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@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 115%; background: transparent } Les Sirènes"D’abord tu croiseras les Sirènes qui ensorcellent tous les hommes, quiconque arrive en leurs parages. L’imprudent qui s’approche et prête l’oreille à la voix de ces Sirènes, son épouse et ses enfants ne pourront l’entourer ni fêter son retour chez lui. Car les Sirènes l’ensorcellent d’un chant clair, assises dans un pré, et l’on voit s’entasser près d’elles les os des corps décomposés dont les chairs se réduisent".Odyssée, XII, 39-46Sur les conseils de Circé, Ulysse a bouché les oreilles de ses compagnons avec de la cire afin qu’ils n’entendent pas le chant ensorcelant des Sirènes. Lui peut les écouter, mais doit avoir les pieds et les mains liés au mât du navire. Probablement, celui qui écoute les Sirènes ne meurt pas d’une mort violente, mais dépérit lentement dans l’extase de leur chant, ne mangeant plus, ne dormant plus, les écoutant sans cesse. WATERHOUSE John William 1891 Ulysse et les sirènesEmmaDimitriLuce

@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 115%; background: transparent } Le CyclopeUne fois l’île des Lotophages quittée, Ulysse aborde la terre des Cyclopes. Le lendemain, il entre dans la caverne de Polyphème avec douze compagnons (dont 6 se font manger). Les Cyclopes évoluent dans un monde sans lois, sans cités, sans maisons, ne possèdent pas de navires. Ils ne boivent que du lait, mangent de la chair humaine.Pour sauver le reste de son équipage, Ulysse endort le cyclope avec du vin et lui enfonce un pieu dans l’œil pour le tuer."[…] mes compagnons étaient autour de moi; un dieu nous insufflait un grand courage. Eux, s’emparant du pieu d’olivier acéré, l’enfoncèrent dans l’œil ; moi, appuyant par en dessous, je tournai, comme on fore une poutre pour un bateau […] ainsi, tenant dans l’œil le pieu affûté à la flamme, nous tournions, et le sang coulait autour du pieu brûlant. Partout sur la paupière et le sourcil grillait l’ardeur de la prunelle en feu; et ses racines grésillaient."Odyssée, IX, 380-390. TIBALDI, Pellegrino 1554 –L’aveuglement de PolyphèmeLuceDimitriEmma

Les LotophagesHistoire d'Ulysse (05) :Ulysse chez les Lotophages, THULDEN Theodoor van, 2e moitié 17e siècle, technique :papier, eau-forteAprès avoir dérivé neuf jours en haute mer par un vent violent, Ulysse aborde un rivage inconnu. Trois hommes partent reconnaître les lieux. Ils rencontrent les Lotophages, un peuple fabuleux avec une étrange originalité de se nourrir exclusivement d’un fruit, le lotus. Un fruit dont la saveur étant si pure, si délicate que les nouveaux venus enchantés, oublient leur patrie et se refusaient à quitter une contrée dispensatrice d’une telle euphorie. A quiconque débarque sur leur terre, comme le font Ulysse et ses compagnons, ils offrent cet aliment inconnu. Ulysse doit alors ramener ses hommes, enivrés, de force et embarquer à la hâte de peur que d'autres ne goûtent à cet étrange fruit et ainsi reprendre la mer en direction de leur patrie.« […] le dixième jour j'atteignis enfin le pays des Lotophages, peuples qui se nourrissent de la fleur du lotos. Quand ils ont achevé de manger et de boire, je choisis deux de mes guerriers et je les envoie […] pour savoir quels sont les peuples, habitants de ces lieux, qui se nourrissent des doux fruits de la terre. Ils partent et arrivent bientôt auprès des Lotophages, qui […] leur donnent du lotus à goûter. Les guerriers qui mangeaient de cet excellent fruit ne voulaient plus revenir pour me rendre compte du message ; mais ils désiraient rester parmi les Lotophages pour cueillir le lotus et oublier leur chère patrie. »Homère, L’Odyssée, livre IX, l.82Lucie, et Amélie

@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 115%; background: transparent } a:link { color: #000080; so-language: zxx; text-decoration: underline } CalypsoMYTHE:Dans l’Odyssée, elle recueilleUlysseaprès son naufrage et tombe éperdument amoureuse de lui. Elle réussit à le retenir sur son île pendant sept ans, lui offrant même l'immortalité s'il consent à rester près d'elle. MaisZeusprend pitié de ce que lui dit sa chère filleAthénaet envoieHermèsson fils lui donner l'ordre de relâcher Ulysse. Calypso le laissera partir et achever son retour. Il aura donc été retenu par la présence de Calypso deux fois plus longtemps que par tous les autres obstacles réunis mis sur sa route par Poséidon''Certes, si tu pouvais imaginer tous les soucis que le sort te prodiguera jusqu’au jour du retour, tu resterais, tu garderais avec moi ces demeures,tu serais immortel, malgré ton désir de revoir cette épouse que tu espères tous les jours...'' Odyssée, V, 206-210 Ulysse et Calypso de Arnold Bocklin (1827-1901)Elisa et Amandine

Ulysse et CircéLes Lestrygons (peuple de géants) ont détruit l'escadre d'Ulysse qui reprend la mer avec un unique navire. Il aborde dans l'île d'Aiaié, le domaine de Circé. Des éclaireurs partent reconnaître les lieux. Après les avoir accueillis et charmés, la magicienne métamorphose les étrangers en pourceaux. Seul Ulysse échappe au sortilège grâce à l'antidote (Moly : herbe à racine noire avec la fleur de couleur lait pur) que lui indique Hermès. Vaincue, Circé s'offre au héros et rend à ses compagnons leur forme humaine. Avec son équipage, Ulysse passe une année de délices auprès de la belle et mystérieuse déesse, avant de se résoudre enfin à la quitter."Elle accourut, ouvrit ses portes scintillantes et me héla. […] Elle me prépara son mélange dans une coupe et jeta la drogue dedans, tramant son crime. […] Je la vidai sans résultat ; puis, me frappant de sa baguette, elle me dit :"Allons, au tect * ! Va retrouver tes compagnons!"(* écurie servant à l'élevage des porcs)Elle dit, mais, tirant le long de ma cuisse mon glaive, je sautai sur Circé comme pour la tuer. Elle, avec un grand cri, s’effondra, me prit les genoux et, tout en gémissant, me dit ces paroles ailées : "Qui es-tu? D’où viens-tu? Quels sont tes parents et ta ville? Je m’étonne que tu aies bu sans être ensorcelé! Car jamais un mortel n’a résisté à cette drogue, qui en but et lui fit franchir l’enclos des dents : tu dois avoir dans la poitrine un esprit invincible. Tu es sans doute cet Ulysse de ressource dont toujours Hermès à la baguette d’or m’annonçait qu’il viendrait à son retour de Troie, sur son prompt vaisseau noir…" Homère, Odyssée, chant X, 277-335. Traduction par Philippe Jaccottet.La Découverte, 1982 Circé offrant la coupe à Ulysse John William Waterhouse 1891 (1.49 x 0.92 m) Amélie

LES PHEACIENS Cette étape est la dernière du voyage d’Ulysse.Sauvé par Ino, aidé par le fleuve auquel il a adressé une prière, Ulysse arrive sur les bords de la Schérie, terre des Phéaciens. C’est une terre abondante et pleine de richesses. Il s’endort sous un olivier, arbre qui révèle la présence protectrice de la déesse Athéna. Dans le même temps, celle-ci intervient en rêve auprès de Nausicaa et crée chez la jeune fille le désir de se marier. Afin de se préparer, Nausicaa se rend sur les bords du fleuve où se trouve Ulysse. Ce n’est pas une coïncidence ; c’est évidemment une rencontre organisée par la déesse, qui se sert de Nausicaa afin d’aider Ulysse.Athéna l’aide à plusieurs reprises. Au bord du fleuve, au moment de se préparer, elle le fait paraître plus grand, plus beau, de telle sorte que Nausicaa le désire comme mari et lui montre le chemin du palais. Ensuite, Athéna le rend invisible grâce à un brouillard magique afin de lui permettre de traverser la ville sans difficulté et le fait apparaître soudainement aux pieds du roi Alkinoos et de la reine Arété. Le roi promet alors de lui accorder l’hospitalité et de le ramener chez lui dès le lendemain. Le soir, Ulysse et les Phéaciens banquettent et écoutent l’aède aveugle Démodokos chanter l’histoire de la guerre de Troie. Ulysse pleure en écoutant sa propre histoire.Alkinoos lui demande alors qui il est, et de raconter ses aventures.Pour avoir ramené Ulysse, le peuple est condamné par Poséidon, qui change leurs bateaux en rocher et recouvre leur cité d’une montagne." […]Nausithoüs, semblable aux dieux, après avoir engagé les Phéaciens à quitter leur pays, les conduisit dans l'île de Schérie, loin de tous les mortels. Il construisit une enceinte pour la ville, éleva des palais pour les hommes, des temples pour les dieux, et fit le partage des terres. Mais ce héros, vaincu par le destin, est déjà descendu dans les sombres demeures de Pluton. Alcinoüs, instruit dans la sagesse par les dieux immortels, règne sur ces peuples. C’est dans son palais que s'arrête Minerve, la déesse aux yeux d'azur, méditant en son âme le retour du courageux Ulysse." Ulysse demandant secours à Nausicaa, Pierre VafflardRéjane et Adèle

@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 115%; background: transparent } Charybde et Scylla«D’un côté attendait Scylla et de l’autre Charybde terrible, engloutissant la saumure de mer.Quand elle la vomit, comme un chaudron sur un grand feu en mugissant elle bouillonne toute ; et de l’écume jaillit et couvre les deux cimes des écueils.Mais, quand elle engloutit la saumure de mer,elle apparaît dans le dedans troublée, et le rocher tonne terrible autour ; tout en bas apparaît le fonde sable sombre ; et la peur prit mes gens.Nous regardions ainsi de son côté, craignant la mort,et cependant, Scyllaravissait au profond navire six compagnons, les meilleurs et les plus forts. » Odyssée, XII, 235-246 @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 115%; background: transparent } Légende de l'image : Ulysse entre Charybde et ScyllaScylla tient dans la main un gouvernail avec lequel elle assomme ses proies. Elle lutte contre le navire d'Ulysse, ce dernier dardant une lance vers le monstre qui empoigne un compagnon du héros par les cheveux, alors que deux marins se débattent dans les vagues. À l'arrière de la scène apparaît le figuier surplombant le gouffre de Charybde, l'autre péril faisant face à Scylla, qui menace les marins le long des côtes siciliennes.Pierre

L’ÎLE D’ÉOLEUlysse et ses compagnons arrivent sur l’île d’Éole, le dieu du vent et de ses sept filles et sept fils. Ils restent sur celle-ci un mois entier, durant lequel Ulysse raconte ses aventures à Éole. Quand le héros décide de repartir Éole lui confie une outre en lui expliquant qu’elle renfermait tous les mauvais vents, et qu’il ne devait en aucun cas l’ouvrir avant d’être arrivé.Quand Itaque est enfin en vue, Ulysse s’endort sur le bateau épuisé. Mais ses compagnons, pensant qu’Éole lui a offert un trésor, ouvrent l’outre avec envie et libèrent les mauvais vents. Ceux-ci les ramènent alors sur l’île du dieu, qui les expulse prétextant que, s’ils sont arrivés là, c’est que les dieux les haïssent." […] il me donna une outre où il avait bouclé les chemins des vents hululants. Car le fils de Cronos l’avait créé gardien des vents : il pouvait les calmer ou les déchaîner à sa guise. Dans le profond navire il la noua d’un fil d’argent brillant, afin qu’il n’en pût pas sortir le moindre souffle". Odyssée, X, 19-24Les Travaux d’Ulysse : Théodore Van Thulden BNF, Estampes,Éole donne l’outre des vents à UlysseRéjane et Adèle

@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 115%; background: transparent } a:link { color: #000080; so-language: zxx; text-decoration: underline } LES CICONES (Kikones)Quelques informations: Les cicones sont une tribu mythique dont la ville principale est Ismaros sur la côte sud de la Thrace. On dit que Orphée est roi des Cicones. Ils participent à la guerre de Troie aux côtés des Troyens. Au chant IX de l’Odyssée, Ulysse raconte qu'avec ses hommes il avait pris Ismara par surprise et tué la plupart des Kikones. D'autres Kikones surviennent et obligent Ulysse et ses hommes à partir précipitamment. Après une tempête, ils arrivent sur l'île des Lotophages. Afin de rendre Polyphème moins alerte, Ulysse lui donne une barrique d'un vin très fort et non coupé, le vin offert par le prêtre des kikones.Theodore Van Thulden, Les Travaux d'Ulysse. Ulysse pillant la ville des Ciconiens. Gravure. 1633.Elisa, Amandine

L'île du Soleil" Nous gagnâmes l’île admirable du Soleil : là vivaient les belles vaches au front large, j’entendais dans les parcs mugir les vaches […] alors me revinrent en tête les propos, du devin sans yeux, Tirésias le Thébain, et de Circé qui m’avait tant recommandé d’éviter l’île du Soleil, plaisir des hommes." Odyssée, XII, 261-269.Les compagnons d’Ulysse mangent les vaches du Soleil et portent ainsi atteinte à la propriété divine. On peut interpréter cet épisode comme une représentation du temps : on dit qu’il y avait 350 vaches, correspondant grossièrement à une année. Perdre une vache revient à instaurer une rupture par rapport au temps et à vivre dans un monde uchronique.Pellegrino Tibaldi - Les compagnons d'Ulysse volent le bétail d'HeliosHenoch

Les LestrygonsIl s'agit d'un peuple pastoral, tourné vers l'élevage, comprenant donc beaucoup de bergers et gouvernée par un roi. Mais la civilité qui règne a priori dans cette contrée lointaine et inconnue n'est qu'apparente, car ce peuple appartient à la race des Géants et pratique un cannibalisme rituel.Ulysse et ses compagnons y font escale sans savoir où ils arrivent. Après avoir fui les menaces du roi, de nombreux Lestrygons viennent jeter d'énormes rochers sur les navires qui tentent de repartir." En entrant dans la maison du roi, ils rencontrent la femme du roi : elle est géante ! Les trois Grecs sont terrifiés. La reine appelle son mari et le roi n'a qu'une seule envie : tuer les Grecs. Il attrape un de mes hommes et le dévore sans pitié. Les deux autres s'enfuient et reviennent vers les navires. Mais nous ne sommes pas en sécurité ! Des milliers de géants Lestrygons accourent de partout ! Ils jettent d'énormes rochers depuis le haut des falaises."Fresque romaine représentant les navires d'Ulysse détruits par les géants cannibales