples de scénographies

Le projet du Mémorial est né du vivant de Charles de Gaulle qui déclara en 1954 à un journaliste, en regardant en direction du lieu-dit, la Montagne : « Voyez cette colline. C’est le lieu le plus élevé de Colombey. ."Si un jour, après moi, on veut marquer ce lieu, c'est ici qu'il faudrait le faire, mais très simplement, pas de statue...peut être une Croix de Lorraine".

Pourquoi la croix de Lorraine ?Quand de Gaulle prend le commandement du 507e régiment de chars de combat de Metz en 1937, il insère cette croix de Lorraine dans l’insigne qu’il crée pour son régiment, le lien entre l’homme et cette croix est désormais établi. En 1940, pour le chef de la France libre se pose vite la question d’identifier les forces Françaises libres et de les distinguer de celles de Vichy.Ainsi le 1er juillet 1940, à Londres, sur proposition du vice-amiral Muselier et en présence du capitaine de corvette d’Argenlieu, la croix de Lorraine est adoptée comme emblème de la France libre.Quel nom plus évocateur pour une France résistante que celui de la Lorraine : terre de Jeanne d’Arc qui a tant lutté au cours de son histoire pour son indépendance !

La Croix de Lorraine devient une réalité en 1972. Madame de Gaulle décide en effet de suivre au plus près ce projet. Dans une correspondance qu’elle adresse au maire de Colombey, elle prend la peine d’insérer une carte routière, découpée par ses soins, sur laquelle elle a apposé une croix de Lorraine de papier blanc afin de désigner précisément l’emplacement du monument.

La Montagne avant la construction de la Croix de Lorraine

La Croix de Lorraine est financée par une souscription nationale et est construite selon les plans des architectes Nebingen et Mosser, sur La Montagne à 397m. d'altitude, du 25 janvier au 6 mai 1972. L'inauguration a eu lieu le 18 Juin 1972 en présence du Président Pompidou, de la famille De Gaulle et d'une immense foule.

Quelques informations techniques :Hauteur : 44,3 mLargeur des bras : 19,16 et 14,12 m pour une hauteur de 4,04 m Poids approximatif : 1500 tonnes poids sans les fondations 36 525 pavés 1 638 plaques de granit rose de Bretagne La Croix de Lorraine a été construite pour résister à des vents de 150 km/h.

Objets de mémoire

Timbre édité le 18 juin 2008

Sacoche du général de Gaulle exposée au musée de l'armée à Paris et prêtée au mémorial pour l'exposition 2020 , " 1940 il est devenu de Gaulle" .

A l'occasion du 130e anniversaire de sa naissance, du 50e anniversaire de sa mort, et du 80e anniversaire de l'appel du 18 juin, célébrés en 2020, la Monnaie de Paris dévoile une pièce de 2€ commémorative, en qualité BU et BE, deux monnaies de 10€ Argent, une monnaie de 100€ Argent, ainsi qu'un miniset à l'effigie du général de Gaulle.

La DS 19 acquiert une notoriété plus grande quand elle a sauvé la vie du général De Gaulle à l'occasion de l'attentat du Petit-Clamart dirigé contre lui le 22 août 1962.

In memoriam

Ouvrages publiés en 2020

Tombe de Charles, Yvonne et Anne de Gaulle à Colombey

Remerciements

Merci à M. Philippe de Gaulle, Amiral et fils du général de Gaulle, pour sa réponse à notre courrier du 03/11/2020. Nous avons été très touchés par ce beau témoignage, qui nous a permis d'enrichir notre présentation.Merci au personnel du Mémorial Charles de Gaulle, pour son accueil, l'accès à l'exposition "1940, il est devenu De Gaulle", et la projection du film " De Gaulle", suivie d'une rencontre avec le réalisateur Gabriel Le Bomin.Merci à Mme Jacquinot pour son accueil , la visite de la Boisserie, et son précieux témoignage sur la famille de Gaulle, réalisé devant et dans la Boisserie, lundi 16 novembre 2020.Merci à M. Babouot, habitant et maire de Colombey pour son témoignage réalisé à la mairie de Colombey, lundi 16 novembre 2020.Merci à M. Piot, habitant de Colombey pour son témoignage sur le général et sa famille, mardi 17 novembre 2020.Merci à M. Maurel, principal du collège, de nous avoir permis de travailler dans de bonnes conditions, en banalisant quelques heures de notre emploi du temps.

Notre ressenti sur ce projet

"Pour ma part, le plus difficile a été de réciter l'Appel, car c'est compliqué d'être à la hauteur du général"."Pendant ces journées durement travaillées avec nos professeurs, j'ai éprouvé une telle excitation à l'idée de faire un exposé sur le général de Gaulle. j'ai passé un moment formidable à la Boisserie. Pendant la lecture de la lettre de l'amiral Philippe de Gaulle, j'ai ressenti des frissons tout le long. Puis je voudrais remercier mes camarades et tous mes professeurs pour leur aide". "Je remercie infiniment les personnes qui nous ont permis de réaliser ce projet, et qui nous ont répondu, accueilli pour faire les différentes visites dans Colombey. Ma culture sur l'histoire de Colombey s'est améliorée"."Cette expérience m'a permis de plus m'intéresser à l'histoire du général de Gaulle. Nous avons travaillé autant l'écrit que l'oral, ce qui nous a permis de progresser, surtout niveau culture générale. On aurait peut-être pu faire mieux, mais malgrè la situation sanitaire, je trouve que notre projet est assez complet"."Ce projet m'a appris à découvrir qui était le général de Gaulle, avec ses valeurs et ses idées sur notre pays. On a travaillé dans la bonne humeur, et les professeurs étaient sympathiques"." Ce concours a été positif pour moi, nous avons bien travaillé en groupes, les professeurs nous ont bien aidés. Merci à eux de nous avoir inscrits à ce projet enrichissant"." Ce projet m'a permis de développer des compétences ainsi que des connaissances sur la vie du général de Gaulle. Certains moments étaient plus compliqués que d'autres, mais nous avons relevé le défi avec succès"." Ce projet m'a apporté beaucoup de joie, et appris beaucoup de choses. Je suis contente d'avoir participé à la progression du support, c'est un travail enrichissant qui nous a permis de découvrir un nouvel outil"."On a appris beaucoup de choses que l'on n'aurait pas forcément apprises en cours. Grâce au témoignage de son fils Philippe de Gaulle, et des habitants, j'ai pu apprendre un peu plus sur ses valeurs, sa vie de famille , et aussi que le général était très attaché au village de Colombey"."Pour ma part, je ne m'étais jamais vraiment intéressé au général, et grâce à cette expérience, j'ai pu apprendre beaucoup sur lui, sa vie et ses idées. Merci aux professeurs ".

Bibliographie /Sitographie

Fondation Charles de Gaulle. Disponible à l'adresseFondation Charles de Gaulle, dossier de presse mémorial Charles de GaulleMémorial Charles de Gaulle. Disponible à l'adresse : Conseil départemental de la Haute-Marne. Disponible à l'adresse : http://haute marne.frPour mémoire l'appel du 18 juin, SCEREN-CNDP, 2010Tourisme Haute-Marne:INA.Disponible à l'adresse : BNF/Gallica. Disponible à l'adresse : La voix de la Haute-marne: JHM , Mag n°13 du 08/11/2020.DE GAULLE Charles, Mémoires de guerre, "L'appel", Tome1 , et "le salut" , Tome 3, 1959DE GAULLE Philippe, Mon père en images, entretiens avec Michel TAURIAC, 2006DARGENT Raphael, De Gaulle raconté aux enfants, 2010.MAUFRAS Jérôme, Charles de Gaulle, la grande imagerie , Fleurus éditions et le ministère des armées, 2020.BRANCA Eric, De Gaulle, 1999. ANCHE Céline, De Gaulle et la Haute-Marne, Le Pythagore Editions , octobre 2020. ISBN: 978-2-37231-092-5.Le Naour Jean-Yves, Charles de Gaulle 1939-1940 l'homme qui a dit non, Bamboo éditions, 2016

https://www.ina.fr/

https://www.charles-de-gaulle.org/

http://www.memorial-charlesdegaulle.fr/

https://www.bnf.fr/fr

https://www.tourisme-hautemarne.com/

https://www.lavoixdelahautemarne.fr/actualite-6191-

http://www.reseau-canope.fr/

Ce web-documentaire multimédia et interactif est le résultat d'un travail élaboré durant les mois d'octobre et novembre 2020, dans le cadre de notre parcours citoyen. Son intention est de rendre hommage au général de Gaulle, tout en clôturant cette année 2020 , surnommée " l'année de Gaulle".

Epilogue

Malgrè la situation sanitaire actuelle, nous sommes contents d'avoir pu mener notre projet et nos objectifs à terme, à savoir :Ecrire à l'Amiral P. de Gaulle, interviewer des habitants (dont le maire) de Colombey, réciter le texte de l'Appel à des endroits stratégiques de Colombey, et visiter les lieux historiques de Colombey, tels le Mémorial (avec son exposition) et la Boisserie.Merci à nos professeurs , Mmes Dassonville, Fernandès, Fournier, et M. Lebobe, pour leur aide précieuse, et merci de nous avoir inscrits à ce concours.

Nous vous laissons découvrir la dernière page...

Portraits de Charles de Gaulle dessinés par Meryem Yesiloz, élève de 3ème 1 du collège de Colombey.

Merci de votre attention