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Retrouvez la nouvelle exposition numérique de l'IRD qui vous invite à découvrir les insectes sous un angle original : celui des sciences au service d’un monde plus durable.

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Les insectes au secours de la planète

Une exposition de l'IRD

Español

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Fascinants, insignifiants, redoutables, terrifiants...

Les insectes sont avant tout omniprésents...

DÉCOUVRE CE QU'IL FAUT POUR ÊTRE UN INSECTE...

Les insectes font partie des plus ­anciens représentants du règne ­animal sur Terre. ­Dérivés des crustacés, ils n’ont jamais ­cessé d’évoluer au fil dutemps. Si les Meganeura, sorte de libellules géantes de 70 cm d’envergure, sont apparues et ont disparu il y a quelque 300 millions d’années, nous côtoyons toujours les « éphémères » qui vivaient déjà à cette période.

On connaît 1,3 million d’espèces d’insectes, mais il pourrait y en avoir plusde10 millions ! Grâce à de nouvelles techniques, qui croisent des informations à la fois morphologiques et génétiques, nos connaissances ne cessent de progresser. On a ainsi décou­vert que certains insectes, que l’on pen­sait appartenir à une unique ­espèce, en rassemblent en fait plusieurs, morphologiquement très proches mais génétiquement différentes.

Apparus il y a 400 millions d'années...

...ils représentent 3/4 des animaux sur terre

Du côté de la rechercheEST-CE VRAI QU'IL EST POSSIBLE D'ÉTUDIER LES INSECTES SANS LES PIÉGER ?

Même si les chercheurs ont souvent besoin de prélever les insectes, il existe aussi des techniques ­indirec­tes. C’est le cas de l’éco-acoustique qui consiste à enregistrer durant plusieurs mois les sons produits dans un environnement. Cette méthode permet d’identi­fier des espèces précises, d’étudier leur cycle de vie, et même de déceler des perturbations du milieu. En Nouvelle-­Calédonie par exem­ple, des ­écologues « écoutent » l’activité des po­pu­lations de fourmis invasives pour évaluer leurs dégâts sur l’environnement. La technique de l’ADN environnemental, quant à elle, permet d’isoler de simples molécules d’ADN dans un échantillon d’eau ou de sol afin de détecter la présence d’insec­tes dans le milieu.

Même si les chercheurs ont souvent besoin de prélever les insectes, il existe aussi des techniques ­indirec­tes. C’est le cas de l’éco-acoustique qui consiste à enregistrer durant plusieurs mois les sons produits dans un environnement. Cette méthode permet d’identi­fier des espèces précises, d’étudier leur cycle de vie, et même de déceler des perturbations du milieu. En Nouvelle-­Calédonie par exem­ple, des ­écologues « écoutent » l’activité des po­pu­lations de fourmis invasives pour évaluer leur dégâts sur l’environnement. La technique de l’ADN environnemental, quant à elle, permet d’isoler de simples molécules d’ADN dans un échantillon d’eau ou de sol afin de détecter la présence d’insec­tes dans le milieu.

Les insectes peuplent tous les milieux terrestres et aquatiques, mêmes les pôles et les océans. Certaines espèces sont adaptées aux conditions les plus inhospitalières, comme les fourmis sprinteuses du Sahara, dont la course rapide permet de limiter le contact avec le sable brûlant.

Ils peuplent tous les milieux...

FORÊT DU SUD DE LA GRANDE TERRE DE NOUVELLE CALÉDONIE

FORÊT TROPICALE GUYANAISE

SAVANE EN AFRIQUE DU SUD

Choisissez votre paysage sonore

Mais pourquoi ?LES INSECTES SE PLAISENT DANS LES RÉGIONS CHAUDES.

Les insectes, contrairement aux mam­­­mifères, ne régulent pas leur tem­pérature interne qui dépend de celle de l’environnement. De plus, leur développement est opti­mal entre 20 et 30 °C. Le ­milieu tropi­cal leur convient donc parfaitement et ils y ont proliféré. Les milieux tropicaux offrent aussi, par leur richesse végétale exceptionnelle, le plus d’ha­bi­­­tats différents et de ­ressources. De plus, les diverses ­espè­ces d’insec­tes qui vivent dans ces environnements sont souvent spécialisées : chacune a son ­habitat et son régime alimentaire, elles se font ainsi moins concurrence et cohabitent plus aisé­ment.

Les insectes, contrairement aux mam­­­mifères, ne régulent pas leur tem­pérature interne qui dépend de celle de l’environnement. De plus, leur développement est opti­mal entre 20 et 30 °C. Le ­milieu tropi­cal leur convient donc parfaitement et ils y ont proliféré. Les milieux tropicaux offrent aussi, par leur richesse végétale exceptionnelle, le plus d’ha­bi­­­tats différents et de ­ressources. De plus, les diverses ­espè­ces d’insec­tes qui vivent dans ces environnements sont souvent spécialisées : chacune a son ­habitat et son régime alimentaire, elles se font ainsi moins concurrence et cohabitent plus aisé­ment.

La ­diversité la plus importante d’insectes s’observe dans les régions tropicales, zones du globe parmi les moins explorées par les chercheurs. C’est donc là que se trouvent la majorité ­des espèces ­encore inconnues.

Les insectes sont étudiés très inégalement À travers le monde

Mais pourquoi ?FORMER DES NATURALISTES

 En France métropolitaine, on décrit chaque année en moyenne quelques dizaines d’espèces nouvelles ; dans le même temps en Guyane, ce sont des centaines d’espèces qui sont découvertes ! Des régions immenses et des familles d’insectes sont encore mal connues, faute de spécialistes. Au ­Ca­me­roun par exemple, où la biodiver­sité est importante, seule une ­poignée de chercheurs se consacre à la description des espèces. La recher­che a vraiment besoin de plus de natu­ra­listes ­engagés sur le terrain pour faire progresser notre connaissance de la biodiversité.

Diversité des insectes estimée à partir de la diversité végétale

Terrains d’études et d’observations d’insectes par des scientifiques

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En France métropolitaine, on décrit chaque année en moyenne quelques dizaines d’espèces nouvelles ; dans le même temps en Guyane, ce sont des centaines d’espèces qui sont découvertes ! Des régions immenses et des familles d’insectes sont encore mal connues, faute de spécialistes. Au ­Ca­me­roun par exemple, où la biodiver­sité est importante, seule une ­poignée de chercheurs se consacre à la description des espèces. La recher­che a vraiment besoin de plus de natu­ra­listes ­engagés sur le terrain pour faire progresser notre connaissance de la biodiversité.

ILS GARANTISSENT LE FONCTIONNEMENT DES ÉCOSYSTÈMES

La pollinisation est réalisée à 90 % par les insectes. 90 % des plantes sauvages et 3/4 des cultures ­dépendent de leur action.

Tous les insectes sont im­pliqués dans des chaînes alimentaires. ­Oiseaux, reptiles, amphibiens et petits mammifères insecti­vores, en dépendant directement.

De nombreux insectes sont des ­prédateurs ou des parasites d’autres insectes. Ils jouent donc un rôle ­important dans la ré­gu lation ­d’espèces envahissantes qui peuvent être extrêmement ­nuisibles pour les humains.

Les insectes herbivores ­assurent une régulation de la végétation et ­permettent à l’eau de ­s’infiltrer à travers les ­feuillages.

Du côté de la rechercheQUE VALENT LES INSECTES ?

Dans les années 1990, des écologues ont voulu rallier les décideurs à la conservation de la nature en adoptant le langage économique et ont proposé d’attribuer des valeurs aux services environnementaux. ­D’aucuns refusent, pour des raisons éthiques, d’associer une valeur marchande à la nature ; d’autres discutent sa méthodologie, qui s’appuie sur des hypothèses hasardeuses et des représentations forcément simplifiées de la biodiversité, ne prenant en compte que ce qui est utile aux humains. Appliquée aux insectes, la démarche est particulièrement complexe, car les services environnementaux qu’ils ren­dent sont souvent invisibles et n’ont pas de réalité marchande. 

Valeur estimée du service : entre 250 et 500 milliards $ / an

10 % de la valeur de la ­production agricole alimentaire repose sur les ­insectes

Dans les années 1990, des écologues ont voulu rallier les décideurs à la conservation de la nature en adoptant le langage économique et ont proposé d’attribuer des valeurs aux services environnementaux. ­D’aucuns refusent, pour des raisons éthiques, d’associer une valeur marchande à la nature ; d’autres discutent sa méthodologie, qui s’appuie sur des hypothèses hasardeuses et des représentations forcément simplifiées de la biodiversité, ne prenant en compte que ce qui est utile aux humains. Appliquée aux insectes, la démarche est particulièrement complexe, car les services environnementaux qu’ils ren­dent sont souvent invisibles et n’ont pas de réalité marchande. 

découvrez tous les services rendus par les insectes !

Les insectes fournissent également à l’humanité des services essentiels, contribuant à assurer la sécurité ­alimen­taire, ­préserver la biodiversité, protéger des maladies ­infectieuses, réduire les inégalités, développer des filières de production et de consommation ­durables… En cela, ils ­participent à la­r­éalisation des Objectifs de développement durable (ODD) fixés par l’Organisation des Nations Unies d’ici à2030.

Des agronomes hors pairs, plus durables que des pesticides

Des médicaments bientôt de retour en pharmacie

Des insectes dans nos assiettes

Les nouvelles stars d'une industrie durables

DES AGRONOMES HORS PAIR, PLUS DURABLES QUE DES PESTICIDES

Les insectes pollinisateurs et ingénieurs du sol sont indispensables à la production alimentaire. Ils transforment le sol, fécondent de nombreuses espèces cultivées et contribuent au maintien de labiodiversité. Certains insectes peuvent être également une alternative aux pesticides dont le recours excessif crée des ­résistances chez les nuisibles : c'est la lutte biologique. Celle-ci s'inspire du fonction­nement naturel des écosystèmes et vise à rétablir les équilibres que les pratiques ­agricoles ­modernes ont perturbé. Pour contrôler les insectes nuisibles, elle fait appel à leurs ennemis ­naturels qui peuvent être des ­champignons, des bactéries… mais aussi d’autres ­insectes.

Du côté de la recherche LA LUTTE BIOLOGIQUE : DES INTÉRACTIONS COMPLEXES

La recherche sur la lutte biologique étudie les relations entre les plantes cultivées, les ravageurs et leurs ennemis naturels. Également appelé auxiliaire, cet ennemi est soit un prédateur : il tue et mange le ravageur, soit un parasitoïde : il pond à l’intérieur du ravageur. Lorsque des ennemis du ravageur sont présents dans l’environnement, la lutte biologique consiste à favoriser leur multiplication. Pour lutter contre des ravageurs exotiques, les auxiliaires doivent être introduits dans le milieu. Comprendre les effets secondaires de cette introduction néces­site des années de recherche. Grâce aux nouvelles technologies, tels les drones et les capteurs qui collectent de nombreuses données, on peut mieux prévoir une invasion et optimiser les lâchers d’auxiliaires.

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Des médicaments bientôt de retour en pharmacie

La recherche sur la lutte biologique étudie les relations entre les plantes cultivées, les ravageurs et leurs ennemis naturels. Également appelé auxiliaire, cet ennemi est soit un prédateur : il tue et mange le ravageur, soit un parasitoïde : il pond à l’intérieur du ravageur. Lorsque des ennemis du ravageur sont présents dans l’environnement, la lutte biologique consiste à favoriser leur multiplication. Pour lutter contre des ravageurs exotiques, les auxiliaires doivent être introduits dans le milieu. Comprendre les effets secondaires de cette introduction néces­site des années de recherche. Grâce aux nouvelles technologies, tels les drones et les capteurs qui collectent de nombreuses données, on peut mieux prévoir une invasion et optimiser les lâchers d’auxiliaires.

CLIQUEZ POUR DÉCOUVRIR COMMENT LE RECOURS AUX INSECTES EN AGRICULTURE AIDE À LA RESTAURATION DES ÉCOSYSTEMES.

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Des médicaments bientôt de retour en pharmacie

Le bourdon sud-américain Bombus ­pauloensis a presque disparu du territoire ­argentin depuis l’introduction de bourdons européens, importés pour polliniser des cultures sous serre. Il a déserté les envi­ron­nements agricoles et ne s’aventure plus, comme la plupart des pollinisateurs, dans les vergers de pommes traités aux pesticides. Or, ce bourdon natif est un ­excellent pollinisateur de pommiers. Pour étudier l’impact potentiel de sa disparition, des chercheurs ont réintroduit quelques ­colonies de Bombus pauloensis dans ­plusieurs vergers et en ont mesuré les rendements. Comparée à celle obtenue dans des vergers sans bourdons, la production de fruits est nettement améliorée : les pommiers donnent plus de fruits et les pommes portent plus de graines. Pour les agriculteurs, le maintien du bourdon local se ­traduirait donc par de meilleurs revenus. Mais il ne sera possible que si le recours aux ­pesticides diminue.

Dans la région du Mékong, en Asie du Sud-Est, des termitières de plusieurs mètres cubes affleurent parfois au milieu des riziè­res. Dans ces paysages de mono­culture, ces buttes issues de l’activité ­passée et ­actuelle de termites, ressemblent à des « oasis » de biodiversité et de fer­ti­lité. Car en construisant leur habitat, les termites aèrent la terre et l’enrichissent de matières organiques décomposées, d’argiles et de sels ­minéraux puisés en pro­fondeur. Les agriculteurs y prélèvent du sol utilisé comme engrais pour les rizières ou y font directement pousser des légu­mes. Des plantes médicinales et des cham­pi­gnons s’y développent aussi spontanément. Pour les populations locales, ces termitiè­res représentent donc une source de diversité alimentaire et de revenus. Dans les ­régions les plus productivistes, elles sont pourtant détruites au profit des cultures. Pour les scientifiques, leur disparition ne serait pas anodine puisqu’elle entraînerait une ­augmentation des fertilisants et des pesticides épandus, une diminution de la ­résistance des champs à la sécheresse et aux ­ravageurs… ainsi qu’une baisse de la qualité de vie des familles.

Ces coléoptères qui se nourrissent et enfouissent les excréments ont en tout cas sauvé ses pâtura­ges ! Dans les années 1960, des bousiers européens sont en effet importés en Australie pour ­dégrader les déjections de gros ruminants – eux-mêmes introduits dans l’île au cours du XVIIIe siècle – que les insectes ­autochtones ne savent pas exploiter. Sans leur aide, les bouses se seraient accumulées et les terres seraient devenues impro­pres au pâturage.

DES MEDICAMENTS BIENTÔT DE RETOUR EN PHARMACIE...

Les humains se soignent à l’aide d’insectes depuis des millénaires. Même si le développement de la médecine au cours du vingtième siècle afaitreculer leur usage, plus de 500 espèces seraient encore utilisées dans des remèdes traditionnels. Depuis peu, la pharmacologie occidentale manifeste un intérêt croissant pour ces savoirs anciens et ­setourne à son tour vers les insectes pour y puiser de nouvelles molécules qui pourraient ouvrir la voie vers des ­médicaments inédits.

Du côté de la rechercheMAIS POURQUOI…CHERCHE-T-ONDES MOLÉCULESMÉDICINALES CHEZLES INSECTES ?

Le système immunitaire des insec­tes les protège très efficacement contre les bactéries et les champignons, en déclenchant la production de pepti­des antimicrobiens (PAM) ­directement dans leur hémolymphe, qui est l’équivalent de notre sang. Ce type de molé­cules immunitaires est présent chez tous les animaux, l’être humain y compris. Mais chez les insectes, les PAM sont particulièrement diversifiés : chaque espèce possède sa propre panoplie. Par ailleurs, de nombreux insectes produisent aussi des molécules défensives qui se concentrent dans leur venin ou leur salive et dont on a récemment découvert les propriétés anticancéreuses.

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Des agronomes hors pair

Des insectes dans nos assiettes

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Le système immunitaire des insec­tes les protège très efficacement contre les bactéries et les champignons, en déclenchant la production de pepti­des antimicrobiens (PAM) ­directement dans leur hémolymphe, qui est l’équivalent de notre sang. Ce type de molé­cules immunitaires est présent chez tous les animaux, l’être humain y compris. Mais chez les insectes, les PAM sont particulièrement diversifiés : chaque espèce possède sa propre panoplie. Par ailleurs, de nombreux insectes produisent aussi des molécules défensives qui se concentrent dans leur venin ou leur salive et dont on a récemment découvert les propriétés anticancéreuses.

ET LES MÉDECINES MODERNES

PLUS DE 60 %

des médicaments commer­cialisés sont issus de molécules naturelles de plantes ou de ­micro-organismes.

SEULS 2

traitements issus d’insectes existent aujourd’hui sur le marché occidental.

des espèces d’insectes connues ont fait l’objet d’études pharmacologiques

MOINS DE 1%

DANS LES MÉDECINES TRADITIONNELLES…

5000 ANS

c’est l’âge des plus ­anciennes traces écrites ­mentionnant l’utilisation d’insectes en Mésopotamie

L’ usage d’insectes médicinaux a longtemps existé en Europe avant de s’éteindre au cours du XIXe siècle

300

c’est le nombre d’espèces d’insectes utilisées aujourd’hui en médecine traditionnelle chinoise.

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Des insectes dans nos assiettes

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Un anti-verrue, commercialisé en ­Amérique du Nord (mouche Cantharide).

Un anti-herpès, commercialisé en Russie (mouche).

DES INSECTES DANS NOS ASSIETTES

D’après l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production de viande pourrait augmenter de 40 % entre 2020 et 2050. Or, l’élevage intensif du bétail a un coût environnemental eténergéti­que trop conséquent pour que la planète supporte sa croissance indéfinie. Abondants et riches en protéines, les insectes comestibles ont toujours fait partie des régimes alimentaires des humains et sont de plus en plus ­souvent envisagés comme une alternative à la viande. Leur ­récolte et leur ­élevage font partie des pistes pour lutter contre l’insécurité alimentaire tout en offrant des opportunités d’emplois et de ­revenus.

Du côté de la recherche DES PRATIQUES ALIMENTAIRES ÉVOLUTIVES

La consommation d’insectes n’est pas qu’une pratique ancestrale : cer­tes ancienne, elle reste dynamique et évolutive. L’entomophagie, souvent régio­nalisée, a gagné du terrain à la faveur de diasporas qui la pratiquent. Ainsi en Thaïlande, les insectes cuisinés, fréquents dans les campagnes, ne sont apparus dans les villes qu’après l’exode rural. De même en Co­lombie, la consommation des rei­nes de fourmis, autrefois restreinte à une région, s’est diffusée dans les villes du pays où résident des migrants venus de cette localité. Là où la demande a augmenté, la consommation n’est plus uniquement saisonnière : les commerçants n’hésitent pas à congeler les espèces les plus appréciées pour les vendre tout au long de l’année. 

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Les nouvelles stars d'une industrie durable

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La consommation d’insectes n’est pas qu’une pratique ancestrale : cer­tes ancienne, elle reste dynamique et évolutive. L’entomophagie, souvent régio­nalisée, a gagné du terrain à la faveur de diasporas qui la pratiquent. Ainsi en Thaïlande, les insectes cuisinés, fréquents dans les campagnes, ne sont apparus dans les villes qu’après l’exode rural. De même en Co­lombie, la consommation des rei­nes de fourmis, autrefois restreinte à une région, s’est diffusée dans les villes du pays où résident des migrants venus de cette localité. Là où la demande a augmenté, la consommation n’est plus uniquement saisonnière : les commerçants n’hésitent pas à congeler les espèces les plus appréciées pour les vendre tout au long de l’année. 

AU CAMEROUN

QUI MANGE QUOI ?

EN THAILANDE

En Thaïlande, où la demande d’insectes comestibles est croissante, le grillon grillé est un met de plus en plus prisé. Les ­petites et moyen­nes fermes de grillons sont légion. Depuis quelques ­années, le pays héberge aussi ce qui pourrait être le plus gros ­élevage de grillons du monde. ­Rassemblant sur un même site 50 millions d’insectes, cet ­élevage produit chaque mois ­3,5 tonnes de farine pour le ­marché européen.

EN FRANCE

AU ZIMBABWE

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Les nouvelles stars d'une industrie durable

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En Thaïlande, où la demande d’insectes comestibles est croissante, le grillon grillé est un met de plus en plus prisé. Les ­petites et moyen­nes fermes de grillons sont légion. Depuis quelques ­années, le pays héberge aussi ce qui pourrait être le plus gros ­élevage de grillons du monde. ­Rassemblant sur un même site 50 millions d’insectes, cet ­élevage produit chaque mois ­3,5 tonnes de farine pour le ­marché européen.

En Afrique de l’Est et du Sud, les vers mopane font partie de l’alimen­tation et représentent un complément de revenu pour de nombreuses familles rurales qui les ramassent. Près d'un milliard de vers est ­récolté chaque ­année. Considérés comme surexploités, les vers mopanes sont au cœur d’un projet d’élevage ­impliquant agri­­cul­teurs et chercheurs qui étu­dient de nouvelles sources de ­nourriture.

L’élevage d’insectes comestibles est encore rare en Europe. Quelques entreprises se sont ­lancées dans l’aventure… La première en France, créée en 2011, élève ­différents ­insectes dont les vers de ­farine ­Tenebrio molitor. ­Entiers et séchés, ils sont par exemple pro­posés comme des ­biscuits apéritifs, ou incorporés à des barres éner­gétiques et des tablettes de chocolat.

En Thaïlande, où la demande d’insectes comestibles est croissante, le grillon grillé est un met de plus en plus prisé. Les ­petites et moyen­nes fermes de grillons sont légion. Depuis quelques ­années, le pays héberge aussi ce qui pourrait être le plus gros ­élevage de grillons du monde. ­Rassemblant sur un même site 50 millions d’insectes, cet ­élevage produit chaque mois ­3,5 tonnes de farine pour le ­marché européen.

Les larves du charançon du palmier, aussi appelées « foss », sont très appréciées dans plusieurs ­régions du monde. En Afrique centrale, la demande grandissante entraîne l’abattage de palmiers raphia dont se nourrissent les larves. Pour répondre à cette ­situation, un projet d’élevage a vu le jour en 2015. ­L’ élevage, huit fois plus productif que la collecte manuelle, est aussi plus durable car il ne requiert que de faibles quantités de fibres de ­raphia.

En Afrique de l’Est et du Sud, les vers mopane font partie de l’alimen­tation et représentent un complément de revenu pour de nombreuses familles rurales qui les ramassent. Près d'un milliard de vers est ­récolté chaque ­année. Considérés comme surexploités, les vers mopanes au cœur d’un projet d’élevage ­impliquant agri­­cul­teurs et chercheurs qui étu­dient de nouvelles sources de ­nourriture.

L’élevage d’insectes comestibles est encore rare en Europe. Quelques entreprises se sont ­lancées dans l’aventure… La première en France, créée en 2011, élève ­différents ­insectes dont les vers de ­farine ­Tenebrio molitor. ­Entiers et séchés, ils sont par exemple pro­posés comme des ­biscuits apéritifs, ou incorporés à des barres éner­gétiques et des tablettes de chocolat.

Les larves du charançon du palmier, aussi appelées « foss », sont très appréciées dans plusieurs ­régions du monde. En Afrique centrale, la demande grandissante entraîne l’abattage de palmiers raphia dont se nourrissent les larves. Pour répondre à cette ­situation, un projet d’élevage a vu le jour en 2015. ­L’ élevage, huit fois plus productif que la collecte manuelle, est aussi plus durable car il ne requiert que de faibles quantités de fibres de ­raphia.

LES NOUVELLES STARSD’UNE INDUSTRIE DURABLE

L’ élevage pour la consommation humaine nécessite des quantités importantes de protéines ­végétale ou animale et génère des montagnes de déchets organiques. La production de farine à­partir d’insectes apporte une réponse à ces deux problématiques. Les larves de la mouche ­soldat noire (Hermetia illucens), dont l’élevage connaît un essor rapide dans le monde, sont lesinsectes les plus fréquemment utilisés par cette agro-industrie naissante. Leurs atouts ? Un cycle de dévelop­pement rapide et une haute teneur en protéines. Mais surtout, ceslarves voraces senourrissent de déchets organiques dont nous ne savons que faire. ­Inoffensive pour ­l’humain, la mouche soldat noire n’est par ailleurs vectrice d’aucune maladie.

Du côté de la rechercheNOURRIR LES LARVES GRÂCE AUXDÉCHETS ORGANIQUES

Les poissons d’élevage sont aujourd’hui essentiellement nourris de farines de poissons et de soja. Ces deux produits ont un impact environnemental important et gagneraient à être remplacés par de la farine d’insectes, dont le coût de production est de plus en plus compétitif. Les différents projets d’élevages d’insectes pour produire ces farines, bien qu’ils n’en soient qu’à leurs débuts, reposent sur des technologies et des outils de production d’ores et déjà opérationnels. Le principal problème que rencontre ce domaine réside dans l’approvisionnement des larves en nourriture, car la filière des déchets est insuffisamment organisée et ­légiférée. Pourtant, plus d’un ­milliard de tonnes de déchets organiques (excréments d’animaux, aliments ­périmés, résidus de pro­duction d’huile de palme…) pourraient être valorisés chaque année dans le monde grâce au développement de fermes d’insectes adaptées au particularités locales.

SuiteDes insectes en danger

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Des insectes dans nos assiettes

Les poissons d’élevage sont aujourd’hui essentiellement nourris de farines de poissons et de soja. Ces deux produits ont un impact environnemental important et gagneraient à être remplacés par de la farine d’insectes, dont le coût de production est de plus en plus compétitif. Les différents projets d’élevages d’insectes pour produire ces farines, bien qu’ils n’en soient qu’à leurs débuts, reposent sur des technologies et des outils de production d’ores et déjà opérationnels. Le principal problème que rencontre ce domaine réside dans l’approvisionnement des larves en nourriture, car la filière des déchets est insuffisamment organisée et ­légiférée. Pourtant, plus d’un ­milliard de tonnes de déchets organiques (excréments d’animaux, aliments ­périmés, résidus de pro­duction d’huile de palme…) pourraient être valorisés chaque année dans le monde grâce au développement de fermes d’insectes adaptées au particularités locales.

Une mouche soldatnoire pond environ 1 000 œufs → reproduction efficace et rapide

Unité d’élevage et de transformation

Ses larves se nourrissentde déchets organiques → recyclage des déchets

Elles grossissent 5 000 fois en 2 semaines → production de protéines et de lipides (haut rendement et haute qualité nutritionnelle)

Elles sont séchées et broyées pour produire de la ­farine…

…ou gardées vivantes

Les excréments des insectes sont récoltés

D’autres coproduits peuvent être récupérés : huile, chitine…

Production de déchets organiques → alimentation pour les insectes

Exploitations agricoles et piscicoles

Les larves, en remplaçant les farines de poisson et de soja habituelles, limitent la déforestation et la ­surpêche

Autres industries, usines, écoles, supermarchés

TRANSFORMATION DES DÉCHETS EN PROTEINES PAR LES LARVES DE LA MOUCHE SOLDAT NOIRE

Production de fertilisants

Élevage de volailles élevées en plein air

Élevage d’animaux (pisciculture, porcs, poulets)

SuiteDes insectes en danger

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Les preuves s’accumulent en effet : partout dans le monde, denombreuses populations d’insectes ­déclinent sous la­pression des activités humaines sur l’environnement. Enmême temps, ces per­­­tur­bations environnementales ­profitent aux quelques rares ­espèces nuisibles à l’espèce ­humaine : les ravageurs des cultures etles vecteurs de ­maladies n’ont jamais été aussi prospères qu’aujourd’hui.

Mais pour que nous puissions bénéficier de tous les services rendus par les insectes, il est indispensable que nous les protégions !

...ils représentent 3/4 des animaux sur terre

Est-ce vraiQUE LES ABEILLES VONT DISPARAÎTRE ?

Il faut bien différencier l’abeille melli­fère des abeilles sauvages. La premiè­re, employée en apiculture, accuse des surmortalités importantes mais le nombre global de ruches augmente chaque année. Les surmortalités sont encore mal comprises, mais elles résulteraient d’une combinaison de plusieurs facteurs : exposition aux pesticides, manque de ressource florale et augmentation des pathogènes et parasites. Les abeilles sauvages accu­sent quant à elles un déclin important causé avant tout par l’altération et la destruction des habitats (disparition des haies, raréfaction des fleurs…), sans que l’on puisse négliger, là enco­re, l’incidence négative des pesticides.

CHANGEMENTS D’USAGE DES SOLS :urbanisation, industria­lisation, ­déforestation, exploitation minière…

ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE : réchauffement climatique : + 0,7 °C en moyenne depuis 1970

AGRICULTURE­ INTENSIVE : expansion et usage de pesticides, de fertilisants, d’hormones et d’antibiotiques…

MONDIALISATION DES ÉCHANGES : introduction d’espèces exotiques via le commerce et les voyages internationaux

LES ACTIVITÉS HUMAINES...

...eNTRAINENT LA REDISTRIBUTION ET L'EFFONDREMENT DES POPULATIONS D'INSECTES

Déplacement et expansion depuis les zones chaudes vers les zones plus froides et remontée en altitude.

Depuis 30 ans, la biomasse ­totale des insectes baisse chaque année de 2,5 %.

Le déclin est particulièrement important dans les ­milieux ­isolés comme les îles. Porto ­Rico, dans les ­Caraïbes, a ­perdu 60 % de ses insectes en 50 ans.

Du côté de la rechercheEXTINCTION OU DECLIN ?

Il est trop tôt pour parler d’une extinction massive. Mais ce dont on est sûr, c’est que partout où il existe un suivi scientifique sur le long terme, on constate que de nombreuses populations d’insectes s’effondrent. Qu’elles soient rares ou communes, généralis­tes ou spécialisées, toutes les espèces sont concernées, à l’exception de ­certaines populations très liées aux plantes cultivées ou aux plantations d’arbres. Cette crise de la biodiversité confirme l’impact négatif des activi­tés humaines sur l’environnement. Elle peut conduire à des extinctions d’espèces mais surtout à des perturbations profondes du fonctionnement des écosystèmes. Pour autant, il est difficile d’estimer précisément l’ampleur du phénomène sans incertitude. Nous devons poursuivre le suivi des populations et comprendre leurs dynamiques. 

Il faut bien différencier l’abeille melli­fère des abeilles sauvages. La premiè­re, employée en apiculture, accuse des surmortalités importantes mais le nombre global de ruches augmente chaque année. Les surmortalités sont encore mal comprises, mais elles résulteraient d’une combinaison de plusieurs facteurs : exposition aux pesticides, manque de ressource florale et augmentation des pathogènes et parasites. Les abeilles sauvages accu­sent quant à elles un déclin important causé avant tout par l’altération et la destruction des habitats (disparition des haies, raréfaction des fleurs…), sans que l’on puisse négliger, là enco­re, l’incidence négative des pesticides.

Il est trop tôt pour parler d’une extinction massive. Mais ce dont on est sûr, c’est que partout où il existe un suivi scientifique sur le long terme, on constate que de nombreuses populations d’insectes s’effondrent. Qu’elles soient rares ou communes, généralis­tes ou spécialisées, toutes les espèces sont concernées, à l’exception de ­certaines populations très liées aux plantes cultivées ou aux plantations d’arbres. Cette crise de la biodiversité confirme l’impact négatif des activi­tés humaines sur l’environnement. Elle peut conduire à des extinctions d’espèces mais surtout à des perturbations profondes du fonctionnement des écosystèmes. Pour autant, il est difficile d’estimer précisément l’ampleur du phénomène sans incertitude. Nous devons poursuivre le suivi des populations et comprendre leurs dynamiques. 

MAINTENANT...À NOUS DE JOUER POUR PROTÉGER LES INSECTES

Conception et crédits de l'exposition

CHANGER NOTRE REGARD SUR LES INSECTES

• Renforcer l’éducation de tous, créer de la curiosité.• Faire prendre conscience de la richesse et de l’importance des insectes.• Développer les sciences participatives.• Donner à voir les insectes dans leur environnement à travers des initiatives récréatives.

POURSUIVRE LA RECHERCHE

• Approfondir les connaissances fondamentales sur les insectes et les écosystèmes.• Former des entomologistes.• Inventorier les espèces et suivre les populations.• Étudier l’impact des activités humaines sur les habitats.• Évaluer la valeur des services rendus par les écosystèmes.

SANCTUARISER LES HABITATS LES PLUS FRAGILES

• Préserver les forêts primaires, notamment les forêts tropicales intactes, sur de vastes surfaces.• Conserver les habitats ­naturels (prairies, déserts, ­savanes, zones humides…).• Maintenir et créer de nouvelles aires protégées et réserves de biosphères.

AMÉNAGER ET EXPLOITER AUTREMENT

• Encourager l’agroécologie, l’agriculture biologique, réduire les pesticides.• Exploiter durablement les ­forêts.• Réduire la fragmentation des habitats, créer des corridors ­biologiques.• Développer des espaces verts et des trames vertes en ville.

RENFORCER LES POLITIQUES DE CONSERVATION

• Protéger les espèces et les ­populations par des lois à toutes les échelles : locale, ­nationale, ­internationale.• Prendre en compte les ­accords internationaux sur la diversité biologique, la protection et le commerce des espèces ­menacées…• Reconnaître une valeur aux ­services écosystémiques.

Ressources

• Approfondir les connaissances fondamentales sur les insectes et les écosystèmes.• Former des entomologistes.• Inventorier les espèces et suivre les populations.• Étudier l’impact des activités humaines sur les habitats.• Évaluer la valeur des services rendus par les écosystèmes.

• Préserver les forêts primaires, notamment les forêts tropicales intactes, sur de vastes surfaces.• Conserver les habitats ­naturels (prairies, déserts, ­savanes, zones humides…).• Maintenir et créer de nouvelles aires protégées et réserves de biosphères.

• Renforcer l’éducation de tous, créer de la curiosité.• Faire prendre conscience de la richesse et de l’importance des insectes.• Développer les sciences participatives.• Donner à voir les insectes dans leur environnement à travers des initiatives récréatives.

• Protéger les espèces et les ­populations par des lois à toutes les échelles : locale, ­nationale, ­internationale.• Prendre en compte les ­accords internationaux sur la diversité biologique, la protection et le commerce des espèces ­menacées…• Reconnaître une valeur aux ­services écosystémiques.

• Encourager l’agroécologie, l’agriculture biologique, réduire les pesticides.• Exploiter durablement les ­forêts.• Réduire la fragmentation des habitats, créer des corridors ­biologiques.• Développer des espaces verts et des trames vertes en ville.

Pour être un insecte, il faut avoir...

Une paire d’antennes

Trois paires de pattes articulées

Une paire d’yeux composés

Un corps en trois parties :

Un abdomen

Une tête

Un thorax

Direction scientifiqueOlivier Dangles - IRD CEFE – Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (IRD / CNRS / Université de Montpellier / Université Paul Valéry Montpellier / EPHE)

David Roiz – IRD MIVEGEC – Maladies Infectieuses et Vecteurs : Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle (IRD / CNRS / Université de Montpellier) Michel Sauvain – IRD PHARMADEV – Pharmacochimie et biologie pour le ­développement (Université Toulouse III-Paul Sabatier / IRD) Jean-François Silvain – ­Président de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) et Directeur de recherche IRDFrédéric Simard – IRD MIVEGEC – Maladies Infectieuses et Vecteurs : Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle (IRD / CNRS / ­Université de ­Montpellier)L’ exposition a été conçue et réalisée par le ­Service ­Médiation avec les publics -  Mission culture scientifique et technologique de l’IRDConception-rédaction :Dora Courbon-Tavcar sous la ­direction de ­Marie-Lise Sabrié et Caroline VilatteGraphisme, illustration et mise page :Lou Rihn et Ondine PannetTypographie :Faune, Alice Savoie / CnapAnimation Genially : Caroline VilatteSons : Sonothèque du MNHN Juan Sebastian Ulloa, Diego Llusia et Fernand Deroussen / Amandine Gasc

COMMISSARIAT

Comité scientifiqueCatherine Aubertin – IRD PALOC – Patrimoines locaux, environnement et globalisation (IRD / MNHN) Amandine Gasc – IRD IMBE – Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale (Aix-Marseille ­Uni- versité / CNRS / Avignon Université / IRD) Pascal Jouquet – IRD iEES – Institut d’écologie et des sciences de l’environ­nement de Paris (Sorbonne Université / IRD / CNRS / INRAE / UPEC / Université de Paris) Laure Kaiser-Arnauld – CNRS EGCE – Évolution, Génomes, Comportement et Écologie (CNRD / IRD / Université Paris Sud) Esther Katz – IRD PALOC – Patrimoines locaux environnement et globalisation (IRD / MNHN) Gael Kergoat – INRAE CBGP – Centre de Biologie pour la Gestion des Populations (INRAE /  CIRAD / IRD / Montpellier SupAgro) Philippe Le Gall – IRD EGCE – Évolution, Génomes, Comportement et Écologie (CNRS / IRD / Université Paris Sud) Roland Lupoli – IRD iEES Paris – Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (Sorbonne Université / IRD / CNRS /  ­INRAE / UPEC / Université de Paris) Fabrice Requier – IRD EGCE – Evolution, génomes, comportement et écologie (CNRS / IRD / Université Paris Sud)

LES insectes au secours de la planete

©IRD, 2020

Los insectos al rescate del planeta

Una exposición del IRD

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Fascinantes, insignificantes, repulsivos, temibles…

Los insectos están por todas partes

Descubre lo que se necessita para ser un insecto...

Los insectos son unos de los más antiguos representantes del reino animal en la Tierra. Derivados de los crustáceos, nunca han dejado de evolucionar. Aunque las Meganeura, una especie de libélulas gigantes de 70 cm de envergadura, aparecieron y desaparecieron hace unos 300 millones de años, todavía hoy podemos cruzarnos con las “efímeras”, que ya existían entonces.

Se conocen 1,3 millones de especies de insectos ¡pero podría haber más de 10 millones! Gracias a las nuevas técnicas, que cruzan datos de tipo morfológico y genético, el conocimiento acerca de la biodiversidad ha avanzado mucho en los últimos 15 años. Se ha descubierto así que algunos insectos, que creíamos que pertenecían a una sola especie, pertenecen de hecho a varias, morfológicamente muy similares, pero genéticamente distintas.

surgidos hace 400 millones de años...

... los insectos representan ¾ de los animales de la Tierra

Lo último en investigación¿ES POSIBLE ES TUDIAR LOS INSECTOS SIN CAZARLOS?

Aunque los investigadores suelen ne­cesitar atrapar los insectos, también existen técnicas indirectas. Una de el­las es la ecoacústica, que consiste en grabar los sonidos del entorno du­rante varios meses. Este método per­mite identificar especies concretas, estudiar su ciclo de vida e incluso de­tectar posibles perturbaciones en el entorno. En Nueva Caledonia, por ejemplo, los ecólogos “escuchan” la actividad de las poblaciones de hor­migas invasivas para evaluar el daño que causan al entorno. Por su parte, la técnica del ADN ambiental consiste en aislar simples moléculas de ADN en una muestra de agua o suelo para detectar la presencia de insectos.

Aunque los investigadores suelen ne­cesitar atrapar los insectos, también existen técnicas indirectas. Una de el­las es la ecoacústica, que consiste en grabar los sonidos del entorno du­rante varios meses. Este método per­mite identificar especies concretas, estudiar su ciclo de vida e incluso de­tectar posibles perturbaciones en el entorno. En Nueva Caledonia, por ejemplo, los ecólogos “escuchan” la actividad de las poblaciones de hor­migas invasivas para evaluar el daño que causan al entorno. Por su parte, la técnica del ADN ambiental consiste en aislar simples moléculas de ADN en una muestra de agua o suelo para detectar la presencia de insectos.

Los insectos pueblan todos los medios terrestres y acuáticos, incluso los polos y los océanos. Algunas especies se han adaptado a condiciones realmente inhóspitas, como las hormigas plateadas del Sahara, que se desplazan muy rápidamente para reducir el contacto con la arena caliente.

pueblan todos los medios...

Bosque del sur de la gran tierra en nueva Calédonia

Bosque tropical en Guayana

Sabana en Sudáfrica

Seleccione su paisaje sonoro

Pero por que...¿A LOS INSECTOS LES GUSTAN TANTO LAS REGIONES CÁLIDAS?

Los insectos, a diferencia de los mamíferos, no regulan su temperatura interna, la cual depende del medioambiente. Además, su desarrollo es óptimo entre 20 °C y 30 °C. El clima tropical es perfecto para ello, y por eso, han proliferado en estas regiones. Estos entornos tropicales les ofrecen también una riqueza vegetal excepcional y, por ende, un mayor número de hábitats diferentes y ma­yores recursos. Además, las diferen­tes especies de insectos que viven en estos entornos suelen estar especializadas: cada cual tiene su há­bitat y su régimen alimentario, lo que reduce la competencia entre ellas y facilita su convivencia.

Los insectos, a diferencia de los mamíferos, no regulan su temperatura interna, la cual depende del medioambiente. Además, su desarrollo es óptimo entre 20 °C y 30 °C. El clima tropical es perfecto para ello, y por eso, han proliferado en estas regiones. Estos entornos tropicales les ofrecen también una riqueza vegetal excepcional y, por ende, un mayor número de hábitats diferentes y ma­yores recursos. Además, las diferen­tes especies de insectos que viven en estos entornos suelen estar especializadas: cada cual tiene su há­bitat y su régimen alimentario, lo que reduce la competencia entre ellas y facilita su convivencia.

La mayor diversidad de insectos se halla en regiones tropicales, una de las zonas del globo menos exploradas por los investigadores. Ahí es donde se localiza la mayor parte de las especies aún desconocidas.

LOS INSECTOS SE ESTUDIAN DE MANERA MUY DESIGUAL EN EL MUNDO.

Pero por que...¿FORMAR A NATURALISTAS?

Cada año se describen en Francia metropolitana varias decenas de es-pecies nuevas, y en Guayana Francesa ¡cientos de ellas! Hay regiones inmensas y familias de insectos todavía poco conocidas, por falta de especialistas. En Camerún, por ejemplo, que cuenta con una gran biodiversidad, solo unos pocos investigadores se dedican a la descripción de especies. Realmente hacen falta más naturalistas comprometidos sobre el terreno para hacer avanzar nuestro conocimiento de la biodiversidad.

Diversidad de insectos estimada a partir de la diversidad vegetal

Áreas de estudio y observación de insectos por científicos

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Cada año se describen en Francia metropolitana varias decenas de es-pecies nuevas, y en Guayana Francesa ¡cientos de ellas! Hay regiones inmensas y familias de insectos todavía poco conocidas, por falta de especialistas. En Camerún, por ejemplo, que cuenta con una gran biodiversidad, solo unos pocos investigadores se dedican a la descripción de especies. Realmente hacen falta más naturalistas comprometidos sobre el terreno para hacer avanzar nuestro conocimiento de la biodiversidad.

GARANTIZAN EL FUNCIONAMIENTO DE LOS ECOSISTEMAS

El 90 % de la polinización es llevada a cabo por los insectos. El 90 % de las plantas silvestres y ¾ de los cultivos dependen de su acción.

Todos los insectos están impli­cados en cadenas alimentarias. Aves, reptiles, anfibios y pequeños mamíferos insectívoros dependen directamente de ellos.

Muchos insectos son depredadores o parásitos de otros insectos. Desempeñan, por tanto, un impor­tante papel en la regulación de las especies invasoras, que pueden ser extremadamente perjudiciales para el ser humano.

Los insectos herbívoros garantizan la regulación de la vegetación y permiten que que el agua se infiltre a través del follaje.

Lo último en investigación¿CUÁNTO VALEN LOS INSECTOS?

En los años de 1990, los ecólogos buscaron los apoyos de las esferas decisorias para la conservación de la naturaleza utilizando términos econó­micos y proponiendo atribuir un va­lor a los servicios medioambientales. Hay quienes se niegan, por razones éticas, a asignar un valor mercantil a la na­turaleza; otros cuestionan su meto­dología, la cual se apoya en hipótesis dudosas y representaciones necesa­riamente simplificadoras de la biodi­versidad, teniendo solo en cuenta aquello que es útil para los humanos. Aplicado a los insectos, este enfoque resulta especialmente complejo, ya que los servicios ambientales que prestan suelen ser invisibles y sin carácter mercantil.

Valor estimado del servicio: 250–500 billones $ / año

10 % del valor de la producción agrícola alimentaria depende de los insectos

Dans les années 1990, des écologues ont voulu rallier les décideurs à la conservation de la nature en adoptant le langage économique et ont proposé d’attribuer des valeurs aux services environnementaux. ­D’aucuns refusent, pour des raisons éthiques, d’associer une valeur marchande à la nature ; d’autres discutent sa méthodologie, qui s’appuie sur des hypothèses hasardeuses et des représentations forcément simplifiées de la biodiversité, ne prenant en compte que ce qui est utile aux humains. Appliquée aux insectes, la démarche est particulièrement complexe, car les services environnementaux qu’ils ren­dent sont souvent invisibles et n’ont pas de réalité marchande. 

¡Descubre todos los servicios que ofrecen los insectos!

Los insectos restan servicios esenciales a la humanidad, contribuyendo a la seguridad alimentaria, así como a preservar la biodiversidad, protegernos de las enfermedades infecciosas, reducir las desigualdades, desarrollar los sectores de producción y consumo sostenibles, etc. En este sentido, los insectos parti­cipan en la realización de los Objetivos de Desarrollo Sostenible (ODS) fijados por la Organización de las Naciones Unidas para 2030.

Excelentes agrónomys, más sostenibles que los pesticidas

Medicamentos próximamente en farmacias

Insectos en nuestros platos

Las nuevas estrellas de una industria sostenible

EXCELENTES AGRÓMYS, MÁS SOSTENIBLES QUE LOS PESTICIDAS

Los insectos polinizadores e ingenieros del suelo son fundamentales para la producción alimentaria: ellos transforman el suelo, fecundan numerosas especies cultivadas y contribuyen a la conservación de la biodiversidad. Algunos insectos pueden ser también una alternativa a los plaguicidas cuyo uso excesivo crea resistencia en los insectos causantes de las plagas: esto es el control biológico. Se inspira en el funcio­namiento natural de los ecosistemas para restablecer los equilibrios que las prácticas agrícolas modernas han perturbado. Para controlar las plagas de insectos, se recurre a sus enemigos naturales, como hongos, bacterias u otros insectos.

Lo último en investigación LA LUCHA BIOLÓGICA: COMPLEJAS INTERACCIONES

La investigación en materia de lucha biológica estudia las relaciones entre las plantas cultivadas, las plagas y sus enemigos naturales. También llama­da “fauna auxiliar”, este enemigo pue­de ser un depredador – mata y se co­me al insecto destructor – o un parasitoide – pone huevos dentro del insecto destructor. Si estos enemigos ya existen en el entorno, la lucha bioló­gica consiste en favorecer su multi­plicación. Para luchar contra las pla­gas exóticas, habrá que introducir fauna auxiliar. Para entender los efec­tos secundarios de esta introducción se necesita años de investigación. Gracias a las nuevas tecnologías, co­mo los drones y sensores que recogen una gran cantidad de datos, se puede predecir mejor una invasión y optimi­zar las sueltas de fauna auxiliar.

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Medicamentos próximamente en farmacias

La investigación en materia de lucha biológica estudia las relaciones entre las plantas cultivadas, las plagas y sus enemigos naturales. También llama­da “fauna auxiliar”, este enemigo pue­de ser un depredador – mata y se co­me al insecto destructor – o un parasitoide – pone huevos dentro del insecto destructor. Si estos enemigos ya existen en el entorno, la lucha bioló­gica consiste en favorecer su multi­plicación. Para luchar contra las pla­gas exóticas, habrá que introducir fauna auxiliar. Para entender los efec­tos secundarios de esta introducción se necesita años de investigación. Gracias a las nuevas tecnologías, co­mo los drones y sensores que recogen una gran cantidad de datos, se puede predecir mejor una invasión y optimi­zar las sueltas de fauna auxiliar

HAGA CLIC PARA DESCUBRIR CÓMO EL USO DE INSECTOS EN LA AGRICULTURA AYUDA A RESTAURAR LOS ECOSISTEMAS

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Continuación

Medicamentos próximamente en farmacias

El abejorro sudamericanoBombus pauloensis había prácticamente desaparecido del territorio argentino tras la introducción de los abejorros europeos, importados para polinizar los cultivos en invernadero. Este abejorro abandonó los entornos agrícolas y, como la mayor parte de los polinizadores, ya no se adentran en los manzanales tratados con pesticidas. Sin embargo, este abejorro es un excelente polinizador de manzanos. Para evaluar el impacto de su desaparición, investigadores han reintroducido algunas colonias deBombus pauloensis en varios vergeles y han medido los rendimientos. En com­paración con los vergeles sin abejorro, la producción de frutas ha mejorado no ta­blemente : los manzanos dan más frutos y las manzanas contienen más semillas. Para los agricultores, la conservación del abejorro local se traduciría, por tanto, en mejores ingresos. Pero esto solo es posible si se disminuye la utilización de pesticidas.

En la región del río Mekong, en el sureste asiático, a veces afloran termiteros de ­varios metros cúbicos en medio de los arrozales. En estos paisajes de monocultivo, estas estos túmulos resultantes de la ac­tividad, pasada y presente, de las termitas parecen “oasis” de biodiversidad y fer­tilidad. Al construir su hábitat, las termitas oxigenan la tierra y la enriquecen con materias orgánicas descompuestas, arcillas y sales minerales extraídas de las profun­didades. Los agricultores extraen tierra de estos termiteros para utilizarla como abono para los arrozales, o cultivan directamente hortalizas en ellos. También crecen espontáneamente plantas medicinales y setas. Para la población local, estos termiteros representan una fuente de diversidad alimentaria y de ingresos. Sin embargo, en las regiones más productivistas se están destruyendo en favor de los cultivos. Para los científicos, su desaparición no es inocua puesto que conllevaría un aumento de los fertilizantes y los pesticidas dispersos en el ambiente, una disminución de la resistencia de los campos a la sequía y las plagas… así como un descenso de la calidad de vida de las familias.

Estos coleópteros, que comen y entierran excrementos, fueron los salvadores de los pastos australianos. En los años 1960, se importaron escarabajos peloteros europeos a Australia para degradar los excrementos del ganado vacuno – introducido en la isla durante el siglo XVIII – que los insectos autóctonos no sabían aprovechar. Sin su ayuda, el estiércol se habría acumulado y la tierra se habría vuelto impropia para el pastoreo.

MEDICAMENTOS PRÓXIMAMENTE EN FARMACIAS

Los humanos han utilizado insectos para curarse durante milenios. Aunque el desarrollo de la medicina durante el siglo XX implicó un retroceso en su uso, en la actualidad se utilizarían más de 500 especies en remedios tradicionales. Recientemente, la farmacología occidental ha mostrado un interés creciente por estos conocimientos ancestrales y está estudiando los insectos para encontrar nuevas moléculas que pudieran abrir la puerta al desarrollo de medicamentos inéditos.

Pero por qué...¿SE BUSCAN MOLÉCULAS MEDICINALES EN LOS INSECTOS?

El sistema inmunitario de los insec­tos les protege de forma muy eficaz contra las bacterias y los hongos, ac­tivando la producción de péptidos an­timicrobianos (PAM) directamente en su hemolinfa, que es lo que equivale a nuestra sangre. Este tipo de moléculas inmunitarias se halla presente en todos los animales, incluido los hu­manos. Pero en los insectos, los PAM son especialmente diversos: cada es­pecie tiene su propio arsenal. Ade­más, muchos insectos producen tam­bién moléculas defensivas que se concentran en su veneno o saliva, en las que hace poco se han descubierto propiedades anticancerosas.

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Excelentes agrónomys, más sostenibles que los pesticidas

Insectos ennuestros platos

El sistema inmunitario de los insec­tos les protege de forma muy eficaz contra las bacterias y los hongos, ac­tivando la producción de péptidos an­timicrobianos (PAM) directamente en su hemolinfa, que es lo que equivale a nuestra sangre. Este tipo de moléculas inmunitarias se halla presente en todos los animales, incluido los hu­manos. Pero en los insectos, los PAM son especialmente diversos: cada es­pecie tiene su propio arsenal. Ade­más, muchos insectos producen tam­bién moléculas defensivas que se concentran en su veneno o saliva, en las que hace poco se han descubierto propiedades anticancerosas.

...Y EN LA MEDICINA MODERNA

MÁS DEL 60 %

de los medicamentos comercializados proceden de moléculas naturales, de plantas o micro­ organismos.

SOLO 2

tratamientos elaborados a partir de insectos existen en la actualidad en el mercado occidental.

de las especies de insectos conocidas se han estudiado con fines farmacológicos.

MENOS DEL 1 %

EN LAS MEDICINAS TRADICIONALES...

5000 AÑOS

Es la edad de la fuente escrita más antigua sobre la utilización de insectos en Mesopotamia.

La utilización de insectos con fines medicinales existió durante mucho tiempo en Europa antes de desaparecer en el siglo XIX.

300

es el número de especies de insectos utilizadas en la actualidad por la medicina china tradicional.

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Insectos ennuestros platos

Continuación

Un antiverrugas, comercializado en Norteamérica (mosca cantárida).

Un antiherpes, comercializado en Rusia (mosca).

INSECTOS EN NUESTROS PLATOS I

Según la Organización de las Naciones Unidas para la Agricultura y la Alimentación (FAO), la producción de carne podría aumentar un 40 % entre 2020 y 2050. Sin embargo, la ganadería intensiva tiene un coste ambiental y energético demasiado alto para que el planeta pueda soportar su creci­miento ilimitado. Abundantes y ricos en proteínas, los insectos comestibles siempre han formado parte del régimen alimentario de los humanos y se presentan, cada vez más, como una alternativa a la carne. La colecta y cría de insectos es una de las posibles soluciones para luchar contra la insegu­ridad alimentaria, así como una nueva fuente de empleos e ingresos.

Lo último en investigación PRÁCTICAS EN EVOLUCIÓNPRÁCTICAS EN EVOLUCIÓN

El consumo de insectos es más que una práctica ancestral: aunque data de antiguo, es dinámico y evolutivo. La entomofagia, por lo general locali­zada, ha ido ganando terreno de la mano de las diásporas que la practi­can. En Tailandia, por ejemplo, los in­sectos cocinados, habituales en el campo, aparecieron en las ciudades con el éxodo rural. Del mismo modo, en Colombia, el consumo de la hor­miga reina, antaño limitado a una re­gión, se extendió a las ciudades del país donde residen los migrantes de esa región. En aquellos lugares don­de se ha incrementado la demanda, el consumo ya no es únicamente es­tacional: los comerciantes no dudan en congelar las especies más valora­das para venderlas durante todo el año.

EN SAVOIR PLUS

Las nuevas estrellas de una industria sostenible

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Des médicaments bientôt de retour en pharmacie

El consumo de insectos es más que una práctica ancestral: aunque data de antiguo, es dinámico y evolutivo. La entomofagia, por lo general locali­zada, ha ido ganando terreno de la mano de las diásporas que la practi­can. En Tailandia, por ejemplo, los in­sectos cocinados, habituales en el campo, aparecieron en las ciudades con el éxodo rural. Del mismo modo, en Colombia, el consumo de la hor­miga reina, antaño limitado a una re­gión, se extendió a las ciudades del país donde residen los migrantes de esa región. En aquellos lugares don­de se ha incrementado la demanda, el consumo ya no es únicamente es­tacional: los comerciantes no dudan en congelar las especies más valora­das para venderlas durante todo el año. 

CAMERÚN

¿QUIÉN COME QUÉ?

TAILANDIA

En Tailandia, donde la demanda de insectos comestibles va en aumen­to, el grillo tostado es uno de los manjares más apreciados. Abun­dan las pequeñas y medianas gran­jas de grillos y, desde hace varios años, el país alberga lo que podría considerarse el mayor criadero de grillos del mundo. Con 50 millo­nes de insectos, la granja produce cada mes 3,5 toneladas de harina para el mercado europeo.

FRANCIA

La cría de insectos comestibles es, por el momento, anecdótica en Europa. Algunas empresas se han lanzado a la aventura… La primera granja creada en Francia, en 2011, cría diferentes insectos, como el gusano de la harina Tenebrio moli-tor. Estos gusanos, secos y ente­ros, se venden, por ejemplo, en for­ma de galletas de aperitivo o se incorporan a barritas energéticas y tabletas de chocolate.

ZIMBABUE

En el África sudoriental, los gusanos del mopane forman parte de la alimentación y suponen una fuente complementaria de ingresos para las muchas familias rurales que los recogen. Cada año se recogen casi un billón de gusanos. Para evitar su sobreexplotación, actualmente se está llevando a cabo un proyecto de cría donde participan agricultores e investigadores en busca de nuevas fuentes de alimento.

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Las nuevas estrellas de una industria sostenible

Continuación

En Tailandia, donde la demanda de insectos comestibles va en aumen­to, el grillo tostado es uno de los manjares más apreciados. Abun­dan las pequeñas y medianas gran­jas de grillos y, desde hace varios años, el país alberga lo que podría considerarse el mayor criadero de grillos del mundo. Con 50 millo­nes de insectos, la granja produce cada mes 3,5 toneladas de harina para el mercado europeo.

En el África sudoriental, los gusanos del mopane forman parte de la alimentación y suponen una fuente complementaria de ingresos para las muchas familias rurales que los recogen. Cada año se recogen casi un billón de gusanos. Para evitar su sobreexplotación, actualmente se está llevando a cabo un proyecto de cría donde participan agricultores e investigadores en busca de nuevas fuentes de alimento.

La cría de insectos comestibles es, por el momento, anecdótica en Europa. Algunas empresas se han lanzado a la aventura… La primera granja creada en Francia, en 2011, cría diferentes insectos, como el gusano de la harina Tenebrio moli-tor. Estos gusanos, secos y ente­ros, se venden, por ejemplo, en for­ma de galletas de aperitivo o se incorporan a barritas energéticas y tabletas de chocolate.

En Tailandia, donde la demanda de insectos comestibles va en aumen­to, el grillo tostado es uno de los manjares más apreciados. Abun­dan las pequeñas y medianas gran­jas de grillos y, desde hace varios años, el país alberga lo que podría considerarse el mayor criadero de grillos del mundo. Con 50 millo­nes de insectos, la granja produce cada mes 3,5 toneladas de harina para el mercado europeo.

Las larvas del picudo rojo, también llamadas “foss”, son muy valoradas en varias regiones del mundo. En África central, la creciente demanda ha llevado a la tala de palmeras rafia, fuente de alimento de estas larvas. Para responder a esta situa­ción, se creó un proyecto de cría en 2015. La cría, ocho veces más productiva que la recogida manual, es también más sostenible porque requiere muy pocas cantidades de fibras de rafia.

En el África sudoriental, los gusanos del mopane forman parte de la alimentación y suponen una fuente complementaria de ingresos para las muchas familias rurales que los recogen. Cada año se recogen casi un billón de gusanos. Para evitar su sobreexplotación, actualmente se está llevando a cabo un proyecto de cría donde participan agricultores e investigadores en busca de nuevas fuentes de alimento.

La cría de insectos comestibles es, por el momento, anecdótica en Europa. Algunas empresas se han lanzado a la aventura… La primera granja creada en Francia, en 2011, cría diferentes insectos, como el gusano de la harina Tenebrio moli-tor. Estos gusanos, secos y ente­ros, se venden, por ejemplo, en for­ma de galletas de aperitivo o se incorporan a barritas energéticas y tabletas de chocolate.

Las larvas del picudo rojo, también llamadas “foss”, son muy valoradas en varias regiones del mundo. En África central, la creciente demanda ha llevado a la tala de palmeras rafia, fuente de alimento de estas larvas. Para responder a esta situa­ción, se creó un proyecto de cría en 2015. La cría, ocho veces más productiva que la recogida manual, es también más sostenible porque requiere muy pocas cantidades de fibras de rafia.

LAS NUEVAS ESTRELLAS DE UNA INDUSTRIA SOSTENIBLE

La ganadería para consumo humano requiere ingentes cantidades de proteínas vegetales o animales y genera montañas de desechos orgánicos. La producción de harina a partir de insectos podría ser una solución a estos dos problemas. Las larvas de la mosca soldado negra (Hermetia illucens) son los insectos más utilizados por esta agroindustria incipiente. De hecho, la cría de estas larvas está desarrollándose rápidamente en todo el mundo. ¿Sus ventajas? Un rápido ciclo de desarrollo y un alto contenido en proteínas. Pero, sobre todo, estas larvas voraces se alimentan de los desechos orgánicos que no hacemos más que producir. Inofensiva para el ser humano, la mosca soldado negra no es vector de ninguna enfermedad.

Lo último en investigación ACCEDER A LOS DESECHOS ORGÁNICOS

En la actualidad, el pescado de piscifactoría se nutre básicamente de harinas de pescado y soja. Estos dos productos tienen un impacto ambiental considerable y sería mejor sustituirlos por harinas de insectos, cuyo coste de producción es cada vez más competitivo. Aunque los diferentes proyectos de granjas de insectos para producir este tipo de harinas se encuentran en fase incipiente, las tecnologías y herramientas que utilizan ya están operativas. El principal problema se encuentra en la obtención de alimento para las larvas, dado que el sector de los residuos no está lo suficientemente organizado y legislado. No obstante, más de 1000 millones de toneladas de residuos orgánicos (excrementos de animales, alimentos caducados, residuos de producción del aceite de palma…) podrían aprovecharse cada año en el mundo gracias al desarrollo de granjas de insectos adaptadas a las particularidades locales.

Volver atrásLos insectos en peligro

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Insectos ennuestros platos

En la actualidad, el pescado de piscifactoría se nutre básicamente de harinas de pescado y soja. Estos dos productos tienen un impacto ambiental considerable y sería mejor sustituirlos por harinas de insectos, cuyo coste de producción es cada vez más competitivo. Aunque los diferentes proyectos de granjas de insectos para producir este tipo de harinas se encuentran en fase incipiente, las tecnologías y herramientas que utilizan ya están operativas. El principal problema se encuentra en la obtención de alimento para las larvas, dado que el sector de los residuos no está lo suficientemente organizado y legislado. No obstante, más de 1000 millones de toneladas de residuos orgánicos (excrementos de animales, alimentos caducados, residuos de producción del aceite de palma…) podrían aprovecharse cada año en el mundo gracias al desarrollo de granjas de insectos adaptadas a las particularidades locales.

Una mosca soldado negra pone unos 1000 huevos →reproducción rápida y eficaz

Unidad de cría y transformación

Sus larvas se alimentande los desechos orgánicos → reciclaje de desechos

Su peso aumenta ×5000 en 2 semanas → producción de proteínas y lípidos(alto rendimiento y alta calidad nutricional)

Se secan y trituran para producir harina

… o se suministran vivas.

Se recogen los excrementos de los insectos

Pueden obtenerse otros coproductos: aceite, quitina…

Producción de desechos orgánicos → alimento para los insectos

Explotaciones agrí­colas y piscí­colas

Otras industrias: fábricas, escuelas, supermercados

TRANSFORMACIÓN DE LOS DESECHOS EN PROTEÍNAS POR LAS LARVAS DE LA MOSCA SOLDADO NEGRA

Producción de fertilizantes.

Granjas de aves criadas al aire libre

Granjas animales (piscicultura, cerdos, pollos)

ContinuaciónLos insectos en peligro

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Las larvas, en sustitución de las harinas de pescado y soja habituales, reducen la deforestación y la sobrepesca

Inspirado del proyecto Bioconvertin, desarrollado por el IRD y la Universidad Cayetano Heredia en Perú

Las evidencias van en aumento: en todo el mundo, muchas poblaciones de insectos están disminuyendo bajo la presión de las actividades humanas sobre el medio ambiente. Al mismo tiempo, estas perturbaciones ambientales benefician a las pocas especies que son nocivas para la especie humana: las plagas de los cultivos y los vectores de enfermedades nunca han tenido tanto éxito como en la actualidad.

¡Pero para que nos beneficiemos de todos los servicios de los insectos, es esencial que los protejamos!

...ils représentent 3/4 des animaux sur terre

Es cirto que... ¿LAS ABEJAS VAN A DESAPARECER?

Hay que diferenciar la abeja melífera de las abejas silvestres. La primera, utilizada en apicultura, aqueja de un exceso de mortalidad considerable, pero el número total de colmenas au­menta cada año. Aunque aún no se conocen bien las causas de este exce­so de mortalidad, se debería a una combinación de varios factores: ex­posición a los pesticidas, falta de re­cursos florales e incremento de los patógenos y parásitos. Por su parte, las abejas silvestres están sufriendo una disminución importante debido, sobre todo, a la alteración y destruc­ción de sus hábitats (desaparición de los hayedos, escasez de flores…) sin ignorar, una vez más, la incidencia ne­gativa de los pesticidas.

CAMBIOS EN EL USO DE LOS SUELOS: urbanización, industrialización, deforestación, minería, etc.

AGRICULTURA INTENSIVA: expansión y uso de pesticidas, fertilizantes, hormonas y antibióticos, etc.

GLOBALIZACIÓN DE LOS INTERCAMBIOS: introducción de especies exóticas a través del comercio y los viajes internacionales.

LAS ACTIVIDADES HUMANAS…

...ESTÁN OCASIONANDO LA REDISTRIBUCIÓN Y EL DESPLOME DE LAS POBLACIONES DE INSECTOS.

Desplazamiento y expansión desde zonas cálidas a zonas más frías y a más altitud.

Desde hace 30 años, la biomasa total de insectos desciende cada año un 2,5 %.

El declive es especialmente significativo en entornos aislados como las islas. Puerto Rico, en el Caribe, ha perdido el 60 % de sus insectos en 50 años.

Lo último en investigación ¿EXTINCIÓN O DECLIVE?

Es demasiado pronto para hablar de una extinción masiva. Pero si algo te­nemos claro es que, en todos los si­tios en los que existe un seguimiento científico de larga duración, se está observando el desplome de numero­sas poblaciones de insectos. Ya sean raras o comunes, generalistas o es­pecializadas, todas las especies se es­tán viendo afectadas, salvo algunas poblaciones muy vinculadas a las plantas cultivadas o a las plantacio­nes de árboles. Esta crisis de biodi­versidad confirma el impacto negati­vo de la actividad humana en el medio ambiente, y podría derivar en la ex­tinción de especies, aunque sobre to­do podría causar profundas pertur­baciones en el funcionamiento de los ecosistemas. Sin embargo, resulta di­fícil estimar con precisión y de forma certera el alcance del fenómeno. He­mos de continuar el seguimiento de estas poblaciones y entender sus di­námicas.

30 % en vías de extinción

29 % estable

41 % de las especies en descenso

EMISIONES DE GASES DE EFECTO INVERNADERO: calentamiento global: + 0,7 °C de media desde 1970.

Hay que diferenciar la abeja melífera de las abejas silvestres. La primera, utilizada en apicultura, aqueja de un exceso de mortalidad considerable, pero el número total de colmenas au­menta cada año. Aunque aún no se conocen bien las causas de este exce­so de mortalidad, se debería a una combinación de varios factores: ex­posición a los pesticidas, falta de re­cursos florales e incremento de los patógenos y parásitos. Por su parte, las abejas silvestres están sufriendo una disminución importante debido, sobre todo, a la alteración y destruc­ción de sus hábitats (desaparición de los hayedos, escasez de flores…) sin ignorar, una vez más, la incidencia ne­gativa de los pesticidas.

Es demasiado pronto para hablar de una extinción masiva. Pero si algo te­nemos claro es que, en todos los si­tios en los que existe un seguimiento científico de larga duración, se está observando el desplome de numero­sas poblaciones de insectos. Ya sean raras o comunes, generalistas o es­pecializadas, todas las especies se es­tán viendo afectadas, salvo algunas poblaciones muy vinculadas a las plantas cultivadas o a las plantacio­nes de árboles. Esta crisis de biodi­versidad confirma el impacto negati­vo de la actividad humana en el medio ambiente, y podría derivar en la ex­tinción de especies, aunque sobre to­do podría causar profundas pertur­baciones en el funcionamiento de los ecosistemas. Sin embargo, resulta di­fícil estimar con precisión y de forma certera el alcance del fenómeno. He­mos de continuar el seguimiento de estas poblaciones y entender sus di­námicas.

¡AHORA NOS TOCA ACTUAR PARA PROTEGER LOS INSECTOS!

Diseño y créditos de la exposición

MODIFICAR NUESTRA VISIÓN DE LOS INSECTOS

• Reforzar la educación de todas las personas, despertar curiosi­dad.• Concienciar sobre la riqueza e importancia de los insectos.• Desarrollar ciencias partici­pativas.• Mostrar a los insectos en su entorno a través de iniciativas recreativas.

SEGUIR INVESTIGANDO

• Profundizar los conocimientos fundamentales sobre los insectos y ecosistemas.• Formar a entomólogos.• Inventariar las especies y hacer un seguimiento de las poblaciones.• Estudiar el impacto de las acti­vidades humanas en sus hábitats.• Evaluar el valor de los servicios prestados por los ecosistemas.

PROTEGER LOS HÁBITATS MÁS FRÁGILES

• Preservar los bosques primarios, en particular, los bosques tropicales intactos, en amplias superficies.• Conservar los hábitats naturales (praderas, desiertos, sabanas, zonas húmedas…).• Mantener y crear nuevas zonas de protección y reservas de la biosfera.

CAMBIAR LA MANERA DE ORDENAR Y APROVECHAR EL TERRITORIO

• Fomentar la agroecología, la agricultura ecológica y reducir los pesticidas.• Gestionar los bosques de forma sostenible.• Reducir la fragmentación de los hábitats, crear corredores bio­lógicos.• Desarrollar espacios e infraes­tructuras verdes en las ciudades.

INTENSIFICAR LAS POLÍTICAS DE CONSERVACIÓN

• Proteger las especies y poblaciones con leyes a todos los niveles: local, nacional e internacional.• Aplicar los acuerdos inter­nacionales sobre diversidad bio­lógica, protección y comercio de especies amenazadas…• Reconocer el valor de los servicios ecosistémicos.

Recursos

• Profundizar los conocimientos fundamentales sobre los insectos y ecosistemas.• Formar a entomólogos.• Inventariar las especies y hacer un seguimiento de las poblaciones.• Estudiar el impacto de las acti­vidades humanas en sus hábitats.• Evaluar el valor de los servicios prestados por los ecosistemas.

• Preservar los bosques primarios, en particular, los bosques tropicales intactos, en amplias superficies.• Conservar los hábitats naturales (praderas, desiertos, sabanas, zonas húmedas…).• Mantener y crear nuevas zonas de protección y reservas de la biosfera.

• Reforzar la educación de todas las personas, despertar curiosi­dad.• Concienciar sobre la riqueza e importancia de los insectos.• Desarrollar ciencias partici­pativas.• Mostrar a los insectos en su entorno a través de iniciativas recreativas.

• Proteger las especies y poblaciones con leyes a todos los niveles: local, nacional e internacional.• Aplicar los acuerdos inter­nacionales sobre diversidad bio­lógica, protección y comercio de especies amenazadas…• Reconocer el valor de los servicios ecosistémicos.

• Fomentar la agroecología, la agricultura ecológica y reducir los pesticidas.• Gestionar los bosques de forma sostenible.• Reducir la fragmentación de los hábitats, crear corredores bio­lógicos.• Desarrollar espacios e infraes­tructuras verdes en las ciudades.

PARA SER UN INSECTO, HAY QUE TENER…

Un par de antenas

Tres pares de patas articuladas

Un par de ojos compuestos

Un cuerpo de tres partes :

abdomen

cabeza

tórax

DIRECCIÓN CIENTÍFICA Olivier Dangles - IRD CEFE – Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (IRD / CNRS / Université de Montpellier / Université Paul Valéry Montpellier / EPHE)

David Roiz – IRD MIVEGEC – Maladies Infectieuses et Vecteurs : Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle (IRD / CNRS / Université de Montpellier) Michel Sauvain – IRD PHARMADEV – Pharmacochimie et biologie pour le ­développement (Université Toulouse III-Paul Sabatier / IRD) Jean-François Silvain – ­Président de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) et Directeur de recherche IRDFrédéric Simard – IRD MIVEGEC – Maladies Infectieuses et Vecteurs : Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle (IRD / CNRS / ­Université de ­Montpellier)Exposición realizada por la misión Cultura Científica y Tecnológica del IRDDISEÑO- REDACCIÓN  :Dora Courbon-Tavcar bajo la dirección de ­Marie-Lise Sabrié et Caroline VilatteCREACIÓN GRÁFICA, ILUSTRACIÓN Y DISEÑO DE PÁGINA :Lou Rihn et Ondine PannetTIPOGRAFÍA :Faune, Alice Savoie / CnapANIMACIÓN GENIALLY : Caroline VilatteSONIDOS : Sonoteca del MNHN Juan Sebastian Ulloa, Diego Llusia et Fernand Deroussen / Amandine Gasc

COMISIONADO

COMITÉ CIENTÍFICOCatherine Aubertin – IRD PALOC – Patrimoines locaux, environnement et globalisation (IRD / MNHN) Amandine Gasc – IRD IMBE – Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale (Aix-Marseille ­Uni- versité / CNRS / Avignon Université / IRD) Pascal Jouquet – IRD iEES – Institut d’écologie et des sciences de l’environ­nement de Paris (Sorbonne Université / IRD / CNRS / INRAE / UPEC / Université de Paris) Laure Kaiser-Arnauld – CNRS EGCE – Évolution, Génomes, Comportement et Écologie (CNRD / IRD / Université Paris Sud) Esther Katz – IRD PALOC – Patrimoines locaux environnement et globalisation (IRD / MNHN) Gael Kergoat – INRAE CBGP – Centre de Biologie pour la Gestion des Populations (INRAE /  CIRAD / IRD / Montpellier SupAgro) Philippe Le Gall – IRD EGCE – Évolution, Génomes, Comportement et Écologie (CNRS / IRD / Université Paris Sud) Roland Lupoli – IRD iEES Paris – Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (Sorbonne Université / IRD / CNRS /  ­INRAE / UPEC / Université de Paris) Fabrice Requier – IRD EGCE – Evolution, génomes, comportement et écologie (CNRS / IRD / Université Paris Sud)

LOS INSECTOS AL RESCATE DEL PLANETA

©IRD, 2020

Insectsto theplanet’srescue

An IRD exhibition

Français

Español

Fascinating, insignificant, redoutable, awesome...

Insects are everywhere and essential...

DISCOVER WHAT IT TAKES TO BE AN INSECT...

Insects are among the oldest representatives of the animal kingdom on Earth. Descended from crustaceans, they have been constantly evolving over time. Although the Meganeura – a type of giant dragonfly with a wingspan of 70 cm – came and went some 300 million years ago, we still see other winged insects today that were around at this period.

There are 1.3 million species of insect that we know of, but there could actually be more than 10 million!Over the last 15 years, new techniques linking morphological and genetic information have greatly improved our understanding of biodiversity. For example, we now know that certain insects, which we had thought belonged to a single species, actually belong to several that are morphologically similar but genetically different.

These animals have been around for 400 million years...

...insects make up ¾ of all the animals on Earth

Under the microscopeIS IT TRUE THAT… YOU CAN STUDY INSECTS WITHOUT TRAPPING THEM?

Although researchers often have to collect insects in order to study them, there are also indirect ways of doing so. Take eco-acoustics, which involves recording the sounds produced in a particular environment over several months. This method allows scientists to identify a specific species, study their life cycles and even detect disruptions in their surroundings. In New Caledonia, for example, ecologists “listened to” the activity of an invasive ant populations to determine the harm they are causing to the environment. Then, there’s environmental DNA, whereby simple molecules of DNA are isolated in a water or soil sample to detect the presence of insects in the area.

Although researchers often have to collect insects in order to study them, there are also indirect ways of doing so. Take eco-acoustics, which involves recording the sounds produced in a particular environment over several months. This method allows scientists to identify a specific species, study their life cycles and even detect disruptions in their surroundings. In New Caledonia, for example, ecologists “listened to” the activity of an invasive ant populations to determine the harm they are causing to the environment. Then, there’s environmental DNA, whereby simple molecules of DNA are isolated in a water or soil sample to detect the presence of insects in the area.

Insects are to be found in all terrestrial and marine environments, including at the poles and in the oceans. Some species have adapted to survive in the most inhospitable conditions, like the Saharan silver ant, which sprints across the sand to limit contact with its burning surface.

found in all environments...

SOUTHERN FOREST OF THE GRANDE TERRE OF NEW CALEDONIA

GUIANA TROPICAL FOREST

savannah in South Africa

Choose your soundscape

But why...DO INSECTS LIKE WARM PLACES SO MUCH?

Unlike mammals, insects cannot regulate their body temperature, which, instead, depends on their external environment. What’s more, they thrive in temperatures between 20 and 30°C. Tropical environments therefore suit them perfectly, so those are where they tend to proliferate. The incredible diversity of vegetation in these environments also provides lots of different habitats and resources. Furthermore, the various species of insect that live in these places are often specialised: each has its own habitat and feeding routines, meaning there is less competition and thus greater harmony among them.

Unlike mammals, insects cannot regulate their body temperature, which, instead, depends on their external environment. What’s more, they thrive in temperatures between 20 and 30°C. Tropical environments therefore suit them perfectly, so those are where they tend to proliferate. The incredible diversity of vegetation in these environments also provides lots of different habitats and resources. Furthermore, the various species of insect that live in these places are often specialised: each has its own habitat and feeding routines, meaning there is less competition and thus greater harmony among them.

The greatest diversity of insects is to be found in tropical regions – those parts of the globe that have been the least explored by researchers. These are where the majority of still undiscovered species are located.

insects are studied very unevenly around the world

But why...TRAINING MORE NATURALISTS?

Every year, in mainland France, a few dozen new species are identified. Compare that with French Guiana, where hundreds of new species are discovered! A lack of experts means large expanses of territory and whole families of insects are still not fully understood. In Cameroon, for example, which is highly biodiverse, just a handful of researchers are involved in species identification. More naturalists are required in the field if our knowledge of biodiversity is to increase.

Insect diversity estimated on the basis of plant diversity

Areas studied and observed for insect life by scientists

+

-

Every year, in mainland France, a few dozen new species are identified. Compare that with French Guiana, where hundreds of new species are discovered! A lack of experts means large expanses of territory and whole families of insects are still not fully understood. In Cameroon, for example, which is highly biodiverse, just a handful of researchers are involved in species identification. More naturalists are required in the field if our knowledge of biodiversity is to increase.

THEY GUARANTEETHE FUNCTIONING OF ECOSYSTEMS

90% of pollination is carried out by insects. 90% of wild plants and ¾ of cultivated ones depend on their activity.

All insects are part of food chains. Birds, reptiles, amphibians and small, insect-eating mammals are directly dependent on them.

Many insects are predators or parasites of other insects. Thus, they play an important role in regulating invasive species that can be extremely harmful to humans.

Herbivorous insects help regulate vegetation and enable water to be absorbed through foliage.

Under the microscopeWHAT ARE INSECTS WORTH?

In the 1990s, ecologists wanted to rally the decision-makers in environmental conservation to their cause by adopting the language of business, so they suggested assigning values to environmental services. Some refuse, for ethical reasons, to assign a monetary value to nature; others question the methodology, which relies on risky hypotheses and representations of biodiversity that are necessarily simplified to take into account only what is useful to humans. This approach is particularly complex with regard to insects, as the environmental services they provide are often invisible and have no real market value.

Estimated valueof this service: between $250 and $500 billion per year

10% of allagricultural food productiondepends on insects

In the 1990s, ecologists wanted to rally the decision-makers in environmental conservation to their cause by adopting the language of business, so they suggested assigning values to environmental services. Some refuse, for ethical reasons, to assign a monetary value to nature; others question the methodology, which relies on risky hypotheses and representations of biodiversity that are necessarily simplified to take into account only what is useful to humans. This approach is particularly complex with regard to insects, as the environmental services they provide are often invisible and have no real market value.

discover all the services provided by insects!

Insects also provide essential services to humanity by helping to ensure food security, maintain biodiversity, protect against infectious diseases, reduce inequality, develop sustainable systems of production and consumption, etc.As such, they are contributing to efforts to achieve the United Nations’ Sustainable Development Goals (SDG) by 2030.

Amazing agronomists, more sustainable than pesticides

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Insectson our plates

The new stars of a sustainable industry

Amazing agronomists, more sustainable than pesticides

The insects that pollinate and serve as soil engineers are vital for food production. They enhance the soil, fertilise various cultivated species and help maintain biodiversity. Some insects could be an alternative to pesticides whose excessive use causing harmful insects to become resistant: it is biological control. This draw on the natural functioning of ecosystems and aim to restore the balance upset by modern agricultural practices. To control harmful insects, they make use of their natural enemies, which can be fungi, bacteria, etc. but also other insects.

Under the microscopeBIOLOGICAL CONTROL: COMPLEX INTERACTIONS

Research into biological control studies the relationships between cultivated plants, pests and their natural enemies. Also known as auxiliaries, these enemies can be either predators – they kill and consume the pest – or parasitoids – they lay their eggs inside the pest. While these enemies of the pest already exist in the environment, biological control is about encouraging them to multiply. To combat exotic pests, however, auxiliaries need to be introduced to the environment. Years of research are required to understand the secondary effects of doing so. Thanks to new technology, such as drones and sensors that collect various data, invasions can be more easily predicted and the timely release of auxiliaries planned.

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Research into biological control studies the relationships between cultivated plants, pests and their natural enemies. Also known as auxiliaries, these enemies can be either predators – they kill and consume the pest – or parasitoids – they lay their eggs inside the pest. While these enemies of the pest already exist in the environment, biological control is about encouraging them to multiply. To combat exotic pests, however, auxiliaries need to be introduced to the environment. Years of research are required to understand the secondary effects of doing so. Thanks to new technology, such as drones and sensors that collect various data, invasions can be more easily predicted and the timely release of auxiliaries planned.

CLICK TO LEARN HOW INSECT USE IN AGRICULTURE HELPS ECOSYSTEM RESTORATION.

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Medicines coming soon, to a pharmacy near you

The South American bumblebee Bombus pauloensis almost disappeared from Argentina following the introduction of European bumblebees, which were imported to pollinate greenhouse-grown plants. It abandoned farming areas and, like most pollinators, no longer ventured into orchards sprayed with pesticides. But this native bumblebee is a superb pollinator of apple trees. To study the potential impact of its disappearance, researchers introduced some colonies of Bombus pauloensis in several orchards and measured the outcome. Fruit production in these orchards has significantly increased compared with orchards that have no bumblebees: the trees produce more fruit and the apples contain more seeds. Therefore, for the farmers, maintaining the local bumblebee would translate into higher revenue. But this will only be possible by reducing the reliance on pesticides.

In the Mekong region, in South-East Asia, termite mounds measuring several cubic metres sometimes appear in the middle of rice paddies. In these monocrop environments, these mounds, which are the result of past and current termite activity, are like oases of biodiversity and fertility. That’s because the termites, when building their habitat, aerate the soil and enrich it with decomposed organic matter, clay and mineral salts drawn from deep below ground. Farmers collect the soil used as fertiliser for the paddy fields or use it directly to grow vegetables. Medicinal plants and fungi also spontaneously sprout on the mounds. So, for the local population, they are a source of food diversity and of revenue. However, in the regions geared more towards production, they are destroyed to make way for crops. If they were to disappear, scientists would be concerned, as this would lead to a wider use of fertilisers and pesticides, less resistance from the fields to drought and pests, as well as a lower quality of life for local families.

Dung beetles that feed on and bury dung saved a lot of its pastureland, in any case! In the 1960s, European dung beetles were imported into Australia to break down the dung of large ruminants – which had, themselves, been introduced into the country in the 18th century – as the indigenous insects were unable to deal with it. Without the help of the new arrivals, dung would have accumulated and the land would have become unsuitable for grazing.

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Humans have been looking after themselves with the help of insects for thousands of years. While medical progress in the 20th century saw their use decline, more than 500 species are thought to be still used in traditional remedies. Recently, Western pharmacology has been showing increasing interest in the ancient ways and, consequently, is looking to insects to extract new molecules that could, potentially, lead to unique new drugs.

Under the microscopeBUT WHY…LOOK FOR MEDICINALMOLECULES IN INSECTS?

Insects’ immune systems are very efficient at protecting them from bacteria and fungi, by releasing antimicrobial peptides (AMPs) directly into their haemolymph, which is like our blood. These immune molecules can be found in all animals, including humans. But they are particularly diverse in insects, with each species having its own arsenal. Furthermore, numerous insects also produce defensive molecules, which are concentrated in their venom or saliva, some of which were recently found to have anti-cancer properties.

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Amazing agronomists

Insects onour plates

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Insects’ immune systems are very efficient at protecting them from bacteria and fungi, by releasing antimicrobial peptides (AMPs) directly into their haemolymph, which is like our blood. These immune molecules can be found in all animals, including humans. But they are particularly diverse in insects, with each species having its own arsenal. Furthermore, numerous insects also produce defensive molecules, which are concentrated in their venom or saliva, some of which were recently found to have anti-cancer properties.

AND MODERN MEDICINE

MORE THAN 60%

of medicines on the market are derived naturally from the molecules of plants or micro-organisms.

JUST 2

insect-based treatments are available on the Western market today.

of known species of insecthave been subjected to pharmacological study.

LESS THAN 1%

IN TRADITIONALMEDICINE…

5,000 YEARS

is the age of the oldest piece of writing mentioning the use of insects, in Mesopotamia.

The use of medicinal insects had existed in Europe for a long time before spreading further afield during the 19th century.

300

is the number of species of insects used in traditional Chinese medicine today.

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Insects inour plates

Following

A wart-removal productsold in North America(Spanish fly).

A herpes treatment sold in Russia (fly-based).

INSECTS ON OUR PLATES

According to the United Nations’ Food and Agriculture Organisation (FAO), meat production is set to increase by 40% between 2020 and 2050. But the environmental and energy costs of intensive livestock production are too high for the planet to support its growth indefinitely. Plentiful and rich in protein, edible insects have always been part of the human diet and are increasingly being seen as an alternative to meat. Their collection and breeding are part of the arsenal in the fight against food insecurity, while also creating jobs and income.

Under the microscopePROGRESSIVE PRACTICES

Eating insects is not just some ancient practice: it’s old, certainly, but also dynamic and progressive. Entomophagy, which is often region-specific, has spread with the diaspora of its practitioners. In Thailand, for example, cooked insects, which were common in the countryside, only appeared in towns following the rural exodus. Similarly, in Colombia, the consumption of queen ants, once confined to a particular region, spread to the country’s towns to which migrants from this locality had moved. And in those places where demand has increased, such consumption is no longer seasonal: vendors are now quick to freeze the most sought-after species so they can sell them all year round.

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Eating insects is not just some ancient practice: it’s old, certainly, but also dynamic and progressive. Entomophagy, which is often region-specific, has spread with the diaspora of its practitioners. In Thailand, for example, cooked insects, which were common in the countryside, only appeared in towns following the rural exodus. Similarly, in Colombia, the consumption of queen ants, once confined to a particular region, spread to the country’s towns to which migrants from this locality had moved. And in those places where demand has increased, such consumption is no longer seasonal: vendors are now quick to freeze the most sought-after species so they can sell them all year round. 

CAMEROON

WHO EATS WHAT?

THAILAND

In Thailand, where consumption of insects is growing, grilled crickets are an increasingly sought-after dish. There are many small and medium-sized cricket farms. For some years now, the country has been home to what could be the world’s largest cricket-breeding operation. It harbours more than 50 million insects on one site, producing 3.5 tonnes of flour per month for the European market.

FRANCE

Breeding edible insects is still uncommon in Europe. But some companies have taken the plunge… The first one to do so in France was established in 2011 and breeds various insects, including mealworms (Tenebrio molitor). Available whole or dried, they are offered, for example, as snacks and appetisers, or as ingredients in energy and chocolate bars.

ZIMBABWE

In East and South Africa, the mopane worm is both part of the diet and a source of extra income for the many rural families that collect them. Almost a billion worms is harvested each year. Now considered to be overexploited, they are the focus of a breeding project involving farmers and scientists, who are studying new food sources.

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The new stars of a sustainable industry

Following

In Thailand, where consumption of insects is growing, grilled crickets are an increasingly sought-after dish. There are many small and medium-sized cricket farms. For some years now, the country has been home to what could be the world’s largest cricket-breeding operation. It harbours more than 50 million insects on one site, producing 3.5 tonnes of flour per month for the European market.

In East and South Africa, the mopane worm is both part of the diet and a source of extra income for the many rural families that collect them. Almost a billion worms is harvested each year. Now considered to be overexploited, they are the focus of a breeding project involving farmers and scientists, who are studying new food sources.

Breeding edible insects is still uncommon in Europe. But some companies have taken the plunge… The first one to do so in France was established in 2011 and breeds various insects, including mealworms (Tenebrio molitor). Available whole or dried, they are offered, for example, as snacks and appetisers, or as ingredients in energy and chocolate bars.

In Thailand, where consumption of insects is growing, grilled crickets are an increasingly sought-after dish. There are many small and medium-sized cricket farms. For some years now, the country has been home to what could be the world’s largest cricket-breeding operation. It harbours more than 50 million insects on one site, producing 3.5 tonnes of flour per month for the European market.

The larvae of the palm weevil are highly valued in several parts of the world. In central Africa, the growing demand is resulting in the felling of raffia palms, on which the larvae feed. In response, a breeding project was launched in 2015. Breeding, which is eight times more productive than manual collection, is also more sustainable, as it requires only minimal quantities of raffia fibres.

In East and South Africa, the mopane worm is both part of the diet and a source of extra income for the many rural families that collect them. Almost a billion worms is harvested each year. Now considered to be overexploited, they are the focus of a breeding project involving farmers and scientists, who are studying new food sources.

Breeding edible insects is still uncommon in Europe. But some companies have taken the plunge… The first one to do so in France was established in 2011 and breeds various insects, including mealworms (Tenebrio molitor). Available whole or dried, they are offered, for example, as snacks and appetisers, or as ingredients in energy and chocolate bars.

The larvae of the palm weevil are highly valued in several parts of the world. In central Africa, the growing demand is resulting in the felling of raffia palms, on which the larvae feed. In response, a breeding project was launched in 2015. Breeding, which is eight times more productive than manual collection, is also more sustainable, as it requires only minimal quantities of raffia fibres.

THE NEW STARS OFA SUSTAINABLE INDUSTRY

Producing food for human consumption requires significant quantities of plant or animal proteins and generates mountains of organic waste. Making flour from insects offers a solution to both of these issues. The insects most commonly used in this fledgling agro-industry, which is really taking off around the world, are the larvae of the black soldier fly (Hermetia illucens). Why? Because of their rapid life cycle and high protein content. But mostly, because these voracious larvae feed on organic waste that we have no use for otherwise. The black soldier fly is harmless to humans and does not carry any disease.

Under the microscopeFEED THE LARVAEWITH ORGANIC WASTE

Farmed fish today are essentially fed on fish and soya meal. These two products have a substantial effect on the environment, so it would make sense to replace them with insect flour, which is becoming comparatively cheaper to produce. The various projects to breed insects for flour production, while still in the early stages, involve technologies and production tools that are already in use. The key problem in this regard lies in the food supply for the larvae, as the waste stream is not sufficiently well organised or regulated. Nevertheless, more than a billion tonnes of organic waste (animal excrement, out-of-date food, palm-oil production residue, etc.) could be exploited across the world each year by developing farms of insects adapted to local conditions.

FollowingInsects in danger

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Insects onour plates

Farmed fish today are essentially fed on fish and soya meal. These two products have a substantial effect on the environment, so it would make sense to replace them with insect flour, which is becoming comparatively cheaper to produce. The various projects to breed insects for flour production, while still in the early stages, involve technologies and production tools that are already in use. The key problem in this regard lies in the food supply for the larvae, as the waste stream is not sufficiently well organised or regulated. Nevertheless, more than a billion tonnes of organic waste (animal excrement, out-of-date food, palm-oil production residue, etc.) could be exploited across the world each year by developing farms of insects adapted to local conditions.

A black soldier fly laysaround 1,000 eggs → fast and efficient reproduction

Breeding and conversion unit

Its larvae feed on organic waste→ waste recycling

They grow to 5,000 times their original size in 2 weeks→ protein and lipid production(high yield and high nutritional quality)

They are dried and groundto make flour…

…or kept alive

The insects’ droppings are collected

Other byproducts can be recovered (oil, chitin, etc.)

Organic-waste production→ food for insects

Agricultural and fish farming

By replacing fish and soya meal, the larvae help reduce deforestation and over-fishing

Other industries: factories, schools, supermarkets

HOW THE LARVAE OF THE BLACK SOLDIER FLY CONVERT WASTE INTO PROTEIN

Fertiliser production

Free-rangepoultry farming

Livestock farming (pisciculture, pigs, chickens)

FollowingInsects in danger

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All over the world, evidence is mounting of insect populations in decline due to pressure on the environment caused by human activity. At the same time, this environmental disruption is benefiting certain species that cause problems for humans: crop pests and disease carriers are now more prevalent than ever.

But for us to benefit from all the services provided by insects, it is essential that we protect them!

...ils représentent 3/4 des animaux sur terre

Is it true that...BEES ARE GOINGTO DISAPPEAR?

First, we need to distinguish between honeybees and wild bees. The former, used in beekeeping, are suffering significant excess mortality, yet the overall number of hives is increasing every year. The reason for the excess mortality is still not clear, but it could be due to a number of factors: exposure to pesticides, lack of flowering plants and increase in pathogens and parasites. As for wild bees, their numbers are also in significant decline, largely due to the modification and destruction of their habitats (removal of hedges, scarcity of flowers), but also, in no small part, to the detrimental impact of pesticides.

CHANGES IN LAND USE: urbanisation, industrialisation, deforestation, mining…

GREENHOUSE-GAS EMISSIONS: global warming: +0.7°C, on average, since 1970

INTENSIVE FARMING: increased use of pesticides, fertilisers, hormones and antibiotics…

GLOBALISED TRADE: spread of exotic species via international trade and travel

HUMAN ACTIVITY…

… CAUSES THE REDISTRIBUTIONAND COLLAPSE OF INSECT POPULATIONS

Displacement and spread from warm zones to colder zones and higher altitudes.

Total insect biomass has declined by 2.5% every year for the last 30 years.

The decline has been particularly steep in isolated environments, such as islands. The Caribbean island of Puerto Rico has lost 60% of its insects in the last 50 years.

Under the microscopeEXTINCTION OR DECLINE?

It’s too early to be talking about a mass extinction. But one thing we can be sure of is that in all locations where scientists have conducted long-term studies, many insect populations are plummeting. All species, whether rare or common, generalist or specialist, are affected – apart from certain populations closely associated with crops or tree plantations. This biodiversity crisis is evidence of the negative impact of human activity on the environment. It could lead to the extinction of some species and, especially, to major disturbances in how ecosystems function. It is difficult, however, to determine the exact extent of this phenomenon with any degree of certainty. We must continue to monitor the populations and understand their dynamics.

First, we need to distinguish between honeybees and wild bees. The former, used in beekeeping, are suffering significant excess mortality, yet the overall number of hives is increasing every year. The reason for the excess mortality is still not clear, but it could be due to a number of factors: exposure to pesticides, lack of flowering plants and increase in pathogens and parasites. As for wild bees, their numbers are also in significant decline, largely due to the modification and destruction of their habitats (removal of hedges, scarcity of flowers), but also, in no small part, to the detrimental impact of pesticides.

It’s too early to be talking about a mass extinction. But one thing we can be sure of is that in all locations where scientists have conducted long-term studies, many insect populations are plummeting. All species, whether rare or common, generalist or specialist, are affected – apart from certain populations closely associated with crops or tree plantations. This biodiversity crisis is evidence of the negative impact of human activity on the environment. It could lead to the extinction of some species and, especially, to major disturbances in how ecosystems function. It is difficult, however, to determine the exact extent of this phenomenon with any degree of certainty. We must continue to monitor the populations and understand their dynamics.

NOW... IT’S UP TO USTO PROTECT INSECTS!

Exhibition conception and credits

CHANGE HOW WE VIEW INSECTS

• Educate everyone, spark curiosity• Raise awareness oh the value and importance of insects• Develop participatory science initiatives• Use recreational initiatives to show insects in their environment

CONDUCT RESEARCH

• Increase basic knowledge of insects and ecosystems• Train entomologists• Record species numbers and monitor populations• Study the impact of human activity on habitats• Assess the value of the services provided by ecosystems

SAFEGUARD THE MOST FRAGILE HABITATS

• Protect the primary forests, particularly the vast areas of intact rainforest• Preserve natural habitats (prairies, deserts, savannah, wetlands, etc.)• Maintain and create new protected zones and biosphere reserves

ORGANISE AND USE RESOURCES DIFFERENTLY

• Promote agroecology and bio-agriculture, reduce pesticide use• Practice sustainable forestry• Avoid breaking up habitats, create biological corridors• Develop green spaces and green infrastructure in urban areas

STRENGTHEN CONSERVATION POLICIES

• Protect species and populations by laws at all levels: local, national and international• Embrace international agreements on biological diversity and the protection of and trade in endangered species• Acknowledge the value of the services provided by ecosystems

Resources

• Increase basic knowledge of insects and ecosystems• Train entomologists• Record species numbers and monitor populations• Study the impact of human activity on habitats• Assess the value of the services provided by ecosystems

• Protect the primary forests, particularly the vast areas of intact rainforest• Preserve natural habitats (prairies, deserts, savannah, wetlands, etc.)• Maintain and create new protected zones and biosphere reserves

• Educate everyone, spark curiosity• Raise awareness oh the value and importance of insects• Develop participatory science initiatives• Use recreational initiatives to show insects in their environment

• Protect species and populations by laws at all levels: local, national and international• Embrace international agreements on biological diversity and the protection of and trade in endangered species• Acknowledge the value of the services provided by ecosystems

• Promote agroecology and bio-agriculture, reduce pesticide use• Practice sustainable forestry• Avoid breaking up habitats, create biological corridors• Develop green spaces and green infrastructure in urban areas

TO BE AN INSECT A SPECIESMUST HAVE…

A pair of antennaes

Three pairs of jointed limbs

A pair of compound eyes

A body comprising three segments:

Abdomen

Head

Thorax

Scientific directionOlivier Dangles - IRD CEFE – Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (IRD / CNRS / Université de Montpellier / Université Paul Valéry Montpellier / EPHE)

David Roiz – IRD MIVEGEC – Maladies Infectieuses et Vecteurs : Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle (IRD / CNRS / Université de Montpellier) Michel Sauvain – IRD PHARMADEV – Pharmacochimie et biologie pour le ­développement (Université Toulouse III-Paul Sabatier / IRD) Jean-François Silvain – ­Président de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) et Directeur de recherche IRDFrédéric Simard – IRD MIVEGEC – Maladies Infectieuses et Vecteurs : Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle (IRD / CNRS / ­Université de ­Montpellier)Exhibition produced by the IRD’s scientific and technological culture mission:Conception - Writing:Dora Courbon-Tavcar under the direction of­Marie-Lise SabriéandCaroline VilatteGraphic design, illustration and layout:Lou Rihn et Ondine PannetTypography:Faune, Alice Savoie / CnapGenially animation: Caroline VilatteSounds : sound liberary of MNHN Juan Sebastian Ulloa, Diego Llusia et Fernand Deroussen / Amandine Gasc

Commission

Scientific committeeCatherine Aubertin – IRD PALOC – Patrimoines locaux, environnement et globalisation (IRD / MNHN) Amandine Gasc – IRD IMBE – Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Écologie marine et continentale (Aix-Marseille ­Uni- versité / CNRS / Avignon Université / IRD) Pascal Jouquet – IRD iEES – Institut d’écologie et des sciences de l’environ­nement de Paris (Sorbonne Université / IRD / CNRS / INRAE / UPEC / Université de Paris) Laure Kaiser-Arnauld – CNRS EGCE – Évolution, Génomes, Comportement et Écologie (CNRD / IRD / Université Paris Sud) Esther Katz – IRD PALOC – Patrimoines locaux environnement et globalisation (IRD / MNHN) Gael Kergoat – INRAE CBGP – Centre de Biologie pour la Gestion des Populations (INRAE /  CIRAD / IRD / Montpellier SupAgro) Philippe Le Gall – IRD EGCE – Évolution, Génomes, Comportement et Écologie (CNRS / IRD / Université Paris Sud) Roland Lupoli – IRD iEES Paris – Institut d’écologie et des sciences de l’environnement de Paris (Sorbonne Université / IRD / CNRS /  ­INRAE / UPEC / Université de Paris) Fabrice Requier – IRD EGCE – Evolution, génomes, comportement et écologie (CNRS / IRD / Université Paris Sud)

Insects to the planet’s rescue

©IRD, 2020