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La préciosité

Enseignant : Mme TarascoPARCOURS: Individu, morale et société

01. Caractéristiques

03. Dans le texte

04. Dans l'oeuvre

05. Activité

Index

02. Regards sur ...

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D'après ces documents, qu'apprend-on sur les précieuses du XVIIe siècle?

La préciosité: caractéristiques

Les ressources

Documentaire: BNF Gallica La télévision scolaire, 1960

.01

Illustration : Abraham Bosse, Les Vierges folles, 1635

Illustration : La Carte de Tendre, insérée dans le roman Clélie de Mme de Scudéry, 1654-1660

Quelles pièces de théâtre sont évoquées dans le documentaire ? Pourquoi ? Quelle distinction fait ce documentaire ?Quels autres oeuvre ou auteurs sont évoqués.Cherchez ce que signifie "bas bleus".Quelle impression globale nous laisse ce documentaire sur la préciosité?Le point de vue du texte de Myriam Dufour-Maître est-il le même que celui du documentaire? Comment peut-on expliquer cette différence?Comme pouvez-vous expliquer cette différence ?

Regards sur la préciosité

Ressources

Le documentaire vu précédemment

.02

Myriam Dufour-Maître, Les Précieuses, 2008 (extrait)

Si la langue précieuse peut paraître abstraite, c'est dans la mesure où elle se trouve obligée de contourner le mot pour éviter de faire surgir avec lui la chose triste, obscène ou vile. Si elle peut paraître inutilement compliquée par rapport au réel, c'est parce qu'elle est au contraire extraordinairement attentive à rendre toutes les nuances de ce réel, en le définissant, en le classant, en le peignant par des termes les plus accordés qu'il est possible à ses caractéristiques. A défaut, il faudra user d'allégories et de métaphores, qui s'appuient moins sur les détails concrets du comparant que sur l'identification de son essence ("le brillant d'une pensée") : cette forme d'abstraction est là encore cohérente avec une pensée qui fait des mots les images fidèles de l'essence des choses et avec une rhétorique qui use de "volumineux adverbes" et de "mots expressifs, chargés de grandeur ou d'intensité" pour exprimer l'hyperbole. Et si malgré tous les efforts, le mot manque encore, le réel restera condamné provisoirement dans le "je-ne-sais-quoi". La richesse et la noblesse du langage s'accordent à la splendeur multiple de la création, célébrée dans son essence épurée, et non dans l'émiettement de ses détails prosaïques ou vils. La langue précieuse est figurative d'une réalité choisie et quintessenciée.

En quoi ces textes sont-ils précieux ? Pour répondre à cette question, observez le thème, le langage, les objectifs de ces textes.

La préciosité dans le texte

Ressources

Honoré d’Urfé, L’Astrée, 1607-1627

info

.03

Madeleine de Scudéry, Artamène ou le grand Cyrus, 1648-1651

@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% } a:link { so-language: zxx } Cléomire est grande et bien faite; tous les traits de son visage sont admirables; la délicatesse de son teint ne se peut exprimer; la majesté de toute sa personne est digne d’admiration et il sort je ne sais quel état de ses yeux qui imprime le respect dans l’âme de tous ceux qui la regardent… Sa physionomie est la plus belle et la plus noble que je vis jamais, et il paraît une tranquillité sur son visage qui fait voir clairement qu’elle est celle de son âme. On voit même en la voyant seulement que toutes ses passions sont soumises à raison et ne font point de guerre intestine dans son cœur; en effet je ne pense pas que l’incarnat qu’on voit sur ses joues ait jamais passé ses limites et se soit épanché sur tout son visage, si ce n’a été par la chaleur de l’été ou par la pudeur, mais jamais par la colère ni par aucun dérèglement de l’âme; ainsi Cléomire étant toujours également tranquille, est toujours également belle… Au reste, l’esprit et l’âme de cette merveilleuse personne surpassent de beaucoup sa beauté ; le premier n’a pas de bornes dans son étendue et l’autre n’a point d’égale en générosité, en constance, en bonté, en justice et en pureté. L’esprit de Cléomire n’est pas un de ces esprits qui n’ont de lumière que celle que la nature leur donne, car elle l’a cultivé soigneusement, et je pense pouvoir dire qu’il n’est point de belles connaissances qu’elle n’ait acquises. Elle sait diverses langues et n’ignore presque rien de tout ce qui mérite d’être su, mais elle le sait sans faire semblant de le savoir et on dirait à l’entendre parler, tant elle est modeste, qu’elle ne parle de toutes choses admirablement comme elle fait, que par le simple sens commun et par le seul usage du monde. […] L’ordre, la régularité et la propreté sont dans tous ses appartements et à tous ses meubles ; tout est magnifique chez elle et même particulier ; […]. Au reste personne n’a eu une connaissance si délicate qu’elle pour les beaux ouvrages de prose ni pour les vers ; elle en juge pourtant avec une modération merveilleuse, ne quittant jamais la bienséance de son sexe, quoiqu’elle en soit beaucoup au-dessus.

@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% } a:link { so-language: zxx } [Ce passage se situe au début de l’oeuvre, après que le narrateur a situé l’action en Gaule, près de Lyon, dans une nature accueillante.Céladon et Astrée sont deux jeunes bergers amoureux l’un de l’autre. Mais Astrée croit son amant infidèleà cause de Sémire qui, par jalousie, le lui a fait croire.]Defortune, ce jour, l'Amoureux Berger s'étant levé fort matin pour entretenir ses pensées, laissant paître l'herbe moins foulée à ses troupeaux, s'alla asseoir sur le bord de la tortueuse rivière deLignonattendant la venue de sa Belle Bergère qui ne tarda guère après lui, car éveillée d'un soupçon trop cuisant, elle n'avait pu clore l'œil de toute la nuit. À peine le Soleil commençait de dorer le haut des montagnes d'Isoureet deMarcilly, quand le Berger aperçut de loin un troupeau qu'il reconnut bientôt pour celui d'Astrée. Car, outre queMélampe, chien tant aimé de sa Bergère, aussitôt qu'il le vit, le vint folâtrement caresser, encore remarqua-t-il la brebis plus chérie de sa maîtresse, quoiqu'elle ne portât ce matin les rubans de diverses couleurs qu'ellesoulait1avoir à la tête en façon de guirlande, parce que la Bergère, atteinte de trop de déplaisir, ne s'était donné le loisir de l'agencer comme de coutume. Elle venait après assez lentement, et comme on pouvait juger à ses façons, elle avait quelque chose en l'âme qui l'affligeait beaucoup, et laravissaittellement en ses pensées, que, fût par mégarde ou autrement, passant assez près du Berger, elle ne tourna pas seulement les yeux vers le lieu où il était, et s'alla asseoir assez loin de là sur le bord de la rivière.Céladon sans y prendre garde, croyant qu’elle ne l’eût vu, et qu’elle l’allât chercher où il avait accoutumé de l’attendre, rassemblant ses brebis avec sa houlette, les chassa après elle, qui, déjà, s'étant assise contre un vieux tronc, le coude appuyé sur le genou, la joue sur la main, se soutenait la tête, et demeurait tellement pensive que si Céladon n'eût été plus qu'aveugle en son malheur, il eût bien aisément vu que cette tristesse ne lui pouvait procéder que de l'opinion du changement de son amitié ; tout autre déplaisir n'ayant assez de pouvoir pour lui causer de si tristes et profonds pensers .Honoré d’Urfé, L’Astrée, Livre I1. Avait l’habitude

Julie d'Angennes (1607-1671), duchesse de Montausier, dans le costume de L'Astrée d'Honoré d'Urfé, Par Claude Deruet.

Dans cet extrait des Précieuses ridicules, Magdelon explique les règles de la relation amoureuse précieuse. En quoi ces règles s’appliquent-elles ou non aux personnages de La Princesse de Clèves?« cependant lui rend plusieurs visites, où l’on ne manque jamais de mettre sur le tapis une question galante, qui exerce les esprits de l’assemblée»: Retrouvez deux moments dans le roman, où une question galante exerce les esprits de la cour.

La préciosité dans La Princesse de Clèves

Ressources

Molière, Les Précieuses ridicules, 1659

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Une planche de la bande-dessinée La Princesse de Clèves p. 13

@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% } a:link { so-language: zxx } @page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% } a:link { so-language: zxx } Scène IV MAGDELON.- Mon père, voilà ma cousine, qui vous dira, aussi bien que moi, que le mariage ne doit jamais arriver, qu’après les autres aventures. Il faut qu’un amant, pour être agréable, sache débiter les beaux sentiments; pousser le doux, le tendre, et le passionné, et que sa recherche soit dans les formes. Premièrement, il doit voir au temple, ou à la promenade, ou dans quelque cérémonie publique la personne dont il devient amoureux; ou bien être conduit fatalement chez elle, par un parent, ou un ami, et sortir de là tout rêveur et mélancolique. Il cache, un temps, sa passion à l’objet aimé, et cependant lui rend plusieurs visites, où l’on ne manque jamais de mettre sur le tapis une question galante, qui exerce les esprits de l’assemblée. Le jour de la déclaration arrive, qui se doit faire ordinairement dans une allée de quelque jardin, tandis que la compagnie s’est un peu éloignée: et cette déclaration est suivie d’un prompt courroux, qui paraît à notre rougeur, et qui pour un temps bannit l’amant de notre présence. Ensuite il trouve moyen de nous apaiser; de nous accoutumer insensiblement au discours de sa passion, et de tirer de nous cet aveu qui fait tant de peine. Après cela viennent les aventures, les rivaux qui se jettent à la traverse d’une inclination établie, les persécutions des pères, les jalousies conçues sur de fausses apparences, les plaintes, les désespoirs, les enlèvements, et ce qui s’ensuit. Voilà comme les choses se traitent dans les belles manières, et ce sont des règles, dont en bonne galanterie on ne saurait se dispenser; mais en venir de but en blanc à l’union conjugale! ne faire l’amour1qu’en faisant le contrat du mariage, et prendre justement le roman par la queue ! Encore un coup mon père, il ne se peut rien de plus marchand que ce procédé, et j’ai mal au cœur de la seule vision que cela me fait.1. courtiser, faire la cour

@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% } a:link { so-language: zxx }

Ecrit d'appropriation : le débat précieux

Sujets

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1. L'absence peut-elle détruire l'amour ?2. Est-il plus doux d'être aimé que d'aimer ?3. Doit-on haïr quelqu'un parce qu'il nous plaît trop quand nous ne pouvons lui plaire ?4. La présence de l'être aimé cause-t-il plus de joie que les marques de son indifférence ne causent de peine ?

Maintenant que vous savez tout sur la préciosité, je vous invite à rédiger une réflexion personnelle et argumentée sur un des sujets au choix.Intérêts de l'exercice : - développer ses capacités d'argumentation- exprimer un avis personnel- s'appuyer sur des exemples précis (tirés de l'oeuvre ou des textes étudiés ou d'autres sources)

Des questions?

Merci pour votre attention