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Pour mes élèves de Seconde du Lycée Louise Michel (Gisors)

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Les Lumières et le développement des sciences

Comment s'opère la révolution scientifique qui marque l'Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles?

Leçon 1

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Le XVIe siècle est également marqué par d'énormes progrès dans la connaissance et la compréhension du corps humain. Les tableaux et esquisses anatomiques de Léonard de Vinci, comme le très célèbre Homme de Vitruve en témoignent. C'est aussi le siècle du chirurgien Ambroise Paré, qui est considéré comme le père de la chirurgie moderne, et surtout de l'anatomisteAndré Vésale qui, grâce à la dissection, parvient à mettre en évidence de nombreux mécanismes, comme le fonctionnement de la respiration.Cela ouvrira au XVIIe siècle d'autres travaux, notamment sur la circulation sanguine (William Harvey).

On dit souvent qu'au Moyen Âge les hommes pensaient que la Terre était plate; en réalité, la conception de la Terre ronde était très largement partagée depuis l'Antiquité.En réalité, c'est la question de la structure de l'Univers et la place de la Terre en son sein qui n'était pas clairement établie. Jusqu'au XVIe siècle, c'est la théorie géocentrique qui fait consensus: elle place la Terre, immobile, au centre de l'Univers, tous les autres corps célestes (dont le soleil) tournant autour.Les travaux de Nicolas Copernic renversent ce modèle en posant les bases de l'héliocentrisme : la Terre tourne autour du Soleil (qu'il place au centre de l'Univers), et ouvrent la voie notamment aux travaux de Galilée au XVIIe siècle.

Vers 1450, Gutenberg perfectionne les procédés d'imprimerie en inventant les caractères mobiles en plomb. Grâce à cela, le XVIe siècle, celui de l'humanisme, va voir la multiplication des ouvrages savants qui cherchent à mieux comprendre l'homme et à inventer un système idéal; mais aussi des traductions de la Bible en langue vulgaire (du peuple).Cela permettra aux XVIIe et XVIIIe siècles la circulation des idées des Lumières à travers l'Europe.

A l'aide des documents ci-contre et des informations obtenues en cliquant dessus, ainsi que de votre cours sur la Renaissance, faites une courte introduction sur les progrès des sciences au XVIe siècle; pensez à expliquer que cela ouvre sur d'autres progrès au XVIIe siècle.Puis, notez la problématique ci-dessous.

Leçon 1 - Les progrès de la science au XVIIe siècle

Sur ce tableau, Colbert présente à Louis XIV les membres de l'Académie royale des sciences (fondée à Paris en 1666). Elle réunit les meilleurs scientifiques du pays ainsi que des étrangers invités par le roi, tel l'Italien Cassini pour diriger l'observatoire (dont le fils, petit-fils et arrière-petit-fils seront aussi des scientifiques au service du roi de France et feront la cartographie du royaume).L'académie royale des sciences est la 2ème grande académie européenne fondée au XVIIe siècle :Louis XIV a compris que les progrès scientifiques peuvent donner naissance à des progrès techniques permettant d'exalter la gloire du royaume; Versailles profite de ces progrès scientifiques, avec des inventions servant notamment à approvisionner en eau le château et son parc, comme la machine de Marly qui devait approvisionner les jardins de Versailles en eau, depuis la Seine (voir page 194) :

De nombreux rois et reines sont des mécènes au XVIIe siècle, protégeant à la fois les artistes, les écrivains et les savants. Ainsi, la reine Christine de Suède échange régulièrement avec Descartes, et l'invite même à la cour de Suède (où il mourra en 1650). Il existe de nombreux autres mécènes, comme Christine de Lorraine, grande-duchesse de Toscane, qui échange régulièrement avec Galilée.Sur ce tableau, on voit l'importance donnée aux sciences à la cour de Suède, avec des invités prestigieux, mais aussi des expériences menées (notamment les travaux sur le vide, au coeur des recherches du XVIIe siècle).Descartes : né en 1596, il publie en 1637 son Discours de la méthode (premier ouvrage philosophique rédigé en français et non en latin) à travers lequel il veut renouveler les pratiques intellectuelles en diffusant les méthodes mathématiques à tous les savoirs. Selon lui, seule la méthode mathématique fondée sur la déduction rigoureuse des conséquences permet d'obtenir des conclusions scientifiques. Il contribue également au progrès de l'optique et adopte les théories de Copernic et Galilée sur le système solaire. Il meurt en à Stockholm en 1650 à la cour de la reine Christine de Suède, protectrice des savants européens.

Le physicien Robert Hooke (1635-1703), assistant de Newton, a conçu cet instrument doté de trois lentilles pour observer les cellules végétales et animales. De nombreux autres progrès scientifiques sont réalisés au XVIIe siècle.Cet outil illustre les débuts de lascience expérimentale, c'est-à-dire la démarche scientifique consistant à tester par des expériences la validité d'une hypothèse. Cette science repose sur de nouvelles bases de raisonnement et de nouveaux instruments.Elle est définie par Francis Bacon en 1620, puis reprise par Descartes (voir tableau) en 1637 dans son discours de la méthode(voir aussi doc 3 p. 197).

Mathématicien, physicien et astronome, Galileo Galilei, dit Galilée (1564-1642) illustre la rupture scientifique du XVIIe siècle. Ses travaux sur la chute des corps posent les bases de la physique moderne, mais c'est surtout la mise au point de sa lunette astronomique en 1609 qui bouleverse le monde des sciences. Par l'observation de la Lune et par la découverte des satellites de Jupiter, il confirme l'hyptohèse héliocentrique de Nicolas Copenic. Il bouscule alors la tradition géocentrique et immuable de l'univers défendue par l'Eglise, ce qui lui vaut un procès en hérésie en 1633. Obligé d'abjurer (de renoncer publiquement à ses convictions), il est assigné à résidence jusqu'à sa mort en 1642. La papauté ne lèvera l'interdiction de publier ses ouvrages sur l'héliocentrisme qu'en 1757 (voir pages 198-199).Copernic, Galilée et l'héliocentrismeLa remise en cause du modèle aristotélicien :Les observations de Galilée seront ensuite reprise par d'autres savants au XVIIe siècle, notamment Isaac Newton, posant les bases de l'astronomie moderne:

Isaac Newton, né en Angleterre en 1642, est l'exemple des scientifiques du XVIIe siècle.En plus de l'enseignement traditionnel qu'il reçoit à Cambridge, il s'intéresse aux œuvresde Galilée et s'intéresse aux mathématiques, à l'optique, à l'astronomie, à la mécanique, à la chimie et à la physique!A partir du milieu des années 1660 il parvient, grâce à une méthode scientifique rigoureuse fondée sur l'observation et l'expérience (voir le traité de Francis Bacon), à renouveler la compréhension scientifique de l'Univers. Membre de la Royal Society de Londres en 1672, il est considéré comme le plus grand savant de l'époque moderne à partir de la publication de son livre Principes mathématiques de philosophie naturelle en 1687 (plus tard traduit parEmilie du Châtelet, voir leçon 2), dans lequel il présente les principes d'attraction et de gravitation universelles.La légende raconte que c'est en se recevant une pomme sur la tête alors qu'il était assoupi dans un verger qu'il aurait eu l'intuition des principes de la gravitation universelle, qui explique pourquoi la pomme tombe sur la Terre alors que la Lune tourne autour.

Regardez les différentes vignettes sur cette page et cliquez dessus pour obtenir des informations sur l'essor de l'esprit scientifique au XVIIe siècle.Prenez des notes à partir de ces documents, en essayant d'évoquer les trois idées suivantes :- la naissance de la méthode scientifique (Bacon, Descartes...)- de grands savants qui, par leurs observations, remettent en cause des principes établis (avec l'exemple de Galilée)- le rôle des mécènes et des académiesPensez à noter quelques noms de savants et de découvertes.

Leçon 2 - Les sciences au siècle des Lumières1. Le développement des sciences et techniques

Un personnage-clé : Emilie du ChâteletDes revues spécialisées, des échanges épistolaires (lettres) et des controverses animent la communauté scientifique internationale. Les échanges sont particulièrement féconds entre l'Angleterre et la France, où les idées d'intellectuels comme Newton et Voltaire sont défendues et popularisées.Les femmes, bien que souvent exclues des milieux académiques, contribuent activement aux progrès des sciences; c'est le cas notamment d'Emilie du Châtelet (1706-1749) : astronome, physicienne et mathématicienne, amie de Voltaire, elle est également traductrice et commentatrice de l'oeuvre de Voltaire(voir pages 202-203).Parmi les femmes de sciences au XVIIIe sièle, on peut aussi citer l'anatomiste Marie-Marguerite Bihéron, Maria Gaetana Agnesi, professeur de mathématiques à l'université de Bologne et Laura Bassi (voir page 200), professeur de physique dans cette même université et membre de l'académie des sciences de Bologne; mais aussi la sage-femme Angélique du Coudray, qui enseigne l'obstétrique et forme plus de 5000 accoucheuses et 200 chirurgiens aux pratiques de l'accouchement (doc 4 page 205).Sur cette gravure de 1738, la lumière venant de Newton (1) se reflète dans le miroir tenu par Emilie du Châtelet (2) qui éclaire Voltaire à sa table (3). Cela illustre le rôle important joué par Emilie du Châtelet dans la diffusion des idées scientifiques et dans l'essor des Lumières en France (voir 2.)

Un objet-clé : la machine de NewcomenA la fin du XVIIe et au XVIIIe, de nombreuses recherches ont lieu pour réussir à réduire l'utilisation de la force humaine dans les travaux les plus difficiles.C'est l'objectif de l'invention de Thomas Newcomen, un mécanicien britannique qui, reprenant les travaux de son collègue Thomas Savery, invente la première machine à pression atmosphérique, une machine utilisant la vapeur pour pomper l'eau, particulièrement utile pour drainer l'eau dans les mines de charbon.(voir pages 208-209)Cette machine sera ensuite améliorée par James Watt, en 1769, qui crée une machine à vapeur fonctionnant selon un mouvement de va-et-vient; cette machine, et l'utilisation de la vapeur comme source d'énergie, est à l'origine de la "révolution industrielle" à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle.D'autres secteurs économiques bénéficient d'innovations importants, notamment l'agriculture suite aux travaux des physiocrates, des penseurs défendant l'idée que toute richesse vient de la terre, et donc de l'agriculture. L'agronomie profite de l'avancée des sciences et des techniques; et des articles dédiés sont rédigés dans l'Encyclopédie (voir 2.)

De nombreuses découvertes ont lieu au XVIIIe, avec des savants qui se détournent un peu des sciences "pures" pour se consacrer aux recherches "utiles". Les sciences se constituent peu à peu en disciplines spécialisées : astronomie, physique, chimie, botanique, agronomie...On peut ainsi citer les travaux de Benjamin Franklin qui parvient à prouver la nature électrique de la foudre, ce qui le conduit à mettre au point le paratonnerre, en 1752.Ou encore ceux de Lavoisier, considéré comme le père de la chimie moderne, qui parvient en 1770 à synthétiser de l'eau à partir d'hydrogène et d'oxygène.Autre exemple, les progrès en physique, comme l'illustrent notamment les travaux de Thomas Newcomen (voir tableau de gauche); de la biologie, avec l'étude du comportement animal par Buffon (doc 2 page 205) et la publication de son Histoire naturelle; ainsi que la classification des espèces par le Suédois Linné...La science est aussi un spectacle au XVIIIe siècle, avec des expériences en public, notamment sur l'électricité; les Frères Montgolfier, en 1783 réalisent le premier vol d'un ballon aérostatique (la "Montgolfière", ce qui provoque un engouement immense, la "ballomanie" (voir pages 210).

Après avoir écrit le titre de la leçon et celui de la partie, commencez par cliquer sur l'image du milieu et découvrez les progrès des sciences au XVIIIe siècle. Prenez quelques notes, notez quelques inventions,puis allez regarder les deux autres tableaux et les informations qu'ils contiennent.Chacun d'eux correspond à un point de passage et d'ouverture du programme; notez le titre de l'article (un objet clé / un personnage clé..) puis notez quelques éléments sur eux à l'aide du texte et de l'étude de votre manuel (la page est indiquée).

Leçon 2 - Les sciences au siècle des Lumières2. Les Lumières et la diffusion des sciences

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L'Encyclopédie, dirigée par Diderot (un philosophe) et d'Alembert (un savant), est l'ouvrage fondamental des Lumières, celui qui caractérise l'attrait pour la science, pour la connaissance en général.A partir des informations ci-dessous, prenez quelques notes sur l'Encyclopédie, ses objectifs...

">Lecture de la tragédie "l'orphelin de la Chine", de Voltaire, dans le salon de madame Geoffrin. Tableau d'Anicet Charles Gabriel Lemonnier, 1814 (voir pages 236-237)Commandé par Joséphine de Beauharnais sous le 1er Empire, ce portrait de groupe a pour but de représenter tous ceux qui ont compté sur la scène mondaine, philosophique et artistique parisienne des Lumières, bien au-delà des membres qui ont effectivement formé la société de Mme Geoffrin : ce tableau ne représente pas une scène exacte, mais illustre plutôt ce que sont les salons, des réunions d'écrivains, d'artistes qui se tiennent chez des femmes cultivées.Dans l'ordre des numéros, découvrez ces différents membres du salon de Mme Geoffrin. Terminez par la lettre A, puis par le cadre en haut à droite pour découvrir l'Encyclopédie.Faites en un court résumé.Ce tableau fait la transition avec le dernier chapitre d'histoire de l'année : tensions, mutations et crispations de la société d'ordres.

Dès 1730, Mme Geoffrin; membre de la riche bourgeoisie parisienne, commence à tenir salon à domicile; et suite au décès de son mari en 1749, elle consacre sa fortune à l'accroissement de ses réceptions et accueille artistes, savants et écrivains, mais aussi membres de la noblesse et personnalités politiques.

Le prince de Conti est l'arrière-petit-fils de Louis XIV et le cousin de Louis XV; il est tiraillé entre son appartenance à la famille royale et son opposition à l'absolutisme. Il se brouille avec le Roi en 1756 et n'est plus le bienvenu à Versailles.A partir de là, et surtout après 1770, il s'oppose à la politique du Roi et soutient les philosophes, comme Rousseau qu'il loge dans son château de Trie-Château. Il fréquente de nombreux salons, notamment celui de Mme Geoffrin.

Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) est un écrivain, musicien et philosophe genevois. Pour lui, l'Homme est naturellement bon et c'est la société qui le corrompt, ce qui l'amène à rédiger son Contrat social dans lequel l'Homme doit être gouverné par des lois découlant de la volonté générale exprimée par le Peuple. Il s'oppose très souvent aux autres philosophes, notamment Voltaire. A la Révolution, son corps est transféré au Panthéon.

Charles-Louis de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu (1689-1755) est un penseur politique et philosophe français.Dans ses Lettres Persanes, il livre une analyse critique de la société française au travers du regard de deux Persans fictifs.De la même manière que John Locke en Angleterre, il analyse le fonctionnement de l'Etat et théorise la séparation des pouvoirs, seul moyen à ses yeux d'éviter la tyrannie.

Denis Diderot (1713-1784) est un écrivain et philosophe français. Il révolutionne le genre du roman avec Jacques le fataliste et son maître ; il est surtout passé à la postérité pour son rôle de directeur de l'Encyclopédie, avec d'Alembert. Il y consacre 20 ans de sa vie.

Jean Le Rond d'Alembert (1717-1783) est un physicien, mathématicien et philosophe. Rendu célèbre par le théorème mathématique qui porte désormais son nom, il est choisi pour diriger la partie scientifique de l'Encyclopédie, en lien avec Denis Diderot, dans laquelle il rédige de nombreux articles d'astronomie.

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788) est un biologiste, naturaliste et mathématicien français. Il révolutionne la connaissance et l'étude de la nature dans son Histoire naturelle (36 volumes + 8 ajouts posthumes!) dans lequel il recense toutes les connaissances naturelles de l'époque, dans un projet ressemblant un peu à l'Encyclopédie. Ses théories, bien que souvent approximatives, ont influencé les naturalistes du XIXe siècle comme Lamarck et Darwin.

Julie de Lespinasse (1732-1776) est une femme de lettres et une salonnière (une femme qui tient des salons, comme Mme Geoffrin).Elle fréquente dès 1754 le salon que tient sa tante et dans lequel elle fréquente des écrivains et des philosophes comme Marivaux, Montesquieu, Fontenelle et surtout d'Alembert, d'on elle restera très proche toute sa vie. A partir de 1764 elle ouvre son propre salon, où elle reçoit les mêmes que chez sa tante, mais aussi Condorcet ou Turgot (voir 10).

Turgot (1727-1781) est un économiste et homme politique français. Proche de Voltaire, il fréquente dès 1755 de nombreux salons, notamment ceux de Mme Geoffrin et de Julie de Lespinasse. Il est ministre de Louis XVI à partir de 1774, et assure notamment la charge de contrôleur général des finances dans une France en crise économique qu'il parvient à sauver de la banqueroute; confronté aux mauvaises récoltes des années 1774-1775, il tente de réformer le système d'impôts en revenant sur certains privilèges accordés à la noblesse et au clergé, mais tombe en disgrâce en 1776.

Etienne-François de Choiseul (1719-1785) est duc de Choiseul et d'Amboise. De 1758 à 1770, il est le chef du gouvernement de Louis XV avant de tomber en disgrâce. Il bénéficie de l'amitié de Voltaire et des Encyclopédistes, dont il est proche.

François-Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778) est le représentant le plus connu des Lumières en France. Ayant vécu en Angleterre, il a pris le modèle britannique de monarchie parlementaire en exemple (voir chapitre précédent); il défend aussi la tolérance religieuse dans de grandes affaires qui l'ont rendu célèbre, comme l'affaire Calas.Son œuvre littéraire est variée : son importante production théâtrale, ses longs poèmes épiques, mais aussi des contes, notamment Candide ou l'Optimisme, des Lettres philosophiques, le Dictionnaire philosophique et une correspondance monumentale dont nous connaissons plus de 15 000 lettres sur un total parfois estimé à 40 000. Se voulant proche des puissants, il leur déplaît aussi régulièrement, ce qui lui vaut des séjours à la Bastille ou des exils (en Angleterre, à la cour de Frédéric II de Prusse ou encore près de Genève); c'est pour cela qu'il est représenté sous forme de statue, car il était absent de Paris au moment de la lecture de son livre L'orphelin de la Chine. La Révolution française verra en lui un précurseur et l'honorera en le faisant entrer au Panthéon.