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Boîtes optiques,

animation, proto-cinéma

En lien avec Carmontelle, William Kentridge et les machines à dessiner

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Présentation en près de 100 diapositives numérotées, pour être utilisées en plusieurs fois.

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Conseil méthodologique :

Pour bien mémoriser des informations nouvelles (références artistiques, problématiques, notions, vocabulaire, ...) il faut les relier à des informations que vous avez déjà en mémoire et que vous maîtrisez.


Ce logo vous y aidera !

Selon Stanislas Dehaene (neuro-scientifique) pour mémoriser une information, notre cerveau a besoin de 3 passages au minimum, pour intégrer une nouvelle habitude, il a besoin de 21 jours.

- Mémoire à court-terme : Elle ne dure que quelques secondes. Elle est limitée.
- Mémoire épisodique : Il s’agit des évènements personnels. Elle associe des émotions, des lieux, des odeurs, des couleurs.
Elle est illimitée.
- Mémoire sémantique : Il s’agit de la mémoire qui stocke les données. Sans connotation émotionnelle. C’est le langage, la culture…bref, les connaissances en général. Elle est illimitée.
- Mémoire procédurale : Ce sont les mouvements automatiques. Conduire, faire du vélo, tirer à l’arc, taper sur un clavier, marcher. Elle est illimitée.

Exemples :

Vous découvrez une oeuvre en classe, lors d'une exposition, dans un livre, sur internet... cherchez avec quelle autre oeuvre vous pourriez la comparer et pourquoi.
Vous découvrez un mot nouveau, faite un texte de quelques lignes avec ce mot et d'autres mots de vocabulaire que vous connaissez. Vous pourrez me faire part de vos liens à tout moment, alors n'hésitez pas !
C'est ainsi que votre culture générale et artistique se développeront et se consolideront efficacement dans le temps...

Vous avez tout lu ?

ok on passe à la suite
avec les flèches de navigation...

Dispositifs, parfois liés par les évolutions techniques, mais à différencier en 4 catégories :

- dispositifs de représentation (faire image) : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (en lien avec partie du cours sur les machines à dessiner)

- dispositifs de présentation (ou de monstration = voir l'image) : transparents de Carmontelle, musée-valise ou Etant donné...de Marcel Duchamp, installation avec téléviseurs, avec téléphones portables, tablettes ou écrans d'ordinateurs

- dispositifs de projection (projeter l'image) : théâtre d'ombres, lanterne magique, cinéma + vidéo projetée et mapping vidéo
(autre Genial.ly : mettre le lien)

- dispositifs d'immersion (être dans l'image) : "boîte architecturale" de l'Aubette, de l'Orangerie, de Kruger et Kentridge
(autre Genial.ly : mettre le lien)

En art, qu'est-ce qu'un dispositif ?

https://www.profartspla.info/index.php/cours-2/64-glossaire/1349-dispositif

Ensemble d’éléments (espace architectural, éléments de design, luminosité, mise en scène, décors, discours, ...) agencés pour une oeuvre en vue de donner à penser, à voir et à parler.

Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

450 AVANT JC

DÉCOUVERTE DU PRINCIPE DE LA CHAMBRE NOIRE EN ASIE
Le chinois Mo Ti observe que les rayons du soleil passant par un petit trou reproduisent une image inversée (principe de la chambre noire).

Cette illustration retouchée à partir d'une Gravure sur cuivre fait partie d’une série d' A. Kircher, Ars magna lucis et umbræ, 1671 (pièce ou n° 709 / 7)

Datation : 1646

Lieu de conservation : Bibliothèque de l’université de Gand

CHAMBRE NOIRE ou CAMERA OBSCURA

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Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

350 AVANT JC

DÉCOUVERTE DU PRINCIPE DE LA CHAMBRE NOIRE EN EUROPE

Aristote découvre à son tour le principe de la chambre noire. La chambre obscure qu’il utilisa n’était autre qu’une pièce privé de fenêtre, dans laquelle la lumière pénétrait uniquement par un objectif primaire, le sténopé, un simple trou pratiqué dans l’une des parois. Sur le mur d’en face, l’image du monde extérieur y apparaissait inversée. Il l’employa pour observer une éclipse solaire. Euclide rédige un Traité d'Optique.

CHAMBRE NOIRE ou CAMERA OBSCURA

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Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

1015 — 1021

IBN AL-HAZEN, PHYSICIEN ARABE, DÉCRIT LA CAMERA OBSCURA DANS SON TRAITÉ DE L'OPTIQUE.

Son traité contient les bases de la perspective linéaire utilisée à la Renaissance en Europe.

CHAMBRE NOIRE ou CAMERA OBSCURA

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Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

Page illustrée de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert


Gravure de Jean Laurent Guidotti

Cette notice fait partie d’une série : Recueil de planches sur les sciences, les arts libéraux… (Encyclopédie Diderot) (pièce ou n° 4 / 26)

Datation : 1763



CHAMBRE NOIRE ou CAMERA OBSCURA

Encyclopédie de Diderot et d'Alembert

=
contexte historique de Carmontelle !

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CHAMBRE NOIRE ou CAMERA OBSCURA

https://www.profartspla.info/images/lycee/2021/camera_obscura.jpeg

ZOOM sur l'image :

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Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

L'interprétation de la première tablette de perspective de Filippo Brunelleschi représente l'un des thèmes cruciaux de l'histoire de la perspective. Le tableau singulier est décrit par le biographe de Brunelleschi, Antonio di Tuccio Manetti comme une tablette d'environ un demi-bras de chaque côté (environ 29 cm; 1 bras florentin en tissu équivaut à 58,36 cm) sur laquelle le baptistère de San Giovanni a été peint comme suit comme il est apparu à un observateur qui était juste à l'intérieur de la porte centrale de Santa Maria del Fiore. La droite et la gauche étaient inversées, car la peinture devait être observée reflétée dans un miroir. Debout derrière la tablette, l'observateur devait regarder à travers un trou pratiqué au point de fuite central. La tablette faisait face au baptistère, de sorte qu'après avoir enlevé le miroir, l'observateur pouvait voir le bâtiment royal. En ramenant le miroir devant l'œil, l'observateur pourrait comparer la correspondance de perspective entre l'image peinte et l'image réelle.


La Tavoletta de Brunelleschi

Sur la reproduction du Baptistère, une peinture métallisée est appliquée autour, dans le ciel. Elle permettait de refléter le ciel et les nuages du moment afin de parfaire l'illusion de la réalité.

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La Tavoletta de Brunelleschi

Le concept de la tavoletta est simple : un dessin du Baptistère de San Giovanni est réalisé d'après les règles de la perspective conique, linéaire, rigoureuse : point central, lignes d'horizon et fuyantes. Il est fixé sur une planchette dans laquelle est perçé un trou. Ainsi on perçoit l'image du baptistère se réfléchir dans le miroir. N'importe quelle personne qui se trouve à l'endroit même où a été réalisé le dessin observera une correspondance parfaite entre ce dernier et l'édifice.


Ce dispositif lui permet de vérifier si l'image du Baptistère (image spéculaire) est conforme à la réalité.

Dans son expérience, Brunelleschi identifie le point de fuite en tant que projection du point de vue grâce au jeu du miroir. Ces deux points (point de vue et point de fuite) sont donc définis comme une paire indissociable.
Voir démo dans la modélisation animée,
page 10.

Dans l'expérience de Brunelleschi, l'image perspective est comme un double de la réalit : "ça montre" (monstration) et en plus "ça démontre" (démonstration)

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La Tavoletta de Brunelleschi

Dans l'expérience de Brunelleschi, l'image perspective est comme un double de la réalit : "ça montre" (monstration) et en plus "ça démontre" (démonstration)

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La Tavoletta de Brunelleschi

https://www.profartspla.info/images/lycee/2021/perspective1.jpeg

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ZOOM sur l'image :

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Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

Le portillon ou "fenêtre" de Dürer (la fenêtre faisant écho à la citation de Leon Battista Alberti qui dans son traité De Pictura de 1435 écrit : qu'un tableau doit être "une fenêtre ouverte par laquelle on puisse regarder l'histoire".

Le perspectographe et les machines à dessiner d'Albrecht Dürer

Albrecht Dürer : gravures de son ouvrage Instruction sur la manière de mesurer à l'aide du compas et de l'équerre, Nuremberg, 1535.

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Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

La Renaissance connaît une période intense d’inventions techniques.

Albrecht Dürer se préoccupe de la production et de la diffusion de ses dessins à la plus grande échelle possible. Pour cela, il
n’hésite pas à recourir à des appareils qui doivent facilement aider, voire guider, la main de l’artiste.
Autour de 1525, ses recherches sur les machines à dessiner s’approfondissent, et il parvient à créer des appareils qui relèvent une perspective linéaire en partant d’un modèle en volume regardé à travers une fenêtre et reporté sur un support en deux dimensions.

Ces instruments, nommées également perspectographes, questionnent le rôle du savoir-faire et de son importance dans la finalité esthétique présumée de l’oeuvre. Avec l'aide de cette "machine" (instrument), le talent de dessinateur est-il encore nécessaire ?
Remise en cause du statut de l'artiste.

Si la machine aide de la même manière tout un chacun, alors, le dessin produit par n’importe qui peut-il posséder une qualité artistique variable ? Les relevés des points ne tracent-ils pas une perspective identique quel que soit celui qui utilise le perspectographe ?
L’usage de cet appareil permet de reprendre un même motif, toujours de la même façon. Même si deux tracés ont peu de chance d’être totalement identiques, car il y a toujours de micros variations de débit d’encre, de mines plus ou moins bien taillées, etc., Dürer voit très bien quel profit on peut tirer de cette simplification dans la production/reproduction d’images.
Deux avantages sautent aux yeux :
- Une économie de moyens. Plus besoin de multiplier les esquisses préparatoires, suivre un enseignement exigeant, vérifier les proportions, etc. En un jet, voici le dessin définitif produit !
- Un moyen d’économies. Une fois la machine en place et le modèle (surtout s‘il est inanimé) calibré par l’artiste, le plus dur est fait. Un assistant peut très bien prendre la relève et finir, multiplier les dessins.

Le perspectographe et les machines à dessiner d'Albrecht Dürer

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Autour de 1525, pour Dürer il faut trouver un moyen de maintenir toujours au même endroit sa tête, et le tour est joué.
Dürer opte pour un pointeur/viseur qui matérialise l’emplacement du dessinateur. Reste à reprendre les mesures de l’image projetée dans le cadre bidimensionnel. Pour cela, il faut calculer la hauteur et la largeur, ce qui revient à se repérer dans un plan orthonormé.

Albrecht Dürer : gravures de son ouvrage

Instruction sur la manière de mesurer à l'aide du compas et de l'équerre, Nuremberg, 1535.

Je vois le genou de la dame à l’intersection de la première ligne (en centimètres, pouces, unités de mesure…) et de la cinquième colonne (en centimètres, pouces, unités de mesure…). Il suffit alors de prendre une feuille qui reprend un quadrillage pour reporter ce que je vois.

Tant que les proportions de la grille sont respectées, l’image reproduite gardera sa justesse, et ce, quelle que soit sa dimension finale (technique proche de la mise au carreau).

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Mais pour Dürer, il reste un inconvénient majeur. Cette machine ne peut se déplacer jusqu’au modèle, c’est donc le modèle qui doit venir devant la machine.

Ce perspectographe est plus tardif, il date de 1532.
La table lourde s’est muée en en un guéridon transportable aisément. La cadre se replie sur le plateau, un viseur escamotable se clippe, les quatre pieds sont indépendant et s’emboîtent dans les mortaises prévues à cet effet. Tout se range donc facilement, et il est alors possible de se déplacer avec sa machine à dessiner chez les commanditaires.
La légèreté de l’appareil autorise tous les déplacements.

La machine n’est plus un appendice de l’atelier, obligeant à un retrait du modèle dans un sanctuaire artistique, mais au contraire, elle favorise l’immersion de l’art dans le monde réel.

Comme on peut le constater, dans cette gravure par exemple, nous sommes au coeur de l’intimité du portraituré. Le lit encore défait, avec l’oreiller qui garde la trace du corps qui vient de s’assoir sur son riche fauteuil, révèle l’importance de l’homme représenté.

Albrecht Dürer : gravures de son ouvrage Instruction sur la manière de mesurer à l'aide du compas et de l'équerre, Nuremberg, 1535.

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Le perspectographe et les machines à dessiner d'Albrecht Dürer

https://www.profartspla.info/images/lycee/2021/perspectographesDurer.jpg

ZOOM sur l'image :

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Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

Dans le film de Peter Greenaway, Meutre dans un jardin anglais (The Draughtsman's Contract), réalisé en 1982, les séances de dessin dans le jardin se font à l'aide d'un perspectographe

Le perspectographe et les machines à dessiner d'Albrecht Dürer

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Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

Léonard de Vinci avait déjà imaginé cette "machine à dessiner"

Le perspectographe et les machines à dessiner d'Albrecht Dürer

Léonard de Vinci, Perspectographe, vers 1480-1482

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Tous ces dispositifs sont directement en lien avec les recherches et théories sur la perspective conique, linéaire à point de fuite

https://issuu.com/polytechpress/docs/flipbook_geom_spatial

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Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)



Planche de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert 1751-1772



machine à dessiner en perspective

Encyclopédie de Diderot et d'Alembert

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contexte historique de Carmontelle !

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Les dispositifs de représentation :

Autres instruments et appareils pour dessiner :

https://www.profartspla.info/images/lycee/2021/appareils2.jpeg

ZOOM sur l'image :

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Les dispositifs de représentation :

Autres instruments et appareils pour dessiner :

https://www.profartspla.info/images/lycee/2021/appareils.jpeg

ZOOM sur l'image :

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Les dispositifs de représentation :

Autres instruments et appareils pour dessiner :

https://www.profartspla.info/images/lycee/2021/appareils3.jpeg

ZOOM sur l'image :

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Le pantographe est un instrument de dessin, formé de tiges articulées, qui permet de reproduire un motif à l'échelle exacte, agrandie ou réduite, en utilisant les propriétés de l'homothétie (transformation géométrique correspondant à un agrandissement ou à une réduction) pour conserver les proportions entre le dessin original et la copie.

Son fonctionnement est énoncé de manière scientifique en 1603 par le mathématicien Christoph Scheiner.

Les dispositifs de représentation :

Autres instruments et appareils pour dessiner :

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Le pantographe

Vignette gravée sur bois tirée du traité de Christoph Scheiner (1631).

Pantographe, planche III du supplément illustré de l'Encyclopédie, gravure en taille douce de Robert Bénard (1763).

Pantographe du commerce, aujourd'hui, en plastique

Carmontelle, Monsieur de Montmort, fils du major des gardes du corps, 1762.

Dessin, aquarelle, gouache, mine de plomb et sanguine, 28 x 18 cm. Chantilly, musée Condé. M. de Montmort regarde une vue d’optique à l’aide d’un zograscope.
Photo RMN-Grand. Palais (domaine de Chantilly) / René-Gabriel Ojéda.

Portrait

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Le zograscope est un appareil d’optique principalement composé d’une lentille convexe et d’un miroir articulé permettant de visionner des vues d’optique. Il apparait au XVIIème siècle dans les cabinets de curiosités. En 1677, l’écrivain allemand Johann Christoph KOHLANS note que l’ajout d’une lentille convexe donne « de la largeur, de la familiarité et de la distance aux images provenant de ma Camera Obscura ». Les premiers zograscopes de salon sont commercialisés en Europe dès le milieu du XVIIIème siècle, offrant un nouveau divertissement de qualité lors des réunions mondaines et dans les familles bourgeoises.

zograscope

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zograscope

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zograscope

Les « vues d'optique » sont gravées à l’eau forte sur cuivre puis colorées à la main avec quelques touches vives, toniques. La déformation du verre sur les bords de la lentille perturbe la vision et donne une impression de profondeur et de relief à une image plane. Ainsi, sur la gravure, les perspectives sont marquées, voire déformées et le texte écrit à l'envers pour être lisible dans le miroir.

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Carmontelle, Les Quatre Saisons, 1798.

détail montrant une lanterne magique dans une fête villageoise. Musée du Domaine départemental de Sceaux. Photo : Ronan Guinée, Benoît Chain.

transparent

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L'image est en mouvement,

mais il n'y a pas de mouvement réel
dans l'image, il n'est que suggéré.
≠ image animée par persistance rétinienne

Questionnements possibles :
- Place du spectateur ?
spectateur individuel ou présentation collective
- Son point de vue ?
unique, frontal // écran de téléviseur




Carmontelle,

Les Quatre Saisons, 1798

transparent

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Dans les années 1950, les premiers téléviseurs étaient présentés dans des meubles en bois très imposants !





Carmontelle,

Les Quatre Saisons, 1798

transparent

Transparence, opacité

Couleurs / dessin / lumière
Recto-verso
Défilement, travelling, mouvement
Séquence / série / suite
Plans / perspective
Cyclique / linéaire
Dispositif s de représentation / présentation
Théâtre – spectacle (art total)
Points de vue (regardeur, pittoresque)
Peinture de paysage / jardin anglais
Scènes de genre
Narration
Véracité / fiction (artiste et société)
Optique (art, sciences et technologies)
On se trouve devant un travail doublement mobile, car le transparent propose un défilement de l’image mais l’œuvre elle-même est mobile et elle se déplace de ville en ville.

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Questions soulevées : Quelles différences y a-t-il entre un tableau accroché au mur et les transparents ? Comment se place le spectateur devant un tableau ? Devant les transparents ? Le spectateur est-il passif ou actif ? Carmontelle propose des sons lors de la présentation d’un transparent. Pourquoi ? Qu’est-ce que cela provoque sur le spectateur ? Les transparents proposent une histoire linéaire qui entraine la notion de temps, à la fois, le temps qui passe dans l’histoire et le temps que passe le spectateur devant le transparent. Qu’est-ce que cela induit ? S’agit-il d’un acte de présentation ? Si oui, pourquoi ? Le statut de l’œuvre est-il différent de celui d’un tableau dans un musée ? Y a-t-il du mouvement, une mise en scène ?

Lanterne magique

La lanterne magique, représentée par Carmontelle dans une fête du transparent Les Quatre Saisons, se diffuse en Europe grâce aux colporteurs. Les lanternes magiques sont aussi bien montrées à la Cour, dans les salons et cabinets de physique, que dans les spectacles populaires.
Egalement appelée lanterne de projection, c'est un scientifique du XVIIème siècle, Christian Huyghens, qui perfectionne cet appareil.
Ces appareils utilisent des vues translucides, lumineuses, transparentes, projetées vers l’extérieur de l’appareil. Les images produites peuvent ainsi atteindre de grandes dimensions et être admirées par de nombreux spectateurs. Les vues sont peintes sur des plaques de verre. Mme de Genlis, gouverneur des enfants du duc d’Orléans, avait demandé au peintre David-Sylvestre Mirys (1742-1810) de fabriquer pour ses élèves une lanterne magique historique à usage pédagogique (Stéphanie Félicité du Crest de Saint-Aubin, comtesse de Genlis, op. cit.).

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Jules Duboscq vers 1860,

Collection de la Cinémathèque française

Lanterne magique

Certaines plaques de verre permettent de petites animations : par exemple, en faisant glisser une plaque représentant un personnage sur une autre, immobile, présentant un décor, cela donne l'impression que le personnage circule dans le décor.

Certains ont aussi eu l'idée de faire bouger la lanterne magique : les images se déplacent dans la pièce (cf mapping video), montent le long du mur et glissent au plafond avant de se jeter sur les participants.

http://www.laternamagica.fr/collection.php?collection=Plaques+anim%E9es

La cinémathèque française a mis en ligne de nombreuses plaques de verre animées :

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Lanterne magique

Certaines lanternes sont équipées de rouleaux permettant l'animation des images



Lieu de fabrication : Nuremberg, Allemagne

1892, collection CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE

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les autres divertissements optiques du XVIII ème siècle

Homme courant, de 35 cm de haut
appartenant à une série de 58 ombres articulées en fer très anciennes et de très belle qualité, attribuées aux deux Séraphin (l'oncle et son neveu).

le théâtre d'ombre de séraphin

Dominique Séraphin de son vrai nom Dominique–Séraphin François (né en 1747 à Longwy - mort en 1800 à Paris) est le véritable fondateur en France des ombres chinoises.

Le spectacle des ombres chinoises remonte à l'Antiquité. Tous les peuples de l'orient sont familiarisés depuis fort longtemps avec les théâtres d'ombres (ombres chinoises).
A sa mort, c'est son neveu Joseph François (dit Séraphin) qui prend la succession jusqu'en 1859 présentant aussi des séances de fantasmagorie.

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les autres divertissements optiques du XVIIIème siècle

le théâtre d'ombre de séraphin

Illustration de Ludovic pour le jeu d'ombres chinoises de MD Mauclair Dacier

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Le théâtre d’ombres de la République arabe syrienne inscrit sur la liste du patrimoine immatériel de l'UNESCO, en 2018 nécessite une sauvegarde urgente. Désormais principalement présent à Damas, le théâtre d’ombres est un art traditionnel mettant en scène des marionnettes fabriquées à la main se déplaçant derrière un rideau (ou un écran) fin et translucide à l’intérieur d’un théâtre sombre. Une lumière provenant de l’arrière de la scène projette les ombres des marionnettes à l’écran alors qu’elles se déplacent accompagnées d’un texte lu et de musique.

les autres divertissements optiques du XVIII ème siècle

les fantasmagories

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La fantasmagorie, étymologiquement « l’art de faire parler les fantômes en public », consiste à la fin du XVIIIème siècle à projeter et à animer sur un écran de toile ou de fumée des tableaux miniatures peints sur des plaques de verre ou bien gravés sur un support opaque. Héritière de la lanterne magique dont la technique ne cesse de s’améliorer depuis le XVIIème siècle, cette forme de spectacle connaît un énorme succès au Siècle des Lumières.


Étienne Robertson est le représentant le plus connu des

« fantasmagores » et voudra conserver le plus longtemps possible le monopole de sa technique.
Dans sa version achevée, le fantascope est une grosse boîte de projection mobile capable d’effectuer simultanément deux manipulations devenues banales aujourd’hui : d’une part, les fondus enchaînés, appelés aussi « vues fondantes » (traduction de « dissolving views ») et, d’autre part, les travellings avant et arrière, effectués derrière la toile de projection.
La rétroprojection constitue une innovation majeure par rapport à l’usage traditionnel de la lanterne magique. En effet, la "machinerie" est masquée et non visible des spectateurs.

// Au début, dans ses premières machines, Jean Tinguely cachait la machinerie, les moteurs, c'est son ami Yves Klein qui lui conseilla de les rendre visibles, comme éléments constitutifs de l'oeuvre.

les autres divertissements optiques du XVIII ème siècle

les fantasmagories

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Les Mémoires de Robertson font état de ses diverses expériences et renferment aussi les témoignages les plus élogieux des journalistes et témoins de l’époque. Voici le texte de la première annonce publique destinée à présenter la première fantasmagorie de Robertson. Cette annonce date du 20 janvier 1798 (1er pluvîose), le spectacle ayant lieu trois jours plus tard :


" Apparition de spectres, Fantômes et Revenants, tels qu’ils ont dû et pu apparaître dans tous les temps, dans tous les lieux et chez tous les peuples. Expériences sur le nouveau fluide connu sous le nom de galvanisme, dont l’application rend pour un temps le mouvement aux corps qui ont perdu la vie. Un artiste distingué par ses talents y touchera de l’harmonica. On souscrit pour la première séance qui aura lieu mardi, 4 pluvîose, au Pavillon de l’Échiquier ".

Aux effets visuels s’ajoutent des effets acoustiques créés par les « sons déchirants de l’harmonica » et par les percussions chinoises. Des bruitages sont produits par un instrument imitant la pluie, le vent, l’ouragan, le tonnerre et la cloche funèbre. Pour couronner le tout, des odeurs d’encens sont diffusées dans la salle de spectacle.

Ces expériences multisensorielles impressionnèrent beaucoup le public.

Quelques semaines après la première séance, le chroniqueur Poultier, du journal l’Ami des lois, relate en détail le déroulement d’une séance : " À 7 heures précises, un homme pâle, sec, entra dans l’appartement où nous étions ; après avoir éteint les bougies, il dit : Citoyens et messieurs, je ne suis point de ces aventuriers, de ces charlatans effrontés qui promettent plus qu’ils ne tiennent : j’ai assuré, dans le Journal de Paris, que je ressusciterais les morts, je les ressusciterai. Ceux de la compagnie qui désirent l’apparition de personnes qui leur ont été chères, et dont la vie a été terminée par la maladie ou autrement, n’ont qu’à parler ; j’obéirai à leur commandement. Il se fit un instant de silence; ensuite un homme en désordre, les cheveux hérissés, l’œil triste et hagard, la physionomie arlésienne, dit : Puisque je n’ai pu, dans un journal officiel, rétablir le culte de Marat, je voudrais au moins voir son ombre. Robertson verse, sur un réchaud enflammé, deux verres de sang, une bouteille de vitriol, douze gouttes d’eau-forte, et deux exemplaires du journal des Hommes-Libres ; aussitôt s’élève, peu à peu, un petit fantôme livide, hideux, armé d’un poignard, et couvert d’un bonnet rouge : l’homme aux cheveux hérissés le reconnaît pour Marat ; il veut l’embrasser, le fantôme fait une grimace effroyable et disparaît ".

les autres divertissements optiques du XVIII ème siècle

les fantasmagories : l'hommage d'Emile COHL

Emile Cohl a 51 ans lorsqu’il signe Fantasmagorie (court-metrage de 2 minutes de 1908) considéré comme le premier « dessin animé cinématographique » (Emile Cohl : L'inventeur du dessin animé (1Livre-DVD de Bernard Génin et Pierre Courtet-Cohl).

Gaumont, producteur de Fantasmagorie, définit ce film de 36 mètres comme une « scène tirée de dessins humoristiques du plus drôle effet ». Son auteur est un caricaturiste, Émile Cohl, de son vrai nom Émile Courtet (1857-1938). Disciple d’André Gill, Cohl participe à la fin du XIXème siècle à de nombreux journaux satiriques. Artiste fantaisiste, il fait partie des groupes non-conformistes « Hydropathes et Incohérents ». Aux côtés des Farces d’Alfred Jarry, des Monologues de Charles Cros, des Fables-express d’Alphonse Allais, co-existent les trucages d’images d’Émile Cohl qui se basent sur la parodie et le calembour visuel. À partir des animations d’objets de J. Stuart Blackton et dans la lignée des pantomimes lumineuses d’Émile Reynaud, Cohl pense à la mise en mouvement de dessins imaginaires. Il s’inspire des saynètes de « silhouettes blanches » réalisées en 1886 par Henri Rivière pour le théâtre d’ombres du Chat noir.

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Le titre du film fait référence aux illusions d’optique des fantasmagories (1798) du physicien Étienne Robertson. Épurant son trait, Cohl crée le personnage de « Fantoche », petit clown cabriolant formé par quelques lignes blanches se détachant sur fond noir. Ce héros fantasque ne cesse de se transformer (en fleur, en serpent, ou en éléphant) et de transformer les autres personnages (en soldat ou en bouteille). Fantasmagorie, dont le récit ne répond à aucune logique et travaille la rupture, ne s’adresse pas à un public enfantin. L’esprit ludique et poétique de Cohl joue avec les métamorphoses insolites des fantoches puisées dans la tradition incohérente.

Pour sa réalisation, Cohl élabore une boîte munie d’un couvercle en verre dans laquelle il place du papier éclairé par une ampoule électrique. Chaque dessin est enregistré par la caméra posée verticalement au-dessus du coffre. Avant d’enlever la feuille photographiée, un autre papier est intercalé pour être filmé à son tour, et ainsi de suite.

les autres divertissements optiques du XVIII ème siècle

les Théâtres optiques ou BOÎTE A PERSPECTIVES de Martin Engelbrecht

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Souvent réalisée en bois naturel, à laquelle on y joint des jeux de multiples vues de scènes en perspective, gravées par Martin Engelbrecht (Augsbourg (1684-1756), en coloris ancien. A l'intérieur, des châssis successifs pour disposer horizontalement les vues de perspective. Les séries sont titrées ainsi sur chaque petite enveloppe: "Venise", "Den intrede van Jerusalem", "Port de mer", "Versailles", "Schrepvaert van Venetien", "Bal champêtre", "Thol huys", "Manège Royal", "Manège" & "Cabaret".

Né au XVIIème siècle dans les cabinets de curiosité, ce divertissement de salon était très répandu dans la bonne société. Au siècle des Lumières, colporteurs et montreurs d'images parcourent l'Europe des foires et des campagnes. Dans leur boite d'optique, aux yeux grands ouverts sur le monde, s'illuminent palais fantastiques, capitales lointaines et grands événements du royaume.
Martin Engelbrecht se fit une spécialité de création de gravures d'optique avec perspectives, qui permettait la constitution de scènes multiples et variées. 6 à 8 cartes suivant la scène représentée étaient ainsi placées dans des boites appropriées, ce qui constituait des théatres miniatures, facilement transportables, en papier découpé (7 x 9 cm chaque vue / 43 x 11 x 9 cm pour la boîte).

VisIte au Centre Pompidou METZ 2019-2020

Exposition " Opéra Monde "

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De Schinkel à Kokoschka, de nombreux artistes ont été inspirés par la musique de Mozart pour La flûte enchantée. En 2005, le Sud-Africain William Kentridge imagine un incroyable dispositif scénique dérivé d’une chambre photographique. Ses dessins, projetés sur toile, servent de décors animés à Pamina et Tamino.

https://www.connaissancedesarts.com/art-contemporain/lart-et-lopera-se-marient-bien-au-centre-pompidou-metz-11123244/

Catalogue de l'exposition

VisIte au Centre Pompidou METZ 2019-2020

Exposition " Opéra Monde "

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William Kentridge : extrait du catalogue de l'exposition

VisIte au Centre Pompidou METZ 2019-2020

Exposition " Opéra Monde "

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William Kentridge

VisIte au Centre Pompidou METZ 2019-2020

Exposition " Opéra Monde "

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William Kentridge / Carmontelle : dispositif de monstration, point de vue et place du spectateur

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Interdisciplinarité artistique : oeuvre d'art totale

Collaboration : Max et Gotthold Brückner
L'aspect matériel de la présentation : le support, la nature, les matériaux et le format des œuvres.
Différents plans suspendus dans boîte
(scène de théâtre), effet de profondeur

Max et Gotthold Brückner, Parsifal acte II (opéra de Richard Wagner), 1882, Maquette : bois, gouache rehaussée de blanc, 74 x 92 x 130 cm, Théâtre de Cologne.

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Exposition " Opéra Monde "

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De la maquette XIXème siècle saturée de fleurs à la vidéo hallucinée de Romeo Castellucci pour l’opéra Parsifal de Wagner, il existe de vrais parallèles : refus du naturalisme, stylisation de l’espace (que l’on voit dans les mises en scène de Wieland Wagner et Josef Svoboda) et expressivité à la limite du fantastique.

https://www.connaissancedesarts.com/art-contemporain/lart-et-lopera-se-marient-bien-au-centre-pompidou-metz-11123244/

VisIte - Atelier au Centre Pompidou METZ

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Réalisation d'un kamishibaï

(littéralement « pièce de théâtre sur papier ») est un genre narratif japonais, sorte de théâtre ambulant où des artistes racontent des histoires en faisant défiler des illustrations devant les spectateurs.

Croquis et quels liens pouvez-vous faire entre cette machine et une des oeuvres au programme ?

Machine sûre et commode pour tirer des silhouettes

Gravure de R. Schellenberg ornant l’Essai sur la physiognomonie de Johann Kaspar Lavater (La Haye, Jacques Van Karnebeek, 1781)
Exemplaire numérisé par la BIU Santé, Université de Paris

Dans toute cette présentation, Choisissez 5 autres machines (à dessiner ou optiques) et gardez-en une trace sous forme de croquis annotés (nom si artiste, date, fonctions) ?

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Exposition " Opéra Monde "

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les autres divertissements optiques du XVIII ème siècle

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L’Eidophusikon de Philippe-Jacques de Loutherbourg

Edward Francis Burney,

L’Eidophusikon de Philip James de Loutherbourg, , vers 1782,
dessin à la plume et encre brun et aquarelle, Londres, British Museum.
Ce théâtre miniature (miroirs, poulies, décors mobiles) animait et éclairait les vues.

les autres divertissements optiques du XVIII ème siècle

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L’Eidophusikon de Philippe-Jacques de Loutherbourg

Très apprécié de Denis Diderot (philosophe et critique d'art), Philippe-Jacques de Loutherbourg est un peintre de paysages, de batailles et de marines. En 1771, sur la recommandation du directeur de l’Opéra-Comique, il quitte à 31 ans la France pour Londres, afin de se rendre auprès du célèbre David Garrick. Ses recherches innovantes dans le domaine de la scénographie et des éclairages sont à rapprocher de celles de Carmontelle.

En 1781, il organise à son domicile londonien un spectacle pouvant accueillir 130 personnes, « l’Eidophusikon ou représentation de la nature » ("faire voir" de manière collective).
Les spectateurs se trouvent devant une scène d’environ 3 mètres de largeur par 1,80 mètre de hauteur et 2,50 mètres de profondeur. Un ensemble de vues pittoresques aux différentes saisons et aux différentes heures du jour se succèdent : Londres, Tanger, Naples ou d’autres sites de la Méditerranée, depuis l’aurore jusqu’au crépuscule, et sous les effets de lune, de feu, d’incendies ou d’orages. Loutherbourg transforme un paysage forestier, passant du vert au printemps aux bruns roux de l’automne, en faisant pivoter des écrans de soie colorés et éclairés par des lumières situées sur les côtés. Des objets en mouvement sont actionnés à l’aide de mécanismes ; par exemple, des nuages peints sur des toiles semi-transparentes ou des vagues, découpés dans du carton-pâte. Dans les intervalles, des airs sont joués au clavecin par Michael Arne, célèbre compositeur d’opéra et de musique de scène. L’Eidophusikon a connu un large succès, en particulier auprès de peintres comme Joshua Reynolds (1723- 1792), premier président et cofondateur de la Royal Academy, qui recommandait à ses élèves d’aller voir ce spectacle pour étudier la nature, et Gainsborough, qui s’en est inspiré pour fabriquer sa boîte d’optique décrite p. 14 (Richard D. Altick, The Shows of London, The Belknap Press of Harvard University Press, Cambridge Massachusetts, Londres, 1978).

les autres divertissements optiques du XVIII ème siècle

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Les peintures sur verre et la Showbox de Thomas Gainsborough

Le peintre anglais Thomas Gainsborough (1727-1788) aimait représenter à l'huile des paysages sur verre. Au tout début des années 1780, inspiré par l'Eidophusikon (un théâtre miniature d’exposition de tableaux inventé par le peintre Philippe Jacques de Loutherbourg en 1781), il met au point une "Showbox" en bois et métal dans laquelle il glisse de petites peintures à l'huile sur verre d'environ 28 x 33,6 cm (sorte de diapositives) représentant des paysages avec des effets lumineux (effets de soleil, scènes nocturnes), rétroéclairés par une rangée de bougies. Cette boîte n'est utilisable que par un seul individu à la fois qui observe les paysages à l'aide d'une lentille mobile (loupe).

http://www.nicolemollett.co.uk/portfolio/space-invaders/

les autres divertissements optiques du XVIII ème et XIX ème siècle

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En 1722, est appelée « diorama » une peinture de grande dimension animée par un jeu de lumières. En 1822, le diorama de Louis Daguerre (inventeur du daguerréotype, procédé primitif de la photographie par lequel l'image était fixée sur une plaque métallique, ancêtre du négatif) est un dispositif illusionniste incluant des toiles peintes sur support transparent, une chambre, une lentille de vision et un soufflet, que l'inventeur appelle un « polyorama panoptique ».

le DIORAMA

https://museedebry.fr/#/video-diorama/fr

les autres divertissements optiques du XVIII ème et XIX ème siècle

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le DIORAMA

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les autres divertissements optiques du XVIII ème et XIX ème siècle

le PanoRAMA

Les panoramas peints de l'irlandais Robert Barker (1739-1806) créés dès 1787-1792. Ci-dessus Édimbourg (Ecosse), 1792.


Robert Mitchel Coupe transversale du panorama à deux niveaux de Robert Barker au parc de Leicester, Angleterre, vers 1793.

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les autres divertissements optiques du XVIII ème et XIX ème siècle

le PanoRAMA

Panorama célèbre créé au XIX° siècle : The Heroic Life and Career of Garibaldi (Providence, Brown University Library, United States of America), créé vers 1859-1860 et attribué à l'anglais John James Story (1828-1900). La vie du héros y est racontée sur une toile peinte recto-verso à la gouache (23 sections de 2,44 x 3,66 m). Le manuscrit des commentaires est également conservé.

https://library.brown.edu/cds/garibaldi/panoramaHTML5/panorama_scroll.php

Numérisation du panorama en vue de créer des outils de médiation interactifs.

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les autres divertissements optiques du XVIII ème et XIX ème siècle

le PanoRAMA

Le Panorama maritime Mesdag, 1880-1881 est le seul conservé dans son bâtiment d'origine à seize côtés, à La Haye (Pays-Bas). Une rotonde centrale surélevée et entourée de sable (la lumière naturelle entre par la verrière de la coupole) permet d'y voir le cylindre en verre originel qui a permis de dessiner le paysage à 360° depuis la dune la plus élevée puis de le projeter sur toile, et surtout la peinture monumentale (huile sur toile), de plus de 14 m de hauteur, 40 m de diamètre et 120 m de circonférence, réalisée par Hendrick Willem Mesdag (1831-1915), sa femme et trois assistants. Bel exemple de collaboration artistique familiale !

Le spectateur est en immersion dans l'image

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les autres divertissements optiques du XVIII ème et XIX ème siècle

le PanoRAMA

Plus proches des transparents de Carmontelle, il faut citer les Panoramas du russe Pavel Yakolevitch Piasetsky ou Piasecki (1843-1919), médecin militaire et peintre. Ce dernier a réalisé, entre 1874 et 1903, plusieurs panoramas de voyages effectués dans différents pays, y compris en France (voyages des tsars en 1896 et 1901). Il a notamment dessiné à l'aquarelle des voyages en train dont le Panorama ferroviaire transcapien, vers 1891-1892, panorama montré dans une boîte comme les transparents de Carmontelle, et le Panorama ferroviaire transsibérien (Moscou, Musée de l'Hermitage), vers 1894-1903, réalisé à grande échelle.

Ce dernier panorama a été montré, inachevé à l'Exposition Universelle de Paris de 1900 et a valu à son auteur une médaille d'or. Il est constitué de neuf rouleaux (entre 54 et 133 m chacun) à l'aquarelle sur papier et tissu pour une longueur totale de 955 mètres. Présentés à Paris dans le Pavillon de la Sibérie, les rouleaux défilaient à l'extérieur des fenêtres de trois réelles voitures du transsibérien dans lesquelles les visiteurs s'installaient. Les supports reconstituaient le voyage sur plusieurs épaisseurs de rouleaux défilant à des vitesses différentes selon les plans du paysage.

Conférence publique de Pavel Yakolevitch Piasecki à Saint-Saint-Pétersbourg sur le Panorama ferroviaire transcapien réalisé en 1891-1892, estampe sans auteur ni date, parue dans la Revue Niva, 1985, n°2.

La boîte fait environ 0, 80 m de haut sur 3, 50 m de long mais l'estampe ne permet pas de voir comment les rouleaux d'environ 50 cm de haut sont rétro-éclairés.

Rouleaux avec les supports transparents

Visiteurs installés comme dans des wagons, derrière des fenêtres

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les autres divertissements optiques du XVIII ème et XIX ème siècle

le CYCLORAMA

Maquette du cyclorama de Frankfort de 1880 (Musée du Film Allemand).

Ne pas confondre cette forma architecturale avec le cyclorama qui est, au théâtre ou dans les films d'animation, un rideau tendu semi-circulaire en fond de scène. Il se développe entre les murs, cours, lointains et jardins. Il peut suivre une ligne courbe continue, ou n'être courbe que dans les angles lointains.

Cyclorama est une forme architecturale particulière permettant comme les rotondes (circulaires) de présenter des panoramas et des vues à 360°.


Le spectateur est immergé dans l'image

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Oeuvre et scénographie du XX ème siècle

Enfin, il faut mettre en lien "les Nymphéas offerts par le peintre Claude Monet (1840-1926) à la France le lendemain même de l'armistice du 11 novembre 1918 comme symbole de la paix, et installés selon ses plans au musée de l'Orangerie en 1927, quelques mois après sa mort (huit toiles monumentales réalisées entre 1914 et 1918). Cet ensemble unique vient couronner le cycle débuté près d’une trentaine d’années auparavant. Les dimensions et la surface couverte par la peinture environnent et englobent le spectateur sur près de cent mètres linéaires où se déploie un paysage d'eau jalonné de nymphéas, de branches de saules, de reflets d'arbres et de nuages, donnant "l’illusion d'un tout sans fin, d'une onde sans horizon et sans rivage", selon les termes mêmes de Monet" (texte du Musée de l'Orangerie, Paris).

Le Cycle des Nymphéas, de Claude MONET (1840-1926), 1914-1918

deux salles, au Musée de l'Orangerie, à Paris
8 toiles peintes à l'huile, de 2 m de hauteur mais de longueur variable (de 6 m à 17 m), réparties dans deux salles ovales et déclinant les saisons, encerclent le spectateur, alors immergé dans la peinture.

les autres divertissements optiques du XIX ème siècle

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Musée Adrien Mentienne de Bry-sur-MarneMusée Adrien Mentienne de Bry-sur-Marne

polyorama panoptique

https://museedebry.fr/#/collection-daguerre/fr

vers 1850, Bois, papier, verre, métal, 26 cm x 23 x 20 cm

Dispositif optique en vogue au XIXème siècle qui permettait de visionner des tableaux animés grâce à la transparence du support et aux variations de la lumière.

Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

Le Sténopé : ancêtre de l'appareil photographique

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Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

1827

LE POINT DE VUE DU GRAS, DE NICÉPHORE NIEPCE

Considérée comme la première photographie (ou héliographie : « écriture par le soleil ») permanente réussie prise dans sa maison de Saint-Loup-de-Varennes près de Chalon-sur-Saône en Bourgogne. 16.2 × 20.2 cm, Université d'Austin, Texas, Etats-Unis

La première photographie

http://www.museeniepce.com/index.php?/collections/enjeux-de-la-photographie/Nicephore-Niepce

https://www.hrc.utexas.edu/niepce-heliograph/

https://www.profartspla.info/index.php/histoire-des-arts-2/lignes-du-temps/694-lignes-du-temps-photo

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Les dispositifs de représentation : camera obscura, tavoletta, perspectographe, sténopé, appareil photographique (cf : partie du cours sur les machines à dessiner)

Petite Histoire de la photographie

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de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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La chronophotographie

La chronophotographie d'Étienne-Jules Marey associe la photographie aux recherches en optique sur la représentation du mouvement. Elle permet ainsi d'enregistrer la réalité en mouvement. Il ne restera plus qu'à projeter ces images au moyen d'une lanterne magique modernisée et on aura inventé le cinéma.

Les procédés utilisés initialement ne permettaient pas d'obtenir une image instantanée. Par exemple, la première photographie réalisée en 1826 par Nicéphore Nièpce fut réalisée avec un temps de pose de 8 heures ! Avec Louis Daguerre, en 1839, le temps de pose est réduit à plusieurs dizaines de minutes.
Il a fallu attendre la deuxième moitié du XIXème siècle pour que soit mis au point la photographie instantanée, c'est-à-dire une photo réalisée en moins d'une seconde, condition indispensable pour pouvoir enregistrer le mouvement.
En 1878, Edward Muybridge réussit ainsi à obtenir plusieurs clichés successifs d'un cheval au galop, en multipliant le nombre d'appareils photos (il y a autant d'appareils que de clichés).

Le physiologiste Étienne-Jules Marey invente un peu plus tard la chronophotographie. Pour mieux comprendre les mouvements, il photographie d'abord sur une plaque fixe les différentes phases d'un même mouvement. Plus tard, il utilise une plaque mobile permettant d'obtenir jusqu'à 50 photos, à un rythme de 20 images par seconde.

de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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Le Thaumatrope

Dispositif reposant sur une illusion d'optique.

Le thaumatrope (du grec thauma , prodige et tropion , tourner) est un jouet optique qui exploite le phénomène de la persistance rétinienne. La persistance d'une durée d'environ 50 ms laisse une "trace" au fond de la rétine. Si une autre image est perçue par l'oeil dans ce laps de temps, notre cerveau aura l'illusion de voir les deux images en même temps.

Inventé par l'astronome John Hershel, le thaumatrope est commercialisé par l'Anglais John Ayrton Paris en 1825.

de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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Le phénakistiscope

C’est entre 1829 et 1833 que Joseph Plateau invente un jouet qu'il appelle « le phénakistiscope ».

Il s'agit de deux disques en cartons :
- sur l'un sont dessinées les différentes phases d'un même mouvement,
- sur l'autre des fentes sur fond noir sont réparties de façon aussi régulière que les images.
En tournant les deux disques placés sur un même axe et en regardant par les petites fenêtres, on a l'impression de voir le mouvement se faire et se répéter.

Il existe un second type de phénakistiscope, plus répandu. Il s’agit d’un seul disque sur lequel se trouve un mouvement décomposé en une série d’images fixes. La face arrière est peinte en noire. Le disque est pourvu d’une poignée en son centre et d’encoches sur son contour. C’est en le faisant tourner devant un miroir, face noire devant les yeux, et en regardant fixement à travers ses fentes, que les images s’animent.

Les fentes servent d'obturateur en ne laissant apparaître l'image reflétée dans le miroir qu'un très court instant. L'oeil voit donc une seule image, qui semble être en mouvement lorsque le disque tourne à une vitesse suffisante.

de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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Le phénakistiscope

de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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Le Zootrope

Invention attribuée à l’anglais William George Horner (1833) à Londres et à l’autrichien Simon Stampfer à Vienne (1834).

Le zootrope est le perfectionnement du phénakistiscope puisqu’il s’appuie sur le même principe visuel qui donne l’illusion du mouvement. L’amélioration apporté par le tambour du zootrope permet d’observer la scène animée à plusieurs, comme les Transparents de Carmontelle, annonçant en modèle réduit l’expérience de la séance de cinéma. Il préfigure également la pellicule de cinéma (horizontalité circulaire).

de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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Le praxinoscope

Le praxinoscope, amélioration du zootrope et du phénakistiscope, est inventé par Émile Reynaud en 1876. L’utilisation de miroir à facettes permet de reproduire un mouvement plus fluide et sa forme de manège tournant facilite le visionnage simultané d’une scène d’images par plusieurs personnes. Combiné à une lanterne magique, il peut projeter l’animation sur un écran : c’est le « praxinoscope à projection » qui servit lors de séances publiques, comme les Transparents de Carmontelle. Le dessin animé était né, avant le cinéma.

de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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Le praxinoscope

Bande animée de Le Trapèze d' Émile Reynaud en 1877-1879

de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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Le praxinoscope

Le praxinoscope-théâtre (1879) et le praxinoscope à projection ou théâtre optique (1888) sont améliorés par Emile Reynaud

Le théâtre optique introduit une différence : l’observateur ne manipule plus le dispositif, désormais caché à son regard ; il ne fait que contempler les images qui défilent devant lui.

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de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

Restitution d'un théâtre optique au Musée Grévin

Le 28 octobre 1892, Emile Reynaud présentait son Théâtre optique et projetait le premier film animé de l’histoire. 126 ans plus tard, cette date anniversaire est devenue journée mondiale du cinéma d’animation

de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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Le praxinoscope

Un praxinoscope d'Ernst Plank, de Nuremberg (Allemagne), est actionné par un moteur à air chaud miniature. Il est conservé dans la collection de Thinktank, Musée de la science de Birmingham.

// Machines à dessiner de Jean Tinguely, actionnées aussi par un moteur, lui-même lancé ou mis en route par le spectateur.

de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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Le praxinoscope

de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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Le praxinoscope de William Kentridge

Oeuvre composée d'une image circulaire déformée (anamorphique) projetée du plafond sur une table ronde avec un miroir cylindrique debout au centre, où la projection est reflétée comme une image non déformée.


Mais l'œuvre ne consiste pas en l'image en mouvement produite par des images rémanentes intermittentes vues à travers des fentes comme avec un zootrope. Au contraire, l'image déformée est réfléchie sur un miroir cylindrique, un écran continu sur lequel l'image tourne sans interruption.
L'aspect le plus important de l'œuvre est que le spectateur doit voir deux types d'images différents dans le même champ de vision: une paire d'images à sens inversé, c'est-à-dire l'image projetée sur la table (l'original vraie image, mais déformée et donc fausse) et l'image corrigée par le miroir cylindrique (la vraie image non déformée, mais en fait une illusion d'optique réfléchie et donc fausse).

de l'image fixe à l'image animée :

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Le Folioscope ou FLIPBOOK

En 1860, le français Pierre Hubert Desvignes, fabrique de drôles de petits livres qu’on appelle des folioscopes (du latin folium , la “feuille”, et du grec ancien skopein , “observer”).

En 1868, l'anglais John Barnes Linnett a déposé un brevet de cette invention sous le nom de kinéographe (même racine que cinématographe). En Allemagne il s’appelle daumenkino, aux États-Unis flip-book.

Le principe du folioscope repose sur celui d’un livre qu’on feuillette avec le pouce. À chaque page on trouve un dessin légèrement différent du précédent. Les images se succèdent au rythme du doigt sur le carnet et l’animation se créée petit à petit.
À la fin du livre, le mouvement se termine.
Puisqu’il s’agit d’un seul mouvement, et non d’un mouvement cyclique (comme pour le zootrope ou le phénakistiscope), on peut improviser les dessins au fur et à mesure et on n’est limité que par le nombre de pages (tandis que dans le zootrope ou le phénakistiscope, on est limité par la longueur de la bande).

de l'image fixe à l'image animée : quelques appareils

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le mutoscope ou Machine à Folioscope

Le mutoscope, inventé par l’américain Hermann Casler dans la seconde moitié du XIXème siècle, fût l’un des précurseurs dans les techniques d’animation d’images. Dans le prolongement de la version papier le folioscope (ou flip-book) et à l’instar des projections sur écran initiées par Edison, il est le premier dispositif mécanique jouant sur la persistance de la vision. Par l’action d’une manivelle, les illustrations déferlent et se superposent les unes aux autres donnant ainsi l’impression d’une scène en mouvement.


// Transparents de Carmontelle actionnés aussi par deux manivelles.

de l'image fixe à l'image animée :

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la pixilation

Le stop-motion, ou animation en volume (3D), consiste à photographier image par image des objets ; mises bout à bout, les images produisent des mouvements et les objets immobiles semblent se déplacer comme par magie. La pixilation est un cas particulier de l’animation en volume, qui consiste à animer des personnes en chair et en os.


Émile Cohl est précurseur dans le domaine de l'animation d'objet et donc le la pixilation. Dans son film L'Hôtel du silence (1908), la séquence du paravent est réalisée en pixilation. Mais il faut attendre 1909 et Les Chaussures matrimoniales pour voir un film complet avec cette technique.

Neighbours (Voisins) de Norman McLaren (1952) est la référence du film qui utilise la technique de la pixilation.

de l'image fixe à l'image animée : quelques techniques

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Technique du dessin animé avec papier pelure (en 2D) puis scanné et animé numériquemet calque par calque

https://upopi.ciclic.fr/transmettre/parcours-pedagogiques/initiation-au-cinema-d-animation

LIGNE DU TEMPS avec DES ANIMATIONS CÉLÈBRES

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Les dispositifs de présentation (ou de monstration = voir l'image) : transparents de Carmontelle, musée-valise ou Etant donnés...de Marcel Duchamp, installation avec téléviseurs, avec téléphones portables, tablettes ou écrans d'ordinateurs

Différentes boites pour les transparents de Carmontelle

Présentation du transparent Les Quatre Saisons dans la boîte conçue pour l’exposition « Le voyage en images de Carmontelle, divertissements et illusions au Siècle des lumières », en 2008. Sceaux, musée de l’Île-de-France (aujourd’hui appelé musée du Domaine départemental de Sceaux).

Architectes et muséographes : Frédérique Paoletti et Catherine Rouland.

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Paul Getty Museum, Los Angeles

La Maison des Lumières Denis Diderot, Langres

Pour la présentation aux enchères de la Galerie Drouot le 6 juin 2020, Paris

Musée Condé, château de Chantilly

Les dispositifs de présentation (ou de monstration = voir l'image) : transparents de Carmontelle, musée-valise ou Etant donnés...de Marcel Duchamp, installation avec téléviseurs, avec téléphones portables, tablettes ou écrans d'ordinateurs

boite pour le transparent des quatre saisons de Carmontelle

Présentation du transparent Les Quatre Saisons dans la boîte conçue pour l’exposition « Le voyage en images de Carmontelle, divertissements et illusions au Siècle des lumières », en 2008. Sceaux, musée de l’Île-de-France (aujourd’hui appelé musée du Domaine départemental de Sceaux).


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Les dispositifs de présentation (ou de monstration = voir l'image) : transparents de Carmontelle, musée-valise ou Etant donnés...de Marcel Duchamp, installation avec téléviseurs, avec téléphones portables, tablettes ou écrans d'ordinateurs

Les transparents de Carmontelle sont exposés selon d'autres partis pris scénographiques

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Présenté totalement déployé, au Louvre-Lens, lors de l'exposition "Trésors" (été 2018) dans un espace feutré et tamisé, propice à sa contemplation, l’immense panorama de 13 mètres peint par Carmontelle sur papier transparent, n’a pu être exposé qu’au prix d’une scénographie inventive signée par l’Agence AtoY.

Rétro-éclairage à leds dans les caissons des cimaises.
Effet sur le spectateur : immersion dans un espace, dans cette bulle.


L’exposition Trésors présente les dernières acquisitions du Musée du Louvre qui sont présentées pour la première fois au public. Trois grandes parois circulaires viennent épouser les formes des bulles existantes du Pavillon de Verre afin de créer un véritable écrin pour les œuvres, respectant ainsi les exigences de conservations tout en créant un cheminement pour le visiteur. Ces doubles peaux sont recouvertes de dégradés colorés rappelant l’univers propre à chaque œuvre présentée, donnant ainsi une atmosphère toute particulière à l’intérieur de chaque bulle, appuyée par la présence de moquette en harmonie avec les couleurs choisies. AtoY décide également de s’appuyer sur la scénographie des œuvres de la Grande Galerie pour accompagner le visiteur dans une continuité vers ces trois bulles à l’identité singulière. La signalétique vient s’implanter en dehors des bulles et rappelle le mobilier de la Galerie du Temps. AtoY privilégie les transdisciplinarités et plus particulièrement les interactions entre art et architecture.

Espace (bulle) dédié au transparent de Carmontelle

Ambiance verte, siège en pétale de fleurs ou trèfle : allusion à la campagne

Les dispositifs de présentation (ou de monstration = voir l'image) : transparents de Carmontelle, musée-valise ou Etant donnés...de Marcel Duchamp, installation avec téléviseurs, avec téléphones portables, tablettes ou écrans d'ordinateurs

Les transparents de Carmontelle sont exposés selon d'autres présentations, portant atteinte à l'intégrité de l'oeuvre

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Transparent : La Campagne de France, Aquarelle et gouache. Sur quatre papiers Whatman assemblés. Notre transparent, est un fragment d'un rouleau. Il a été monté dans un encadrement qui permet de l'éclairer par derrière. 42 x 162 cm. Provenance : Probablement vente Carmontelle, 17 avril 1807, lot de onze «boîtes de rouleaux transparents».

Dans son article consacré aux transparents de Carmontelle (Pierre Francastel, Les transparents de Carmontelle, L'Illustration, 17 août 1929, p.159), Pierre Francastel souligne l'importance de l'oeuvre de l'artiste : «Considérée dans son ensemble, son oeuvre, qui du seul point de vue littéraire ne dépasse pas le second rang, devient l'une des plus vivantes et des plus complètes qui soient. C'est au premier rang des mémorialistes et chroniqueurs du siècle qu'il faut le placer, comme l'un de ceux qui nous ont donné le plus fidèle spectacle de leur temps».

Les dispositifs de présentation (ou de monstration = voir l'image) : transparents de Carmontelle, musée-valise ou Etant donnés...de Marcel Duchamp, installation avec téléviseurs, avec téléphones portables, tablettes ou écrans d'ordinateurs

Les transparents de Carmontelle sont exposés selon d'autres présentations, portant atteinte à l'intégrité de l'oeuvre

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Vue de l'exposition au Musée de Sceaux en 2008 :

"Le voyage en images de Carmontelle".

mais ici l'oeuvre réelle n'est pas exposée, c'est la vidéo de celle-ci (sa reproduction), très agrandie, accompagnée de musique qui défile sous les yeux des spectateurs.

Les dispositifs de présentation : (ou de monstration = voir l'image) : transparents de Carmontelle, musée-valise ou Etant donnés...de Marcel Duchamp, installation avec téléviseurs, avec téléphones portables, tablettes ou écrans d'ordinateurs

1936 - 1941, Carton, bois, papier, plastique, 40 x 37,5 x 8,2 cm
Boîte dépliante en trois parties en carton recouverte de toile beige contenant des répliques miniatures d'oeuvres, 69 items (photographies et documents, fac-similés). Centre Pompidou Paris, Moma, ...

La Boîte-en-valise de Marcel Duchamp

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Conservateur du musée de ses propres œuvres, Marcel Duchamp a toujours porté un regard vigilant sur leur préservation et leur diffusion. Au fil des années, il a veillé à faire acquérir la plupart d’entre elles par ses rares collectionneurs et mécènes (Katherine S. Dreier, Louise et Walter Arensberg). En 1935, l’idée lui vient de rassembler dans un « album » les œuvres qu’il a jusque-là réalisées. À la faveur de la publication de ses œuvres dans des livres ou des revues, il augmente leur tirage pour se constituer un stock d’images. Sur des feuilles de Rhodoïd, il fait imprimer des reproductions du Grand Verre , des Neuf Moules Mâlic , de la Glissière… (1913-1915).

Il fait également réaliser des reproductions en miniature du Pliant de voyage (1916/1964), de Fontaine (1917/1964), de sa fiole d’ Air de Paris (1919/1964).
Par un bulletin de souscription qu’il adresse à ses collectionneurs, Duchamp annonce, pour le 1 er janvier 1941, la parution d’une « boîte à tirettes gainée de cuir […] contenant la reproduction fidèle en couleur, découpage, estampage ou objets réduits de verres, peintures, aquarelles, dessins, readymades, dont l’ensemble (69 items) représente l’œuvre à peu près complète de Marcel Duchamp entre 1910 et 1937 » (Duchamp cité in Naumann, op. cit. , p. 143). Une première Boîte-en-valise est assemblée, le 7 janvier 1941. Les éléments utiles aux boîtes suivantes sont acheminés aux États-Unis avec les œuvres de la collection personnelle de Peggy Guggenheim.

De 1942 à 1966, à l’aide d’assistants toujours différents, Duchamp réalise 312 exemplaires de sa Boîte (cat. rais. n o 484), dont 20 exemplaires de luxe (chacun d’entre eux renfermant un original).

https://www.lumni.fr/article/tout-duchamp-en-une-oeuvre

Les dispositifs de présentation : (ou de monstration = voir l'image) : transparents de Carmontelle, musée-valise ou Etant donnés...de Marcel Duchamp, installation avec téléviseurs, avec téléphones portables, tablettes ou écrans d'ordinateurs

Autres versions des "Boîtes" : La Boite de 1914

13,5 x 18,5 cm
13 plaques de verre argentiques contenues dans une boîte en carton des plaques photographiques des établissements A.Lumière & ses fils.

La Boîte-en-valise de Marcel Duchamp

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http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Duchamp/ENS-duchamp.htm

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Autres versions des "Boîtes" : 1934 La boîte verte

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Autres versions des "Boîtes" :

1941-1971 Boîtes en valise (autres versions)

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La Boîte-en-valise de Marcel Duchamp

Série D










Série F

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Autres versions des "Boîtes" :

1966-1967 A l’infinitif (boîte blanche) 1958-1959 Boîte « Eau et gaz à tous les étages »

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La Boîte-en-valise de Marcel Duchamp

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Autres versions des "Boîtes" :

1959 Boîte alerte

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La Boîte-en-valise de Marcel Duchamp

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Étant donnés : 1° la chute d'eau 2° le gaz d'éclairage… de Marcel Duchamp

Installation de Marcel Duchamp (1887-1968) élaborée en secret entre 1946 et 1966 à New York. Elle est considérée comme la dernière grande œuvre de l'inventeur du ready-made et ne fut révélée au public qu'après sa mort.

Dans la Boîte de 1914 éditée par Duchamp à cinq exemplaires en 1914 et contenant des reproductions photographiques de ses notes manuscrites, l'une des notes stipule : « Étant donnés : 1° la chute d'eau, 2° le gaz d'éclairage, nous déterminerons les conditions du Repos instantané (ou apparence allégorique) d'une succession de faits divers semblant se nécessiter l'un l'autre par des lois, pour isoler le signe de la concordance entre, d'une part, ce Repos, (capable de toutes les excentricités innombrables) et, d'autre part, un choix de possibilités légitimées par ces lois et aussi les occasionnant ». Par ailleurs, l'une des dernières boîtes composée par Duchamp s'intitule : Eau & gaz à tous les étages (1958-1959).

Il met en jeu le voyeurisme inhérent au concept d'exposition mais ici, en impliquant de façon participative le spectateur qui doit faire l'effort de scruter pour mieux voir par delà la porte en bois.
Les deux orifices autorisant la vision de l'installation cachée sont appelés par Duchamp « les trous du voyeur ».

Elle a été montrée le 7 juillet 1969 au musée de Philadelphie sans aucune cérémonie d'inauguration, ni déclaration à la presse. Appelée par Marcel Duchamp «environnement» ou «sculpture- construction». Duchamp laisse un carnet d'instructions pour remonter cette œuvre à partir des pièces détachées dans son atelier. Cette oeuvre peut-être démontée et remontée dans n’importe quel musée, et le contexte de son lieu d’exposition n’a aucune importance. C’est un espace d’illusions complètement autonome. (CF comme les Transparents de Carmontelle).

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Étant donnés : 1° la chute d'eau 2° le gaz d'éclairage… de Marcel Duchamp

Exposée de façon permanente au Philadelphia Museum of Art selon les vœux même de Duchamp, la pièce, qualifiée par l'artiste d'« approximation démontable », se présente sous la forme d'un grand mur rectangulaire de couleur gris-rose pastel percé d'une vieille porte en bois à double-battant (originaire de Cadaqués) cernée par un montant en briques cuites maçonnées. Par deux trous percés dans la porte, l'on peut observer la scène suivante :

- au premier plan, en contre-jour, un grand trou irrégulier apparaît dans un mur de briques ;
- au deuxième plan, sur un lit de brindilles et de feuilles mortes, est couché un corps de femme, dont on ne voit pas la tête mais seulement quelques touffes de cheveux blonds ; le corps est entièrement nu, en position de cuisses écartées (les pieds sont cachés). La main gauche, au bout de l'avant-bras surélevé, tient un bec Auer allumé ;
- à l'arrière plan, sur la droite, on distingue une représentation de paysage champêtre construite en diorama, montrant des arbres (dont des cyprès), une rocaille, des effets de miroitements et de brumes, et une chute d'eau, le tout dominé par un ciel bleu traversé de nuages.
L'ensemble constitue une forme d'instrument optique (Albrecht Dürer) ou de « chambre optique » qui rappelle les attractions illusionnistes du début du XIXème siècle (diorama).

Duchamp déclarait à Pierre Cabanne : "C'est le regardeur qui fait le tableau"

Gravure d'Albrecht Dürer (1525)

Diorama de l'Amour : dans ce tableau de Jean Aubert (1886), l'artiste représente, de manière certes un peu fantaisiste, l'attraction à la mode sous le Consulat.

Marcel Duchamp, Entretiens avec Pierre Cabanne, Paris, Somogy, 1995, préface.

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Étant donnés : 1° la chute d'eau 2° le gaz d'éclairage… de Marcel Duchamp

Dispositif recréé par Richard Baquié , Sans titre, Etant donnés : 1° la chute d'eau, 2° le gaz d'éclairage..., 1991, matériaux divers, 259 x 204 x 408 cm. Galerie Thomas Bertrand

Cette oeuvre de Richard Baquié est centrale dans l'exposition récente du Palais de Tokyo, Dioramas, Août, 2017

https://www.palaisdetokyo.com/fr/evenement/dioramas

Instructions de Marcel Duchamp pour le montage et maquette de son installation

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La Chambre noire de Wolf Vostell

1959

Première œuvre à employer l'image électronique en tant que média artistique. Elle est un assemblage de matériaux et de téléviseurs.
Le titre fait évidemment référence à la camera obscura.

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Nam June Paik

Mars 1963 exposition Fluxus « Music/Electronic Television »


L'installation de Nam June Paik marque l’entrée officielle de l’art vidéo en exposant « treize téléviseurs préparés » à la galerie Parnass de Rölf Jährling de Wuppertal (Allemagne) :
installation composée de 13 téléviseurs posés à même le sol dont l’image déreglée par des générateurs de fréquence ne diffuse rien d’autre que des rayures et des striures. Sur chaque écran, le trajet des électrons est perturbé à l'intérieur du tube cathodique, transformant les images figuratives des programmes en formes abstraites.

L'image médiatique est un composant plastique, un matériau plastique, modifiable, changeant, mouvant, immatériel.
La narration de ces images n'est pas recherchée ni mise en avant.

Vous connaissez déjà une autre oeuvre de Nam June Paik, vue en Première :

Vénus, 1990, installation avec parabole et 24 téléviseurs

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SHIGEKO KUBOTA

1976 NU DESCENDANT L'ESCALIER

Vidéo sculpture, 4 moniteurs, un magnétoscope, une bande vidéo, une construction en contre plaqué, 168,3 x 78,6 x 170,2 cm, MOMA
Oeuvre aux multiples hommages :
à Marcel Duchamp et son tableau portant le même titre, donc à la chronophotographie et aux installations de Nam June Paik (qui était son mari).

Commentaire de Marcel Duchamp : « Cette version définitive du Nu descendant un escalier, peinte en janvier 1912, fut la convergence dans mon esprit de divers intérêts, dont le cinéma, encore en enfance, et la séparation des positions statiques dans les chronophotographies de Marey en France, d'Eakins et Muybridge en Amérique. Peint, comme il l'est, en sévères couleurs bois, le nu anatomique n'existe pas, ou du moins, ne peut pas être vu, car je renonçai complètement à l'apparence naturaliste d'un nu, ne conservant que ces quelques vingt différentes positions statiques dans l'acte successif de la descente. Avant d'être présenté à l'Armory Show de New York en 1913, je l'avais envoyé aux Indépendants de Paris en février 1912, mais mes amis artistes ne l'aimèrent pas et me demandèrent au moins d'en changer le titre. Au lieu de modifier quoi que ce fût, je le retirai et l'exposai en octobre de la même année au Salon de la Section d'or, cette fois sans opposition. (...) Je me sentais plus cubiste que futuriste dans cette abstraction d'un nu descendant un escalier : l'aspect général et le chromatisme brunâtre du tableau sont nettement cubistes, même si le traitement du mouvement a quelques connotations futuristes. »

Savoir définir les mouvements artistiques comme le Cubisme (Nature Morte à la Chaise Cannée de Pablo Picasso, vue en Première) et le Futurisme

https://www.profartspla.info/index.php/cours-2/64-glossaire/373-cubisme

https://www.profartspla.info/index.php/cours-2/64-glossaire/1353-futurisme

https://www.profartspla.info/index.php/cours-2/premiere/spe-arts/96-cours-2019-2020/1008-nature-morte-a-la-chaise-cannee-de-pablo-picasso-oeuvre-du-corpus

Marcel Duchamp, Nu descendant l'escalier n° 2, 1912 Huile sur toile, 147 x 89,2 cm Philadelphia Museum of Art, Philadelphie

https://www.moma.org/collection/works/81792

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Savoir construire une filiation entre des oeuvres

1884-1885 Homme montant des escaliers d'Eadweard Muybridge

1952, Marcel Duchamp descendant un escalier d'Eliot Elisofon, LIFE Magazine, New York,

1912, Nu descendant l'escalier n° 2 de Marcel Duchamp, Huile sur toile, 147 x 89,2 cm Philadelphia Museum of Art, Philadelphie

1798, Les Quatre Saisons, pour l’exposition « Le voyage en images de Carmontelle, divertissements et illusions au Siècle des lumières », en 2008. Sceaux, musée de Sceaux).

1976 Nu Descendant un Escalier

de Shigeko Kubota

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David Hockney

https://museeyslparis.com/expositions-fondation/david-hockney-fleurs-fraiches-dessins-sur-iphone-et-ipad

Fleurs fraîches. Dessins sur iPhone et iPad, 2010-2011, Fondation Berger Musée Yves Saint Laurent, Marrakech

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David Hockney

Fleurs fraîches. Dessins sur iPhone et iPad, 2010-2011, Fondation Berger Musée Yves Saint Laurent, Marrakech

Effet de rétro-éclairage de l'oeuvre

Vision frontale des spectateurs
Image changeante, en mouvement
Présentation dans un cadre
Référence à la nature

Thème transversal : art, sciences et technologies

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