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présentation à distance - "confinement 2020"X. Rochel, MCF HDR, UL,UE 402 - BIOGEOGRAPHIE,2.2. Classer les espèces végétales,Il s'agit ici d'aborder des éléments de vocabulaire et des notions indispensables à la compréhension d'un paysage végétal.Chaque espèce a ses propres affinités : elle aime le sec ou l'humide, le soleil ou l'ombre, etc.L'espèce indique donc à l'observateur les caractéristiques du milieu où elle se trouve : on parle d'espèce indicatrice.Pour maîtriser ces questions, il est indispensable d'acquérir un vocabulaire abondant et un peu aride.,L'Epilobe apprécie le soleil : il sera difficile (mais pas impossible !) de la trouver en sous-bois. On parle de plante héliophile (hélio- soleil, phile = qui aime),Source photo Wikipedia,Une première classification, selon un gradient hydrique,Plantes hygrophiles (ou hygrophytes),Plantes xérophiles (ou xérophytes),Plantes mésophiles,PLUS D'EAU,MOINS D'EAU,Plantes acidiphilesVoir pages suivantes,PLUS CALCAIRE(basique),Une deuxième classification, selon les exigences vis à vis du pH du sol (cf. cours pédologie),Plantes calcicoles,PLUS ACIDE,Plantes neutrophiles,Fagus sylvatica se plaît aussi bien sur les plateaux calcaires autour de Nancy, que dans la forêt vosgiennes sur les grès qui génèrent un sol acide. Il n'est ni calcicole, ni acidiphile,Un exemple de milieu acide (espèces acidiphiles)Les tourbières vosgiennes,Un exemple de plante acidiphile : la Linaigrette, Eriophorum vaginatumIl s'agit d'une plante typique des tourbières vosgiennes, facilement reconnaissable à son plumet blanc qui fait penser à du coton. (Erion = laine en Grec, phor- = porter : la traduction littérale de son nom scientifique serait donc "Porte-laine"),XX= milieu très xérique,Les gradients liés à l'eau et au pH dans la Flore Forestière FrançaiseExemple du Hêtre,H = milieu très humide,AA = très acide,b = basique(calcaire),En gris foncé, les conditions optimales pour le Hêtre.En gris clair, des conditions acceptablesOn observe que l'espèce supporte des pH différents donc est peu exigeante sur ce point (absente dans la colonne AA = absente des milieux les plus acides, comme les tourbières)C'est aussi un arbre tolérant pour ce qui est de la richesse en eau : mais on ne le trouvera pas dans les milieux les plus humides.Très présent sur les plateaux calcaires de Lorraine, il laisse la place à d'autres espèces en fond de vallon, dans les milieux frais (par exemple le Frêne, les Erables... sont plus compétitifs dans ces milieux un peu humides),Un exemple de plante (modérément) calcicole : le Muguet, Convallaria majalis,= dépressions humides (par exemple d'origine glaciaire)où la végétation se décompose mal, formant un matériau cousin du charbon : la tourbe.Les arbres y poussent difficilement, du moins tant que les sols sont très engorgés (trop d'eau)Ce sont typiquement des milieux acides où l'on retrouvera des espèces acidiphiles (et hygrophiles !) comme :- la Sphaigne, composante principale de la tourbe- cette plante à plumets cotonneux blancs visible sur l'image : la Linaigrette (Eriophorum vaginatum)Ici une tourbière sur la commune de Granges-sur-Vologne,Attention, toutes les Linaigrettes ne sont pas acidiphiles : il existe par exemple une autre espèce (Eriophorum latifolium) qui se trouvera dans des marais peu acides ou alcalins. On la trouve (rarement) dans des marais de la Lorraine calcaire.,Photo Thierry Pernot / Tela Botanica.,Les gradients liés à l'eau et au pH dans Tela Botanica,Activité suggérée :trouver au moins deux raisons pour lesquelles on a de bonnes chances de trouver Eriophorum vaginatum près de l'étang de Hanau, commune de Eguelshardt, dans le département de la Moselle (57).Utilisez le Géoportail, Tela Botanica, et argumentez.Remarque : les activités que je suggère vous préparent à l'évaluation du cours, Faites-les avec soin.N'ouvrez les pages ci-dessous qu'après avoir mené votre enquête.,Voir la raison n° 1,Voir la raison n° 2,Tela Botanica est un site extraordinaire que vous devez absolument fréquenter, au moins pendant la durée de cet enseignement.Allez voir les plantes vues jusqu'ici en entrant leur nom scientifique dans le moteur de recherche et observez comment sont représentées leurs affinités écologiques.Faites un essai avec Fagus, ou un autre genre ou une autre espèce que vous connaissez.,Raison n° 1 : la géologieJ'observe sur l'e-flore de Tela Botanica un caractère nettement acidiphile; Je vérifie donc aussitôt le substrat sur lequel se trouve le site étudié.La couche "carte géologique" du Géoportail m'apprend que l'étang de Hanau et les environs se caractérisent par un substrat particulier, noté t1b.Comme d'habitude, la légende fournie par le Géoportail est très déficiente, mais une recherche "notice carte géologique Bitche" dans Google me donne accès à une notice plus détaillée (ici).t1b correspond au grès vosgien. Il s'agit d'une roche qui génère des sols acides : cet environnement pourrait convenir à Eriophorum vaginatum.,Raison n° 2 - la richesse en eau,Retour à l'activité,Cette roche sédimentaire rose est courante à l'Est de la Lorraine, dans le massif vosgien et ses bordures : Epinal, Saint-Dié, Baccarat, Badonviller, Sarrebourg, Bitche. On y trouvera facilement des plantes acidiphiles mais aussi des espèces tolérantes sans exigences fortes vis à vis du pH, (comme le Hêtre),Un exemple de substrat générant un milieu acide.Les paysages du grès vosgien,En charchant bien sur ce site, vous trouvez une mention explicite de la présence de deux espèces de Linaigrette, dont la nôtre,Tela Botanica m'indique que cette espèce apprécie un milieu humide, voire très humide. Le descriptif mentionne les "marais tourbeux des hautes montagnes et dans les plaines".J'observe sur le Géoportail non seulement un étang mais aussi une indication "forêt de la tourbière".Une recherche "tourbière Hanau" dans Google m'amène sur différents sites qui confirment l'existence d'une tourbière. Je note au passage que la zone qui m'intéresse fait partie d'une réserve naturelle (Réserve Naturelle des Rochers et Tourbières du Pays de Bitche - également site Natura 2000)Plante de tourbière, Eriophorum vaginatum a de bonnes chances de se trouver dans le secteur considéré.,Retour à l'activité,De multiples autres classifications possibles.Selon les cas, on voudra classer les espèces en fonction de leurs exigences trophiques (les nutriments disponibles dans le sol : sols "riches" ou "pauvres"), leur mode de dissémination (espèces dont les graines sont dispersées par les fourmis, les oiseaux, le vent, etc.)...Pour cette année retenez principalement ce qui concerne l'eau (hygrophiles - xérophiles), le pH (calcicoles - acidiphiles), et la lumière (héliophiles- sciaphiles). C'est de loin ce qui vous sera le plus utile.,Urtica dioica, la grande Ortie.cette espèce est caractéristique (bioindicatrice) des milieux riches : beaucoup de nutriments disponibles, et en particulier de l'azote à profusion (présence d'animaux : fumier, etc.),Photo n°1Pour identifier cette plante, faites une capture d'écran en utilisant l'outil "capture" de Windows (ou équivalent).Vous pouvez aussi simplement "enregistrer limage sous".Faites glisser le fichier .jpg ou .png vers la page Plantnet version webEntrez le nom trouvé dans Tela Botanica. Vous connaîtrez ainsi les affinités de cette espèce :- pH du sol- richesse en eau- lumière.,Activité proposée : émettre des hypothèses sur le lieu où on été prises des photos en 2020 (pages suivantes de cette présentation). Toutes ces photos proviennent de la même parcelle, dont vous devez imaginer la nature.Vous aurez à utiliser deux ressources en ligne : l'e-flore de Tela Botanica, dont vous avez l'habitude maintenant, et la version web de Plantnet, application destinée à identifier automatiquement des plantes à partir de photos. ATTENTION : l'identification prend un peu de temps (souvent 1 à 3 minutes),Remarque : cette activité contribue à vous préparer pour l'évaluation qui sera demandée en fin de semestre.,Photo n°2.Pour identifier cette plante, faites une capture d'écran en utilisant l'outil "capture" de Windows (ou équivalent).Enregistrez le fichier .jpg ou .png, et faites-le ensuite glisser vers Plantnet version web.Entrez le nom trouvé dans Tela Botanica. Vous connaîtrez ainsi les affinités de cette espèce.,Photos n° 3 et 4.Il s'agit d'Allium ursinum, l'ail des ours. En ce 30 mars, les fleurs ne sont pas encore développées ; seuls les boutons floraux commencent à apparaître.,Résultats attendus.(1) le pH du sol,Ne pas aller à la page suivante avant d'avoir étudié les affinités écologiques de ces 3 espèces et émis des hypothèses sur le site étudié.,Résultats attendus.(2) la richesse en eau,Résultats attendus.(3) La lumièreLes trois espèces présentent des affinités pour les milieux modérément lumineux. Je sais que je suis dans une parcelle modérément ouverte : ni une pelouse très ouverte, ni un sous-bois très fermé de hêtraie.,Le site étudié était situé dans la vallée de l'Esch, en Meurthe-et-Moselle. Il s'agit d'une prairie en partie enfrichée.,Tela Botanica m'indique qu'Allium ursinum aime les sols basiques : c'est une espèce nettement calcicole. Je suis probablement dans un bassin sédimentaire comme le Bassin parisien, sur substrat calcaire.Je n'aurais pas pu la trouver sur les sols plus acides du massif vosgien, par exemple.,Cardamine pratensis est également calcicole (un peu moins caractéristique cependant : le curseur est un peu plus à gauche dans la fiche de Tela Botanica).Primula vulgaris (la Primevère) est neutrophile ; elle ne m'apprend rien sur le pH du sol.,Tela Botanica m'indique que les trois espèces n'aiment ni les sols trop secs, ni trop humides. Je sais que je ne suis pas en contexte de plateau calcaire ou de versant xérique (je ne suis donc pas sur une pelouse calcaire par exemple). Je ne suis pas non plus dans un sol engorgé de marais ou de ripisylve.,Allium ursinum,Cardamine pratensis,Primula vulgaris,Primula vulgaris,Allium ursinum,Cardamine pratensis,De ces trois espèces, la Cardamine est celle qui apprécie le plus la lumière (c'est la plus héliophile) : c'est typiquement une fleur des prairies. L'ail des ours aime un peu d'ombre (elle est un peu plus sciaphile) : on la trouve souvent en sous-bois dans les vallons. Primula vulgaris présente un caractère intermédiaire. On la trouve très souvent dans des milieux en partie ombragés : dans les vergers par exemple.,Une troisième classification : selon la tolérance à l'ombre,PLUS DE LUMIERE,PLUS D'OMBRE,Espèces sciaphiles,Tela Botanica,Tela Botanica,Photo X.R.,Espèces héliophiles,Photo X.R.,Une quatrième classification : selon la stratégie de survie en mauvaise saisonIl s'agit de la classification dite de Raunkiaer (vous pouvez oublier ce nom ; mais le vocabulaire qui va suivre est important à connaître car très utilisé, bien qu'il puisse paraître hostile à première vue),Une autre stratégie simple : se cacher, en partie seulement.La partie aérienne de la plante disparaît en hiver, à part quelques feuilles tapies au sol (une "rosette" de feuilles)Ces espèces sont dites hémicryptophytes (hémi = à moitié),Certaines espèces ne dépassent pas une certaine hauteur.Cela leur permet de limiter les risques en hiver, et d'être souvent abritées sous le manteau neigeux, qui est un bon isolant.Ce sont les chaméphytes (prononcer "camé..."),Certaines plantes misent sur leur volume pour résister. Elles ne craignent guère le froid une fois atteint un certain développement.Ce sont les phanérophytes,Enfin, certaines espèces comptent sur leur reproduction pour continuer à exister d'une saison à l'autre. Ce sont des plantes annuelles : elles ne vivent pas plus d'un an (contrairement aux plantes dites vivaces).On les nomme thérophytes,Une stratégie simple : se cacher dans le sol.A la mauvaise saison, les organes de survies sont sous la surface du sol : bulbes, par exemple (ou organes d'accumulation de réserve appelés tubercules, ou rhizomes, selon les cas)Les espèces qui procèdent ainsi sont les cryptophytes (crypt- = caché)ou géophytes (géo : terre),Ici l'exemple d'une Orchidée à bulbe, comme Ophrys fuciflora,Taraxacum officinale, le pissenlit, dans ses formes de mauvaise saison et de belle saison.On voit sur l'image de gauche pourquoi le pissenlit est appelé dandelion dans le monde anglophone (du français dent-de-lion),Exemple d'une lande à chaméphytes sur les hautes chaumes des Vosges.,Epicéas à Straiture, Hautes Vosges. Autour de Gérardmer se trouvent les plus hauts arbres indigènes de France : ils atteignent 55 mètres de hauteur.Voir cette page...ou aller voir sur place,près de la scierie du Lançoir...(noter sur la carte leur situation bien à l'abri des grands vents, en fond de vallée),Chenopodium quinoa, la quinoa : une plante alimentaire à la mode, très appréciée pour ses graines : c'est une thérophyte.,Suite