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XVIIe siècle : au temps du Roi Soleil
Courants littéraires
Le classicisme

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Le Classicisme

Sacré-Coeur

Created on May 20, 2020

Courants littéraires - le classicisme

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Transcript

XVIIe siècle : au temps du Roi Soleil

Courants littéraires

Le classicisme

Quiz

Contexte historique

Les arts

Table des matières

Genres littéraires

Caractéristiques majeures

Qu'est-ce que le classicisme ?

Qu'est-ce que le classicisme ? Inscrivez vos réponses ci-dessous

Le classicisme est une doctrine littéraire des écrivains du XVIIe siècle, prônant, à l’exemple des auteurs grecs et latins, un idéal d’équilibre, d’ordre et de mesure. En ce sens, il rejoint certaines caractéristiques de la Renaissance. Le classicisme obéit à des règles strictes fondées sur la raison. Celle-ci permet en effet d’agir avec bon goût et de contrôler les débordements de l’imagination ou de la sensibilité. Indissociable des salons mondains, le courant se nourrit de l’idéal de l’honnête homme. conforme au bon goûtL'esthétique classique s'oppose au baroque

Sens de l'appellation

mouvement artistique et esthétique

Le Baroque

Le baroque est un mouvement artistique qui s'est développé en Europe entre les années 1580 et 1660. Il a touché tous les domaines : architecture, peinture, sculpture... A l'origine, ce terme est péjoratif, puisque "barroco" était le nom donné à une grosse perle irrégulière. Cette appellation caractérisait ainsi un art très orné, voire surchargé. Son exhubérance s'opposait dès lors à l'idéal de "bon goût épuré" des Classiques. Bien plus qu'une esthétique, le baroque démontre également d'une certaine conception de l'Homme et du monde, lesquels sont soumis à un mouvement perpétuel. Il s'agit du mouvement esthétique que l'on retrouve dans de nombreuses églises jésuistes.

Contexte historique

Révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV

Début du règne de Louis XIV (1661-1715), lequel s'installe à Versailles en 1672

Fronde

Fondation de l'Académie française sous le règne de Louis XIII (1617-1643)

Règne d'Henri IV (1598-1610). Promulgation de l'Edit de Nantes, reconnaissant aux Protestants la liberté de culte.

1661

1685

1648-1653

1634

1598

Apogée de la monarchie absolue

Art et pouvoir

Le rayonnement des arts

Le raffinement à la cour

  • Renommée internationale de la France : architecture, jardins, peinture, sculptures, musique...
  • Développement du mécénat, royal notamment
  • Création des Académies
  • Pour asseoir son autorité, Louis XIV assujettit les nobles à la vie de la Cour.
  • Se développe alors l'idéal de l'honnête homme
  • Naissance de la préciosité dans les salons parisiens

Caractéristiques majeures

"Plaire et instruire"

L"art a une utilité morale : rire, imitation des héros ou catharsis. Grâce à l'art, les classiques cherchent à "corriger les moeurs".

L'imitation des Anciens

Emprunt des modèles littéraires ; des sujets historiques et mythologiques ; admiration de la connaissance de l'Homme et des représentations parfaites. Attention, les classiques ne renoncent pas à faire une oeuvre personnelle !

Caractéristiques majeures

Conception universaliste de l'homme

L'homme est rarement considéré en tant qu'individu, mais bien plus souvent décrit selon de grandes typologies.

L'analyse morale

Volonté de comprendre les passions humaines grâce au théâtre et au roman, mais également grâce à l'étude de caractères spécifiques. L'homme est considéré comme une conscience plus que comme un être doté d'un corps.

Caractéristiques majeures

Prédominance des règles

La promotion de la raison par le cartésianisme charrie des valeurs d'ordre en matières morale, sociale et politique. Dès lors, des règles apparaitront dans le domaine artistique (règle des trois unités, par exemple).

Conception fixiste du beau

Importance du bon goût et de la vraisemblance; mise en exergue de valeurs éternelles : imitation de la nature, raison, ordre, équilibre, clarté, clarté de l'expression.

Retour aux caractéristiques

La Querelle des Anciens et des Modernes est une célèbre polémique littéraire qui oppose, dès 1670, deux groupes distincts : les Anciens (La Fontaine, Racine, Boileau, Molière, la Bruyère) qui fondent leur esthétique sur l’imitation de l’Antiquité gréco-latine ; et les Modernes (Perrault, Fontenelle) qui défendent l’idée que l’art, comme les sciences, est soumis à la loi du progrès. Cette querelle nait à la suite d’une querelle antérieure (la querelle du merveilleux) au sujet de la représentation du roi : Boileau considérait que la poésie latine était la source nécessaire à l’élaboration de l’image parfaite du roi (Discours au roi, 1666). Le souverain prend donc le parti de Boileau. En 1685, Boileau et Racine entrent à la Petite Académie (Académie créée en 1663, destinée aux devises et emblèmes) et rompent avec leurs choix antérieurs, dénonçant le style orné, pompeux, galant faisant de la cour le centre de la gloire du roi. En 1687, on fait la lecture de Le siècle de Louis le Grand de Perrault à l’Académie française. Ce texte défend l’idée du progrès, qui invalide l’autorité des Anciens, défend Louis XIV, annonciateur de progrès, d’un nouveau temps, d’expansions.

Querelle des Anciens et des Modernes

Nicolas BOILEAU, Art Poétique, 1674

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement

Climat scientifique et idéologies

Philosophes et moralistes font triompher la raison et la pensée néo-platonicienne

+ info

Le roman

Mal considéré au XVIIe siècle, c'est un genre à conquérir...

+ info

La poésie

L'épopée au sommet de la hiérarchie des genres et la théorisation par Boileau

+ info

Le théâtre

Âge d'or du théâtre, naissance de la Comédie-Française

+ info

Les différents genres littéraires du Clacissisme

Genre prédominant au XVIIe siècle, il rejette les excès et invraisemblances baroques au nom de la raison. Les écrivains classiques restaurent dès lors les règles héritées d'Aristote, lesquelles seront codifiées par Boileau dans son Art Poétique. - règle des trois unités - règle de bienséance Certains auteurs, comme Molière qui s'est inspiré de la commedia dell'arte, hissent la comédie au rang de grand genre. La Comédie-Française, réunissant la troupe de Molière et les comédiens de l'Hôtel de Bourgogne, est fondée et placée sous le contrôle du pouvoir royal.

L'âge d'or du théâtre

Le théâtre au XVIIe siècle

Association musique et théâtre

La comédie et la tragi-comédie

La tragédie

Deux types de spectacles qui apparaissent entre 1660 et 1670: la comédie-ballet et la tragédie en musique. Ils mélangent divers ingrédients venus de tous les spectacles alors en vogue : - une pièce de théâtre déclamée (en vers ou en prose) - des « intermèdes » musicaux et instrumentaux - de la danse. En résulte un genre complexe et fastueux qui fait appel à de nombreux décors et costumes.

La comédie est une pièce de théâtre destinée à provoquer le rire par le traitement de l'intrigue, la peinture satirique des mœurs, la représentation de travers et de ridicules. La tragi-comédie sera le genre à la mode dans les années 1630, et servira par ailleurs de terrain de fixation des règles théâtrales.Ce genre est une invention moderne, très irrégulière, influencée par le roman, mélangeant les genres. Il s’agit en effet d’une tragédie dont le dénouement est heureux.

La tragédie est une pièce de théâtre dont le sujet est le plus souvent emprunté à un mythe ou à l'histoire. Elle met en scène des personnages illustres et présente une action destinée à provoquer la pitié ou la terreur par le spectacle des passions humaines et des catastrophes qui en sont la fatale conséquence.

Jean de LA FONTAINE, Fables, "Les lapins. Discours à M. le duc de La Rochefoucauld", X, 14.

"Mais les ouvrages les plus courts Sont toujours les meilleurs. En cela, j'ai pour quide Tous les maîtres de l'art, et tiens qu'il faut laisser Dans les plus beaux sujets quelque chose à penser"

La poésie n'est pas le genre qui fera la gloire du XVIIe siècle, même si l'écriture en vers reste la plus digne. (Les Fables de Jean de La Fontaine sont, par exemple, rédigées en vers). François de Malherbe (1555-1628), poète officiel d'Henri IV, est le premier à théoriser une doctrine rigoureuse de la poésie, laquelle servira d'exemple à Nicolas Boileau lorsqu'il rédigera son Art Poétique (1674). Si l'épopée apparait au sommet de la hiérarchie des genres, sa mise en oeuvre est toutefois un échec au XVIIe siècle.

La poésie

A l'époque d'Henri IV, le roman a mauvaise réputation : il n'est pas de filiation antique et est immoral. Au début du XVIIe siècle, deux genres émergent : le roman sentimental et le roman pastoral. Entre 1620 et 1660, les grands romans héroïques et les romans précieux cherchent à modeler l'épopée à la prose romanesque. A la fin du XVIIe siècle, la Princesse de Clèves, écrit par Madame de La Fayette, bien que roman historique, constitue le premier roman classique en raison de la finesse de l'analyse des sentiments des personnages dont il fait montre et des valeurs morales qu'il défend.

Le roman

  • Sciences : l'héliocentrisme et les Académies.
  • Philosophie : le doute nécessaire chez Descartes et Pascal.
  • Renouveau religieux : la présence des Jésuites dans plusieurs domaines dans la vie ; l'opposition avec les Jansénistes de Port-Royal.
  • Moralistes et témoins du siècle : La Rochefoucauld et La Bruyère

Climat scientifique et idéologies

Retour au contexte historique

Retour aux genres littéraires

Initialement, les Académies sont le lien entre le pouvoir royal et le pouvoir intellectuel. Elles naissent du modèle de « l’Académie platonicienne », en Italie, lieu où on vient rechercher et penser en toute liberté. La première à être créée en France est l’Académie de poésie et musique (1570), dirigée par Jean-Antoine Baïf et placée sous le patronage du Roi, qui était alors Charles IX, mais indépendante de toute autorité extérieure. Le but est alors de procéder à une réforme intellectuelle, esthétique, morale du royaume. Dans ce cas-ci, on entend par « musique » tout ce qui touche à la sphère intellectuelle : les mathématiques, les sciences naturelles, les langues…. Sous Henri III, elle devient l’Académie du Palais.La guerre civile interrompt ensuite le phénomène de création des Académies. Au XVIIe siècle, après le guerre civile, Marguerite de Valois crée l’Académie de la Reine, puis Richelieu (ministre de Louis XIII) reprend cette idée de communauté d’auteurs qui aboutira à la création de l’Académie Française de 1634

Retour aux genres littéraires

Retour au contexte historique

De 1620 à 1666, la vie scientifique est caractérisée par l’existence de toute une série d’académies officieuses. Il s’agit surtout de conférences réunissant des savants dans des débats publics, qui accueillent un public d’érudits, mais aussi de mondains attirés davantage, sans doute, par le goût de la conversation et de la querelle.Ces académies ne font pas réellement avancer la science moderne, mais participent à la diffusion d’idées nouvelles auprès d’un public élargi. Elles contribuent à l’évolution harmonieuse des esprits et à rapprocher découvertes scientifiques et doctrine religieuse, du fait qu’elles comptent, parmi leurs membres, de nombreux hommes d’Eglise.En 1666, Colbert crée l’Académie royale des sciences qui diffère des autres académies : ses réunions sont fermées au public, ses délibérations sont tenues secrètes, et les résultats sont publiés après coup dans le Journal des savants ; elle réunit des spécialistes des « mathématiques » (= géométrie, mécanique, astronomie) et de la « physique » (=sciences naturelles) ; elle est formée d’un corps unique avec collégialité (c'est-à-dire que les déclarations sont signées au nom de l’Académie, pas au nom d’une personne). Cette conception néo-humaniste disparaîtra après mort de Colbert en 1688 ; l’Académie deviendra alors une institution officielle, étroitement contrôlée par le pouvoir et très hiérarchisée. Le but étant de mettre fin aux querelles des autres académies, de réunir un conseil de savants pour donner un avis sur les travaux présentés dans toute l’Europe et de dynamiser la science française, à la gloire du Roi.Les autres académies, quant à elles, continuent d’exister après 1666.

Clique sur les icones présentes sur l'image pour découvrir les thématiques

Les arts

Grandes thématiques touchant à l'art :

  • Mécénat
  • Peinture
  • Musique
  • Architecture et jardins

Jusqu’aux années 1660, le mécénat privé reste essentiel : les peintres les plus renommés bénéficient de commandes émanant de hautes personnalités. Au milieu du XVIIe siècle, plus aucune demeure parisienne digne de ce nom ne se conçoit sans la contribution d’un artiste auquel on demande, par exemple, de décorer un cabinet, une galerie… Bien plus, ces personnalités haut placées, comme les rois, ministres et régentes s’intéressent à la décoration de leurs palais ; ainsi Marie de Médicis commanda-t-elle à Rubens, en 1622, des toiles destinées à la décoration du palais du Luxembourg. Ces personnalités mettent en œuvre de véritables programmes iconographiques (par exemple, les portraits où Richelieu se fait représenter comme un roi); et c’est dans cette perspective que Louis XIV instaurera un mécénat d’Etat de sorte de pouvoir contrôler les représentations.Il crée, pour ce faire, un système de pensions pour les artistes, qui ne dépendent dès lors plus d’une corporation comme c'était le cas lors des siècles passés.

Le mécénat

Une des qualités de l’honnête homme au XVIIe est sans conteste de posséder une connaissance, fut-elle superficielle, de la peinture. Pour ce faire, des auteurs éditeront des traités d’art pictural. Les écrivains affichent aussi leur goût pour la peinture (Père Le Moyne, La Galerie des femmes fortes, Scudéry, L’Hermite). L’image devient le vecteur des idées au sein d’un public large. Notons également la création d’une Académie royale de peinture et de sculpture en 1648, qui fait de ses membres une élite au sein de l’art, mais également de la société.Comme en littérature, la peinture est soumise à une hiérarchie des genres édictée par cette nouvelle Académie : peinture d’histoire (religieuse, mythologique) ; portraits ; paysages ; natures mortes ; tableaux de genres. De même, la théorie picturale se fondera sur la les règles classiques (primauté du vraisemblable sur le vrai, perspective).

La peinture

Toujours en opposition à l'esthétique baroque, les classiques ont eu comme dessein de créer un style plus simple, associant clarté, mesure et équilibre. Dans les années 1670 nait un genre nouveau en termes de création littéraire et musicale : l'opéra. Ce genre nouveau déchaine les passions, les uns y voyant un genre rival du théâtre, les autres posant la question de sa régularité. En réalité, l’opéra va se distancier du théâtre classique par la création d’une tragédie qui lui est complètement opposée, formée sur les interventions surnaturelles et sur tout ce qu'on ne peut pas montrer sur la scène théâtrale

La musique

L’esthétique classique se définit, en architecture, par le souci de l’ordre, de la proportion, de la symétrie dont le château de Versailles est un exemple. C’est l’antithèse de l’architecture baroque qui privilégie l’exubérance, le mouvement, la ligne courbe. Quand on regarde la cour carrée du Louvre, on voit bien cette veine classique. Remarquons qu’à l’époque, il y avait des maisons à l’intérieur. Il faudra attendre Napoléon pour la voir se vider et pour qu’on finisse la construction du palais.

Architecture

Le cas du Louvre... Au XVIIe siècle, le Louvre est inachevé : le palais n’a pas de façade. Alors, Mazarin fait appel, selon le désir de Louis XIV, à l’illustre architecte Le Bernin (architecte de la place Saint-Pierre de Rome). Celui-ci propose plusieurs plans. Il joue sur le contraste entre le clair et le sombre, il met des effets de rythme, il use très peu de surfaces droites, il montre un jeu de courbes et de contrepoids. Il y a une recherche de vie, de mouvement. En 1665, Louis XIV, après avoir accepté les plans du Bernin pour l’achèvement du quadrangle du Louvre, se résigne à ne pas faire exécuter son projet : la manière baroque du Bernin semble incompatible avec le goût classique français

  • Le projet du Louvre par le Bernin (1665)
Ce projet ne sera donc pas retenu et on va lui préférer la façade de Claude Perrault. Dans ces nouveaux plans, il n’y a plus de courbes ni de contrecourbes, mais bien une façade régulière. C’est un projet plus carré, plus stable dans lequel il y a une recherche d’équilibre, de symétrie. L’impression de stabilité, de puissance, de majesté, avec ces colonnes au premier étage, domine. L’ensemble est monumental et donne une sensation un peu lourde et pesante, majestueuse.
  • Le projet du Louvre par Claude Perrault (1665)

Jardins

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