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QUELQUES ACTIVITES DE VACANCES : Classes de troisième

Ma liste idéale , bien sûr de ce que je dois faire pendant les vacances

NomPrénomAdresse mailAuteur du poèmeAndré FLORENTINYTitreMise au point !Commentaire" data-html="true" data-original-title="" data-placement="bottom" data-template='' data-title="écrire à l'auteur×" data-toggle="popover" style="box-sizing: border-box; margin: 0px 10px; font: inherit; color: inherit; overflow: visible; text-transform: none; -webkit-appearance: button; cursor: pointer; background-color: transparent; padding: 0px; width: 47px; display: flex; border: none; flex-direction: column; align-items: center; outline: none;" title="">Ecrireà l’auteurOffrirce poèmeMerci de sélectionner le motif et de nous détailler l'objet de votre alerte MotifCommentaire ** champs obligatoiresEnvoyer" data-html="true" data-original-title="" data-placement="bottom" data-template='' data-title="SIGNALER CE POÈME" data-toggle="popover" style="box-sizing: border-box; margin: 0px 10px; font: inherit; color: inherit; overflow: visible; text-transform: none; -webkit-appearance: button; cursor: pointer; background-color: transparent; padding: 0px; width: 47px; display: flex; border: none; flex-direction: column; align-items: center; outline: none;" title="">SignalerImprimerAndré FLORENTINY (Trinité ,Martinique)Mise au point !Que de points d’interrogation restés sans réponse !Dès le point du jour, au réveil, on s’interroge.Quitte à avoir un point de coté, il faut faire le point.A tout point de vue, il convient de constaterEt mettre enfin les points sur les ‘’i’’.On trouvera bien des points communsSur telle ou telle affaire pointue,Et on tentera d’avancer point par point.Par contre point de droit à l’erreur,Sinon gare au poing perdu au visage.Déjà, pour commencer, point de départ,Recollons les morceaux par un point de suture.Une fois le point lancé, les points de vue déclinésEt partagés jusqu’à un certain point,Mettons un point d’honneur à les résoudre.Au moment voulu et au point nommé,Une fois les points obscurs éclaircisAucuns ne doivent rester en suspensionPour la finalité ou point d’orgue.Aucun point ne doit paraître à l’horizon.A l’issue, il ne s’agira point d’être mal au point.Car au point où sont les choses, point de marche arrière.Notre conclusion devrait être à point,Et ne devrait point souffrir de point mort,Surtout si on est sur le point de réussir.Alors là, point d’exclamation !Voilà, un point, c’est tout !Point final.

Que dois -je faire pendant les vacances ? LIRE? ECRIRE?.... Ma liste idéale ...

Comment comprenez-vous cette citation de Daniel Pennac ?

LECTURE - ECRITURE

LA DOT DE GUY DE MAUPASSANTLIRE UNE NOUVELLE REALISTE DU XIX ème siècleTexte à lire ou à écouter

Compréhension de l 'écrit 1Le couple:Quel point de vue narratif est employé pour décrire le couple ? (Interne, externe ,omniscient?)Soulignez ce qui vous a permis de répondre Personne ne s'étonna du mariage de maître Simon Lebrument avec Mlle Jeanne Cordier. Maître Lebrument venait d'acheter l'étude de notaire de maître Papillon ; il fallait, bien entendu, de l'argent pour la payer ; et Mlle Jeanne Cordier avait trois cent mille francs liquides, en billets de banque et en titres au porteur. Maître Lebrument était un beau garçon, qui avait du chic, un chic notaire, un chic province, mais enfin du chic, ce qui était rare à Boutigny-le-Rebours. Mlle Cordier avait de la grâce et de la fraîcheur, de la grâce un peu gauche et de la fraîcheur un peu fagotée ; mais c'était, en somme, une belle fille désirable et fêtable. La cérémonie d'épousailles mit tout Boutigny sens dessus dessous.Le narrateur donne -t-il déjà un indice au lecteur qui prépare la fin de la nouvelle? Quelle image ce couple donne -t-il au lecteur?cette image est-elle encore présente à notre époque ?"Maître Lebrument était un beau garçon, qui avait du chic, un chic notaire, un chic province, mais enfin du chic, ce qui était rare à Boutigny-le-ReboursMlle Cordier avait de la grâce et de la fraîcheur, de la grâce un peu gauche et de la fraîcheur un peu fagotée ; mais c'était, en somme, une belle fille désirable et fêtable."

COMPREHENSION DE L 'ECRIT 2Comment donner l 'illusion du réel au lecteur?

Les noms des lieux: réels ou imaginaires ?Où le narrateur emmène -t-il le lecteur ? A quelle époque?

Dans le fiacre avons-nous un échantillon de toutes les classes sociales ? Lesquelles?Pensez -vous que cela renforce l 'effet de réel?

Quels sont les rapports des hommes de cette nouvelle avec Jeanne?Son mari?Le cocher?L'inspecteur?Le cousin?Quelle image donne -t- on de la femme à cette époque?

La description des lieux participe-t- elle à donner l'illusion du réel?

UN Coeur simple de Gustave Flaubert, Trois contes ,1877 Le texte Audio La bande -annonce du film La question

Cette bande -annonce vous donne -t- elle envie d'aller voir le film? Qu'auriez -vous changé ou ajouté?

Ecrire un texte réaliste à partir d'un tableau de J.B.COROT "L'Usine de Monsieur Henry"

TRAVAIL D' ECRITURELes deux personnages parlent de la mésaventure de Jeanne Cordier.1 Dans l 'introduction, le narrateur résume en trois lignes l'abandon de la jeune femme et ses circonstances ,.2 Les personnages dialoguent en donnant leur avis sur le mari , la femme , le père de Jeanne et même le cousin.3.Vous ferez alterner dialogue et passages narratifs.

N'oubliez pas de décrire le lieu avec des détails , ils sont importants dans le texte réaliste.

Vous ferez alterner paroles rapportées directement dans le dialogue et paroles rapportées indirectement par le narrateur .Voici un exemple :Les deux hommes parlaient à voix basse pour ne pas se faire entendre , l'un d'eux s'approcha de son amien lui demandant s'il connaissait Jeanne Cordier (PAROLES RAPPORTÉES INDIRECTEMENT .)"Je ne la connais pas très bien mais pauvre petite..." (Paroles rapportées directement)

ECOUTEZ LA NOUVELLE DE MAUPASSANTLE PAPA DE SIMON

Une nouvelle réaliste à écouter.

Si vous préférez lire la nouvelle , clic ...

UNE NOUVELLE DU XXème siècle ( Le livre scolaire)Couchés dans les Maïs de Léïla SebbarEN UN CLIC

VOUS ÊTES JOURNALISTE ET VOUS DEVEZ REDIGER UNE CRITIQUE DE "Couchés dans les maïs"EN 20 LIGNESPREPAREZ VOS IDEES AVANT D'ECRIRECLIC SUR LES ELEMENTS INTERACTIFS POUR VOUS AIDER A REDIGER

Titrede la critique (trait d'esprit ou un jeu de mots et qui , si possible ,contienne le parti pris positif ou négatif).EX : Pourquoi se perdre dans les champs de maïs? Négatif Un petit bijou de Littérature; Positif ...

Premier paragraphe (5 lignes) : Lapartie narrative présente l'histoire de façon accrocheuse (résumé de l’histoire). Cela aide le destinataire à se faire une première idée de l'œuvre. La fin n'est donc pas divulguée.Deuxième paragraphe (5 lignes) : La partie informative ajoute des informations sur l'œuvre et permet au destinataire de se représenter plus complètement l' « objet » de la critique. C'est cette partie qui fournit au destinataire les références complètes de l'œuvre (on évoque des éléments concrets du succès et/ou des précédents romans ). La critique contiendra le titre de l'œuvre, le nom de l'auteur.Troisième paragraphe (10 lignes) : Lapartie argumentative est l'élément essentiel,Point de vue subjectif , c'est-à-dire un parti pris pour ou contre, le plus net possible mais ne jamais le ramener à soi donc ne pas dire : "moi, ça m'a pas plu", autrement dit : parler de l'œuvre, non de soi. (Eviter "je").Lexique (vocabulaire) laudatif ou péjoratif ( positif et élogieux ou négatif .)

INDICATEURS DERÉUSSITE : RELISEZ VOTRE CRITIQUE ET POSEZ-VOUS CES QUESTIONSLe lecteur dispose-t-il d’informations sur l'œuvre, voire sur la vie de l’auteur, son œuvre ou encore le contexte , littéraire…? OUI/NON- Sont-elles justeset précises ?OUI/NONLe lecteur peut-il se faire une idée de l’histoire sans l’avoir lue ? OUI/NON- Le lecteur dispose-t-il d'éléments spatio-temporels, aux personnages principaux et à l’intrigue?OUI/NON- Le suspense est-il maintenu ou la fin de l’histoire nous est-elle révélée ?OUI/NONVotre avis sur l'oeuvre lue est-il identifiable ? OUI/NON- Les arguments, qu’ils soient positifs ou négatifs, sont-ils construits et développés ?OUI/NON- Vos propos sont-ils fondés et illustrés ?OUI/NONLe titre est-il bien choisi et fait-il allusion à votre avis ? OUI/NON

Nouvelle du XXeme siéclePauvre petit garçon de Dino BUZZATI

Ecoutez ou lisez le texte de DINO BUZZATI

TEXTE DE LA NOUVELLE A LIRE EN UN CLIC SUR L 'OEIL

Pauvre petit garçon (E.book gratuit )Comme d'habitude, Mme Klara emmena son petit garçon, cinq ans, au jardin public, au bord du fleuve. Il était environ trois heures. La saison n'était ni belle ni mauvaise, le soleil jouait à cache-cache et le vent soufflait de temps à autre, porté par le fleuve. On ne pouvait pas dire non plus de cet enfant qu'il était beau, au contraire, il était plutôt pitoyable même, maigrichon, souffreteux, blafard, presque vert, au point que ses camarades de jeu, pour se moquer de lui, l'appelaient Laitue. Mais d'habitude les enfants au teint pâle ont en compensation d'immenses yeux noirs qui illuminent leur visage exsangue et lui donnent une expression pathétique. Ce n'était pas le cas de Dolfi; il avait de petits yeux insignifiants qui vous regardaient sans aucune personnalité. Ce jour-là, le bambin surnommé Laitue avait un fusil tout neuf qui tirait même de petites cartouches, inoffensives bien sûr, mais c'était quand même un fusil ! Il ne se mit pas à jouer avec les autres enfants car d'ordinaire ils le tracassaient, alors il préférait rester tout seul dans son coin, même sans jouer. Parce que les animaux qui ignorent la souffrance de la solitude sont capables de s'amuser tout seuls, mais l'homme au contraire n'y arrive pas et s'il tente de le faire, bien vite une angoisse encore plus forte s'empare de lui. Pourtant quand les autres gamins passaient devant lui, Dolfi épaulait son fusil et faisait semblant de tirer, mais sans animosité, c'était plutôt une invitation, comme s'il avait voulu leur dire : « Tiens, tu vois, moi aussi aujourd'hui j'ai un fusil. Pourquoi est-ce que vous ne me demandez pas de jouer avec vous? » Les autres enfants éparpillés dans l'allée remarquèrent bien le nouveau fusil de Dolfi. C'était un jouet de quatre sous mais il était flambant neuf et puis il était différent des leurs et cela suffisait pour susciter leur curiosité et leur envie. L'un d'eux dit : « Hé ! vous autres !... vous avez vu la Laitue, le fusil qu'il a aujourd'hui ? » Un autre dit: « La Laitue a apporté son fusil seulement pour nous le faire voir et nous faire bisquer1 mais il ne jouera pas avec nous. D'ailleurs il ne sait même pas jouer tout seul. La Laitue est un cochon. Et puis son fusil, c'est de la camelote2 ! - Il ne joue pas parce qu'il a peur de nous», dit un troisième. Et celui qui avait parlé avant : « Peut-être, mais n'empêche que c'est un dégoûtant ! » Mme Klara était assise sur un banc, occupée à tricoter, et le soleil la nimbait d'un halo. Son petit garçon était assis, bêtement désœuvré, à côté d'elle, il n'osait pas se risquer dans l’allée avec son fusil et il le manipulait avec maladresse. Il était environ trois heures et dans les arbres de nombreux oiseaux inconnus faisaient un tapage invraisemblable, signe peut-être que le crépuscule approchait. « Allons, Dolfi, va jouer, l'encourageait Mme Klara, sans lever les yeux de son travail. - Jouer avec qui ? - Mais avec les autres petits garçons, voyons ! vous êtes tous amis, non ? - Non, on n'est pas amis, disait Dolfi. Quand je vais jouer ils se moquent de moi. - Tu dis cela parce qu'ils t'appellent Laitue ? - Je veux pas qu'ils m'appellent Laitue ! - Pourtant moi je trouve que c'est un joli nom. A ta place, je ne me fâcherais pas pour si peu. » Mais lui, obstiné : « Je veux pas qu'on m'appelle Laitue ! » Les autres enfants jouaient habituellement à la guerre et ce jour-là aussi. Dolfi avait tenté une fois de se joindre à eux, mais aussitôt ils l'avaient appelé Laitue et s'étaient mis à rire. Ils étaient presque tous blonds, lui au contraire était brun, avec une petite mèche qui lui retombait sur le front en virgule. Les autres avaient de bonnes grosses jambes, lui au contraire avait de vraies flûtes maigres et grêles. Les autres couraient et sautaient comme des lapins, lui, avec sa meilleure volonté, ne réussissait pas à les suivre. Ils avaient des fusils, des sabres, des frondes, des arcs, des sarbacanes, des casques. Le fils de l'ingénieur Weiss avait même une cuirasse brillante comme celle des hussards. Les autres, qui avaient pourtant le même âge que lui, connaissaient une quantité de gros mots très énergiques et il n'osait pas les répéter. Ils étaient forts et lui si faible. Mais cette fois lui aussi était venu avec un fusil. C'est alors qu'après avoir tenu conciliabules3 les autres garçons s'approchèrent: « Tu as un beau fusil, dit Max, le fils de l'ingénieur Weiss. Fais voir. » Dolfi sans le lâcher laissa l'autre l'examiner. « Pas mal », reconnut Max avec l'autorité d'un expert. Il portait en bandoulière une carabine à air comprimé qui coûtait au moins vingt fois plus que le fusil. Dolfi en fut très flatté. « Avec ce fusil, toi aussi tu peux faire la guerre, dit Walter en baissant les paupières avec condescendance. - Mais oui, avec ce fusil, tu peux être capitaine », dit un troisième. " Et Dolfi les regardait émerveillé. Ils ne l'avaient pas encore appelé Laitue. Il commença à s'enhardir4 . Alors ils lui expliquèrent comment ils allaient faire la guerre ce jour-là. Il y avait l'armée du général Max qui occupait la montagne et il y avait l'armée du général Walter qui tenterait de forcer le passage. Les montagnes étaient en réalité deux talus herbeux recouverts de buissons ; et le passage était constitué par une petite allée en pente. Dolfi fut affecté à l'armée de Walter avec le grade de capitaine. Et puis les deux formations se séparèrent, chacune allant préparer en secret ses propres plans de bataille. Pour la première fois, Dolfi se vit prendre au sérieux par les autres garçons. Walter lui confia une mission de grande responsabilité : il commanderait l'avant-garde. Ils lui donnèrent comme escorte deux bambins à l'air sournois armés de fronde et ils l'expédièrent en tête de l'armée, avec l'ordre de sonder le passage : Walter et les autres lui souriaient avec gentillesse. D'une façon presque excessive. !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 1 nous faire envie 2 qui n’a aucune valeur 3 discussions 4 prendre courage Alors Dolfi se dirigea vers la petite allée qui descendait en pente rapide. Des deux côtés, les rives herbeuses avec leurs buissons. Il était clair que les ennemis, commandés par Max, avaient dû tendre une embuscade en se cachant derrière les arbres. Mais on n'apercevait rien de suspect. « Hé ! capitaine Dolfi, pars immédiatement à l'attaque, les autres n'ont sûrement pas encore eu le temps d'arriver, ordonna Walter sur un ton confidentiel. Aussitôt que tu es arrivé en bas, nous accourons et nous y soutenons leur assaut. Mais toi, cours, cours le plus vite que tu peux, on ne sait jamais... » Dolfi se retourna pour le regarder. Il remarqua que tant Walter que ses autres compagnons d'armes avaient un étrange sourire. Il eut un instant d'hésitation. « Qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-il. - Allons, capitaine, à l’attaque ! intima le général. Au même moment, de l'autre côté du fleuve invisible, passa une fanfare militaire. Les palpitations émouvantes de la trompette pénétrèrent comme un flot de vie dans le cœur de Dolfi qui serra fièrement son ridicule petit fusil et se sentit appelé par la gloire. « A l’attaque, les enfants ! » cria t-il, comme il n'aurait jamais eu le courage de le faire dans des conditions normales. Et il se jeta en courant dans la petite allée en pente. Au même moment un éclat de rire sauvage éclata derrière lui. Mais il n'eut pas le temps de se retourner. Il était déjà lancé et d'un seul coup il sentit son pied retenu. A dix centimètres du sol, ils avaient tendu une ficelle. Il s'étala de tout son long parterre, se cognant douloureusement le nez. Le fusil lui échappa des mains. Un tumulte de cris et de coups se mêla aux échos ardents de la fanfare. Il essaya de se relever mais les ennemis débouchèrent des buissons et le bombardèrent de terrifiantes balles d'argile pétrie avec de l’eau. Un de ces projectiles le frappa en plein sur l'oreille le faisant trébucher de nouveau. Alors ils sautèrent tous sur lui et le piétinèrent. Même Walter, son général, même ses compagnons d'armes ! « Tiens! Attrape, capitaine Laitue. » Enfin il sentit que les autres s'enfuyaient, le son héroïque de la fanfare s'estompait5 au delà du fleuve. Secoué par des sanglots désespérés il chercha tout autour de lui son fusil. Il le ramassa. Ce n'était plus qu'un tronçon de métal tordu. Quelqu'un avait fait sauter le canon, il ne pouvait plus servir à rien. Avec cette douloureuse relique à la main, saignant du nez, les genoux couronnés, couvert de terre de la tête aux pieds, il alla retrouver sa maman dans l'allée. « Mon Dieu! Dolfi, qu'est-ce que tu as fait ? » Elle ne lui demandait pas ce que les autres lui avaient fait mais ce qu'il avait fait, lui. Instinctif dépit de la brave ménagère qui voit un vêtement complètement perdu. Mais il y avait aussi l’humiliation de la mère : quel pauvre homme deviendrait ce malheureux bambin? Quelle misérable destinée l’attendait ? Pourquoi n'avait-elle pas mis au monde, elle aussi, un de ces garçons blonds et robustes qui couraient dans le jardin ? Pourquoi Dolfi restait-il si rachitique6 ? Pourquoi était-il toujours si pâle? Pourquoi était-il si peu sympathique aux autres? Pourquoi n'avait-il pas de sang dans les veines et se laissait-il toujours mener par les autres et conduire par le bout du nez? Elle essaya d'imaginer son fils dans quinze, vingt ans. Elle aurait aimé se le représenter en uniforme, à la tête d'un escadron de cavalerie, ou donnant le bras à une superbe jeune fille, ou patron d'une belle boutique, ou officier de marine. Mais elle n'y arrivait pas. Elle le voyait toujours assis un porte-plume à la main, avec de grandes feuilles de papier devant lui, penché sur le banc de l' école, penché sur la table de la maison, penché sur le bureau d'une étude poussiéreuse. Un bureaucrate, un petit homme terne. Il serait toujours un pauvre diable, vaincu par la vie. « Oh! le pauvre petit! » s’apitoya une jeune femme élégante qui parlait avec Mme Klara. Et secouant la tête, elle caressa le visage défait de Dolfi. Le garçon leva les yeux, reconnaissant, il essaya de sourire, et une sorte de lumière éclaira un bref instant son visage pâle. Il y avait toute l'amère solitude d'une créature fragile, innocente, humiliée, sans défense; le désir désespéré d'un peu de consolation; un sentiment pur, douloureux et très beau qu'il était impossible de définir. Pendant un instant - et ce fut la dernière fois -, il fut un petit garçon doux, tendre et malheureux, qui ne comprenait pas et demandait au monde environnant un peu de bonté. Mais ce ne fut qu'un instant. « Allons, Dolfi, viens te changer! » fit la mère en colère, et elle le traîna énergiquement, à la maison. Alors le bambin se remit à sangloter à cœur fendre, son visage devint subitement laid, un rictus dur lui plissa la bouche. « Oh ! ces enfants! quelles histoires ils font pour un rien! s'exclama l'autre dame agacée en les quittant.Dino BUZZATI, « Pauvre petit garçon », in Le K, 1966

Du texte à l 'image Que veut -on mettre en valeur dans cette vidéo de Pauvre petit garçon ?Les personnagesle petit garçon ( caractère , rapport avec les autres)La mère (regard sur son fils )Cette vidéo vous semble -t-elle fidèle au texte ?

QUELLE EST LA CHUTE DE CETTE NOUVELLE?Inattendue?Attendue par le lecteur?Humoristique?Critique?le lecteur éprouve -t-il les mêmes sentiments au début et à la fin du texte? Pourquoi?

comment avez -vous apprécié cette nouvelle? Argumentez...

Rapprochement avec d’autres œuvres ou courants : Him de Maurizio Catellan ( Le livre scolaire)S'exprimer oralement

Il s’agit d’une sculpture artistique contemporaine hyperréaliste représentant en position de prière, Hitler, chef du parti allemand nazi au pouvoir entre 1933 et 1945 et responsable du génocide juif. Cette œuvre d’art a été réalisée par Maurizio Catellan. C’est un artiste italien né en 1960 à Padoue, issu d’un milieu populaire, qui après avoir effectué plusieurs petits boulots, en vient à l’art contemporain en autodidacte. L'art contemporain rassemble toutes les oeuvres d'art postérieures à la 2ème Guerre Mondiale. Il vit entre Milan et New-York. Catellan est un artiste dont les œuvres sont très réalistes. Il souhaite marquer les esprits, il brave les sujets tabous, cultive la provocation et n’hésite pas à devenir lui-même le sujet de ses œuvres. Him date de 2001 et a été installée pour la première fois dans une ancienne usine de la banlieue de Stockholm (en Suède). A cette époque, les mouvements néo-nazis se multiplient un peu partout en Europe.

Que veut montrer l 'artiste?ENREGISTREZ -VOUS POUR VOUS EXPRIMER .....3mn ( sentiments personnels , critique , rapport avec Pauvre petit garçondeD. Buzzati)

Cette année de troisième, vous avez étudié des textes dans la séquence : "Individu et pouvoir" , nous vous proposons une nouvelle de Franck Pavloff qui présente une métaphore des régimes totalitaires vus en Histoire . Ecoutez le texte interprété par Jacques Bonnaffé et Denis Podalydès.

Denis Podalydès, né le 22 avril 1963 à Versailles, est un acteur, metteur en scène, scénariste et écrivain français, et sociétaire de la Comédie-Française. Ancien élève du conservatoire national de théâtre, il devient pensionnaire de la Comédie française en 1997 puis sociétaire en 2000.

Jacques Bonnaffé est un acteur et metteur en scène français né le 22 juin 1958 à Douai.

Que dénonce Matin brun ?

Les chiens bruns sont-ils des métaphores des chemises brunes du Nazisme? OUI/NONQuelles lois sont mises en place?Quels événementsdramatiques?Tuer son chat.Tuer son chien.Maisons brûlées.Disparition de liberté de la presse.Censure des livres.Changement de capitale.Disparition des vêtements colorés.Tuerie du chien du petit garçon en pleine rueArrestation de CharlieArrestation du narrateur

Pourquoi est-il important qu'il existe une liberté de la presse?Quelle prise de conscience l 'auteur veut -il faire naître dans l 'esprit du lecteur?Quels dangers met-il en exergue?

Quelles libertés sont ,d'après vous , les plus importantes pour les Hommes?

bonne lecture