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CHIFFRES ET EVOLUTIONS DE L'ÉPIDEMIE

Le point sur la situation épidémiologique30 avril 2020Chiffres de Santé-public FranceSi la situation s'améliore doucement en France, elle est loin de pouvoir justifier d'un point de vue sanitaire la réouverture des établissements le 11 mai. Les différents avis sur la question que ce soit issu du monde scientifiques ou politique spécialisés sont relativement unanime sur la question. La situation reste très fragile et préoccupante et elle le sera pendant longtemps.130 185 cas confirmés / + 604 en 24h24 594 décés / 139 décès en 24h.92 087 personnes sont hospitalisées3 878 personnes placées en réanimationSelon le point effectué par le ministre de la santé le 30 avril, depuis quatre semaines, les indicateurs épidémiologiques de circulation du COVID-19 en communauté et en milieu hospitalier sont en baisse : diminution du nombre des nouvelles hospitalisations et des nouvelles admissions en réanimation de patientEs COVID-19, diminution des nombres de patientEs hospitaliséES et patientES en réanimation, stabilité de l’estimation du nombre de cas de COVID-19 ayant consulté unE médecinE généraliste. La tendance est confirmée au niveau de la région PACA. Le département des Bouches-du-Rhône est placé en couleur verte après avoir été en orange 24 h plus tôt.

Quels sont les risques pour les enfants ?

Est-ce dangereux pour les enfants ?Jusqu’à présent, la littérature scientifique sur la question s’accorde à dire qu’il n’y a pas de risques élevés pour les enfants. Quelques cas très isolés ont été problématiques et dramatiques. Les enfants présenteraient des symptômes plus faibles voire absents. Ce qui est dangereux, ce serait surtout leur capacité à diffuser la maladie. Mais si ielles sont asymptomatiques, difficile de déceler si ielles sont malades ou non, ce qui rend un peu caduques certaines mesures proposées par le Conseil Scientifique.La question de la circulation de la maladie par le biais des enfants est encore débattue. En matière de COVID-19, il y a peu de certitude. Les éléments scientifiques présentés sont souvent nuancés et les avis sont partagés. Une étude baptisée Coville réalisée sur des enfants en Île-de-France a justement pour but de vérifier le « pouvoir contaminant » des enfants et les effets du virus sur le jeune public. Les résultats ne seront concluants que dans au minimum 2 mois.Le Syndrome de KawasakyLa maladie de Kawasaki, ou syndrome de Kawasaki, est une maladie inflammatoire systémique aigüe qui survient principalement chez les enfants de moins de 5 ans et peut entraîner de graves séquelles cardiaques ainsi que la mort. Ces dernières semaines, les médecins ont constaté une augmentation des cas, notamment en région parisienne où 25 enfants ont été placés en réanimation. Pour l’instant, il n’y a pas de confirmation d’un lien avec le COVID-19. La source de cette maladie, plus présente en Asie, est encore inconnue, mais c’est la piste infectieuse qui est le plus souvent évoquée. Cette source infectieuse déclencherait des symptômes chez des patientES prédisposéES génétiquement. De tel cas n’avaient pas été évoqués en Chine, mais comme les symptômes de la perte du goût et de l’odorat d’ailleurs. L’alerte a été lancée en Grande Bretagne et des situations similaires sont constatées en Italie. Un traitement précoce peut considérablement limiter les risques de complications. Ces informations invitent donc à la prudence et montrent que cette pandémie recèle encore de très nombreuses inconnues qui invitent à la précaution.

L'avis du conseil de l'ordre des médecins

Avis du conseil de l’ordre des médecins – 15 avril 2020OPPOSE A LA REOUVERTURE AVANT SEPTEMBRELe conseil de l’ordre pointe un « manque absolu de logique ». Si les établissements scolaires ont été fermés en priorité, ce n’est pas pour rien. Les enfants, et la concentration que cela représente dans les classes, sont vecteurs de l’épidémie. Pour les plus jeunes d’entre elles et eux, il n’est pas possible ou très compliqué d’appliquer les gestes barrières. Une reprise le 11 mai signifierait une remise en circulation du virus. Il serait préférable, pour le président de l’ordre des Médecins, de penser la rentrée de septembre plutôt que d’agir dans la précipitation.Cependant, la question de la circulation de la maladie par le biais des enfants est encore débattue. En matière de COVID-19, il y a peu de certitude. Les éléments scientifiques présentés sont souvent nuancés et les avis sont partagés. Une étude baptisée Coville réalisée sur des enfants en Île-de-France a justement pour but de vérifier le « pouvoir contaminant » des enfants et les effets du virus sur le jeune public. Les résultats ne serontconcluantsque dansdeux mois minimum.

L'avis du Conseil Scientifique

L’avis du conseil scientifique – 20 avril et 24 avril OPPOSE A LA REOUVERTURE AVANT SEPTEMBRELe conseil scientifique est une instance mise en place pour accompagner le gouvernement dans ces décisions. Il a été mis en place au moment de la déclaration de l’État d’Urgence Sanitaire à des fins précises. Il est composé des expertES les plus reconnuES en matière de politique sanitaire et d’infections.Un avis a été rendu public le 24 avril dans lequel le Conseil scientifique donne ses préconisations pour la réouverture des écoles à partir du 11 mai. La fédération SUD éducation avait d’ailleurs saisi ce Conseil au sujet des annonces gouvernementales. Chose importante,une note du conseil scientifique datant du 20 avrila été rendue publique et montre que le gouvernement est allé à l’encontre de ses recommandations. Dans sa note initiale, le Conseil scientifique conseillait une reprise des cours en septembre.S'il reconnaît que le risque de développer des formes graves du Covid-19 reste faible chez les jeunes de moins de 25 ans, il explique que, " à l’inverse, le risque de transmission est important dans les lieux de regroupement massif que sont les écoles et les universités, avec des mesures barrières particulièrement difficiles à mettre en œuvre chez les plus jeunes".Dans sa note du 24 avril, le Conseil scientifique prend acte de la décision du gouvernement et énonce des avis quant aux mesures à respecter enproposant différentes mesures « minimales » pour la réouverture des établissements scolaires au public:Récréation décaléeLavage des mains à l’arrivée, au départ, avant et après les repas et à chaque fois que nécessaire1 mètre minimum de distance socialeTempérature de l’enfant avant le départ de l’école – Éviction d’un enfant présentant des symptômes.Masque obligatoire pour les adultes et les enfants (dès le collège)Formation aux gestes barrièresPas de cantine et prise de repas sur la table de travailIsolement des classes les unes par rapport aux autresAération des classesHoraires échelonnés, aménagement du rythme des classes pour avoir le plus de distanciation sociale possible.Bio-nettoyage des salles et des parties communes plusieurs fois par jour.

L'avis du CHCST ministériel

L'avis du CHSCT Ministériel - 3 avril 2020Lors de sa réunion du 3 avril 2020 le CHSCT ministériel a rendu son avis sur la façon de gérer la reprise de l'activité.Avis n°1 Afin d’endiguer l’épidémie, pour assurer la sécurité et protéger la santé de tous les personnels, le CHSCTM exige la mise en place du dépistage systématique comme le préconise l’OMS, à commencer par celui des personnels ayant des symptômes et ceux ayant été en contact avec des personnes infectées, de tous les personnels travaillant dans les pôle d’accueil des enfants de soignants ou ceux s’étant rendu sur leur lieu de travail ces trois dernières semaines, ainsi que de tous les personnels à risque » Le CHSCT M demande un dépistage généralisé des personnels et des élèves comme préalable à toute reprise d’activité.Nous sommes ici bien loin des mesures mises en place par le protocole du ministère de l'Education Nationale.

L'avis de la commission sénatoriale

L'avis de la commission sénatoriale – 23 avril 2020 OPPOSEE A LA REOUVERTURE AVANT SEPTEMBRECe rapport a été constitué suite à l’audition de professionnels de santé, de recteursTRICES, de représentantES des personnels, de personnels ayant participé à l’accueil des enfants de soignantES. Il a été réalisé sous la direction d’un sénateur LR et est composé de sénateursTRICES de bords politiques mixtes. Il montre l’état d’impréparation, 10 jours après les annonces. Rien ne sembleavoir été discuté au ministère de la santé. L’annonce a fait l’effet d’une très grosse surprise chez tous lesprofessionnelLES interrogéES. Le rapport souligne aussi l’absence de consultation des collectivités locales. Enfin, il pose des questions qui demeurent encore sans réponse:L’objectif de ces quelques semaines de coursLa question des points d’eau et des gestes barrières. Quelques chiffres fournis par l’Observatoire National de la Sécurité et de l’Accessibilité des établissements : 25 % des écoles n’ont pas de points d’eau suffisants, 75 % des établissements du second degré ne disposent pas de gel hydro-alcoolique en quantité suffisante.Le plafond de 15 élèves par classe jugé trop élevé et en inadéquation avec le parc scolaire.Aucune connaissance du nombre d’enseignantES disponibles ni des conditions de reprise pour ces personnels (vulnérabilité d’elles et eux-mêmes, de leurs proches, etc.).Sur la gestion des flux, des recommandations inapplicables dans la grande majorité des établissement scolaires françaissur la restauration et le transport scolaire, des mesures difficilement applicables qui amènent les autorités locales à tout organiser par elles-mêmes et qui feront que chaque élève ne pourra pas avoir plus d’une journée de cours par semaine, si on veut suivre toutes les recommandations.Des inquiétudes sur les petites sections et la capacité à les accueillir.Le rapport se conclut par 11 mesures précises pour un retour « progressif, concerté et sécurisé » dans les écoles à la rentrée de septembre.

L’avis du conseil scientifique – 20 avril et 24 avrilOPPOSE A LA REOUVERTURE AVANT SEPTEMBRELe conseil scientifique est une instance mise en place pour accompagner le gouvernement dans ces décisions. Il a été mis en place au moment de la déclaration de l’État d’Urgence Sanitaire à des fins précises. Il est composé des expertES les plus reconnuES en matière de politique sanitaire et d’infections.Un avis a été rendu public le 24 avril dans lequel le Conseil scientifique donne ses préconisations pour la réouverture des écoles à partir du 11 mai. La fédération SUD éducation avait d’ailleurs saisi ce Conseil au sujet des annonces gouvernementales. Chose importante,une note du conseil scientifique datant du 20 avrila été rendue publique et montre que le gouvernement est allé à l’encontre de ses recommandations. Dans sa note initiale, le Conseil scientifique conseillait une reprise des cours en septembre.S'il reconnaît que le risque de développer des formes graves du Covid-19 reste faible chez les jeunes de moins de 25 ans, il explique que, " à l’inverse, le risque de transmission est important dans les lieux de regroupement massif que sont les écoles et les universités, avec des mesures barrières particulièrement difficiles à mettre en œuvre chez les plus jeunes".Dans sa note du 24 avril, le Conseil scientifique prend acte de la décision du gouvernement et énonce des avis quant aux mesures à respecter enproposant différentes mesures « minimales » pour la réouverture des établissements scolaires au public:Récréation décaléeLavage des mains à l’arrivée, au départ, avant et après les repas et à chaque fois que nécessaire1 mètre minimum de distance socialeTempérature de l’enfant avant le départ de l’école – Éviction d’un enfant présentant des symptômes.Masque obligatoire pour les adultes et les enfants (dès le collège)Formation aux gestes barrièresPas de cantine et prise de repas sur la table de travailIsolement des classes les unes par rapport aux autresAération des classesHoraires échelonnés, aménagement du rythme des classes pour avoir le plus de distanciation sociale possible.Bio-nettoyage des salles et des parties communes plusieurs fois par jour.

Avis du conseil de l’ordre des médecins – 15 avril 2020OPPOSE A LA REOUVERTURE AVANT SEPTEMBRELe conseil de l’ordre pointe un « manque absolu de logique ». Si les établissements scolaires ont été fermés en priorité, ce n’est pas pour rien. Les enfants, et la concentration que cela représente dans les classes, sont vecteurs de l’épidémie. Pour les plus jeunes d’entre elles et eux, il n’est pas possible ou très compliqué d’appliquer les gestes barrières. Une reprise le 11 mai signifierait une remise en circulation du virus. Il serait préférable, pour le président de l’ordre des Médecins, de penser la rentrée de septembre plutôt que d’agir dans la précipitation.Cependant, la question de la circulation de la maladie par le biais des enfants est encore débattue. En matière de COVID-19, il y a peu de certitude. Les éléments scientifiques présentés sont souvent nuancés et les avis sont partagés. Une étude baptisée Coville réalisée sur des enfants en Île-de-France a justement pour but de vérifier le « pouvoir contaminant » des enfants et les effets du virus sur le jeune public. Les résultats ne serontconcluantsque dansdeux mois minimum.

L'avis de la commission sénatoriale – 23 avril 2020 OPPOSEE A LA REOUVERTURE AVANT SEPTEMBRECe rapport a été constitué suite à l’audition de professionnels de santé, de recteursTRICES, de représentantES des personnels, de personnels ayant participé à l’accueil des enfants de soignantES. Il a été réalisé sous la direction d’un sénateur LR et est composé de sénateursTRICES de bords politiques mixtes. Il montre l’état d’impréparation, 10 jours après les annonces. Rien ne sembleavoir été discuté au ministère de la santé. L’annonce a fait l’effet d’une très grosse surprise chez tous lesprofessionnelLES interrogéES. Le rapport souligne aussi l’absence de consultation des collectivités locales. Enfin, il pose des questions qui demeurent encore sans réponse:L’objectif de ces quelques semaines de coursLa question des points d’eau et des gestes barrières. Quelques chiffres fournis par l’Observatoire National de la Sécurité et de l’Accessibilité des établissements : 25 % des écoles n’ont pas de points d’eau suffisants, 75 % des établissements du second degré ne disposent pas de gel hydro-alcoolique en quantité suffisante.Le plafond de 15 élèves par classe jugé trop élevé et en inadéquation avec le parc scolaire.Aucune connaissance du nombre d’enseignantES disponibles ni des conditions de reprise pour ces personnels (vulnérabilité d’elles et eux-mêmes, de leurs proches, etc.).Sur la gestion des flux, des recommandations inapplicables dans la grande majorité des établissement scolaires françaissur la restauration et le transport scolaire, des mesures difficilement applicables qui amènent les autorités locales à tout organiser par elles-mêmes et qui feront que chaque élève ne pourra pas avoir plus d’une journée de cours par semaine, si on veut suivre toutes les recommandations.Des inquiétudes sur les petites sections et la capacité à les accueillir.Le rapport se conclut par 11 mesures précises pour un retour « progressif, concerté et sécurisé » dans les écoles à la rentrée de septembre.

Des solutions pourdiscuter collectivement etprendre vos décisionsensemble par équipesd'écoles et d'établissementsmalgré le confinement

La situation liée à l’épidémie de COVID-19 et au confinement génère beaucoup de stress, d’inquiétudes et de colère. Même si vous avez eu le temps d’échanger avec quelques collègues, nous pensons à SUD éducation 13 qu’il est important de faire parler le collectif ! C’est la raison pour laquelle nous vous proposons de vous aider par l’intermédiaire de ce kit à organiser des AG, des HIS, des RIS ou peu importe comment l’on nomme ces temps collectifs à distance pour décider ensemble de la façon d’agir. L’ensemble du kit est là pour répondre à un maximum d’interrogations afin que vous puissiez agir en connaissance de cause. Petit tour d’horizon des outils à votre disposition et surtout des tutos qui vont avec pour s’en servir.

L'application Dicord

L'application DISCORDC’est clairement notre premier choix. Une possibilité de se connecter sur le web mais une application bien plus utile pour téléphone, PC et Mac. Discord fonctionne comme un forum avec des salons textuels, vocaux et surtout, depuis la dernière mise à jour liée au confinement, la vidéo ! Vous pouvez y déposer des images, des fichiers, textes, des liens internet. Très pratique, vous pouvez demander la parole en écrivant sur le Tchat. C’est l’outil que SUD éducation 13 utilise depuis plusieurs mois pour permettre à celles et ceux qui sont les plus éloignéES de participer à nos réunions. Bien entendu, vous ne serez pas les seuls à communiquer à distance en ce moment mais cela devrait fonctionner correctement si vous évitez l’heure de l’apéro.Voir le tuto !

Les téléconférences OVH

Les téléconférences OVHOVH est un système permettant d’organiser des conférences téléphoniques à plus de 50 personnes. Avec ce service assez simple d'utilisation, vous pouvez planifier vos conférences téléphoniques et prévenir les intervenants par mél. Grâce à un simple appel au numéro indiqué lors de la réservation, chacunE des interlocuteursTRICES sera connectéE en direct et pourra écouter et intervenir en simultané. Cependant, pour prendre les tours de parole ou demander à intervenir, il est nécessaire que les participantES soient connectéES à un document en ligne collaboratif de type Google doc ou FRAMAPADVoir le tuto !

Doc collaboratif - Framapad

Les documents collaboratifs - FRAMAPADC'est un outil complémentaire à vos réunions, notamment si vous essayez OVH. Créez votre document collaboratif qui fonctionne comme un fichier texte classique et distribuez le lien à tous les participant-es. ChacunE d’entre elles-eux peut y écrire librement et donc s’inscrire pour demander la parole. Nous préférons FRAMAPAD car c’est un logiciel libre du collectif FRAMASOFT qui respecte votre vie privée et vos données. Nous soutenons financièrement FRAMASOFT depuis des années.Voir le tuto !

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L'application DISCORDC’est clairement notre premier choix. Une possibilité de se connecter sur le web mais une application bien plus utile pour téléphone, PC et Mac. Discord fonctionne comme un forum avec des salons textuels, vocaux et surtout, depuis la dernière mise à jour liée au confinement, la vidéo ! Vous pouvez y déposer des images, des fichiers, textes, des liens internet. Très pratique, vous pouvez demander la parole en écrivant sur le Tchat. C’est l’outil que SUD éducation 13 utilise depuis plusieurs mois pour permettre à celles et ceux qui sont les plus éloignéES de participer à nos réunions. Bien entendu, vous ne serez pas les seuls à communiquer à distance en ce moment mais cela devrait fonctionner correctement si vous évitez l’heure de l’apéro.Voir le tuto !

Les téléconférences OVHOVH est un système permettant d’organiser des conférences téléphoniques à plus de 50 personnes. Avec ce service assez simple d'utilisation, vous pouvez planifier vos conférences téléphoniques et prévenir les intervenants par mél. Grâce à un simple appel au numéro indiqué lors de la réservation, chacunE des interlocuteursTRICES sera connectéE en direct et pourra écouter et intervenir en simultané. Cependant, pour prendre les tours de parole ou demander à intervenir, il est nécessaire que les participantES soient connectéES à un document en ligne collaboratif de type Google doc ou FRAMAPADVoir le tuto !

PossibilitésTchatDéposer des documentsVidéoAudio-conférenceApplication mobile, PC, Mac

PossibilitésPlus de 50 participant-esAudio-conférence

PossibilitésPermet de travailler ensemble et en ligne sur un documentComplémentaire pour OVHUn logiciel libre qui protège vos données

La situation liée à l’épidémie de COVID-19 et au confinement génère beaucoup de stress, d’inquiétudes et de colère. Même si vous avez eu le temps d’échanger avec quelques collègues, nous pensons à SUD éducation 13 qu’il est important de faire parler le collectif ! C’est la raison pour laquelle nous vous proposons de vous aider par l’intermédiaire de ce kit à organiser des AG, des HIS, des RIS ou peu importe comment l’on nomme ces temps collectifs à distance pour décider ensemble de la façon d’agir. L’ensemble du kit est là pour répondre à un maximum d’interrogations afin que vous puissiez agir en connaissance de cause. Petit tour d’horizon des outils à votre disposition et surtout des tutos qui vont avec pour s’en servir.

Le RSST

Le Registre Sécurité Santé au Travail (RSSTLe RSST est un outil très important en règle général, il est indispensable dans ce contexte d’épidémie. Si la reprise a lieu dans votre établissement/école, il est essentiel que ce registre soit mis en place et accessible à toutes et tous. Il sera un outil pivot pour bien des démarches et vous permettra de penser dans le rapport de force pour obtenir de meilleures conditions de travail. C'est l'une des bases pour vous défendre mais pas non plus une fin en soit. Vous devez donc connaître son emplacement sur votre lieu de travail et savoir l’utiliser. Attention, même si cela commence à faire longtemps que le RSST est instauré dans encore beaucoup d'établissements/d'écoles il n'est pas mis en place. Voici quelques réponses aux questions les plus fréquemment posées.Une FAQ complet sur notre siteLe RSST, c’est quoi ?Où se trouve le RSST ?Qui peut remplir le RSST ?Quand peut-on remplir le RSST ?Comment remplir le registre ?Pourquoi remplir le RSST ?Et ensuite que faire ?Retrouver toutes les réponses sur notre siteLe RSST est en lien avec :la question du droit de retraitla question des maladies professionnels et des accidents de service

Liberté d'expression Vs devoir de réserve

Liberté d'expression VS devoir de réserveCertains collègues, dans les écoles et les établissements du secondaire, vont ressentir le besoin de communiquer aux parents d’élèves la situation d’accueil qui leur sera réservée, ce qui est parfaitement légitime. Puisque les retours à l’école se font en théorie sur la base du « volontariat », il est important que les familles puissent faire leur choix de façon éclairée. En cas de communication avec les familles, les pressions de la part des IEN ou des Chef-fes d'établissements peuvent être bien réelles. Ces dernierEs n'aiment pas vraiment que l'on communique avec les familles et invoque alors un "devoir de réserve". Ne vous laissez pas impressionner, vous avez des droits, faites les respecter.Une FAQ complet sur notre siteEst-ce qu’un devoir de réserve m’empêche de communiquer nos inquiétudes aux familles ?Comment communiquer avec les familles ?Peut-on communiquer des dysfonctionnements dans mon école ou mon établissement ?Retrouver toutes les réponses sur notre site

AED - AESH / Comment se défendre ?

AED et AESH quels sont nos droits pour se protéger ?Les AED et les AESH sont des catégories de personnels qui sont souvent oubliés quand il s’agit de droit ou de protection. Comme les autres personnels, vous êtes également concernéES par des droits qui protègent tousTES les agentES qu’ielles soient titulaires ou non titulaires, même si parmi les collègues contractuelLES la crainte d’un non-renouvellement renforce les inquiétudes. On fait donc le point sur les droits à votre disposition pour vous protéger.Une FAQ complet sur notre siteL’école ou le collège de mes enfants ne va pas rouvrir,je n’ai pas de moyens de garde: comment faire ?Ma santé est fragile ou bien je vis avec une personne fragile : comment faire ?On me demande de me rendre sur mon lieu de travail mais j’ai peur car les préconisations sanitaires sont insuffisantes : comment faire ?Qu’est-ce que le droit de retrait ?Comment alerter ma hiérarchie ?Déposer un Danger Grave et ImminentMon supérieur conteste mon droit de retrait : que faire ?Vous êtes AED ou AESH et vous voulez exercer votre droit de retrait : comment faireRetrouver toutes les réponses sur notre site

Garde d'enfants

Garde d'enfantsAi-je encore la possibilité de garder mes enfants et de bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence ?Oui, de la même façon que nous avions le droit à une autorisation spéciale d'absence (ASA) pour garder un enfant de moins de 16 ans lors de la mise en place du confinement, nous aurons encore cette possibilité après le 11 mai dans le cadre du dé-confinement scolaire. Mais attention, officiellement cette ASA vous couvrira jusqu'au 2 juin inclu date à laquelle une nouvelle observation de la situation sera faite.A partir de cette date, la situation sera ré-évaluée et le régime d'attribution des ASA sera donc susceptible de changer.Quoi qu'il en soit, il sera toujours possible au cas pas cas d'adapter aux situations individuelles.C'est là que l'action syndicale pourra rentrer en compte. N'hésitez pas à nous contacter en cas de doute.Remarque :si vous êtes parent d'un enfant porteur d'un handicap il n'y a pas de conditions d'âge pour demander votre autorisation d'absence.Comment obtenir une ASA ? La demande doit être faite par mail auprès de votre supérieur hiérarchique. Aucun justificatif n'est demandé à ce sujet. Votre supérieur hiérarchique varie en fonction de votre situation :Le chef d'établissement pour tous les personnels en EPLE (enseignants, administratifs, personnels de laboratoire, CPE, AED, AESH...).L'IEN de circonscription pour les professeurs des écoles.Le chef de service ou de division pour les personnels en services académiques.A noter, que si votre supérieur hiérarchique ne peut pas avoir une interprétation restrictive des conditions fixées dans cette circulaire, c'est à lui qu'il revient de prendre une décision. Il peut donc parfaitement appliquer un régime plus favorable que ce qui est édicté.Même si en tant que personnel de l'éducation mes enfant sont accueilli prioritairement à l'école ?Oui, même dans ce cas de figure. Il y avait des inquiétudes à ce sujet et certains IEN ou chefs d'établissements diffusaient cette information. Comme nous le disions dans nos précédentes communications, cela aurait représenté une vraie discrimination à l'égard des personnels de l'éducation qui se seraient vus privés du "volontariat" proposé aux autres familles.Or depuis le CTM du 6 mai et le CHSCT-Ministériel qui s'est réuni le 7 mai les Organisations Syndicales qui y siègent ont obtenu que cette question soit désormais tranchée.Quelles sont les implications d'une ASA ?L'ASA est un congé exceptionnel qui est accordé par l'autorité hiérarchique dans le cas ou votre situation ne vous permet pas de vous rendre sur votre lieu de travail et dans l'éventualité où le travail à distance n'est pas possible. Attention sur l'impossibilité de pratiquer votre travail à distance il faut à notre sens avoir une conception large.Par exemple :Si vous êtes enseignant-e, vous avez la possibilité de travailler à distance. La nature de votre travail (ou du moins d'une partie de votre travail) vous permet d'effectuer certaines tâches à distance. Mais si vous êtes aussi parent d'un très jeune enfant qui n'est pas autonome, vous allez avoir du mal a effectuer vos obligations de service.Durant cette période, vous êtes considéré comme étant en activité. Il n'y a donc aucune incidence sur votre rémunérationou sur votre carrière.Nous vous tiendrons régulièrement informer des évolutions de la législation en la matière.

Accidents de services et maladies professionnelles

Accidents de service et reconnaissance de maladie professionnelleSi vous reprenez le travail, vous êtes exposé au risque de tomber malade plus fortement que si vous restiez confinéE à votre domicile. En cas de maladie, il y a des risques importants que vous soyez tombé malade dans l’exercice de vos fonctions. Il faut donc, dans ce cas, faire une procédure de reconnaissance d’accident de service. Même si en matière de gestion du COVID-19 des incertitudes subsistent, nous pensons qu’il est important d’entreprendre de telles mesures. En règle générale, ou en tous cas bien trop souvent, les personnels de l’éducation nationale n’utilisent pas ce droit par manque d’information ; les avantages et les enjeux sont importants.Une FAQcomplète sur notre sitePourquoi faire une déclaration d’accident de service ?Qu’est ce que c’est qu’un accident de service ?Quelles sont les démarches à entreprendre en cas d’infection par le COVID-19 sur son lieu de travail ?En cas d’infection, puis-je faire reconnaître ma maladie en maladie professionnelle ?Retrouver toutes les réponses sur notre site

Le droit de retrait

Le droit de retraitL’annonce de la reprise au 11 mai a suscité de grandes inquiétudes chez les collègues ainsi que des interrogations, tant cette décision semble précipitée. Les multiples annonces au compte-goutte du gouvernement et du ministère ne sont pas de nature à rassurer et les choses changent vite. Voici donc quelques réponses aux questions les plus courantes.Un petit aperçu en vidéo et des questions-réponses plus détaillées en fin d'article.Une FAQ complet sur notre siteQu’est ce que le droit de retrait ?Comment exercer mon droit de retrait ?Que dois-je écrire dans mon courrier de signalement de Danger Grave et Imminent préalable au droit de retrait ?Mon droit de retrait va-t-il être reconnu ?Mon supérieur conteste mon droit de retrait : que faire ?Que ce se passe-t-il s’il n’est pas retenu ?Droit de retrait ou droit de grève ?MAIS aussi :Un modèle de courrier de signalement d'un danger grave et imminent préalablement à l'exercice du droit de retrait.Le préalable indispensable à l'exercice du droit de retrait est le signalement d'un danger grave et imminent. Le modèle de signalement de DGI proposé par SUD éducation est conséquent. Il s'est agi de tenter de pointer l'ensemble des éléments qui font butée.Un seul élément du présent courrier de signalement suffit à légitimer un DGI avec droit de retrait. Toutefois, plus le danger est matérialisé par différents éléments, plus il sera périlleux pour l'employeur de repousser le DGI et de ne pas modifier la situation de travail tout en exigeant notre retour sur le lieu de travail. Exercer son droit de retrait relève de notre seule appréciation et de l'éventuelle validation d'un juge, non de l'employeur. Avant de nous retirer de la situation de travail, il est nécessaire de signaler le danger grave et imminent à l'employeur par mail et de préférence dans le registre (dématérialisé de préférence) de danger grave et imminent.Retrouver toutes les réponsesà vos questions sur le droit de retrait dans notre fiche détaillée en cliquant sur le lien

Un FAQ sur vos droitsrégulièrement mis à jouret compléter pour pouvoirvous défendre en toutescirconstances

La responsabilité des personnels

La responsabilité des personnelsLes inquiétudes sont vives dans le premier degré quant à la responsabilité juridique des personnels en cas de contamination d'un élève dans le cadre du dé-confinement scolaire. Au delà de l'analyse légale, cette question montre à quel point le malaise est palpable parmi l'ensemble des personnels du premier degré à qui ont fait endosser toute la responsabilité des conditions de réouverture des écoles. Quelle est la responsabilité civile des enseignant-es du premier degré ? La responsabilité civile est une notion issue du Code civil (articles 1382 et suivants) qui indique que «Chacun est responsable du dommage qu’il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence.», et qu’un dommage doit être réparé par celuiqui en est la cause. Les enseignant-e-s sont responsables des dommages subies par leurs élèves et des dommages qu’ils et elles causent à autrui pendant la durée des horaires scolaires où ils et elles sont responsables des élèves.Cela signifie que pour que la responsabilité d’un enseignant-e soit engagée, il faut que les faits qui ont causé un dommage se soient passés : lorsque les élèves sont sous sa surveillance (classe, interclasse et récréation) et qu’ils se soient produits à l’occasion d’activités scolaires ou parascolaires qui sont sous sa responsabilité. Mais la responsabilité de l’État se substitue à la responsabilité civile de l’enseignant-e La responsabilité des enseignant-e-s est définie dans l’article L911-4 du code de l’éducation : Dans tous les cas où la responsabilité des membres de l’enseignement public se trouve engagée à la suite ou à l’occasion d’un fait dommageable commis, soit par les élèves ou les étudiants qui leur sont confiés à raison de leurs fonctions, soit au détriment de ces élèves ou de ces étudiants dans les mêmes conditions, la responsabilité de l’Etat est substituée à celle desdits membres de l’enseignement qui ne peuvent jamais être mis en cause devant les tribunaux civils par la victime ou ses représentants. Il en est ainsi toutes les fois que, pendant la scolarité ou en dehors de la scolarité, dans un but d’enseignement ou d’éducation physique, non interdit par les règlements, les élèves et les étudiants confiés ainsi aux membres de l’enseignement public se trouvent sous la surveillance de ces derniers. L’action récursoire peut être exercée par l’Etat soit contre le membre de l’enseignement public, soit contre les tiers, conformément au droit commun. Devant une juridiction civile, l’enseignant-e – ne peut être directement mis-e en cause. La responsabilité de l’état est engagée en se substituant à celle de l’enseignant-e. Ce sera donc l’Etat qui sera attaqué par celui ou celle qui s’estime victime et c’est l’État qui, le cas échéant, indemnisera le ou la victime. Cependant si l’Etat estime que l’agent-e n’a pas respecté ses obligations professionnelles dans le cadre législatif qu’il a édicté, il peut demander des sanctions ou réparations. La recherche de responsabilités Elles seront recherchées si l’enseignant-e a commis une faute ou une négligence dans la surveillance qui entraîne le dommage pour une tierce personne. Quelle que soit la nature du dommage (matériel ou moral), il faut qu’il y ait un lien de causalité entre le fait et le dommage. En résumé L’enseignant-e n’est pas directement responsable du dommage causé par son propre fait, sauf exception : c’est la responsabilité de l’État qui est engagée. Sa responsabilité peut être également engagée :Lorsque le dommage est causé par un-e élève à un-e autre élève ou à un-e tiers Lorsque le dommage a été causé à un-e élève par un-e tiers.La responsabilité civile de l’enseignant-e ne peut être engagée dans un second temps que s’il ou elle a commis une faute qui a engendré ou participé à la réalisation du dommage.Il faut que le dommage survienne pendant le temps où les élèves sont sous la surveillance de l’enseignant-e et qu’il y ait un lien avec le service d’enseignement qu’il ou elle assure.Dans tous les cas, pour établir la responsabilité de l’enseignant-e, il faut que la victime démontre que l’enseignant-e a commis une faute quelconque d’imprudence ou de négligence sur le temps où l’enfant était sous sa responsabilité.Néanmoins la responsabilité pénale de l’enseignant-e peut être retenue s’il ou elle a eu un comportement constitutif d’une infraction pénale. Qu'est ce que la responsabilité pénale ? Le texte de référence est l'article 121-3 du code pénal. Il n’y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre. Toutefois, lorsque la loi le prévoit, il y a délit en cas de mise en danger délibérée de la personne d’autrui. Il y a également délit, lorsque la loi le prévoit, en cas de faute d’imprudence, de négligence ou de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, s’il est établi que l’auteur des faits n’a pas accompli les diligences normales compte tenu, le cas échéant, de la nature de ses missions ou de ses fonctions, de ses compétences ainsi que du pouvoir ou des moyens dont il disposait. Dans le cas prévu par l’alinéa qui précède, les personnes physiques qui n’ont pas causé directement le dommage, mais qui ont créé ou contribué à créer la situation qui a permis la réalisation du dommage ou qui n’ont pas pris les mesures permettant de l’éviter, sont responsables pénalement s’il est établi qu’elles ont, soit violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, soit commis une faute caractérisée et qui exposait autrui à un risque d’une particulière gravité qu’elles ne pouvaient ignorer. Pour qu’il y ait infraction pénale, il faut réunir ces trois éléments :→ Élément moral : la volonté consciente de réaliser l’élément matériel de l’infraction ;→ Élément légal : le contenu de la loi qui définit le fait répréhensible et la sanction encourue ;→Élément matériel : c’est l’acte « perturbateur » dans sa matérialité, apprécié notamment en considération du préjudice (corporel, psychologique de la victime). Quelle est peut-être la responsabilité pénale des enseignant-es du premier degré ? La responsabilité pénale des enseignant-e-s est engagée dans deux cas : 1. Violation délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la ou le règlement2. Faute caractérisée exposant l’élève à une situation d’une particulière gravité que l'enseignant-e ne pouvait ignorer. Cette responsabilité pénale est engagée que l’acte soit volontaire ou involontaire. Responsabilités des enseignant-e-s et COVID, quel lien ? Le cadre des responsabilités des enseignant-e-s n’a pas changé. Il reste régi par les textes actuels. Il n’y a pas eu de modification. Le protocole sanitaire Le ministre Blanquer a déclaré que le protocole sanitaire serait opposable. Qu’est ce qu’un document opposable ? En droit, un document est opposable aux tiers quand tout le monde doit le respecter, même les personnes qui ne l’ont pas signé. Cette opposabilité s’accompagne d’une obligation de moyens pour celui qui édicte le document. L’État en l’occurrence et les collectivités locales par extension puisque ce sont les collectivités locales qui sont en charge de l’équipement et du bâti des écoles. Protocole sanitaire et responsabilités des enseignant-e-s Le protocole tel qu’il est rédigé est truffé de « si possible » quand à la mise en œuvre des mesures sanitaires et à la distanciation physique. L’État renvoie donc au local l’application du protocole et sa modulation qui se fera donc en fonction des moyens des collectivités locales et aux individus, les enfants en ce qui concerne la distanciation physique puisqu’on sait que les enfants ne pourront pas respecter cette distanciation physique. Les enseignant-e-s et les directeurs et directrices d’école ne peuvent être tenu-e-s responsables si d’une part les moyens n’ont pas été mis en œuvre par la collectivité locale, pour respecter les conditions sanitaires et d’autre part si les enfants ne sont pas en mesure de respecter la distanciation physique. L’éviction scolaire En l’état actuel des textes les règles d’éviction scolaire restent les mêmes. C’est le médecin qui prononce la mesure d’éviction scolaire. Les directions d’école et les enseignant-e-s ne sont pas fondé-e-s à demander des certificats d’éviction scolaire. C’est au médecin scolaire de les rédiger. Texte de référence :Arrêté du 3 mai 1989 relatif aux durées et conditions d’éviction, mesures de prophylaxie à prendre à l’égard des élèves et du personnel dans les établissements d’enseignement et d’éducation publics et privés en cas de maladies contagieuses. Article 1 de l’arrêté du 3 mai 1989 : Tous les élèves et les membres du personnel atteints de maladies contagieuses ou ayant été au contact d’une personne présentant l’une de ces affections, sont soumis à des mesures de prophylaxie, dont parfois l’éviction. Ces dispositions sont applicables à tous les établissements d’enseignement et d’éducation publics et privés de tous ordres. Les mêmes dispositions s’appliquent également aux centres de vacances et de loisirs. Dans le cas d’une suspicion de COVID chez un-e élève, il conviendra de respecter les mesures à prendre qui sont consignées dans le protocole sanitaire, notamment : 1. Prise de température avec un thermomètre sans contact (encore faut-il en disposer). Isolement de l’enfant ; Prévenir la hiérarchie qui s’adressera au médecin scolaire.Prévenir les parents Si ces dispositions ont été respectées, dans la mesure du matériel à disposition (ce qui relève de la responsabilité de l’administration ou de la collectivité de rattachement), l’administration ne pourra en aucune façon mettre en cause dans un second temps la responsabilité de l’enseignant-e. Si ces dispositions n’ont pas été respectées, il faudra que le lien de causalité entre le COVID et l’école soit établi, et que l’administration puisse faire la preuve que c’est un manquement particulier de l’enseignant-e qui en est la cause, ce qui paraît difficilement envisageable à moins d’un dysfonctionnement flagrant. Les enseignant-e-s peuvent-ils être rendu-e-s responsables de la contamination ?Est ce qu’un-e enseignant-e peut être tenu-e pour responsable dans le cas de déclaration d’un COVID avéré chez un-e élève ? Est ce qu’un-e enseignant-e peut être tenu-e responsable de la contagion d’un-e ou de plusieurs de ses élèves par un-e élève ou un-e adulte porteurs et porteuses du COVID ? La réponse à ces questions est claire : Les enseignant-e-s n’ont pas de compétences en matière sanitaire, qui ne font nullement partie de leurs missions. Ils et elles ne sont donc tenu-e-s qu’à l’obligation de prudence normale qu’ont les adultes au contact du public. Ils et elles ne peuvent être tenu-e-s responsables de n’avoir pas détecté un symptôme ou une maladie. Le règle qui s’applique reste celle de la prévention et d’un renvoi pour avis vers le médecin scolaire ou la famille pour consultation. De même, les enseignant-e-s n’ont aucune obligation de moyen ou de résultat en matière de prévention ou de santé, qui demeurent la responsabilité exclusive de l’administration (et donc de la hiérarchie). L’administration ne peut en aucun cas se défausser de sa responsabilité sur un personnel devant un juge. →La responsabilité pénale des enseignant-e-s ne pourra pour ainsi dire jamais être engagée, sauf faits d’une exceptionnelle gravité.→ La responsabilité civile des personnels supposera presque à chaque fois la commission d’une faute de service, qui dans ce contexte et vu le manque de moyens, semble difficile à établir pour l’administrationIMPORTANT - Lors du COMITE TECHNIQUE ACADEMIQUE du 6 mai, le Recteur de l'académie d'Aix-Marseille a confirmé cette analyse en rappelant que la responsabilité civil des personnels de l'éducation était reportée sur l'Etat et que la responsabilité pénale était inapplicable. Il faudrait pouvoir prouver que c'est dans l'enceinte de l'établissement que l'enfant à contracté le COVID-19 et qu'il y ai eu une non application délibérée du protocole. Les directeur-trices d'écoles qui ne sont pas des supérieurs hiérarchiques ne peuvent pas non plus voir leur responsabilité pénale engagée à partir du moment ou le protocole mis en place a été validé par l'autorité dont ils-elles dépendent.

Le rôle des CHS

Le rôle des CHS dans les établissements du secondaire.Le ministère a rendu public son guide pour la réouverture des établissements scolaires du secondaire. Un cadrage vaguement précis qui fait peser une grande responsabilité sur les directions et les personnels de chaque établissement et laisse une très forte autonomie local. Cette absence de cadrage fort est extrêmement dangereux. Les recommandations édictées par le protocole du ministère sont déjà largement insuffisantes pour garantir la sécurité des personnels et des enfants. Les interprétations locales risques de se multiplier et en fonction des degrés de rapport de force plus ou moins importants ici et là peuvent entraîner de graves mises en danger. C'est la raison pour laquelle il nous semble important que les collègues demande la convocation d'une CHS avant même la reprise de l'activité dans les établissements quelque soit la date et la période.Qu'est ce que la Commission Hygiène et Sécurité ?La Commission hygiène et sécurité n'est pas obligatoire dans la majorité des établissements du secondaire. Elle n'existe d'office que dans les établissements qui comportent des sections techniques et ou professionnelles (voir les articles L421-25 et D421-151 à 159, circulaire n° 93-306 du 26/10/1993). Dans les autres établissements, où ces commissions ne sont pas obligatoire le CA néanmoins les mettre en place à la demande de la direction ou des personnels (article R421-20-7-c).Quel est le rôle de la Commission Hygiène et Sécurité dans le cadre de l'épidémie de COVID-19 ?Dans le cadre de l'épidémie de COVID-19 et surtout dans la perpective de la mise en place de protocoles propre à chaque établissements, il peut-être intéressant pour les personnels de demander la réunion de la CHS de leur établissement. Cela peut leur permettre d'avoir un droit de regard sur le protocole mis en place, de l'amender, de faire des propositions, de donner leur opinion sur la sécurité et l'hygiène. Les élus qui sont membres de ces commissions peuvent s'en saisir pour alerter sur la situation et émettre des avis notamment dans la perspective des Conseils d'Administration.Dans beaucoup d'établissements, soit elles n'ont pas été crées, soit elle n'ont pas l'habitude d'être réunies ou à la marge. Le CA, le conseil des délégués des élèves, le représentant de la collectivité, le chef d’établissement ou le tiers au moins des membres de la CHS peuvent demander une séance extraordinaire, sur un ordre du jour déterminé. Il ne faut donc pas hésiter.Cependant attention.Les CHS sont des lieux d'échanges entre les personnels et la direction sur les conditions de travail. La CHS n'est pas une chambre d'enregistrement et ne peut en aucun cas servir de prétexte pour imposer un protocole à l'ensemble de l'établissement. Les élu-es de cette commission qui se réunie généralement peu et dont le rôle est méconnu doivent avoir en tête qu'ils-elles peuvent être iènstrumentaliser. Il est en effet fort possible que dans certains établissements, ce soit le ou la chef-fe d'établissement qui prenne les devants en convoquant un CHS. Ne vous faites pas imposer dans ce cadre un protocole qui ne vous convient pas. Vous pouvez le discuter, le questionner mais n'avez aucunement le devoir ni le rôle de le valider.Quel est le lien avec les Conseil d'Administration ?La CHS peut émettre un avis concernant l'Hygiène et la sécurité. Cet avis peut servir d'élément utile dans la construction du rapport de force durant un débat autour du protocole de rentrée. Le CA lui même n'a cependant pas la compétence de décider en matière de condition de travail, de sécurité et d'hygiène. Il peut délibérer autour de ces questions mais n'est en aucun cas obligé de prendre position ou de décider quoi que ce soit en la matière. Le CA lui aussi doit être vu comme une étape dans le rapport de force pour vous opposer à la mise en place d'un protocole. Certains chefs d'établissements seront tentés de faire approuver les conditions de reprises par le CA. Au contraire même si vous en avez discuté, même si des propositions formulées par le personnel ont été acceptée, vous n'avez en aucun cas l'obligation d'apporter votre validation. Même si dans votre établissements les règles nationales sont respectées, la reprise à partir du 18 mai des établissements du secondaire reste dangereuse. Servez-vous donc plutôt de ces instances pour dénoncer la situation.

Personnels à risques

Personnels à risqueEn fonction de certaines pathologies, l’exposition au COVID-19 est plus dangereuse que d’habitude et risque d’entrainer des complications. Un ensemble de critère a été retenu par l’État et le Haut Conseil de la Santé Publique pour définir quels sont les personnes à risque. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas reprendre le travail et privilégier un travail à distance. Mais les droits qui s'applique aux personnels peuvent aussi s'appliquer à votre entourage, votre famille.La circulaire ministérielle du 6 mai vient de mettre à jour la gestion des personnels soumis à des risques. Nous vous donnons toutes les démarches à effectuer quelle que soit votre situation.Une FAQ complet sur notre siteJe suis une personne à risque dois-je reprendre le travail ?Comment savoir si je suis une personne à risques ?Je vis avec une personne à risque, que dois-je faire ?Quelles sont les implications d'une Autorisation Spécial d'Absence (ASA) ?Je ne rentre pas dans les critères de l’État ou du Haut Conseil de la santé publique mais mon état de santé ou celui de l’un-e de mes proches me semble être problématique ?Retrouver toutes les réponses sur notre site

Des annonces contradictoireset un protocole sanitaire quiest rendu public une semaine avant la réouverture des écolesmontrent a quel point ladécision gouvernemental estprécipitée et dangereuse.

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Les gestes barrières

Point 1 - L'application des gestes barrières.Note:Le protocole sanitaire élaboré par le ministère prétend reposer sur 5 points essentiels. L'application des gestes barrières est l'un d'entre eux.Le lavage des mainsLe lavage des mainspendant 30 secondes, avec un séchage soigneux si possible avec une serviette en papier jetable ou sinon à l’air libre. Les serviettes à usage collectif sont à proscrire. A défaut de disposer de points d’eau en nombre suffisant, et si les mains ne sont pas visiblement sales, l’utilisation d’une solution hydro-alcoolique peut être envisagée, y compris pour les plus jeunes.Il doit être réalisé, à minima :A l’arrivéeAvant de rentrer en classe, notamment après les récréationsAvant et après chaque repasAvant d’aller aux toilettes et après y être alléAprès s’être mouché, avoir toussé, avoir éternuéAutant que de besoin après avoir manipulé des objets possiblement contaminés;Le soir avant de rentrer chez soi.Les échanges manuels de ballons, jouets, crayons etc. doivent être évités ou accompagnés de modalités de désinfection après chaque utilisation.Le respect des gestes barrières en milieu scolaire doit faire l’objet de sensibilisation, d’une surveillance et d’une approche pédagogique adaptée à l’âge de l’élève. La sensibilisation des parentsest aussi prépondérante.Le port du masqueLe ministère de l’éducation nationale a annoncé qu'il mettra à la disposition de ses agents en contact direct avec les élèves au sein des écoles et des établissements des masques dit « grand public » de catégorie 1 (filtration supérieure à 90%) dès le 11 mai à raison de deux masques par jour de présence dans les écoles et établissements.Il appartient à chaque employeur de fournir en masques ses personnels en contact direct avec les élèves ainsi que les personnels d’entretien et de restauration. Pour les agent-es des écoles et des établissements se sera donc les collectivités territoriales qui s'en chargeront.Pour lesélèves en école élémentaire, le port du masque n’est pas obligatoire mais les enfants peuvent en être équipés s’ils le souhaitent et s’ils sont en mesure de le porter dans des conditions satisfaisantes.Pour les élèves en école maternellele port du masque est difficile et même déconseillé, sauf pour les élèves présentant notamment des pathologies respiratoires chroniques sévères ou une immunosuppression, si leur état de santé le permet et en capacité d’en porter un.Il appartiendra aux parentsde fournir des masques à leurs enfants. Dans l’attente, le ministère de l’éducation nationale dotera chaque école, collège ou lycée pour que des masques, de même qualité que ceux offerts aux enseignants (masques «grand public» de catégorie 1) puissent être mis à disposition des élèves qui souhaitent ou doivent en être équipés.Des masques FFP1 seront disponibles dans les établissements pour équiper les enfants qui présenteraient des symptômes (qui seront en outre immédiatement isolés avant d’être pris en charge par leurs parents).La distanciation socialePour le ministère la base d'accueil dans les classes est de 15 élèves. Le ministère précise qu'une salle de classe de 50m2 pourrait ainsi accueillir 15 élèves en respectant les règles de la distanciation sociale.* CommentaireLa salle doit pouvoir être ventilée (naturellement ou mécaniquement).Le protocole propose une liste de tâche à faire pour organiser l'espace. L'organisation de la salle de classe doit notamment prendre en compte les directives suivantes:Permettre la distanciation physique d’au moins un mètre.Définir les modalités d'occupation de la salle de classe en fonction du nombre d'élèves.Respecter une distance d’au moins un mètre entre les tables et entre les tables et le bureau du ou des professeurs.Eviter au maximum les installations de tables en face à face (malgré une distance supérieure à un mètre)Neutraliser le mobilier et le matériel non nécessaire (le mobilier neutralisé peut être matérialisé par une signalétique ou balisage).Eloigner les tables des portes de façon à respecter la distanciation physique lors de l'entrée en classe.Limiter les déplacements dans la classe.Veiller à limiter les croisements à l'intérieur de la classe, par exemple par la mise en place d'un sens de circulation à l'intérieur de la classe qui peut être matérialisé au sol.Port du masque pour les enseignants et personnels non-enseignants même lorsque les distanciations sociales peuvent être respectées.Le ministère précise que cette liste est non exhaustive :Rédiger son schéma d’organisationRédiger et déployer son plan de communication sur la base des éléments décrits dans les principes générauxDéfinir et présenter les consignes sanitaires applicables aux personnels non enseignants.Définir un protocole de nettoyage et en assurer la fréquence définie (nettoyage approfondie une fois par jour à minima)Dimensionner le nombre de produits, matériel et équipements nécessaires à l’application de la doctrine sanitaire : masques, solution hydro-alcoolique, savon liquide, essuie main, lingettes désinfectantes, produits de nettoyage et de désinfection, gants, etc.Assurer le réapprovisionnement de ce matériel enfréquence et quantité adaptéeDéfinir les modalités pour la gestion de la demi-pension et prendre les dispositions nécessaires avec les différentes parties prenantes, y compris le prestataire si la restauration collective est sous-traitée.Assurer la disposition matérielle des classesNeutraliser les accès, les installations et matériels qui ne peuvent faire l’objet d’un protocole de désinfectionDéfinir un plan de circulation et assurer la signalétique correspondantePrévoir et mettre en œuvre les éléments matériels et de communication pour faire appliquer les règles d’entrée et de sortie des élèvesLa ventilation des classes et autres locauxL’aération doit durerau moins 10 minutesà chaque fois. Les salles de classe et autres locaux occupés pendant la journée doivent être aérés le matin avant l’arrivée des élèves, pendant chaque récréation, au moment du déjeuner et le soir pendant le nettoyage des locaux.

Le nettoyage des locaux

Point 2 - Le nettoyage des locauxNote:Le protocole sanitaire élaboré par le ministère prétend reposer sur 5 points essentiels. L'application des gestes barrières est l'un d'entre eux.Le protocole fait la distinction entre le nettoyage simple et le nettoyage approfondi comprenant une désinfection des locaux et du matériel permettant de supprimer les virus, notamment au niveau des zones en contact avec les mains.Quelques principes généraux sont apportés :Les salles de classe restées fermées depuis 5 jours au moins n'ont besoin que de remise en propreté sur le mode habituel.Bio-nettoyage des pièces utilisées avant l'arrivée des personnels et du public. Les produits ménagers courants serait efficace à partir du respect de la norme de "virucidie".S’agissant des locaux qui ont été réquisitionnés ou mis à disposition pour héberger des personnes malades ou sans domicile fixe, il convient de se rapprocher de l’ARS pour que cette dernière prescrive les mesures adaptées en fonction des publics accueillis.Nettoyage avant la reprise : "Nettoyage habituel".*S'assurer que les protocoles habituels de nettoyage lors de la rentrée scolaire sont appliqués(ex: désinfecter les bacs à condensats, les siphons des centrales de traitement de l'air et système de climatisation).Purger les canalisations d’eau froide et chaude : faire circuler l’eau (10 min), contrôler la température (éviter les brûlures). Procéder à des analyses légionnelles pour les points à risque (douches et douchettes) (échantillonnage selon l’arrêté du 1er février 2010).Vider et assécher les éventuels réservoirs d’eau naturels(eau de pluie).Les pièces qui ont été utilisées pour accueillir des enfants et/ou du personnel pendant la période de confinement sont nettoyées et désinfectées selon le protocole de "nettoyage approfondi" défini ci-dessous.Nettoyage après la reprise : "Nettoyage approfondi" en 2 étapes1ère étape, le nettoyage:Nettoyer à l'aide d'un détergent usuel, puis rincerpour évacuer le produit détergent et évacuer la salissure.Réaliser le nettoyage en commençant par les zones les plus propres et en finissant par les zones plus sales.Insister sur les points de contact (zones fréquemment touchées…).2ème étape, la désinfection :Utiliser un désinfectant virucide et conforme à la norme EN 14476. Les lingettes désinfectanteset conformes à la norme EN 14476peuvent être utilisées.Désinfecter les points de contact manuel en suivant les instructions du fabricant (concentration, méthode d'application et temps de contact, etc…).Le nettoyage peut aussi être combiné en utilisant un produit détergent-désinfectant conforme à la norme EN 14476 qui permet d’associer en une seule opération nettoyage et désinfection.En absence de désinfectant virucide conforme à la norme EN 14476, en dernier recours, une solution désinfectante à base d’eau de javelpeut être préparée:Vérifier au préalable la compatibilité de l’eau de javel avec la nature de la surface.Pour l’eau de javel à 2,6 %, le dosage pourrait être de 10% soit 100 ml de javel par litre d’eau froide. Ce dosage peut être adapté aux circonstances de la désinfection.Suivre les recommandations du fabricant pour l’application de la solution à base d’eau de javelRincer systématiquement après application de la solution à base d’eau de javel.La Fréquencedes nettoyages :Réaliser le nettoyage et la désinfection des sols, tables et chaises au minimum une fois par jour pour tous les espaces utilisés ou de passage.Nettoyer et de désinfecter plusieurs fois par jour, dans les espaces utilisés, les zones fréquemment touchées (dans la journée, si les surfaces ne sont pas visiblement souillées, une désinfection directe sans nettoyage préalable est suffisante) :Sanitaires : toilettes, lavabos, robinets, chasses d'eau, loquets, interrupteurs, douchesPoints de contact : poignées de porte et de fenêtre, interrupteurs, boutons d’ascenseur, rampes d’escalier, télécommandes, claviers, écrans, souris, ...Matériel utilisé, supports pédagogiques, ...Aires de jeux et équipements sportifs si utiliséEn complément du traitement quotidien,lorsque des groupes d’élèves différents se succèdent dans les salles d’enseignements spécifiques, un nettoyage approfondi des tables, chaises, équipements et matériels en contact avec les élèves est réalisé entre chaque groupe, si possible à l’aide de lingettes désinfectantes.Actions complémentairesVider tous les jours les poubelles.Veiller à l’approvisionnement permanent des toilettes en savon liquide et en papier.Aérer régulièrement les locaux (lors de la récréation, après le déjeuner, lors d'un changement de salle de classe,...).Eliminer les équipements de nettoyage à usage unique dans un sac poubelle fermé hermétiquement.Proscrire les échanges de matériels entre élèves et/ou personnels.*ATTENTION : D'après le protocole, les établissements ou écoles qui n'auront pas fait l'objet de telles mesures avant la rentrée ou la pré-rentrée des personnels ne pourront pas ouvrir au public.

La distanciation physique

Point 4 - La distanciation physique.Note:Le protocole sanitaire élaboré par le ministère prétend reposer sur 5 points essentiels. L'application des gestes barrières est l'un d'entre eux.Distanciation dans tous les contextes.Elle doit être respectée dans tous les contextes et tous les espaces (arrivée et abords de l’école, récréation, couloirs, préau, restauration scolaire, sanitaires, etc…)Les différents avis scientifiques insistent sur la nécessité de la faire respecter même s'il est précisé qu'il y a une grande difficulté à y parvenir notamment pour les classes de maternelle.Le nombre d'élève par classePour le ministère la base d'accueil dans les classes est de 15 élèves. Le ministère précise qu'une salle de classe de 50m2 pourrait ainsi accueillir 15 élèves en respectant les règles de la distanciation sociale.La salle doit pouvoir être ventilée (naturellement ou mécaniquement).Le protocole propose une liste de tâche à faire pour organiser l'organisation de l'espace. Le ministère précise que cette liste est non exhaustive :Rédiger son schéma d’organisationRédiger et déployer son plan de communication sur la base des éléments décrits dans les principes générauxDéfinir et présenter les consignes sanitaires applicables aux personnels non enseignants.Définir un protocole de nettoyage et en assurer la fréquence définie (nettoyage approfondie une fois par jour à minima)Dimensionner le nombre de produits, matériel et équipements nécessaires à l’application de la doctrine sanitaire : masques, solution hydro-alcoolique, savon liquide, essuie main, lingettes désinfectantes, produits de nettoyage et de désinfection, gants, etc.Assurer le réapprovisionnement de ce matériel enfréquence et quantité adaptéeDéfinir les modalités pour la gestion de la demi-pension et prendre les dispositions nécessaires avec les différentes parties prenantes, y compris le prestataire si la restauration collective est sous-traitée.Assurer la disposition matérielle des classesNeutraliser les accès, les installations et matériels qui ne peuvent faire l’objet d’un protocole de désinfectionDéfinir un plan de circulation et assurer la signalétique correspondantePrévoir et mettre en œuvre les éléments matériels et de communication pour faire appliquer les règles d’entrée et de sortie des élèves

La gestion des flux

Point 3 - La gestion des fluxNote:Le protocole sanitaire élaboré par le ministère prétend reposer sur 5 points essentiels. L'application des gestes barrières est l'un d'entre eux.L' organisation générale des flux.Le protocole repose sur la stabilité des classes, des groupes et des élèves. Les établissements sont donc chargé de définir, avant leur réouverture et en fonction de la taille de l’établissement, l’organisation de la journée et des activités scolairesafin de limiter les croisements.Le protocole insiste sur trois points :L’arrivée et le départ de l’établissement doivent être progressif étalés dans un temps prédéterminé.Ce fonctionnement suppose que les transports scolaires puissent éventuellement s’adapter en fonction des modes d’organisation retenus.La circulation dans les bâtiments: les déplacements des élèves devront être limités au strict nécessaire, organisés et encadrés.Les récréationsdevront être organisées par groupes de classes en tenant compte des recommandations en termes de distanciation et de gestes barrière; en cas de difficulté d’organisation, elles pourraient être remplacées par des temps de pauses en classe.Le protocole établit une check-list à mettre en place avant l'arrivée des élèves, ainsi que des principes à faire respecter lors de l'arrivéedes élèves et au moment des circulations.Avant l'ouverture des écoles et des établissementsVeiller à la cohérence du planning des accueillants et accompagnants pour l'arrivée des élèves.Vérifier la disponibilité du savon et essuie main jetable dans les sanitaires ou à défaut de gel hydro-alcoolique avant l'arrivée des élèves.Vérifier que la signalétique Entrée/Sortie et sens de circulation est en place.Vérifier que les portes et portails soient ouverts lors de l'arrivée et qu'ils le restent pendant toute la durée de l'accueilVeiller à la cohérence des emplois du temps pour prendre en compte une arrivée échelonnéedes élèves.Vérifier quela signalétique liée à la circulation est en place.Vérifier que les portes soient ouvertesdans la mesure du possible.Veiller à la cohérence du planning des pauses par classe.Veiller à la cohérence des emplois du temps pour limiter le brassage dans les zones de circulation.S'assurer de la transmission des consignes aux intervenants extérieurs.L'arrivée des élèvesPlacer un ou plusieurs accueillants aux entrées (avec un masqueet de lasolution hydraulique à sa disposition) pour filtrer les arrivées et le flux de personnes.Identifier les flux d’entrée et de sortie en les dissociant dans le cas ou en définissant un sens prioritaire de passagepour assurer la distanciation sociale qui peut évoluer au cours de la journée.Maintenir la distanciation physique dans la file d'entrée et en croisement de flux piéton par tous moyens possibles (panneaux, marquage au sol, rubalise, barrières...) en lien étroit avec la collectivité afin notamment s’assurer la sécurité vis-à-vis de la circulation des véhicules.Privilégier l'entrée par plusieurs accès pour diviser le volume du flux.Dans le cas de figure où cette division n'est pas possible, les préconisations relevées ci-dessus s'appliquent avec une vigilance accrue sur le respect de la distanciation physique des arrivants.Assurer une signalétique facile à comprendre et visible(panneaux, fléchages, couleurs rouge/vert,...).Maintenir les portes d’entrées (porte, portail et/ou tourniquet) ouvertes pendant l'accueil (pour autant que les enjeux de sécurité le permettent) pour limiter les points de contact.Privilégier une arrivée échelonnée, par zone du ou des bâtiments en lien étroit avec les collectivités pour tenir compte des contraintes des transports scolaires.Communiquer avec les élèves et leurs familles sur le respect des horaires d'arrivée pour éviter un engorgement à l'entrée.Proscrire l'accès aux locaux à toutes personnes externes àl'école (parents, autres accompagnants,...).Privilégier l'accompagnement par petits groupes d’élèves jusqu'à la classe par un personnel enseignant ou non enseignant de l'école.Organiser le lavage des mainsAssurer un accès direct en classe (après lavage des mains) sans pause en récréation ou autre zone d'attente collective. La circulation dans l’école ou l'établissement Définir un sens de circulationdans le respect des règles d'incendie et d'évacuationPrivilégier le sens unique de circulation.A défaut, définir un sens de circulation prioritaireLimiter les croisements en définissant des zones d'attente adaptées au respect de la distanciation physiquePrévoir une signalétique facile à comprendre et visible (panneaux, fléchages, couleurs rouge/vert...)Les portes pouvant l'être seront maintenues en position ouvertepour éviter les points de contact. Ce principe ne doit pas faire obstacle aux règles d'évacuation Incendie (par exemple les portes coupe-feu non asservies doivent être maintenues fermées).Les portes des classesseront maintenues ouvertes jusqu'à l'arrivée de l'ensemble des élèves.Privilégier l'entrée en classe par plusieurs accès de la classe pour réduire les flux en fonction de la configuration des locaux.Assurer la distanciation physique dans tous les contextes et tous les espaces de circulation notamment aux abords des salles de classe et des sanitaires.Décaler les horaires de pause pour limiter le nombre d'élèves dans les couloirs et donc le croisement.Lister les intervenants extérieurs devant circuler dans l'école et leur fournir les consignes spécifiques.Veiller au respect des consignes de circulation et règles de distanciation dans les couloirs.

L'information et la communication

Point 5 - L'information et la communicationNote: Le protocole sanitaire élaboré par le ministère prétend reposer sur 5 points essentiels. L'application des gestes barrières est l'un d'entre eux.La direction des écoles et des établissements scolaires, est chargé de mettre en place un plan de communication détaillée à des parents d'élèves. Le but recherché dans le protocole est de sensibiliser les familles et les membres du personnel à la responsabilité de chacun dans la limitation de la propagation du virus.* commentaire sur les infos données aux parents par les collègues, devoir de réserve, plus la question de la responsabilité.L'information aux parentsIls doivent être informésdes conditions d’ouverture, de leur rôledans le respect des gestes barrières, de la surveillance de l’apparition de symptômes, des moyens mis en œuvre en cas de symptômeschez un élève ou un personnel, de la procédure applicable lors de la survenue d’un cas, qu’il concerne son enfant ou un autre élève, des numéros de téléphones utiles pour obtenir des renseignements et des coordonnées des personnels de santé médecins et infirmiers travaillant auprès de l’établissement, de l’interdiction de pénétrer dans l’enceinte scolaire, des points d’accueil et de sortie des élèves, des horaires à respecter pour éviter les rassemblements au temps d’accueil et de sortie, de l’organisation de la demi-pension.Ils doivent également être informés régulièrement de la situation de l’établissement par les moyens habituels (affichage, courriels, site d'école, site internet....) : nombre d’enfants accueillis, conditions d’encadrement, situation sanitaire, etc.L'information des enseignants et des personnelsSelon le protocole nous devons être formés aux gestes barrière, aux règles de distanciation physique et au port du masque pour nous même et pour les élèves dont ils ont la charge le cas échéant. Cette formation doit également reprendre les préconisations inscrites les fiches «PRECONISATIONS» du guide. Cette formation doit être adaptée à l’âge des élèves dont ils ont la responsabilité et commencée avant la réouverture des écoles.Les élèvesLe jour de la rentrée, les élèves doivent bénéficier d’une information pratique sur la distanciation physique, les gestes barrière et l’hygiène des mains. Cette éducation devra être adaptée à l’âge des élèves. Cette sensibilisation doit être répétée autant que nécessaire. Le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesses censé fournir deskits de communication adaptés.* commentaire sur les élèves malades.Une attention particulière doit être apportée aux personnes en situation de handicapou porteuses de maladies évoluant sur une longue période. Chaque élève doit pouvoir bénéficier de séances d’éducation à la santéconcernant les différentes sortes de microbes, leur transmission, les moyens de prévention efficaces. Il s’agit de permettre la prise de conscience et l’appropriation d’une information exacte (https://e-bug.eu/#France).

Analyse des protocoles

Protocoles sanitaires / Vaguement précise, précisément vague, la reprise est précipitée et dangereuse !Dimanche 3 mai, avec deux jours de retard, les protocoles sanitaires de l’Education Nationale ont enfin été rendus publics par le ministère. Ce qu’il ressort après une première lecture de ces guides d’une cinquantaine de pages, c’est avant tout le sentiment d’impréparation complète face à la situation.Après être allé à l’encontre des recommandations du Conseil Scientifique qui préconisait une reprise de l’école en septembre, le ministère avait annoncé qu’il respecterait scrupuleusement les instructions fournies par ce même Conseil dans une note datant du 25 avril. Mis au pied du mur par la décision gouvernementale cette instance avait en effet dû proposer dans l’urgence une série de mesures minimales pour garantir un semblant de sécurité sanitaire. Mais là encore, le ministère de l’Education Nationale ne respecte pas ses engagement et fait machine arrière. Plusieurs écarts et pas des moindres sont à signaler qui viennent s’ajouter à nos inquiétudes déjà considérables.Mission impossibleLe nombre de dispositions à mettre en place en si peu de temps semble tout simplement impossible. Après l’annonce par le gouvernement, il y a trois semaines de cela, de la réouverture des établissements scolaire, ce n’est qu’une semaine avant la reprise des écoles que le ministère diffuse ses consignes. Des consignes multiples et sur certains points inutilement détaillées qui ne parviennent pas à masquer la précipitation avec laquelle elles étaient pensées. Loin d’un sentiment de maîtrise, ce protocole laisse surtout les personnels dans le flou quant à l’organisation concrète de la reprise. Dans une énième déclaration à la presse, Jean-Michel Blanquer expliquait : "ce n’est pas à moi, depuis mon bureau de ministre, de faire les emplois du temps". Cette déclaration caricaturale qui ferait croire qu’il laisse une liberté d’action aux enseignant.es habituellement ne lui permet que de laisser les personnels se débrouiller seuls, quitte à en engager leur responsabilité. Les collègues des écoles, plus encore que celles et ceux du secondaire sont mis face à une situation d’urgence extrême et sont exposés à un très gros stress. Comment assurer une réouverture dans de bonnes conditions en seulement une semaine d’organisation ? La tâche n’est tout simplement pas réalisable dans ces délais.Des pages et des pages, qui génèrent plus d’inquiétudes et de questions qu’elles n’apportent de réponses.Tant de détails, tant de circonvolutions, renforcent l’idée que le danger est bien réel, que les précautions sanitaires en seront respectées pour personne et que la date du 11 mai est trop précipitée pour une réouverture des établissements scolaires.Comment conserver l’essence de notre métier dans ces conditions impossibles à mettre en place? Quel est l’objectif visé par cette réouverture?Une responsabilité qui pèse sur les personnelsC’est qu’on essaye de faire rentrer des carrés dans des ronds du côté de la rue de Grenelle. Jean-Michel Blanquer et le gouvernement s’acharnent coûte que coûte. Au vu des conditions de réouvertures, nous sommes bien loin des intentions affichées par Macron lors de l’allocution du 13 avril. Comment ce dispositif pourrait permettre de lutter contre les inégalités scolaires que la crise a cruellement renforcées?Le nombre d’élèves qui est attendu est pédagogiquement inapte et accentue l’exposition au Coronavirus dans les établissements. Quel intérêt pédagogique puisque le nombre de jours de classe proposé par élève s’élèvera finalement à une dizaine de journées d’ici la fin de l’année scolaire?Bien entendu, nous ne sommes pas dupes. Nous savons bien que la priorité n’est pas sanitaire mais économique. Le MEDEF demande depuis des semaines le redémarrage des entreprises et cela passe nécessairement par la réouverture des établissements scolaires. Tout va dans ce sens, y compris le changement de règles liées au chômage partiel. Une telle précipitation n’est qu’une réponse aux exigences économiquesasques, bio nettoyages, des conditions de sécurité revues la baisseLes versions définitives des protocoles contiennent des changement assez importants par rapport aux projets initiaux. En premier lieu, le port du masque n’est désormais plus obligatoire. Le ministère qui s’était engagé à fournir des masques aux personnels dès le 11 mai a décidé de ne plus le faire.C’est pourtant un élément indispensable à la mise en sécurité des personnels et du public accueilli. Dans le même sens, les masques ne sont plus obligatoires pendant les cours mais seulement à l’accueil des élèves et lors des récréations. Au collège les élèves non plus ne sont plus obligés de les porter. La modification est de taille et l’abaissement du niveau de sécurité est considérable. Le ministère prend, sans recul, le risque de voir l’épidémie flamber dans certaines écoles ou établissements. L’exemple du lycée de Crépy en Valois montrent que la maladie se propage très rapidement en milieu scolaire. Dans les autres pays du monde c’est généralement la solution d’une reprise en septembre qui est privilégié et les pays qui se sont risqués à une réouverture trop précoces ont dû procéder à un reconfinement.D’autres revirements de situation et des choix contraires aux préconisations du Conseil Scientifique sont sources d’inquiétudes.Ce dernier recommandait initialement la prise de repas sur la table de travail et non dans les réfectoires. Une proposition reprise dans le projet initial et qui n’est désormais plus retenue. De même la question de la désinfection des locaux a été vu à la baisse. De quoi anticiper l’impossibilité d’aligner le nombre de personnels que les normes sanitaires les plus élevées imposent! A Marseille, on sait déjà qu’une grande partie du personnel municipal ne sera pas disponible pour effectuer ces tâches déjà difficiles à mettre en place en temps normalDes choix guidés par autres choses que la lutte contre les inégalités scolairesLe nombre d’élève attendu est quant à lui très au dessus de ce qui serait raisonnable. Pas étonnant de la part d’un ministère qui est habituer à faire flamber les effectifs. Avec plus de la moité des élèves d’une classe à accueillir le ministère s’obstine sur un chemin très dangereux. Ses calculs sont hasardeux et très théoriques. En effet si l’on compte l’application de la distance minimal de sécurité d’un mètre entre chaque personne ce sont 4 m² d’espace par individu qui doivent-être disponibles. Si l’on compte l’enseignant-e, cela ramène le nombre de personne présente dans une salle de classe à 16 individu ce qui exige un espace de 64 m². Le ministère fait un autre calcul et parvient à abaisser l’espace nécessaire à 50m2 en comptant moins d’espaces pour les élèves situés à l’une des extrémités de la salle. Quoi qu’il en soit, les concepteurs de ce guide ne sont certainement pas rentré dans établissement scolaire depuis bien longtemps car les dimensions sont largement surévaluées. Qui plus est, ce schéma fait abstraction de la moindre circulation dans la classe et ne prend absolument pas en compte la gestion des difficultés des élèves les plus fragiles. C’était pourtant la raison prioritairement affichée quant à la réouverture des établissements scolaires. Le facteur du nombre d’élèves par classe est déjà déterminant en temps normal, il est plus qu’essentiel dans notre situation. Mais là encore le ministère se défausse: ce sera aux directeur-trices d’écoles et aux chefs d’établissements de faire leurs choix. Pratique!Depuis le début de cette crise, à l’instar du gouvernement, le ministère de l’Education Nationale adapte ses décisions non sur la base des réalités scientifiques et des exigences sanitaires les plus strictes, mais au gré de l’agenda économique et en fonction d’objectifs politiques fixés. Avec cynisme c’est la carte du «moindre mal» qui est une nouvelle fois jouée.Ces protocoles en témoignent que pour ce gouvernement, le risque semble acceptable s’il ne s’agit finalement que de quelques vies sacrifiées. Mais ces vies ce sont les nôtres et nous ne sommes pas des chiffres ni des statistiques. C’est la vie de nos proches, de nos collègues, des nos amies, de nos élèves, de leurs familles qui sont menacées. Nous ne pouvons laisser faire car chacun-e de nous compte !Ce KIT spécial est justement là pour cela : résister et agir toutes et tous ensemble pour se défendre dans la perspective du 11 mai !

Le protocole sanitaire de réouverture des établissementsdu primaire et du secondaireDimanche 3 mai, avec deux jours de retard, les protocoles sanitaires de l'Education Nationale ont enfin été rendus publics par le ministère. Ce qui ressort après une première lecture de ces guides d'une cinquantaine de pages, c'est avant tout le sentiment d'impréparation complète face à la situation.Après être allé à l'encontre des recommandations du Conseil Scientifique qui préconisait une reprise de l'école en septembre, le ministère avait annoncé qu'il respecterait scrupuleusement les instructions fournies par ce même Conseil dans une note datant du 25 avril. Mis au pied du mur par la décision gouvernementale, cette instance avait en effet dû proposerdans l'urgence une série de mesures minimalespourgarantir un semblant de sécurité sanitaire.Mais là encore, le ministère de l’Education Nationale ne respecte pas ses engagements et fait machine arrière. Plusieurs écarts, et pas des moindres, sont à signaler, ce qui vient s’ajouter à nos inquiétudes déjà considérables.Mission impossibleLe nombre dedispositionsà mettre en placeen si peu de tempssembletout simplementimpossible. Après l'annonce par le gouvernement, il y a trois semaines de cela, de la réouverture des établissements scolaires, ce n'est qu'une semaine avant la reprisedes écoles que le ministère diffuseses consignes.Des consignes multiples et sur certains points inutilement détaillées qui ne parviennent pas à masquer la précipitation avec laquelle elles ont été pensées. Loin d’un sentiment de maîtrise, elles laissent surtout lespersonnels dans le flou quant à l'organisation concrète de cette reprise. Dans une énième déclaration à la presse, Jean-Michel Blanquer expliquait:"ce n'est pas à moi, depuis mon bureau de ministre, de faire les emplois du temps". Ce seraitbien la première fois quece ministre, quid’habituderégente tout, nousdonneraitun peu de champs libre. Ce faisant il laisse surtout les personnels se débrouiller seuls, quitte à en engager leur responsabilité. Les collègues des écoles, plus encore que celles et ceux du secondaire, sont mis face à une situation d'urgence extrême etsontexposésà un très gros stress. Comment assurer une réouverture dans de bonnes conditions en seulement une semaine d'organisation ? La tâche est tout simplement immense et n'estpas réalisable correctementdans ces délais.Des pages et des pages, pour nous faire oublier que les précautions sanitaires maximales permettant d'éviter une mise en danger des personnels, des élèves et de leurs familles ne sont pas respectées. Le ministère ne parvient pas à rassurer et c'est même tout le contraire. Tant de détails, tant de circonvolutions, renforcent l'idée que le danger est bien réel et que la date du 11 mai est trop précipitée pour une réouverture des établissements scolaires.Les collègues qui s'essayent à consulter ces guides en quête de réponses, se posent certainement tous et toutes les mêmes questions: «Mais comment va-t-on pouvoir y arriver » ? «Aquoi àcela rime-t-il»?Le rapport de la commission d'enquête sénatoriale publié quelques jours après l'annonce présidentielle pointait déjà ce problème: quels sont les objectifs de cette reprise ?Une responsabilité qui pèse sur les personnelsC'est qu'on essaye de faire rentrer des carrés dans des ronds du côté de la rue de Grenelle. Jean-Michel Blanquer et le gouvernement s'acharnent coûte que coûte. Aux vues des conditions de réouverture, nous sommes bien loin des intentions affichées par Macron lors de l'allocution du 13 avril. Avec 15 élèves par classes, nous avons du mal à voir comment l'on pourrait remédier aux difficultés que les élèves ont rencontrées durant la période du confinement. Comment ce dispositif pourrait-il permettre de lutter contre les inégalités scolaires renforcées par la crise que nous subissons ? Le nombre d'élèves qui sont attendus est non seulement trop important d'un point de vue pédagogique mais il rend plus compliqué encore la vie au sein de l'établissement ou de l'école tout en accentuant l’exposition au Coronavirus. Au final, si l'on veut faire respecter les préconisations minimales d'accueil, ce ne sont finalement que quelques jours de classe par élève qui seront garantis...Bien entendu, nous ne sommes pas dupes. Nous savons bien que la priorité n'est pas sanitaire mais économique. Le MEDEF demande depuis des semaines le redémarrage des entreprises et cela passe nécessairement par la réouverture des établissements scolaires. Tout va dans ce sens, y compris le changement de règles liées au chômage partiel. Une telle précipitation ne peut s’expliquer autrement.Masques, bio nettoyages, des conditions de sécurité revues la baisseLes versions définitives des protocoles contiennent des changement assez importants par rapport aux projets initiaux. En premier lieu, le port du masque n’est désormais plus obligatoire. Le ministère qui s’était engagé à fournir des masques aux personnels dès le 11 mai a décidé de retirer ce passage des guides ainsi que des fiches thématiques. C’est pourtant un élément indispensable à la mise en sécurité des personnels et du public accueilli. Dans le même sens, les masques ne sont plus obligatoires pendant les cours mais seulement à l’accueil des élèves et lors des récréations. Au collège les élèves non plus ne sont plus obligés de les porter. La modification est de taille et l’abaissement du niveau de sécurité est considérable. Le ministère prend, sans recul, le risque de voir l’épidémie flamber dans certaines écoles ou établissements. L’exemple du lycée de Crépy en Valois montrent que la maladie se propage très rapidement en milieu scolaire. Dans les autres pays du monde c’est généralement la solution d’une reprise en septembre qui est privilégiée et les pays qui se sont risqués à une réouverture trop précoce ont du procéder à un reconfinement.D’autres revirements de situation et des écarts importants avec les préconisations du Conseil Scientifique sont sources d’inquiétudes. Ce dernier recommandait initialement la prise de repas sur la table de travail et non dans les réfectoires. Une proposition reprise dans le projet initial et qui n’est désormais plus retenue. De même la question de la désinfection des locaux a été vue à la baisse. De quoi anticiper l’impossibilité d’aligner le nombre de personnels que les normes sanitaires les plus élevées imposent. A Marseille, on sait déjà que une grande partie du personnel municipal ne sera pas disponible pour effectuer ces tâches déjà difficiles à mettre en place en temps normal.Des choix guidés par autres choses que la lutte contre les inégalités scolairesLe nombre d’élèves attendus est quant à lui très au dessus de ce qui serait raisonnable. Pas étonnant de la part d’un ministère qui est habitué à faire flamber les effectifs. Avec plus de la moité des élèves d’une classe à accueillir le ministère s’obstine sur un chemin très dangereux. Ses calculs sont hasardeux et très théoriques. En effet si l’on compte l’application de la distance minimale de sécurité d’un mètre entre chaque personne, ce sont 4 m² d’espace par individu qui doivent être disponibles. Si l’on compte l’enseignant-e, cela ramène le nombre de personnes présentes dans une salle de classe à 16 individus, ce qui exige un espace de 64 m². Le ministère fait un autre calcul et parvient à abaisser l’espace nécessaire à 50m2 en comptant moins d’espace pour les élèves situés à l’une des extrémités de la salle. Quoi qu’il en soit, les concepteurs de ce guide ne sont certainement pas rentrés dans un établissement scolaire depuis bien longtemps car les dimensions sont largement surévaluées. Qui plus est, ce schéma fait abstraction de la moindre circulation dans la classe et ne prend absolument pas en compte la gestion des difficultés des élèves les plus fragiles. C’était pourtant la raison prioritairement affichée quant à la réouverture des établissements scolaires. Le facteur du nombre d’élèves par classe est déjà déterminant en temps normal, il est plus qu’essentiel dans notre situation. Mais là encore le ministère se défausse : ce sera aux directeur-trices d’écoles et aux chefs d’établissements de faire leurs choix. Pratique !Depuis le début de cette crise, à l’instar du gouvernement, le ministère de l’Education adapte ses décisions non pas sur la base des réalités scientifiques et des exigences sanitaires les plus strictes, mais au grès de l’agenda économique et en fonction des objectifs politiques fixés. Avec cynisme, c’est la carte du «moindre mal» qui est une nouvelle fois jouée. Ces protocoles en témoignent, pour ce gouvernement, le risque semble acceptable s’il ne s’agit finalement que de quelques vies sacrifiées. Mais ces vies ce sont les nôtres et nous ne sommes pas des chiffres ni des statistiques. C’est la vie de nos proches, de nos collègues, des nos amies, de nos élèves, de leurs familles qui sont menacées. Nous ne pouvons laisser faire car chacun-e de nous compte!Ce KIT spécial est justement là pour cela : résister et agir toutes et tous ensemble pour se défendre dans la perspective du 11 mai !

Protocoles sanitaires / Vaguement précise, précisément vague, la reprise est précipitée et dangereuse !Dimanche 3 mai, avec deux jours de retard, les protocoles sanitaires de l’Education Nationale ont enfin été rendus publics par le ministère. Ce qu’il ressort après une première lecture de ces guides d’une cinquantaine de pages, c’est avant tout le sentiment d’impréparation complète face à la situation.Après être allé à l’encontre des recommandations du Conseil Scientifique qui préconisait une reprise de l’école en septembre, le ministère avait annoncé qu’il respecterait scrupuleusement les instructions fournies par ce même Conseil dans une note datant du 25 avril. Mis au pied du mur par la décision gouvernementale cette instance avait en effet dû proposer dans l’urgence une série de mesures minimales pour garantir un semblant de sécurité sanitaire. Mais là encore, le ministère de l’Education Nationale ne respecte pas ses engagement et fait machine arrière. Plusieurs écarts et pas des moindres sont à signaler qui viennent s’ajouter à nos inquiétudes déjà considérables.Mission impossibleLe nombre de dispositions à mettre en place en si peu de temps semble tout simplement impossible. Après l’annonce par le gouvernement, il y a trois semaines de cela, de la réouverture des établissements scolaire, ce n’est qu’une semaine avant la reprise des écoles que le ministère diffuse ses consignes. Des consignes multiples et sur certains points inutilement détaillées qui ne parviennent pas à masquer la précipitation avec laquelle elles étaient pensées. Loin d’un sentiment de maîtrise, ce protocole laisse surtout les personnels dans le flou quant à l’organisation concrète de la reprise. Dans une énième déclaration à la presse, Jean-Michel Blanquer expliquait : "ce n’est pas à moi, depuis mon bureau de ministre, de faire les emplois du temps". Cette déclaration caricaturale qui ferait croire qu’il laisse une liberté d’action aux enseignant.es habituellement ne lui permet que de laisser les personnels se débrouiller seuls, quitte à en engager leur responsabilité. Les collègues des écoles, plus encore que celles et ceux du secondaire sont mis face à une situation d’urgence extrême et sont exposés à un très gros stress. Comment assurer une réouverture dans de bonnes conditions en seulement une semaine d’organisation ? La tâche n’est tout simplement pas réalisable dans ces délais.Des pages et des pages, qui génèrent plus d’inquiétudes et de questions qu’elles n’apportent de réponses.Tant de détails, tant de circonvolutions, renforcent l’idée que le danger est bien réel, que les précautions sanitaires en seront respectées pour personne et que la date du 11 mai est trop précipitée pour une réouverture des établissements scolaires.Comment conserver l’essence de notre métier dans ces conditions impossibles à mettre en place? Quel est l’objectif visé par cette réouverture?Une responsabilité qui pèse sur les personnelsC’est qu’on essaye de faire rentrer des carrés dans des ronds du côté de la rue de Grenelle. Jean-Michel Blanquer et le gouvernement s’acharnent coûte que coûte. Au vu des conditions de réouvertures, nous sommes bien loin des intentions affichées par Macron lors de l’allocution du 13 avril. Comment ce dispositif pourrait permettre de lutter contre les inégalités scolaires que la crise a cruellement renforcées?Le nombre d’élèves qui est attendu est pédagogiquement inapte et accentue l’exposition au Coronavirus dans les établissements. Quel intérêt pédagogique puisque le nombre de jours de classe proposé par élève s’élèvera finalement à une dizaine de journées d’ici la fin de l’année scolaire?Bien entendu, nous ne sommes pas dupes. Nous savons bien que la priorité n’est pas sanitaire mais économique. Le MEDEF demande depuis des semaines le redémarrage des entreprises et cela passe nécessairement par la réouverture des établissements scolaires. Tout va dans ce sens, y compris le changement de règles liées au chômage partiel. Une telle précipitation n’est qu’une réponse aux exigences économiquesasques, bio nettoyages, des conditions de sécurité revues la baisseLes versions définitives des protocoles contiennent des changement assez importants par rapport aux projets initiaux. En premier lieu, le port du masque n’est désormais plus obligatoire. Le ministère qui s’était engagé à fournir des masques aux personnels dès le 11 mai a décidé de ne plus le faire.C’est pourtant un élément indispensable à la mise en sécurité des personnels et du public accueilli. Dans le même sens, les masques ne sont plus obligatoires pendant les cours mais seulement à l’accueil des élèves et lors des récréations. Au collège les élèves non plus ne sont plus obligés de les porter. La modification est de taille et l’abaissement du niveau de sécurité est considérable. Le ministère prend, sans recul, le risque de voir l’épidémie flamber dans certaines écoles ou établissements. L’exemple du lycée de Crépy en Valois montrent que la maladie se propage très rapidement en milieu scolaire. Dans les autres pays du monde c’est généralement la solution d’une reprise en septembre qui est privilégié et les pays qui se sont risqués à une réouverture trop précoces ont dû procéder à un reconfinement.D’autres revirements de situation et des choix contraires aux préconisations du Conseil Scientifique sont sources d’inquiétudes.Ce dernier recommandait initialement la prise de repas sur la table de travail et non dans les réfectoires. Une proposition reprise dans le projet initial et qui n’est désormais plus retenue. De même la question de la désinfection des locaux a été vu à la baisse. De quoi anticiper l’impossibilité d’aligner le nombre de personnels que les normes sanitaires les plus élevées imposent! A Marseille, on sait déjà qu’une grande partie du personnel municipal ne sera pas disponible pour effectuer ces tâches déjà difficiles à mettre en place en temps normalDes choix guidés par autres choses que la lutte contre les inégalités scolairesLe nombre d’élève attendu est quant à lui très au dessus de ce qui serait raisonnable. Pas étonnant de la part d’un ministère qui est habituer à faire flamber les effectifs. Avec plus de la moité des élèves d’une classe à accueillir le ministère s’obstine sur un chemin très dangereux. Ses calculs sont hasardeux et très théoriques. En effet si l’on compte l’application de la distance minimal de sécurité d’un mètre entre chaque personne ce sont 4 m² d’espace par individu qui doivent-être disponibles. Si l’on compte l’enseignant-e, cela ramène le nombre de personne présente dans une salle de classe à 16 individu ce qui exige un espace de 64 m². Le ministère fait un autre calcul et parvient à abaisser l’espace nécessaire à 50m2 en comptant moins d’espaces pour les élèves situés à l’une des extrémités de la salle. Quoi qu’il en soit, les concepteurs de ce guide ne sont certainement pas rentré dans établissement scolaire depuis bien longtemps car les dimensions sont largement surévaluées. Qui plus est, ce schéma fait abstraction de la moindre circulation dans la classe et ne prend absolument pas en compte la gestion des difficultés des élèves les plus fragiles. C’était pourtant la raison prioritairement affichée quant à la réouverture des établissements scolaires. Le facteur du nombre d’élèves par classe est déjà déterminant en temps normal, il est plus qu’essentiel dans notre situation. Mais là encore le ministère se défausse: ce sera aux directeur-trices d’écoles et aux chefs d’établissements de faire leurs choix. Pratique!Depuis le début de cette crise, à l’instar du gouvernement, le ministère de l’Education Nationale adapte ses décisions non sur la base des réalités scientifiques et des exigences sanitaires les plus strictes, mais au gré de l’agenda économique et en fonction d’objectifs politiques fixés. Avec cynisme c’est la carte du «moindre mal» qui est une nouvelle fois jouée.Ces protocoles en témoignent que pour ce gouvernement, le risque semble acceptable s’il ne s’agit finalement que de quelques vies sacrifiées. Mais ces vies ce sont les nôtres et nous ne sommes pas des chiffres ni des statistiques. C’est la vie de nos proches, de nos collègues, des nos amies, de nos élèves, de leurs familles qui sont menacées. Nous ne pouvons laisser faire car chacun-e de nous compte !Ce KIT spécial est justement là pour cela : résister et agir toutes et tous ensemble pour se défendre dans la perspective du 11 mai !