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Né en 1951 au Texas, Joe R. Lansdale commence à écrire à 9 ans pour les journaux locaux de Nacogdoches, ville où il habite et qui deviendra la protagoniste de nombre de ses romans. Grand lecteur de Burroughs, Twain, London, Bradbury ou Brown, il publie sa première nouvelle en 1972 et son premier roman en 1980. Etudiant, fermier, chercheur d’or, charpentier, plombier, il écrit des westerns fantastiques avec fantômes, des romans d’horreur peuplés d’improbables monstres, des scénarios de comics bourrés de zombies et de super-héros (épisodes de Batman, Lone Ranger, Jonah Hex, The Spirit, Conan, des 4 Fantastiques, Tales from the crypt)… qui en font l’un des fers de lance du mouvement splatterpunk à l’instar de Clive Barker, Poppy Z.Brite ou Richard Matheson. En 1990, il débute la série de romans noirs drôles et décapants, consacrés à Hap Collins, un Blanc libéral, et Leonard Pine, un Noir homosexuel conservateur : quinze enquêtes foutraques rassemblent ce duo atypique (dont dix ont été traduites en français), adaptées, de 2016 à 2018, en série TV (Sundance TV) sous le titre de Hap and Leonard avec James Purefoy et Michael K. Williams. Enfant de la culture américaine et star des littératures de genre, conteur hors pair, instructeur d’arts martiaux, récompensé des prix Egdar-Allan-Poe 2001, Raymond-Chandler 2015 et de dix Bram-Stoker, Joe R. Lansdale est l’auteur de plus de cinquante romans et près de quatre-vingts nouvelles, textes la plupart inédits en français. Deux d’entre eux ont été adaptés au cinéma : la comédie horrifique Bubba Ho-Tep (2002) par Don Coscarelli, avec Bruce Campbell, acteur d’Evil Dead; et le noir Cold in July (2014) par Jim Mickle avec Michael C. Hall, Sam Shepard et Don Johnson. Joe R. Lansdale vit toujours à Nacogdoches avec sa famille.

Le drive-in (J’ai Lu, 1991)La mort dans l’Ouest (L’Incertain, 1992)Les enfants du rasoir (J’ai Lu, 1992 – Rééd. Milady, 2009)Juillet de sang (Fleuve Noir, 1996 – Rééd. Folio, 2007)L’arbre à bouteilles (Série Noire/Gallimard, 1999 – Rééd. Folio 2004)Le mambo des deux ours (Série Noire/Gallimard, 2000 – Rééd. Folio 2009)Un froid d’enfer (Murder Inc, 2001 – Rééd. Murder poche 2003 – Rééd. Folio 2008)Les marécages (Murder Inc, 2002 – Rééd. Folio, 2006)Bad Chili (Série Noire/Gallimard, 2002 – Rééd. Folio 2005)Sur la ligne noire (éd. Du Rocher, 2006 – Rééd. Folio 2008)Du sang dans la sciure (éd.du Rocher, 2007 – Rééd. Folio 2008)Tsunami mexicain (Série Noire/Gallimard, 2007 – Rééd. Folio 2013)Vierge de cuir (éd. Du Rocher, 2009 – Rééd. Folio 2011)Vanilla Ride (Outside/Aphée, 2010 – Rééd. Folio 2012)Diable rouge (Sueurs froides/Denoël, 2013 – Rééd. Folio 2015)Les enfants de l’eau noire (Sueurs froides/Denoël, 2015 – Rééd. Folio 2017)Honky Tonk samouraïs (Sueurs froides/Denoël, 2018 – Rééd. Folio 2019)Rusty puppy (Sueurs froides/Denoël, 2019)NOUVELLES Texas trip (L’Incertain, 1991)

Joe R. Lansdale, Rusty Puppy, DenoëlLe plus triste, c’était qu’à une époque, au beau milieu des bois derrière la maison de Leonard, il y avait un énorme chêne. C’était le dernier des grands chênes, qui datait d’un temps plus ancien où les arbres poussaient longtemps, grandissant et grossissant sans connaître la scie. Le chêne avait des branches épaisses sur lesquelles on pouvait grimper, s’étendre de tout son long et s’endormir sans crainte de tomber. J’en savais quelque chose. Nous l’avions fait tous deux, car nous adorions aller là-bas. Au printemps, on s’allongeait dans l’arbre sous le baldaquin de feuilles vertes et brillantes, et on y venait parfois aussi à l’automne, quand il faisait plus frais, avant que les nuits se refroidissent pour de bon. On s’allongeait là, chacun sur une branche, et on parlait. On a eu de chouettes conversations.On avait baptisé ce chêne l’Arbre de Robin des Bois, en référence à l’arbre gigantesque sous lequel Robin et sa joyeuse bande se rassemblaient pour discuter et festoyer. Je l’appelais aussi l’Arbre de Tarzan, rêvassant à la possibilité de construire sur ses larges branches une grande cabane où je pourrais vivre à mon aise en compagnie d’une Jane blonde et agile – histoire d’avoir autre chose à faire que bavarder avec des éléphants et se balancer de liane en liane. J’imagine que, de son côté, Leonard devait rêver d’avoir Tarzan pour compagnon, ou plutôt d’en faire son jouet sexuel.