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Né à Marseille en 1967, Olivier Martinelli est professeur de mathématiques à Sète. Lui qui se rêvait en footballeur pro ou musicien de rock, devient activiste culturel, organise des festivals (festival de la Fonderie), crée une maison d’édition associative (Poussière éditions) et une revue (Ce singe monté au ciel). Nouvelliste puis romancier depuis plus de quinze ans, il aborde le polar, l’autobiographie, le roman historique comme la fantasy.

Comme un creux (Editauteur, 2005)Fanzine (Poussière, 2008)D’or est leur silence (Singulières, 2009)La nuit ne dure pas (13e Note, 2011)Jonas (e-fractions, 2014)Une légende (e-fractions, 2014)Quelqu’un à tuer (La Manufacture de livres, 2015)L’ombre des années sereines (Zinc, 2015)L’homme de miel (Christophe Lucquin, 2017)Mes nuits apaches (Robert Laffont, 2019)Le roi des Krols (Le livre des purs, T1) (Leha, 2020)

Olivier Martinelli, Le roi des Krols (Le livre des purs T1), LehaIl avait beau lever la tête, tendre le cou, il ne distinguait pas les branches qui portaient ces lianes. C’était à croire qu’elles pendaient des nuages. L’une d’entre elles s’enroula autour de son bras. A son contact, il ressentit une vive brûlure. Il tenta de se dégager sans y parvenir. Le jaune du végétal se teinta de rouge. Un afflux de son propre sang était en train d’innerver la plante. Comme s’ils communiquaient entre eux, les arbres devinrent plus agressifs. Ils jetaient leurs lianes dans sa direction. Elles se collaient à lui, à Flèche, sur tous leurs membres. Elles cherchaient à aspirer leur sang. A quelques pieds à peine, il aperçut la carcasse d’un sanglier. Il n’en restait plus que la peau sèche, plaquée au squelette de l’animal.Le jeune Beleck dégaina son glaive pour se dégager. Guidé par la peur, son bras tournoyait et fendait l’air. La lame tranchait et tranchait encore. Il percevait une plainte aiguë qui provenait des profondeurs de la forêt. Les arbres hurlaient. Il n’avait jamais entendu un son semblable à celui-ci. Le bruit lui piquait les tympans de façon insupportable. On aurait dit que quelqu’un fouillait son oreille à l’aide d’une lame.