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Voyage au centre de la terre

lire

(Jules Verne)

Présentation réalisée par A.Desandère - Professeur de Lettres dans l'Académie de Lille

Journee "Lettres et Numerique"

Présentation de madame Desandère, Académie de Lille

Contexte pedagogique

Le projet a été mené dans une classe de 3è (plusieurs séances en interdisciplinarité Français / SVT / Technologie).

Partie du programme : PROGRES ET REVES SCIENTIFIQUES"Poser la question des rapports entre les sciences et la littérature, notamment à travers les oeuvres mettant en scène la figure du savant, créateur du bonheur de demain ou figure malfaisante et diabolique".L'oeuvre peut être étudiée en classe de 1è Technologique (programme 2019/2020/2021).

Points de résistance: - Oeuvre longue (plus de 300 pages)- Connaissances scientifiques que ne maîtrisent pas forcément les élèves.Problématique :Comment faire en sorte que tous les élèves s'investissent personnellement, qu'ils prennent possession de l'oeuvre, et si possible qu'ils éprouvent du plaisir ?

Problématique disciplinaire

Les élèves problématisent lA LECTURE DU ROMAN

TEXTES

Séance détaillée

Pourquoi?Problématiser, c'est donner du sens et du lien à chaque activité de la séquence. C'est créer un espace de recherche qui permette aux élèves de pouvoir penser.Grâce aux séances de lecture et à l'interdisciplinarité, les élèves travaillent sur la place et l'insertion des sciences et du discours scientifique dans la fiction. Ils analysent ainsi comment la fiction se nourrit de la science. Cette approche serait bien sûr réductrice si elle n'envisageait pas de se demander comment la fcition peut nourrir elle aussi la science.

Comment ?En confrontant 2 textes de 1866 consultables sur le site de la BNF : une préface de Louis Figuier (scientifique) à La Terre avant le Déluge et un Avertissement au lecteur de l'éditeur Jules Hetzel dans les Aventures du capitaine Hatteras de Jules Verne.

(texte 1) PRÉFACE (de La Terre avant le déluge)Je vais soutenir une thèse étrange.Je vais prétendre que le premier livre à mettre entre les mains de l'enfance doit se rapporter à l'histoire naturelle ; et qu'au lieu d'appeler l'attention admirative des jeunes intelligences sur les fables de la Fontaine, les aventures du Chat botté, l'histoire de Peau d'âne, ou les amours de Vénus, il faut la diriger sur les spectacles naïfs et simples de la nature : la structure d'un arbre, la composition d’une fleur, les organes des animaux, la perfection des formes cristallines d'un minéral, l'arrangement intérieur des couches composant la terre.Bien des lecteurs vont se récrier à une proposition pareille. N'est-il pas évident, en effet, que les contes de fées, les fables, les légendes, la mythologie, ont toujours été le premier aliment intellectuel offert à l'enfance, le moyen naturel de l'amuser et de la distraire ?Et, ajoutera-t-on, la société ne s'en porte pas plus mal !C'est ici que je vous arrête.Je pense, tout au contraire, que le mal de notre société peut, en partie, être attribué à cette cause. C'est parce qu'on l'a nourrie du dangereux aliment du mensonge, que la génération actuelle renferme tant d'esprits faux, faibles et irrésolus, prompts à la crédulité, enclins au mysticisme, prosélytes acquis d'avance à toute conception chimérique, à tout extravagant système.La proposition que nous voulons défendre était donc moins paradoxale qu'elle ne le paraissait d'abord. Les contes et les légendes que l’on donne en pâture à l'enfance sont dangereux, parce qu'ils entretiennent et surexcitent cette inclination au merveilleux qui n'est déjà que trop naturelle à l'esprit humain. Les premiers livres donnés à l'enfance ne devraient tendre qu'à fortifier, qu'à consolider sa jeune raison.Ces notions rigoureuses, ces vérités incontestables, dont il importe de nourrir l'enfance et la jeunesse, sont-elles d'ailleurs difficiles à trouver? Faut-il, pour les lui présenter, imposer à l'enfant une grande fatigue ? Il suffit de le prendre par la main, de le mener dans la campagne et de lui dire d'ouvrir les yeux.Nous avons voué notre existence à la tâche, difficile sans doute, mais assurément féconde en douces satisfactions, de répandre dans la masse du public contemporain le goût des études scientifiques. Ce que nous avons fait jusqu'à ce jour pour les intelligences toutes formées,nous voulons le tenter maintenant pour les intelligences naissantes. Fortement pénétré des immenses avantages que présente dans le jeune âge l'étude ou le simple examen de la nature, et de la nécessité de mettre de très-bonne heure les esprits dans le chemin des vérités scientifiques, nous avons formé le projet de composer, pour l'instruction et la distraction de la jeunesse, un ensemble d'ouvrages didactiques sur l'histoire naturelle. Louis Figuier(texte 2) AVERTISSEMENT DE L’ÉDITEUR(…) Les critiques les plus autorisés ont salué dans M. Jules Verne un écrivain d’un tempérament exceptionnel, auquel, dès ses débuts, il n’était que juste d’assigner une place à part dans les lettres françaises. Conteur plein d’imagination et de feu, écrivain original et pur, esprit vif et prompt, égal aux plus habiles dans l’art de nouer et de dénouer les drames inattendus qui donnent un si puissant intérêt à ses hardies conceptions, et à côté de cela profondément instruit, il a créé un genre nouveau. Ce qu’on promet si souvent, ce qu’on donne si rarement, l’instruction qui amuse, l’amusement qui instruit, M. Verne le prodigue sans compter dans chacune des pages de ses émouvants récits.Les Romans de M. Jules Verne sont d’ailleurs arrivés à leur point. Quand on voit le public empressé courir aux conférences qui se sont ouvertes sur mille points de la France, quand on voit qu’à côté des critiques d’art et de théâtre, il a fallu faire place dans nos journaux aux comptes rendus de l’Académie des Sciences, il faut bien se dire que l’art pour l’art ne suffit plus à notre époque, et que l’heure est venue où la science a sa place faite dans le domaine de la littérature.Le mérite de M. Jules Verne, c’est d’avoir le premier, et en maître, mis le pied sur cette terre nouvelle, c’est d’avoir mérité qu’un illustre savant, parlant des livres que nous publions, en ait pu dire sans flatterie : « Ces romans, qui vous amuseront comme les meilleurs d’Alexandre Dumas, vous instruiront comme les livres de François Arago. »Petits et grands, riches et pauvres, savants et ignorants, trouveront donc plaisir et profit à faire des excellents livres de M. Verne les amis de la maison et à leur donner une place de choix dans la bibliothèque de la famille.L’édition illustrée par M. Riou, que nous en donnons aujourd’hui, à un bon marché inusité et dans des conditions qui en font un livre de vrai luxe, témoigne de la confiance que nous avons dans la valeur de l’œuvre que nous tenons à honneur de populariser, et dans le goût du public de tout rang et de tout âge, à qui nous l’offrons.Nous publierons successivement, après les Aventures du capitaine Hatteras, qui se composent des Anglais au pôle nord pour la première partie, et du Désert de glace pour la seconde, -le Voyage au centre de la terre, revu et augmenté de plusieurs chapitres nouveaux par l’auteur, -De la terre à la lune- et Cinq semaines en ballon.Les œuvres nouvelles de M.Verne viendront s’ajouter successivement à cette édition, que nous aurons soin de tenir toujours au courant. Les ouvrages parus et ceux à paraître embrasseront ainsi dans leur ensemble le plan que s’est proposé l’auteur, quand il a donné pour sous-titre à son œuvre celui de Voyages dans les Mondes connus et inconnus. Son but est, en effet, de résumer toutes les connaissancesgéographiques, géologiques, physiques, astronomiques, amassées par la science moderne, et de refaire, sous la forme attrayante et pittoresque qui lui est propre, l’histoire de l’univers. J. Hetzel.

Déroulement de la séance :1) La moitié de la classe travaille à partir du texte de Louis Figuier (Scientifique de profession), l'autre moitié travaille à partir du texte de jules Hetzel (éditeur de Jules Verne). Les élèves sont répartis en groupes.Questions :(texte 1) Quelle est la thèse défendue par Louis Figuier (à reformuler en quelques phrases)? Quel est son projet?(texte 2) Quels sont les principes qui guident Hetzel dans l'édition des œuvres de Jules Verne? (à reformuler en quelques phrases).2) (Mise en commun) Les rapporteurs des différents groupes proposent leur reformulation des deux projets en s'appuyant sur le texte.3) Maintenant que les élèves ont eu connaissance des arguments de Louis Figuier, il leur est demandé de s'interroger sur le projet de Hetzel de diffuser des connaissances sous une forme romanesque.Quelques exemples de questions soulevées par les élèves :- Entrer dans les Sciences par la fiction, est-ce bien raisonnable?- Un auteur de romans a-t-il le droit d'écrire des textes scientifiques?- Un romancier qui parle de la science, est-ce bien sérieux?

Projet du professeur

L'étude de l'oeuvre permet aussi d'interroger le rapport de l' Homme au savoir. En effet, la relation maître-élève, incarnée par le couple Lidenbrock-Axel, illustre, dans la fiction, la fonction didactique recherchée par l'éditeur du roman de Jules Verne. Pour engager les élèves dans cette réflexion, on s'attarde en particulier sur l'évolution du jeune Axel dans le roman. Axel n'est pas prêt à se lancer avec son oncle dans l'expédition. Au début de l'aventure, le jeune homme de dix-neuf ans "subit" les discours scientifiques du professeur. Avec scepticisme, il écoute plus qu'il n'agit. La découverte des couches géologiques marque une première étape dans le rapport du personnage à la connaissance. Il s'émerveille devant le spectacle enchanteur de la nature et se montre moins réticent à l'idée de poursuivre l'aventure. Mais le véritable tournant est le passage de la galerie obscure. En imagination, Axel remonte les époques jusqu'à l'origine du monde et, en sortant de la "caverne", le personnage n'est plus le même. Il est désormais mû par le désir d'apprendre et de comprendre et entraîne à son tour son oncle. A la fin du roman, le professeur continue d'écrire pour des revues scientifiques et Axel devient l'auteur du roman "scientifique" que nous venons de lire!Notre projet pédagogique est aussi d'engager les élèves dans une démarche de réflexion et de création. A travers la réalisation d'un musée virtuel sous la forme d'une application numérique, il incombe aux élèves de développer des attitudes, des compétences pour à leur tour transmettre les connaissances qu'ils auront acquises en littérature et en sciences.

LES MOYENS MIS EN PLACE

S'approprier l'oeuvre...

En lisant à haute voix de nombreux passages

En écrivant

En participant à un projet interdisciplinaire

(écrits d'appropriation)

(un apprentissage progressif)

(Création d'une application numérique)

L'ORAL

La lecture à voix haute comme appropriation subjective.

Séance 1

Objectifs : - écouter sa voix et éprouver ses possibilités - adapter sa parole à l'effet que l'on souhaite donner.

Il y a en minéralogie bien des dénominations semi-grecques, semi-latines, difficiles à prononcer, de ces rudes appellations qui écorcheraient les lèvres d’un poète. Je ne veux pas dire du mal de cette science. Loin de moi. Mais lorsqu’on se trouve en présence des cristallisations rhomboédriques, des résines rétinasphaltes, des ghélénites, des fangasites, des molybdates de plomb, des tungstates de manganèse et des titaniates de zircône, il est permis à la langue la plus adroite de fourcher.Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, chapitre 1.

Texte :

SEANCE

Exemples lectures élèves ci-dessous :

« Parler et écouter sa voix»Support : extrait du chapitre 1 du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.Activité 1 :Les élèves, texte en main, procèdent dans un premier temps à une lecture silencieuse. Si l’effectif n’est pas très important (séance d’AP par exemple) les élèves et le professeur se placent en rond de manière à ce que tous se voient.Dans un deuxième temps, les élèves et le professeur lisent à voix haute et en même temps le texte demanière neutre, sans vouloir créer un effet, ni restituer du sens. Il leur est demandé de s’appliquer à respecter l’articulation, la sonorités des mots et le rythme.Enfin , le professeur demande à un élève volontaire de relire le texte en lui imposant un effet à rendre (amusé, enthousiaste, péremptoire...).Avec le groupe-classe, on met en évidence les différents aspects qui permettent de jouer avec sa voix :la hauteur : du grave à l'aigul'intensité : du chuchotement aux hurlementsle débit : de la lenteur à l’extrême vitesseActivité 2 :On propose aux élèves l’activité suivante :« Tu vas relire individuellement le texte de Jules Verne en choisissant l’effet que tu veux rendre. Pour y parvenir, n’oublie pas de réfléchir aux variations que tu peux apporter à ta voix. Tu dois ensuite t’enregistrer chez toi. »(Aide) Voici des effets que tu peux rendre : angoissé, amoureux, enjoué, capricieux, tendre, doux, désespéré, énergique, dégoûté, étonné, passionné, joyeux, furieux, en colère, gai, mélancolique, triste, plaintif, solennel, calme, aimable, excité, enthousiaste, agacé, grave, scandalisé, admiratif, emporté, sérieux, fâché, soulagé, incertain, sceptique, indifférent, péremptoire, maniéré, autoritaire…

Séance 2

Entrer dans la lecture par une lecture chorale

Objectifs:- Engager l'élève dans une démarche de compréhension de plus en plus fine.- Mettre tous les élèves en activité

Compétences:- Exploiter les ressources expressives et créatives de la parole.- Élaborer une interprétation de textes littéraires

Mise en place :

Les élèves, en groupe, sont confrontés au texte et à ses difficultés : échanges, paraphrase... " Comment allez-vous le lire?"Lecture chorale enregistrée avec justification des choix sur papier. (Pourquoi un changement de lecteur à cet endroit? Pourquoi ce changement de débit?...)Diffusion de 2 enregistrements au cours suivant. Le texte est vidéoprojeté pour faciliter les repérages, les élèves justifient leurs choix et entrent davantage dans le texte.

TEXTE

Le professeur Lidenbrock et son neveu Axel, qui sont partis d’Allemagne, voyagent à travers le nord de l’Europe. Le guide islandais, Hans, permet aux explorateurs d’atteindre le sommet du volcan appelé Sneffels.✱ ✱ ✱Le déjeuner terminé, mon oncle tira de sa poche un carnet destiné aux observations ; il prit successivement ses divers instruments et nota les données suivantes :Lundi 1er juillet.Chronomètre : 8 h. 17 m. du matin.Baromètre : 29 p. 7 l.Thermomètre : 6°.Direction : E.-S.-E.Cette dernière observation s’appliquait à la galerie obscure et fut indiquée par la boussole.« Maintenant, Axel, s’écria le professeur d’une voix enthousiaste, nous allons nous enfoncer véritablement dans les entrailles du globe ! Voici donc le moment précis auquel notre voyage commence. »Cela dit, mon oncle prit d’une main l’appareil de Ruhmkorff suspendu a son cou ; de l’autre, il mit en communication le courant électrique avec le serpentin de la lanterne, et une assez vive lumière dissipa les ténèbres de la galerie.Hans portait le second appareil, qui fut également mis en activité. Cette ingénieuse application de l’électricité nous permettait d’aller longtemps en créant un jour artificiel, même au milieu des gaz les plus inflammables.« En route ! » fit mon oncle.Chacun reprit son ballot. Hans se chargea de pousser devant lui le paquet des cordages et des habits, et, moi troisième, nous entrâmes dans la galerie.Au moment de m’engouffrer dans ce couloir obscur, je relevai la tête, et j’aperçus une dernière fois, par le champ de l’immense tube, ce ciel de l’Islande « que je ne devais plus revoir. »La lave, à la dernière éruption de 1229, s’était frayé un passage à travers ce tunnel. Elle tapissait l’intérieur d’un enduit épais et brillant ; la lumière électrique s’y réfléchissait en centuplant son intensité.Toute la difficulté de la route consistait à ne pas glisser trop rapidement sur une pente inclinée à quarante-cinq degrés environ ; heureusement certaines érosions, quelques boursouflures tenaient lieu de marches, et nous n’avions qu’à descendre en laissant filer nos bagages retenus par une longue corde.Mais ce qui se faisait marche sous nos pieds devenait stalactites sur les autres parois. La lave, poreuse en de certains endroits, présentait de petites ampoules arrondies ; des cristaux de quartz opaque, ornés de limpides gouttes de verre et suspendus à la voûte comme des lustres, semblaient s’allumer à notre passage. On eût dit que les génies du gouffre illuminaient leur palais pour recevoir les hôtes de la terre.« C’est magnifique ! m’écriai-je involontairement. Quel spectacle, mon oncle ! Admirez-vous ces nuances de la lave qui vont du rouge brun au jaune éclatant par dégradations insensibles ? Et ces cristaux qui nous apparaissent comme des globes lumineux ?— Ah ! tu y viens, Axel ! répondit mon oncle. Ah ! tu trouves cela splendide, mon garçon ! Tu en verras bien d’autres, je l’espère. Marchons ! Marchons ! »Jules Verne,Voyage au centre de la Terre, extrait du chapitre 18

séance 2suite

Sur le tableau latéral, trois axes de lecture sont synthétisés sous forme de notes au fur et à mesure de la lecture analytique.

5. Rédaction d'un des axes en séance d'AP.

Séance AP

Exercice : rédiger un paragraphe de commentaire à partir du plan de la lecture analytique (chapitre 18, pages 169 à 172)Aide 1 :Voici quelques verbes que vous pouvez utiliser pour rédiger votre paragraphe. suscitercréerprovoquerdésignerreprésenterévoquerexprimermontrersoulignermettre en avantinsister surAide 2 :Pour justifier votre réponse, vous devez souvent citer le texte.J’introduis la citation en l’intégrant dans une phrase grâce aux expressions« comme », « par exemple », « ainsi », « comme l'indique », « comme le prouve », « en effet » etc..Il en est de même pour les deux points (:).Exercice : rédiger un paragraphe de commentaire à partir du plan de la lecture analytique (chapitre 18, pages 169 à 172)Aide 1 :Voici quelques verbes que vous pouvez utiliser pour rédiger votre paragraphe. suscitercréerprovoquerdésignerreprésenterévoquerexprimermontrersoulignermettre en avantinsister surAide 2 :Pour justifier votre réponse, vous devez souvent citer le texte.J’introduis la citation en l’intégrant dans une phrase grâce aux expressions« comme », « par exemple », « ainsi », « comme l'indique », « comme le prouve », « en effet » etc..Il en est de même pour les deux points (:).Aide 3 : Pour ta première phrase réponse, tu peux reprendre le titre des parties et introduire un adjectif :Le voyage est...Voici les réponses que certains élèves de la classe ont rédigées :1) Les personnages s’enfoncent de plus en pluset leur aventure va devenir de plus en plus dangereuse. Entre les chemins glissants et les « gaz les plus inflammable », ils ont intérêt à faire attention et à s’atacher comme des spéléologues. Le voyage a l’air périlleux. En effet, l’auteur a mis en avant les risques, par exemple à la ligne 26 : « Toute la difficulté de la route consistait à ne pas glisser trop rapidement sur une pente inclinée à quarante-cinq degrés environ ». Pendant ce long voyage, les personnages s’enfoncent beaucoup dans le volcan. L’impression de profondeur est créée par ce double mouvement vers le haut quand Axel regarde le ciel qui semble bien loin et vers le bas quand c’est la descente qui est évoquée. Cela montre que les personnages sont déjà loin de la surface. Avec la métaphore « les entrailles de la terre », il est suggéré que les personnages s’enfoncent à l’intérieur du corps d’un être vivant monstrueux.(Réponse de Shanya)2) Le voyage est une aventure scientifique et technique. L’auteur nous le rappelle car il a introduit, à l’intérieur du récit, les notes que le professeur Lidenbrock auraient prises sur son carnet de travail : Chronomètre : 8 h. 17 m. du matin / Baromètre : 29 p. 7 l. / Thermomètre : 6°. / Direction : E.-S.-ELes personnages s’éclaire grâce à l’appareil de Ruhmkoff » (ligne 12). Des termes précis et scientifiques sont mentionnés : « les cristaux de quartz », « les stalactites », « la lave » pour décrire les lieux.(Réponse de Mathilde P.)3) Cette aventure que Lidenbrock, Axel et Hans vivent est splendide, magique car le narrateur décrit la splendeur du volcan. En effet, il y a des nuances de jaune éclatant, la beauté de la lave séchée, les cristaux de quartz. L’intérieur de la grotte de lave est comparée à un palais qui va accueillir les hôtes de la Terre. L’auteur met en avant la beauté des lieux en insistant sur les réactions des personnages qui ressentent de l’étonnement et de l’admiration : « Magnifique ! », « Quel spectacle ! ». Les mots et expressions du champ lexical de la lumière, comme « la lumière électrique s’y réfléchissait en centuplant son intensité », « des cristaux de quartz… semblaient s’allumer à notre passage », « des ampoules arrondies », « des lustres », « les globes lumineux » insistent sur l’éblouissement des personnages devant le spectacle que la nature leur offre. Le roman a un côté réaliste mais aussi féérique.(Réponse de Alexandre et Matthias)

4. Nouvelle lecture enregistrée.

Exercice : rédiger un paragraphe de commentaire à partir du plan de la lecture analytique (chapitre 18, pages 169 à 172)Aide 1 :Voici quelques verbes que vous pouvez utiliser pour rédiger votre paragraphe. suscitercréerprovoquerdésignerreprésenterévoquerexprimermontrersoulignermettre en avantinsister surAide 2 :Pour justifier votre réponse, vous devez souvent citer le texte.J’introduis la citation en l’intégrant dans une phrase grâce aux expressions« comme », « par exemple », « ainsi », « comme l'indique », « comme le prouve », « en effet » etc..Il en est de même pour les deux points (:).Aide 3 : Pour ta première phrase réponse, tu peux reprendre le titre des parties et introduire un adjectif :Le voyage est...Voici les réponses que certains élèves de la classe ont rédigées :1)Les personnages s’enfoncent de plus en plusetleur aventure va devenir de plus en plus dangereuse. Entre les chemins glissants et les « gaz les plus inflammable », ils ont intérêt à faire attention et à s’atacher comme des spéléologues. Le voyage a l’air périlleux. En effet, l’auteur a mis en avant les risques, par exemple à la ligne 26 : « Toute la difficulté de la route consistait à ne pas glisser trop rapidement sur une pente inclinée à quarante-cinq degrés environ ». Pendant ce long voyage, les personnages s’enfoncent beaucoup dans le volcan. L’impression de profondeur est créée par ce double mouvement vers le haut quand Axel regarde le ciel qui semble bien loin et vers le bas quand c’est la descente qui est évoquée. Cela montre que les personnages sont déjà loin de la surface. Avec la métaphore « les entrailles de la terre », il est suggéré que les personnages s’enfoncent à l’intérieur du corps d’un être vivant monstrueux. (Réponse de Shanya)2)Le voyage est une aventure scientifique et technique. L’auteur nous le rappelle car il a introduit, à l’intérieur du récit, les notes que le professeur Lidenbrock auraient prises sur son carnet de travail : Chronomètre : 8 h. 17 m. du matin / Baromètre : 29 p. 7 l. / Thermomètre : 6°. / Direction : E.-S.-ELes personnages s’éclaire grâce à l’appareil de Ruhmkoff » (ligne 12). Des termes précis et scientifiques sont mentionnés : « les cristaux de quartz », « les stalactites », « la lave » pour décrire les lieux. (Réponse de Mathilde P.)3) Cette aventure que Lidenbrock, Axel et Hans vivent est splendide, magique car le narrateur décrit la splendeur du volcan. En effet, il y a des nuances de jaune éclatant, la beauté de la lave séchée, les cristaux de quartz. L’intérieur de la grotte de lave est comparée à un palais qui va accueillir les hôtes de la Terre. L’auteur met en avant la beauté des lieux en insistant sur les réactions des personnages qui ressentent de l’étonnement et de l’admiration : « Magnifique ! », « Quel spectacle ! ». Les mots et expressions du champ lexical de la lumière, comme « la lumière électrique s’y réfléchissait en centuplant son intensité », « des cristaux de quartz… semblaient s’allumer à notre passage », « des ampoules arrondies », « des lustres », « les globes lumineux » insistent sur l’éblouissement des personnages devant le spectacle que la nature leur offre. Le roman a un côté réaliste mais aussi féérique. (Réponse de Alexandre et Matthias)

3. Progression d'apprentissage et autonomie...

Lecture expressive d'un passage au choix.En classe, les élèves découvrent des passages qui ont été présélectionnés par le professeur. Ceux qui ont choisi le même passage se rassemblent et échangent sur le texte (paraphrase, questionnement sur le choix du passage par rapport au projet de lecture...); le professeur circule dans la classe pour accompagner la lecture, favoriser la compréhension, faire émerger l'interprétation.A la maison, les élèves enregistrent leur lecture du passage, situent l'extrait dans l'oeuvre et justifient le choix du passage.

Lecture expressive de deux passages analysés en classe.Modalités : La première lecture porte sur un des deux extraits, enregistrée en temps libre. Ainsi les élèves peuvent multiplier les enregistrements et profiter de chaque écoute pour progresser. On valorise l'audibilité et le rythme. La deuxième évaluation porte sur un enregistrement pris en temps limité, réalisé en classe (séance AP). On reprend les critères de réussite précédents mais on attend aussi de l'élève qu'il imprime désormais une "couleur" au texte pour montrer sa compréhension.

Les élèves préparent trois lectures en autonomie.

texte 1

Texte 2

Durant des jours, les explorateurs avancent au rythme des strates géologiques. Ils atteignent alors une immense cavité dans un continent souterrain. Pour traverser une vaste mer, ils embarquent sur un radeau construit par Hans.Cependant mon imagination m’emporte dans les merveilleuses hypothèses de la paléontologie. Je rêve tout éveillé. Je crois voir à la surface des eaux ces énormes Chersites, ces tortues antédiluviennes, semblables à des îlots flottants. Sur les grèves assombries passent les grands mammifères des premiers jours, le Leptotherium, trouvé dans les cavernes du Brésil, le Mericotherium, venu des régions glacées de la Sibérie. Plus loin, le pachyderme Lophiodon, ce tapir gigantesque, se cache derrière les rocs, prêt à disputer sa proie à l’Anoplotherium, animal étrange, qui tient du rhinocéros, du cheval, de l’hippopotame et du chameau, comme si le Créateur, pressé aux premières heures du monde, eût réuni plusieurs animaux en un seul. Le Mastodonte géant fait tournoyer sa trompe et broie sous ses défenses les rochers du rivage, tandis que le Megatherium, arc-bouté sur ses énormes pattes, fouille la terre en éveillant par ses rugissements l’écho des granits sonores. Plus haut, le Protopithèque, le premier singe apparu à la surface du globe, gravit les cimes ardues. Plus haut encore, le Ptérodactyle, à la main ailée, glisse comme une large chauve-souris sur l’air comprimé. Enfin, dans les dernières couches, des oiseaux immenses, plus puissants que le casoar, plus grands que l’autruche, déploient leurs vastes ailes et vont donner de la tête contre la paroi de la voûte granitique.Tout ce monde fossile renaît dans mon imagination.Je me reporte aux époques bibliques de la création, bien avant la naissance de l’homme, lorsque la terre incomplète ne pouvait lui suffire encore. Mon rêve alors devance l’apparition des êtres animés. Les mammifères disparaissent, puis les oiseaux, puis les reptiles de l’époque secondaire, et enfin les poissons, les crustacés, les mollusques, les articulés. Les zoophytes de la période de transition retournent au néant à leur tour. Toute la vie de la terre se résume en moi, et mon coeur est seul à battre dans ce monde dépeuplé. Il n’y plus de saisons ; il n’y a plus de climats ; la chaleur propre du globe s’accroît sans cesse et neutralise celle de l’astre radieux. La végétation s’exagère. Je passe comme une ombre au milieu des fougères arborescentes, foulant de mon pas incertain les marnes irisées et les grès bigarrés du sol ; je m’appuie au tronc des conifères immenses ; je me couche à l’ombre des Sphenophylles, des Asterophylles et des Lycopodes hauts de cent pieds. Les siècles s’écoulent comme des jours! Je remonte la série des transformations terrestres. Les plantes disparaissent ; les roches granitiques perdent leur dureté ; l’état liquide va remplacer l’état solide sous l’action d’une chaleur plus intense ; les eaux courent à la surface du globe ; elles bouillonnent, elles se volatilisent ; les vapeurs enveloppent la terre, qui peu à peu ne forme plus qu’une masse gazeuse, portée au rouge blanc, grosse comme le soleil et brillante comme lui !Au centre de cette nébuleuse, quatorze cent mille fois plus considérable que ce globe qu’elle va former un jour, je suis entraîné dans les espaces planétaires ! Mon corps se subtilise, se sublime à son tour et se mélange comme un atome impondérable à ces immenses vapeurs qui tracent dans l’infini leur orbite enflammée ! Quel rêve !Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, chapitre 32, p281-282

Après avoir survécu à une tempête d’une extrême violence, les voyageurs se retrouvent sur une côte qu’ils décident d’explorer. Ils s’aventurent au-delà d’un gigantesque ossuaire et aboutissent dans une vallée où ils découvrent de nouvelles créatures…* * *Soudain je m’arrêtai. De la main, je retins mon oncle.La lumière diffuse permettait d’apercevoir les moindres objets dans la profondeur des taillis. J’avais cru voir… non ! réellement, de mes yeux, je voyais des formes immenses s’agiter sous les arbres ! En effet, c’étaient des animaux gigantesques, tout un troupeau de mastodontes, non plus fossiles, mais vivants, et semblables à ceux dont les restes furent découverts en 1801 dans les marais de l’Ohio ! J’apercevais ces grands éléphants dont les trompes grouillaient sous les arbres comme une légion de serpents. J’entendais le bruit de leurs longues défenses dont l’ivoire taraudait les vieux troncs. Les branches craquaient, et les feuilles arrachées par masses considérables s’engouffraient dans la vaste gueule de ces monstres.Ce rêve, où j’avais vu renaître tout ce monde des temps anté-historiques, des époques ternaire et quaternaire, se réalisait donc enfin ! Et nous étions là, seuls, dans les entrailles du globe, à la merci de ses farouches habitants !Mon oncle regardait.« Allons, dit-il tout d’un coup en me saisissant le bras, en avant, en avant !— Non ! m’écriai-je, non ! Nous sommes sans armes ! Que ferions-nous au milieu de ce troupeau de quadrupèdes géants ? Venez, mon oncle, venez ! Nulle créature humaine ne peut braver impunément la colère de ces monstres.— Nulle créature humaine ! répondit mon oncle, en baissant la voix ! Tu te trompes, Axel ! Regarde, regarde, là-bas ! Il me semble que j’aperçois un être vivant ! un être semblable à nous ! un homme ! »Je regardai, haussant les épaules, et décidé à pousser l’incrédulité jusqu’à ses dernières limites. Mais, quoique j’en eus, il fallut bien me rendre à l’évidence.En effet, à moins d’un quart de mille, appuyé au tronc d’un kauris énorme, un être humain, un Protée de ces contrées souterraines, un nouveau fils de Neptune, gardait cet innombrable troupeau de Mastodontes !Immanis pecoris custos, immanior ipse !Oui ! immanior ipse !Ce n’était plus l’être fossile dont nous avions relevé le cadavre dans l’ossuaire, c’était un géant capable de commander à ces monstres. Sa taille dépassait douze pieds. Sa tête grosse comme la tête d’un buffle, disparaissait dans les broussailles d’une chevelure inculte. On eût dit une véritable crinière, semblable à celle de l’éléphant des premiers âges. Il brandissait de la main une branche énorme, digne houlette de ce berger antédiluvien.Nous étions restés immobiles, stupéfaits. Mais nous pouvions être aperçus. Il fallait fuir.« Venez, venez ! » m’écriai-je, en entraînant mon oncle, qui pour la première fois se laissa faire !Un quart d’heure plus tard, nous étions hors de la vue de ce redoutable ennemi.Et maintenant que j’y songe tranquillement, maintenant que le calme s’est refait dans mon esprit, que des mois se sont écoulés depuis cette étrange et surnaturelle rencontre, que penser, que croire ? Non ! c’est impossible ! Nos sens ont été abusés, nos yeux n’ont pas vu ce qu’ils voyaient ! Nulle créature humaine n’existe dans ce monde subterrestre ! Nulle génération d’hommes n’habite ces cavernes inférieures du globe, sans se soucier des habitants de sa surface, sans communication avec eux ! C’est insensé, profondément insensé!J’aime mieux admettre l’existence de quelque ani mal dont la structure se rapproche de la structure humaine, de quelque singe des premières époques géologiques, de quelque protopithèque, de quelque mésopithèque semblable à celui que découvrit M. Lartet dans le gîte ossifère de Sansan ! Mais celui-ci dépassait par sa taille toutes les mesures données par la paléontologie moderne ! N’importe ! Un singe, oui, un singe, si invraisemblable qu’il soit ! Mais un homme, un homme vivant, et avec lui toute une génération enfouie dans les entrailles de la terre ! Jamais !Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, extrait chapitre 39

CONSTRUIRE UN PARCOURS DE LECTURE DANS L'OEUVRE GRACE AUX ECRITS D'APPROPRIATION

1. Recourir aux écritures d'invention pour "faire entrer" l'élève dans la lecture.

Exemple:Rédaction d'un extrait de journal intime du personnage d'Axel à partir des 7 premiers chapitres.

SUJET

AIDE

texte-élève

Expression écrite1.Relis l’extrait suivant de Voyage au centre de la Terre, Jules Verne, chapitre 7 page 72.Le soir arriva. Je n’avais plus conscience du temps écoulé.« À demain matin, dit mon oncle, nous partons à six heures précises. »2.Consigne d’écritureLe soir, dans sa chambre, Axel écrit quelques lignes dans son journal intime. Vous imaginerez et rédigerez ce passage du journal. Vous vous efforcerez d’évoquer l’événement qui va avoir lieu dans la vie d’Axel, sans oublier de préciser ses pensées, ses interrogations et ses sentiments.3.Grille de relectureJ’ai bien tenu compte de l’histoire que j’ai lue.J’ai respecté les relations entre les personnages.J’ai rendu compte des sentiments et des pensées du personnage.J’ai exprimé les interrogations du personnage.J’ai fait attention à l’expression (construction des phrases, orthographe, ponctuation).4. AideVous pouvez consulter la fiche-aide dans le commun de la classe.

ÉCRITURE DU JOURNAL INTIME (fiche-aide)Pour écrire une page de journal intime,n’oublie pas de:• commencer par écrire la date ;• utiliser la première personne (je) ;• raconter l’événement demandé;Pour te préparer à rédiger le journal intime d’Axel, tu peux essayer de répondre à ces questions dans ta tête :- Pourquoi Axel doit-il préparer ses affaires? Où va-t-il ?- Que ressent le jeune homme quand il voit son oncle si enthousiaste et déterminé? Que pense-t-il de ce comportement ?- Pourquoi Axel n’a-t-il pas envie de partir le lendemain ?Voici deux exemples d’extraits de journaux intimes que tu peux lire aussi : VENDREDI 9 OCTOBRE 1942Chère Kitty,Aujourd'hui, je n'ai que des nouvelles sinistres et déprimantes à te donner. Nos nombreux amis juifs sont emmenés par groupes entiers. La Gestapo ne prend vraiment pas de gants avec ces gens, on les transporte à Westerbork, le grand camp pour juifs en Drenthe, dans des wagons à bestiaux.Le Journal d’Anne Franck – Calman-LévyJEUDI 30 JUILLET 1914AUJOURD'HUI, JE COMMENCE ENFIN MON JOURNAL.J’y pense depuis longtemps mais aujourd'hui j'ai besoin de le faire. Besoin de parler, de dire ce qui se passe autour de moi et surtout à l'intérieur de moi. Ici, tout le monde est inquiet parce qu'on croit qu'il va y avoir la guerre avec les Allemands.Le journal d’Adèle, P. du Bouchet, Gallimard

Le 26 mai 1863, 23 heuresCher journal,Demain, mon oncle le Professeur veut que je parte avec lui dans une aventure totalement folle. Il pense avoir trouvé un passage menant au centre de la Terre! C’est fou! Il veut faire confiance à un vieux manuscrit qui est tombé du livre d’Arne Saknussemm et que nous avons pu traduire ainsi :Descends dans le cratère du Yocul de Sneffels que l’ombre du Scartaris vient caresser avant les calendes de Juillet, voyageur audacieux, et tu parviendras au centre de la Terre. Ce que j’ai fait.Arne SaknussemmIl faut que je me prépare pour ce voyage inattendu, je me pose tellement de questions: qu’y a-t-il au centre de la Terre ? Quelle température fait-il ? Le volcan par lequel nous allons passer va-t-il se réveiller ?J’ai très peur, j’aurais dû me révolter contre son idée totalement absurde, même si l’aventure est excitante!Je vais devoir quitter ma dulcinée Graüben. Cette fille est si douce, intelligente et moi je vais risquer ma vie pour un voyage dangereux...

2. Recourir aux écrits de travail pour accompagner la lecture intégrale.

Exemple: Le carnet de lecture pour une lecture active (du questionnaire au questionnement)

COMPETENCES: - Contrôler sa compréhension, devenir un lecteur autonome- Participer de façon constructive à des échanges oraux.

- Chaque élève , qui doit lire l'oeuvre "découpée" en groupes de chapitres, se voit confier un aspect à travailler. - A trois reprises, les élèves échangent en groupe sur leur lecture et préparent un support de restitution orale. Au cours de cette restitution orale, le groupe et l'ensemble de la classe participent à la construction du sens.

Exempl e 1 AXEL

Les axes d'etude

EXEMPLE 4 CHRONOLOGIE

EXEMPLE 3LE TRAJET

EXEMPLE 2LIDENBROCK-AXEL

AXELLisez les chapitres 1 à 16.Axel est-il prêt à participer à une expédition qui doit le mener au centre de la Terre ? Pensez à ses aptitudes physiques (passage par exemple à relire pages 82-84), à ses engagements, à ses connaissances (pour lui, l’expédition est-elle «scientifiquement» possible?).Est-ce que vous pourriez-vous identifier à ce personnage ? Pourquoi?Lisez les chapitres 17 à 28.Dans cette partie Axel doit surmonter deux grosses épreuves. Lesquelles ? (Faites bien attention au chapitre 21 ainsi qu’aux chapitres 26 à 29).Quelles sont les réactions et attitudes d’Axel dans les situations inquiétantes ?Ressort-il transformé de ces deux expériences ou est-il toujours le même ?Lisez les chapitres 29 à 40.Axel est un personnage qui a beaucoup d’imagination (comme l’auteur du roman…) : diriez-vous que l’imagination a un effet négatif ou un effet positif sur le personnage ? Et sur le lecteur ?À la fin de cette partie, retrouvez-vous Axel tel que vous l’avez connu depuis le début ? Est-il toujours réticent à l’idée de continuer l’expédition? Pourquoi? ( Vous pouvez vous appuyer par exemple sur le chapitre 40).Lisez les chapitres 41 à la fin du roman.Au chapitre 45, la fiancée de Axel déclare : « Maintenant que tu es un héros, tu n’auras plus besoin de me quitter ». S’est-il montré digne de sa mission ?Pour vous, est-il un héros ?

- Le personnage d'Axel- Le personnage de Lidenbrock- Le couple Lidenbrock/Axel- Le trajet- La chronologie et le temps- Les volcans et la Terre

LA CHRONOLOGIELisez les chapitres1 à 16.Relevez tous les renseignements vous permettant d’établir une chronologie des différents épisodes principaux du voyage. Appuyez-vous sur les dates ou autres indications .Vous pouvez faire un tableau, un schéma, un axe chronologique...D’après vous pourquoi le récit contient-il autant de dates ?Lisez leschapitres17à 28.Continuez de noter (dans un tableau, sur un axe chronologique…) les dates principales en indiquant par exemple ce que les personnages découvrent, ce qui leur arrive ou ce qui vient perturber le bon déroulement de leur voyage.Aide : si vous ne savez pas sur quelles dates vous arrêter, je vous propose les suivantes.- 1ejuillet 1863- Que font les personnages entre les 1eet 8 juillet ? N’oubliez pas que c’est une expédition scientifique.- 18 juillet 1863- 19 juillet 1863- Entre les 7 et 9 août, que se passe-t-il ?Lisez les chapitres 29 àla finIndiquez quelques exemples de découvertes (animaux, végétation…) en indiquant les époques auxquelles elles appartiennent (chapitres 30 à 33). Quelle rencontre inédite les personnages font-ils au chapitre 38 ? À quelle époque appartient cet élément nouveau ?Diriez-vous qu’il n’y a qu’une seule temporalité dans l’œuvre, c’est-à-dire celle de l’expédition vécue par les personnages ? Ou, au contraire, avez-vous l’impression de découvrir d’autres temps ? Vous attendiez-vous à cela ? Pourquoi ?A quelle date Lidenbrock et Axel rentrent-ils à Hambourg ?

LE TRAJETLisez les chapitres 1 à 16.Repérez les noms de lieux qui correspondent aux différentes étapes de l’expédition. Ces lieux existent-ils ?Vous pouvez aussi consulter des cartes, par exemple sur le site:https://lesia.obspm.fr/perso/jacques-crovisier/JV/verne_CT.htmlLisez les chapitres 17 à 28.Pourquoi est-il difficile de situer sur une carte les différents lieux traversés par les personnages ?Sur quel(s) aspect(s) du paysage le narrateur insiste-t-il ? Est-ce que cela vous surprend par rapport au projet de l’éditeur ?Relevez les noms propres qui désignent des lieux et qui permettraient tout de même d’indiquer le trajet des personnages sur une carte ou un schéma.Lisez les chapitres 29 à la finPar quels noms propres l’auteur nomme-t-il les différents lieux dans ces chapitres ? Ces désignations sont-elles toutes connues ? Pourquoi ? Relevez-les en indiquant les numéros des chapitres.- Quelles rencontres majeures les personnages font-ils dans ces chapitres ? Vous y attendiez-vous ? Est-ce que cela vous surprend par rapport au projet de l’éditeur ?Comment pourriez-vous qualifier cet espace sous-terre ?Où nos héros atterrissent- ils ? (chapitre 44)

LES RELATIONS LIDENBROCK / AXELLisez les chapitres 1 à 16Voici quelques questions qui peuvent vous aider :- Quelles sont les relations qui unissent les deux personnages ? (lien de parenté, relations professionnelles, goûts …) .- Les deux personnages ne sont pas toujours d’accord. Montrez-le.Par exemple :Au chapitre 6, pages 54 à 58.Au chapitre 6, pages 58 à 63 : quels sont les doutes d’Axel ? À la fin de la discussion, est-il toujours dans le même état d’esprit ?- Auquel des deux personnages est-ce que vous vous identifiez le plus facilement ? Pour quelle raison ?Pouvez-vous déterminer lequel des deux personnages sera le héros principal du roman ? Pourquoi ?Lisez les chapitres 17 à 28Comment l’adversité, les difficultés, sont-elles ressenties par l’oncle et par son neveu (par exempleauxchapitres 21 et 28) ? Comment le professeur se comporte-t-il alors avec Axel ?Sont-ils toujours d’accord pour poursuivre l’aventure ? Pourquoi ? Qui arrive à convaincre l’autre ? Appuyez-vous par exemple sur le chapitre 25.Lisez les chapitres 29 à 40D’après votre lecture de la 3è partie du roman, diriez-vous que chacun des deux personnages joue le même rôle vis-à-vis de l’autre personnage jusqu’au bout du roman?Quelques pistes de réflexion pour vous aider à répondre:Appuyez-vous par exemple sur le chapitre 40. Comparez l’attitude des deux personnages avec l’attitude qu’ils avaient au début de l’expédition.Pour vous, qui « triomphe » à la fin ? Justifiez.

L'interdisciplinarité

Les finalités :

- Faire acquérir des connaissances pour mieux comprendre l'oeuvre (Français / SVT).

- Susciter des questionnements propices à la constructions du sens. (Français / SVT)

- Créer un objet (musée virtuel) pour garder une trace de son travail et partager sa lecture.(technologie, français, SVT)

1. Trouver une entrée commune Français / Svt pour lire, interpréter l'oeuvre : le motif structurant de la figure du savant.

Des recherches sur les savants cités dans l'oeuvre.

Des rencontres avec des savants-scientifiques

La figure de Lidenbrock dans l'oeuvre de J.Verne : quels points communs et différences avec les savants rencontrés?Pourquoi J.Verne fait-il commettre à Lidenbrock imprudences et erreurs?Comment interpréter l'échec de "son" expédition?

M.Meillier, professeur émérite de géologie à l'Université de Lille et Président de la Société Géologique du Nord, est venu au collège rencontrer les élèves pour évoquer son parcours de géologue.

Le professeur de SVt a organisé une visite au musée d'Histoire Naturelle de Lille. Les élèves ont été accueillis par M.Oudoire, conservateur.

Les élèves ont pu assister à deux cours de sciences à l'Université de Lille, en présence des étudiants. M.Merkel, professeur, a consacré sa séance d'enseignement à Voyage au centre de la Terre.

2. Lecture analytique : quand une séance de SVT permet d'interroger le rapport entre science et fiction.

En Français

- Diffusion d'une lecture enregistrée du passage (le combat entre les deux dinosaures)- Réception à l'écrit de cette écoute.

Texte

En SVT

Séance sur l'époque géologique du Jurassique.Découverte de la démarche scientifique de l'anatomie comparée popularisée par Cuvier.

réception eleve

En Français

Explication de texte :- La démarche scientifique de Cuvier reprise par Jules Verne .- La dimension épique du combat (ou le saut dans l'imaginaire).

Plan explication

Voyage au centre de la TerreÀ partir du chapitre 32, Axel, pour raconter leur navigation, a choisi de reproduire simplement son journal de voyage : « Je me bornerai (…) à reproduire ici ces notes quotidiennes, écrites pour ainsi dire sous la dictée des événements, afin de donner un récit plus exact de notre traversée. »Mardi 18 août(...)Impossible de fuir. Ces reptiles s’approchent ; ils tournent autour du radeau avec une rapidité que des convois lancés à grande vitesse ne sauraient égaler ; ils tracent autour de lui des cercles concentriques. J’ai pris ma carabine. Mais quel effet peut produire une balle sur les écailles dont le corps de ces animaux est recouvert ?Nous sommes muets d’effroi. Les voici qui s’approchent. D’un côté le crocodile, de l’autre le serpent. Le reste du troupeau marin a disparu. Je vais faire feu. Hans m’arrête d’un signe. Les deux monstres passent à cinquante toises du radeau, se précipitent l’un sur l’autre, et leur fureur les empêche de nous apercevoir.Le combat s’engage à cent toises du radeau. Nous voyons distinctement les deux monstres aux prises.Mais il me semble que maintenant les autres animaux viennent prendre part à la lutte, le marsouin, la baleine, le lézard, la tortue ; à chaque instant je les entrevois. Je les montre à l’Islandais. Celui-ci remue la tête négativement.« Tva », fait-il.— Quoi ! deux ! il prétend que deux animaux seulement…— Il a raison, s’écrie mon oncle, dont la lunette n’a pas quitté les yeux.— Par exemple !— Oui ! le premier de ces monstres a le museau d’un marsouin, la tête d’un lézard, les dents d’un crocodile, et voilà ce qui nous a trompés. C’est le plus redoutable des reptiles antédiluviens, l’ichthyosaurus !— Et l’autre ?— L’autre, c’est un serpent caché dans la carapace d’une tortue, le terrible ennemi du premier, le plesiosaurus ! »Hans a dit vrai. Deux monstres seulement troublent ainsi la surface de la mer, et j’ai devant les yeux deux reptiles des océans primitifs. J’aperçois l’œil sanglant de l’ichthyosaurus, gros comme la tête d’un homme. La nature l’a doué d’un appareil d’optique d’une extrême puissance et capable de résister à la pression des couches d’eau dans les profondeurs qu’il habite. On l’a justement nommé la baleine des sauriens, car il en a la rapidité et la taille. Celui-ci ne mesure pas moins de cent pieds, et je peux juger de sa grandeur quand il dresse au-dessus des flots les nageoires verticales de sa queue. Sa mâchoire est énorme, et d’après les naturalistes, elle ne compte pas moins de cent quatre-vingt-deux dents. Le Plesiosaurus, serpent à tronc cylindrique, à queue courte, a les pattes disposées en forme de rame. Son corps est entièrement revêtu d’une carapace, et son cou, flexible comme celui du cygne, se dresse à trente pieds au-dessus des flots.Ces animaux s’attaquent avec une indescriptible furie. Ils soulèvent des montagnes liquides qui s’étendent jusqu’au radeau. Vingt fois nous sommes sur le point de chavirer. Des sifflements d’une prodigieuse intensité se font entendre. Les deux bêtes sont enlacées. Je ne puis les distinguer l’une de l’autre ! Il faut tout craindre de la rage du vainqueur.Une heure, deux heures se passent. La lutte continue avec le même acharnement. Les combattants se rapprochent du radeau et s’en éloignent tour à tour. Nous restons immobiles, prêts à faire feu.Soudain l’ichthyosaurus et le plesiosaurus disparaissent en creusant un véritable maëlstrom au sein des flots. Plusieurs minutes s’écoulent. Le combat va-t-il se terminer dans les profondeurs de la mer ?Mais tout à coup une tête énorme s’élance au dehors, la tête du plesiosaurus. Le monstre est blessé à mort. Je n’aperçois plus son immense carapace. Seulement, son long cou se dresse, s’abat, se relève, se recourbe, cingle les flots comme un fouet gigantesque et se tord comme un ver coupé. L’eau rejaillit à une distance considérable. Elle nous aveugle. Mais bientôt l’agonie du reptile touche à sa fin, ses mouvements diminuent, ses contorsions s’apaisent, et ce long tronçon de serpent s’étend comme une masse inerte sur les flots calmés.Quant à l’ichthyosaurus, a-t-il donc regagné sa caverne sous-marine, ou va-t-il reparaître à la surface de la mer ?Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, chapitre 33, pages 291 à 294

Voyage au centre de la Terre, chapitre 33, pages 291 à 2941. Une scène d’action (lignes 1 à 11)- deux moments d’actions effrayantes- un passage dynamique (mouvement)- le lecteur « dans » l’action (le genre du journal)2. Une démarche didactique d'exposition des monstres (lignes 12 à 35)- Intervention du savant scientifique (professeur) et référence au discours de la communauté scientifique- révélation progressive ( = démarche du scientifique Cuvier mise en évidence et éprouvée en SVT)- description des monstres (valeur didactique)3. Un combat épique (lignes 36 à la fin du texte, présence aussi d'éléments avant la ligne 36)- une action extraordinaire- des créatures surnaturelles- une tension dramatique (rythme, thème de la mort, situation des personnages…)

L'application numérique réalisée en cours de technologie : un musée virtuel

3. On pénètre dans les salles du musée.

1. On entre dans le musée virtuel réalisé avec l'application App Inventor2.

2. Le journal intime d'Axel explique l'origine et les circonstances de l'expédition.

Lecture élève :

Infos sur les savants cités dans l'oeuvre

4. En pénétrant dans chaque salle du musée virtuel, le visiteur peut lire le texte et écouter le texte de Jules Verne. Il peut également s'instruire et mieux comprendre grâce aux explications scientifiques et aux biographies des savants cités dans l'oeuvre.

Explications scientifiques ( SVT).

Texte de Jules Verne

Une salle du musée :

BILAN NUMERIQUE

1. Une pluralité des supports pour soutenir l'attention et entrer en lecture : enregistrement audio, fiches d'accompagnement sur l'ENT, images...2. Une meilleure "prise" pour le professeur sur le cheminement des élèves en lecture (brouillons sonores, carnet de lecture numérique...)3. La réalisation d'un outil numérique qui a certes demandé beaucoup d'efforts et de temps mais qui a favorisé la co-construction du sens et qui laissera des connaissances, des souvenirs et des émotions.

L'usage du numérique a permis :