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Entre super-héros

L'homme augmenté

Bioéthique et Transhumanisme

Coordination du projet : David GUIGUI, Professeur de Documentation au lycée Mariette de Boulogne sur Mer (62)

et dystopie...

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Connecter un cerveau à une IA...

REALITE

FICTION

?

vs

SOMMAIRE

Fiction(s) : Ghost in the Shell

Ghost in the Shell : manga 1989

Ghost in the Shell : animé 2015

Homme connectés

Ghost in the Shell : film 2017

Film 2017 : ICM et SCP

Aujourd'hui,il estpossible de ...

Neuralink : 4 pics médiatiques en 2019

Elon Musk présente le projet NEURALINK

Interfaces cerveau-machine (ICM)

Facebook et son projet "BCI"

Objets connectés et domotique

Ghost in the Shell : animé 1995

Jack Ma et Elon Musk s'opposent

Facebook rachète la start-up CTRL-labs

Les promesses de Neuralink

Implant de stimulation cérébrale profonde (SCP)

Une course au cerveau connecté et augmenté

Médiatisation du "Projet NEURALINK"

L'avis des experts scientifiques

Les experts de la SCP

Enthousiasme scientifique

Scepticisme et réalisme scientifique 1/2

Scepticisme et réalisme scientifique 2/2

Une carence législative et juridique

Transhumanisme et bioéthique

Précautions et limites bioéthiques

Risques et dérives envisageables

Réflexion éthique

FICTION

REALITE

Des avis partagés

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GHOST IN THE SHELL

FICTION(s)

L'histoire :2029, Newport CityLe Major Motoko Kusanagi, femme cyborg ultra-perfectionnée, à la tête de la Section 9, une unité d’élite anti-terroriste, enquête sur un nouveau cyber-virus capable de contrôler les esprits et d’altérer les souvenirs de ses victimes. Le suspect principal, surnommé le « Marionnettiste », à la réputation aussi mystérieuse qu’insaisissable, devient la cible d’une traque intense sur fond de rivalité avec la section 6, à la solde du Ministère des Affaires Etrangères et de son mystérieux Projet 2501. Ecoutant sa voix intérieure, Motoko se lance corps et âme dans une quête sans relâche qui l’amènera à questionner son existence et sa part d’humanité.(source : @ANIME)

1989

2017

2015

1995

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Masamune SHIROW (Glénat, 1989)

Manga

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Vignette page 57

Mamoru OSHII (@ANIME, 1995)

Film d'animation

Capture à 10 min 21s

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Kazuya NOMURA (@ANIME, 2015)

Film d'animation

Capture à 1h 22 min 52 s

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Rupert SANDERS (Paramount, 2017)

Film

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Capture à 25 min 52 s

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DETAILS

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Cerveaux connectés en réseaux

Connexion cerveau / machine

Télechargement de la mémoire

Transfert, échange, ajout et suppression de données

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Aujourd'hui,il estpossible de ...

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Communiquer avec une machine...via un objet connecté

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Transformer un signal cérébral en signal numérique

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source : Richard ANDERSEN, Quand les machines décodent nos intentions, Pour la science, 26 juin2019, p.72-79

Signal numérique

Signal cérébral

Interfaces cerveau-machine (ICM)

Utilisée depuis 1987, à des finsexclusivement thérapeutiques,dans les cas résistants à tous lestraitements antérieurs pour lespathologiessuivantes :

D’abord utilisée avec succès depuis 1987 pour traiter les mouvements anormaux, initialement dans la maladie de Parkinson, puis dans d’autres affections comme le tremblement essentiel, les dystonies, la maladie des tics de Gilles de la Tourette, la SCP a ensuite été essayée dans des cas rebelles d’épilepsie ou de douleurs chroniques (Benabid 201231, Lozano32 2012). Des effets psycho-cognitifs inattendus ayant été observés, la SCP a très rapidement étendu son champ d’investigation aux affections psychiatriques avec des succès allégués dans des cas extrêmes résistant à tous les traitements antérieurs, de dépression majeure (Mayberg33 2005), de troubles obsessionnels compulsifs (Mallet34 et al 2008), et d’anorexie mentale (Lipsman35 2013). Puis l’extension s’est faite à des affections aussi diverses (avec plus de 200 essais en cours), que les états végétatifs chroniques, les addictions (alcool, morphine, opium…), l’obésité, la boulimie, l’agressivité et même l’hypertension artérielle ou encore les troubles de la mémoire de la maladie d’Alzheimer (Laxton36 2010).

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Connecter le cerveau ...via un implant de stimulation cérébrale profonde (SCP)

La stimulation cérébrale profonde (SCP) est une technique neurochirurgicale invasive qui consiste à implanter des micro-électrodes dans des zones cibles extrêmement précises, et différentes selon les indications, situées dans la profondeur du cerveau et à les relier à un stimulateur réglable placé sous la peau.

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la maladie de Parkinson (1987)le tremblement essentielles dystoniesla maladie des tics de Gilles de la Tourettedes cas rebelles d'épilepsie (2012)ou de douleurs chroniques (2013)cas extrêmes de dépression majeure (2005)les troubles obsessionnels compulsifs (2008)l'anorexie mentale (2013)les états végétatifs chroniquesles addictionsl'obésitéla boulémiel'agressivitél'hypertension artérielleles troubles de la mémoires de la maladie d'Alzheimer (2010)

la maladie de Parkinsonle tremblement essentielles dystoniesla maladie des tics de Gilles de la Tourettedes cas rebelles d’épilepsie ou de douleurs chroniquesdes cas extrêmes résistant à tous les traitements antérieurs,de dépression majeurede troubles obsessionnels compulsifsd’anorexie mentaleles états végétatifs chroniquesles addictionsl’obésitéla boulimiel’agressivitél’hypertension artérielleles troubles de la mémoire de la maladie d’Alzheimer

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source : CCNE,Recours aux techniques biomédicales en vue de « neuro-amélioration » chez la personne non malade: enjeux éthiques,Avis N°122, p.9, Comité Consultatif National d'Éthique pour les Sciences de la Vie et de la Santé, Paris, 12 décembre 2013.

Médiatisation Investissements privés Réflexion et anticipation (Fictions et documentaires)Recherche appliquée (brevets technologiques déposés) Investissements publics Recherche fondamentale (publications scientifiques) Législation

Une course au cerveauconnecté et augmenté

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17

Exemple du "Projet NEURALINK"

L'implant NEURALINK doit transmettre les informations du cerveau directement à un ordinateur (@NEURALINK DR)

40 articles

JUILLET

1

33 articles

AOÛT

24

29

15 articles

25 articles

SEPTEMBRE

AOÛT

4 pics médiatiques en 2019

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Recherche avec EUROPRESSE de mai à décembre 2019

mot-clé : "Neuralink"

17/07

01/08

29/08

24/09

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"Un implant discret et indolore, permettant au cerveau de communiquer directement avec des machines ou des interfaces numériques : c'est le projet, en partie concrétisé, qu'a présenté mardi 16 juillet Neuralink, la société financée à hauteur de 100 millions de dollars par Elon Musk (Tesla, SpaceX)."source : Le Monde (site web), 17 juillet 2019

Elon Musk et Neuralink présentent leur prototype d’implants cérébraux pour aider à communiquer avec des machines La société financée par le magnat des transports a présenté, mardi 16 juillet, sa technologie d’interface cerveau-machines. Publié le 17 juillet 2019 à 11h25 - Mis à jour le 17 juillet 2019 à 14h55 Un implant discret et indolore, permettant au cerveau de communiquer directement avec des machines ou des interfaces numériques: c’est le projet, en partie concrétisé, qu’a présenté mardi 16juillet Neuralink, la société financée à hauteur de 100millions de dollars par Elon Musk (Tesla, SpaceX). L’entreprise a détaillé pour la première fois, lors d’une conférence de presse diffusée en direct sur Youtube, le fonctionnement de son prototype d’interface se branchant directement sur le cerveau. Il devrait prendre, à terme, la forme d’un petit boîtier connecté sans fil directement au cerveau. Le projet d’implant de Neuralink. Neuralink L’une des possibilités offertes par ces technologies et discutées pendant la conférence Neuralink qui s’est déroulée à San Francisco : la possibilité, pour des personnes paralysées, auxquelles on aurait réussi à implanter ce dispositif en creusant des trous dans leur crâne, de pouvoir contrôler par la pensée leur smartphone ou leur ordinateur. A terme, Neuralink espère que des millions de personnes pourront disposer d’un cerveau augmenté, selon un article de Bloomberg, qui reprend l’une des déclarations d’Elon Musk lors de la conférence : «au bout du compte, nous parviendrons à une symbiose entre le cerveau et l’intelligence artificielle.» Aucune autorisation n’a encore été délivrée Mais les prototypes présentés le 16 juillet, qui semblent sortis de classiques de la science-fiction (et ont été comparés par certains internautes à un épisode de la série Black Mirror), sont encore loin d’être aboutis. Ils n’ont ainsi pas encore passé le stade des tests humains, mais seulement celui de premiers tests effectués sur des rats. Elon Musk a également laissé entendre, lors de sa conférence, que des tests avaient été effectués sur des singes avec succès. Le boîtier présenté par Neuralink ne dispose par ailleurs pas encore de toutes les fonctionnalités prévues : il n’est ainsi pas encore capable de transmettre des données sans fil, mais utilise, pour l’instant, d’un classique connecteur USB-C pour connecter le cerveau à une machine. Les images fournies par Neuralink au site spécialisé The Vergemontrent ainsi un rat avec un port USB implanté sur le crâne, dans le cadre des premiers tests effectués. Ce port USB était relié à 1 500 électrodes disposées sur le cerveau du rat, précise le New York Times. Les images fournies par Neuralink des test de leurs implants cérébraux sur des rats de laboratoire. Neuralink Neuralink espère pouvoir débuter des tests sur des humains d’ici à la fin de 2020. Mais Neuralink a reconnu n’avoir pas encore démarré les démarches auprès de la Food and Drugs Administration (FDA), compétente aux Etats-Unis pour la régulation des dispositifs médicaux. Le processus pour obtenir un agrément pour ce type de dispositifs est «long et compliqué», a reconnu la société. Basé sur une technologique de câbles de polymères souples et très fins, moins invasifs et plus durables que les systèmes actuellement utilisés dans le cadre médical, Neuralink est, en revanche, plus délicat à implanter. L’entreprise dit travailler à un robot chirurgical pour réaliser automatiquement et efficacement la tâche délicate de l’installation. Des questions se posent également sur la durabilité des câbles utilisés par Neuralink une fois ces derniers implantés dans le cerveau. Neuralink est loin d’être la seule société à travailler sur des interfaces cerveau-machines. D’importants moyens ont été investis par l’armée américaine dans ces technologies, qui ont potentiellement de nombreuses applications, notamment pour les personnes en situation de handicap.

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"Facebook annonce une avancée décisive dans son projet (présenté en avril 2017) d’interface cerveau-ordinateur (BCI en anglais). L’objectif est de créer un appareil permettant d’écrire simplement par la pensée. L’entreprise a financé une étude à base d’algorithmes en apprentissage automatique, pouvant convertir l’activité cérébrale en discours.."source : L'Obs (site web), 1er août 2019

Ecrire par la pensée: Facebook avance sur les recherches Un modèle expérimental d’interface cerveau-ordinateur portable et non invasif, conçu par Facebook Reality Labs (Facebook) Facebook finance un projet de conversion de l’activité cérébrale en écriture. Utilisé pour des personnes handicapées, il pourrait servir pour des lunettes à réalité augmentée. Par Thierry NoisettePublié le 01 août 2019 à 18h20 Facebook annonce une avancée décisive dans son projet (présenté en avril2017) d’interface cerveau-ordinateur (BCI en anglais). L’objectif est de créer un appareil permettant d’écrire simplement par la pensée. L’entreprise a financé une étude à base d’algorithmes en apprentissage automatique, pouvant convertir l’activité cérébrale en discours.Cette étude, publiée dans la revue «Nature», a été menée sur des patients épileptiques – ayant donc la faculté de parler, mais auxquels des électrodes avaient été implantées dans le cerveau pour déterminer l’origine de leurs crises. Des chercheurs de l’université de Californie à San Francisco (UCSF) ont demandé aux patients de répondre à voix haute à une liste de questions simples à choix multiples, posées en ordre aléatoire.Imagined Input for #AR Glasses: BCI could offer hands-free communication without saying a word. Check out the lates… https://t.co/FUeipXgw7z—techatfacebook(@TechAtFacebook)Les algorithmes ont appris à identifier:- la question posée, dans 75% des cas,- la réponse donnée, pour 61%.Pour un des coauteurs de l’étude, le professeur Eddie Chang, neurochirurgien:«Cela renforce notre intuition que la parole n’est pas quelque chose qui se produit en vase clos, et que toute tentative de décoder ce que les patients atteints de troubles de la parole tentent de dire sera améliorée en prenant en compte l’ensemble du contexte dans lequel ils essaient de communiquer.»«Actuellement, les patients souffrant de perte de la parole due à la paralysie sont réduits à épeler des mots très lentement, avec des mouvements oculaires résiduels ou des contractions musculaires pour contrôler une interface informatique.Mais dans de nombreux cas, l’information nécessaire pour produire un discours fluide est toujours là dans leur cerveau. Il nous faut juste la technologie pour leur permettre de l’exprimer.»Marc Chevillet, directeur du programme de recherche interface cerveau-ordinateur (BCI) chez Facebook Reality Labs, qui a travaillé avec l’équipe de l’UCSF, explique:«J’ai grandi en lisant sur la BCI dans les romans de William Gibson et de Neal Stephenson, et j’ai passé la plus grande part de ma vie adulte à me demander si la BCI allait devenir une réalité… et finalement, je suis pourtant surpris que cela ait débouché sur une activité bien réelle.»«Ce n’est plus de la science-fiction»Contrôler des machines avec nos esprits n’est plus de la science-fiction. Des personnes ont utilisé des technologies BCI pour se nourrir, tenir la main d’un autre avec une prothèse et même piloter un simulateur de vol, souligne Facebook. Toutes ces expériences ont été réalisées en utilisant des électrodes implantées, mais une scientifique française de l’INRIA a piloté un drone avec un simple casque à électroencéphalogramme.Marc Chevillet faisait auparavant partie du laboratoire de physique appliquée (APL) de l’université Johns Hopkins:«Ce qui m’a attiré chez APL, c’est leur travail combinant une robotique de pointe et des électrodes implantées chirurgicalement pour développer une prothèse de bras destinée aux anciens combattants blessés, qui peut être contrôlée comme si c’était leur bras naturel.»Au-delà du débouché évident pour des personnes privées de la parole, ces travaux pourraient aussi « être un moyen très puissant pour les gens d’interagir avec leurs équipements numériques »selon le chercheur.Les expériences relatées dans «Nature» ont porté sur un vocabulaire réduit, mais l’ambition des chercheurs est de parvenir à une vitesse de traitement de 100 mots par minute avec un vocabulaire de 1000 mots et un taux d’erreur de moins de 17%.Elon Musk rêve aussi de contrôle par la penséeD’autres rêvent aussi de commander les machines sans devoir employer les mains ou la parole. Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, a ainsi créé une start-up, Neuralink, qui veut relier le cerveau à l’ordinateur.

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"« Nous avons tendance à sous-estimer les capacités des intelligences artificielles , a répété Elon Musk sur la scène de la conférencede Shanghaï. On pense qu'elles se comporteront comme des humains malins. Mais elles seront bien plus intelligentes que l'homme le plus brillant que vous connaissez. » Jack Ma, de son côté, est plus sceptique. « Il est impossible que les hommes soient un jour contrôlés par des machines. Nous ne pouvons pas créer quelque chose de plus intelligent que nous , a insisté l'entrepreneur chinois.source : Le Figaro, 31 août 2019

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"Facebook a annoncé lundi avoir acheté une start-up cherchant à rendre possible le contrôle d’ordinateurs ou d’autres appareils directement à l’aide du cerveau, et non plus d’une souris ou d’un mouvement de doigt.Avec cette acquisition de CTRL-labs, le réseau social renforce son ambition de créer un lien direct entre le cerveau humain et les machines."source : L'Obs (site web), 24 septembre 2019

Zuckerberg rachète une start-up spécialisée dans le contrôle des machines par le cerveau Photo d’illustration. (Josh Riemer (Unsplash)) Avec cette acquisition de CTRL-labs pour plus de 500millions de dollars, Facebook renforce son ambition de créer un lien direct entre le cerveau humain et les machines. Par L'Obs avec AFPPublié le 24 septembre 2019 à 09h08 Facebook a annoncé lundi avoir acheté une start-up cherchant à rendre possible le contrôle d’ordinateurs ou d’autres appareils directement à l’aide du cerveau, et non plus d’une souris ou d’un mouvement de doigt.Avec cette acquisition de CTRL-labs, le réseau social renforce son ambition de créer un lien direct entre le cerveau humain et les machines. La start-up intégrera un laboratoire du géant technologique, le Facebook Reality Labs, a déclaré Andrew Bosworth, responsable au sein du département chargé de la réalité augmentée chez Facebook. Il s’agit ainsi d’accélérer le développement de cette technologie et de la rendre accessible plus rapidement pour le grand public, a-t-il précisé.« Nous savons qu’il y a des moyens plus naturels, intuitifs d’interagir avec les appareils et la technologie », a-t-il écrit dans un message publié sur le réseau social."« Et nous voulons les construire. L’idée pour cela est un bracelet qui permette aux gens de contrôler leurs appareils comme une extension naturelle de leur mouvement. »Penser à l’action voulueIl a expliqué que ce bracelet interpréterait les impulsions électriques, similaires à celles entraînant la contraction d’un muscle, par exemple pour appuyer sur un bouton. Sauf qu’il ne s’agirait plus ici de cliquer mais simplement de penser à l’action voulue.Ces impulsions seront décodées et «traduites en un signal numérique que votre appareil peut comprendre», a expliqué Andrew Bosworth. «Il capture votre intention afin de vous permettre de partager une photo avec un ami, en utilisant un mouvement imperceptible ou simplement, eh bien, en voulant le faire.»Facebook n’a pas précisé les termes financiers de cette acquisition, mais des médias américains ont affirmé que la transaction s’élevait entre 500 millions et un milliard de dollars.En août, une équipe de chercheurs américains financée par Facebook est parvenue à traduire en mots l’activité du cerveau, par l’intermédiaire d’algorithmes.« D’ici une dizaine d’années, la capacité à taper directement depuis notre cerveau sera peut-être considérée comme normale », avait expliqué Facebook dans un article en ligne faisant le point sur ce projet lancé deux ans auparavant.D’autres entreprises se sont également lancées dans la course au cerveau connecté, notamment la start-up Neuralink appartenant à Elon Musk. Cette dernière travaille, elle, sur un minuscule capteur destiné à être implanté dans le cerveau, et devrait réaliser ses premiers tests sur des individus dès l’an prochain.

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Suite à l'annonce des avancées du projet NEURALINK, mise en scène par Elon Musk en juillet 2019 à la California Academy of Sciences, et largement médiatisée dans le monde, les réactions critiques sont divisées entre enthousiasme, scepticisme, réalisme et éthique.

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143 millions d'Euros investis dans l'implant neuronal connecté

Contrôler une machine par la pensée

Permettre à l'homme de rester compétitif face aux IA

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Augmenter les capacités intellectuelles du cerveau

Communiquer avec une machine sans interface

pour

Etre testé sur l'homme en 2021

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"Un implant discret et indolore, permettant au cerveau de communiquer directement avec des machines ou des interfaces numériques : c'est le projet, en partie concrétisé, qu'a présenté mardi 16 juillet Neuralink, la société financée à hauteur de 100 millions de dollars par Elon Musk (Tesla, SpaceX)."source : Le Monde (site web), 17 juillet 2019

Elon Musk et Neuralink présentent leur prototype d’implants cérébraux pour aider à communiquer avec des machines La société financée par le magnat des transports a présenté, mardi 16 juillet, sa technologie d’interface cerveau-machines. Publié le 17 juillet 2019 à 11h25 - Mis à jour le 17 juillet 2019 à 14h55 Un implant discret et indolore, permettant au cerveau de communiquer directement avec des machines ou des interfaces numériques: c’est le projet, en partie concrétisé, qu’a présenté mardi 16juillet Neuralink, la société financée à hauteur de 100millions de dollars par Elon Musk (Tesla, SpaceX). L’entreprise a détaillé pour la première fois, lors d’une conférence de presse diffusée en direct sur Youtube, le fonctionnement de son prototype d’interface se branchant directement sur le cerveau. Il devrait prendre, à terme, la forme d’un petit boîtier connecté sans fil directement au cerveau. Le projet d’implant de Neuralink. Neuralink L’une des possibilités offertes par ces technologies et discutées pendant la conférence Neuralink qui s’est déroulée à San Francisco : la possibilité, pour des personnes paralysées, auxquelles on aurait réussi à implanter ce dispositif en creusant des trous dans leur crâne, de pouvoir contrôler par la pensée leur smartphone ou leur ordinateur. A terme, Neuralink espère que des millions de personnes pourront disposer d’un cerveau augmenté, selon un article de Bloomberg, qui reprend l’une des déclarations d’Elon Musk lors de la conférence : «au bout du compte, nous parviendrons à une symbiose entre le cerveau et l’intelligence artificielle.» Aucune autorisation n’a encore été délivrée Mais les prototypes présentés le 16 juillet, qui semblent sortis de classiques de la science-fiction (et ont été comparés par certains internautes à un épisode de la série Black Mirror), sont encore loin d’être aboutis. Ils n’ont ainsi pas encore passé le stade des tests humains, mais seulement celui de premiers tests effectués sur des rats. Elon Musk a également laissé entendre, lors de sa conférence, que des tests avaient été effectués sur des singes avec succès. Le boîtier présenté par Neuralink ne dispose par ailleurs pas encore de toutes les fonctionnalités prévues : il n’est ainsi pas encore capable de transmettre des données sans fil, mais utilise, pour l’instant, d’un classique connecteur USB-C pour connecter le cerveau à une machine. Les images fournies par Neuralink au site spécialisé The Vergemontrent ainsi un rat avec un port USB implanté sur le crâne, dans le cadre des premiers tests effectués. Ce port USB était relié à 1 500 électrodes disposées sur le cerveau du rat, précise le New York Times. Les images fournies par Neuralink des test de leurs implants cérébraux sur des rats de laboratoire. Neuralink Neuralink espère pouvoir débuter des tests sur des humains d’ici à la fin de 2020. Mais Neuralink a reconnu n’avoir pas encore démarré les démarches auprès de la Food and Drugs Administration (FDA), compétente aux Etats-Unis pour la régulation des dispositifs médicaux. Le processus pour obtenir un agrément pour ce type de dispositifs est «long et compliqué», a reconnu la société. Basé sur une technologique de câbles de polymères souples et très fins, moins invasifs et plus durables que les systèmes actuellement utilisés dans le cadre médical, Neuralink est, en revanche, plus délicat à implanter. L’entreprise dit travailler à un robot chirurgical pour réaliser automatiquement et efficacement la tâche délicate de l’installation. Des questions se posent également sur la durabilité des câbles utilisés par Neuralink une fois ces derniers implantés dans le cerveau. Neuralink est loin d’être la seule société à travailler sur des interfaces cerveau-machines. D’importants moyens ont été investis par l’armée américaine dans ces technologies, qui ont potentiellement de nombreuses applications, notamment pour les personnes en situation de handicap.

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Sur l’ensemble des articles publiés entre mai et novembre 2019, concernant« Neuralink », une très large majorité est enthousiaste et favorable au projet d’Elon Musk

(source : Europresse)

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"Rien de très nouveau, en réalité : de nombreux chercheurs travaillent déjà sur des implants cérébraux répondant à ces besoins. Mais tous, sans exception, ont suivi sa présentation sur YouTube. Avec une seule question : Musk et les 158 millions de dollars (143 millions d’euros) investis dans cette affaire parviendront-ils à lever les verrous technologiques et scientifiques auxquels ces spécialistes se heurtent ? La réponse s’avère mitigée. Les experts interrogés par L’Express sont unanimes : Elon Musk apporte des idées disruptives, qui pourraient permettre à leur domaine de faire des bonds de géant. Mais celles-ci doivent encore se voir confirmées par des publications scientifiques en bonne et due forme. Et, surtout, le chemin à parcourir reste immense…"

source : Stéphanie BENZ, Les folles promesses d'Elon Musk, L'Express, 16 octobre 2019, p.99

L'avis des experts scientifiques

LES FOLLES PROMESSES D'ELON MUSKAvec sa start-up Neuralink, l'entrepreneur star ambitionne toujours de relier nos cerveaux aux ordinateurs. Mais le chantier est immense, préviennent les neuroscientifiques, qui en scrutent les moindres progrès.par Stéphanie BenzCela va être long et difficile. Et nous allons devoir recruter pour atteindre notre but. » Voilà en substance le message lancé par Elon Musk lors du show destiné à présenter les avancées de sa start-up Neuralink le 16 juillet dernier. Un message étonnant pour cette star de la Silicon Valley, patron iconique de SpaceX (lanceurs spatiaux) et de Tesla (véhicules électriques), qui affichait en 2017 l'ambition de connecter nos neurones à nos ordinateurs pour nous aider à rester maîtres de l'intelligence artificielle. Deux ans après ces annonces spectaculaires, le serial entrepreneur a remis les pieds sur terre. Plus question de télépathie ou de « dentelle neurale » pour capturer nos pensées : « Elon Musk s'est rendu compte qu'il était plus facile d'envoyer des fusées dans l'espace que de comprendre notre encéphale », sourit un ponte du secteur. Désormais, l'objectif de Neuralink est médical. Il s'agit de développer une interface cerveaumachine pour redonner la possibilité de bouger à des handicapés, ou pour traiter des maladies comme celles de Parkinson ou d'Alzheimer.

IDÉES DISRUPTIVESRien de très nouveau, en réalité : de nombreux chercheurs travaillent déjà sur des implants cérébraux répondant à ces besoins. Mais tous, sans exception, ont suivi sa présentation sur YouTube.Avec une seule question : Musk et les 158 millions de dollars (143 millions d'euros) investis dans cette affaire parviendront-ils à lever les verrous technologiques et scientifiques auxquels cesspécialistes se heurtent ? La réponse s'avère mitigée.Les experts interrogés par L'Express sont unanimes : Elon Musk apporte des idées disruptives, qui pourraient permettre à leur domaine de faire des bonds de géant. Mais celles-ci doivent encorese voir confirmées par des publications scientifiques en bonne et due forme. Et, surtout, le chemin à parcourir reste immense... Au crédit de Neuralink se trouvent en premier lieu des électrodes innovantes,posées sur des fils d'or souples et fins entourés d'un polymère biocompatible. Chaque implant en comptera jusqu'à 1000, et les équipes de Musk estiment possible d'en placer jusqu'à 10 par patient,soit 10000 au total. « Autant d'électrodes à la fois, c'est du jamaisvu : les dispositifs actuels en comptent une centaine au plus », confirme BlaiseYvert, chercheur Inserm à l'université de Grenoble. Au-delà du nombre, beaucoup espèrent que la souplesse de ces « fils » limitera la réaction immunitaire du cerveau, qui rend peu à peu inutilisables les électrodes rigides actuelles.Mais le vrai coup de génie du Californien, c’est d’avoir trouvé comment implanter ces fils. Car cela revientpeu ou prou à tenter d’enfoncer des spaghettis trop cuits dans du yaourt : « C’était une limitation majeure», souligne François Berger, spécialiste des interfaces cerveau-ordinateur et neuro-oncologueau CHU de Grenoble. La solution? Une « machine à coudre » robotisée, capable d’aller piquer ces électrodes de 20 millimètres dans la matièrecérébrale. Le robot, doté d’un système d’analyse d’images sophistiqué, devrait aussi éviter de léser lesminuscules vaisseaux qui alimentent les neurones. Une opération impossible sinon, car notre encéphale, en plus d’être mou, bouge en permanence sous l’effet de la respiration et des battements du coeur.

Synchron, l’australien en avance sur NeuralinkLes implants neuronaux présentent un inconvénientmajeur : il faut percer le crâne pour les poser, avec un risque élevé d’infection. Un chercheur australien, Thomas Oxley, a donc eu une idée révolutionnaire :passer par le système sanguin. Il s’est inspiré des techniques développées par les neurologues, qui remontent de petits filets métalliques (stents) à partirde l’artère fémorale jusqu’au cerveau pour y déboucher des vaisseaux lors d’AVC. Reprenant ce principe, il a doté un stent d’électrodes reliées à une puce posée dans la poitrine du patient. Sa start-upSynchron vient de commencer les essais cliniques, avec un premier patient implanté fin septembre. « Si les résultats sont concluants, cette technologie rendra vite obsolète tous les autres implants »,assure François Berger, du CHU de Grenoble.Pour autant, le projet de Neuralink est encore loin d'aboutir. « La grande inconnue, c'est la longévité du dispositif et des enregistrements », note le Pr Grégoire Courtine, chercheur à l'Ecole polytechniquefédérale de Lausanne. Il s'agit avant tout d'une question d'isolation. « Vous ne voulez pas que les fluides du corps endommagent votre électronique,ni que des composants du système se répandent dans le cerveau », précise Blaise Yvert. Le noeud du problème : protéger les points de jonction entre chacune des nombreuses électrodes et la puce. « Aune échelle aussi petite, les technologies ne sont tout simplement pas disponibles », assure Claude Clément. Deuxième défi, et non des moindres, concevoir un système sans fil. Indispensable pour que ces implants puissent un jour être utilisésau quotidien par des patients. Mais le rat dévoilé par Neuralink, avec son port USB posé sur le crâne, illustre mieux qu'un long discours où en est la société en la matière : nulle part. Une seule interface sans fil se trouve aujourd'hui utilisée chez l'homme, celledéveloppée par les équipes du centre de recherche Clinatec, à Grenoble, dont les premiers résultats viennent d'être dévoilés. Implantée chez un patient tétraplégique, elle lui sert à mouvoir un exosquelette, dans l'environnement d'un laboratoire. Mais ce dispositif compte 128 électrodes. Il traite donc bien moins d'informations que l'appareil de Musk.Transmettre plus de données supposerait de recourir à des radiofréquences très élevées. « Or celles-ci cuisent littéralement les tissus humains, exactementcomme les ondes des fours à micro-ondes », relève Claude Clément. A ce jour, le problème reste entier, et les équipes de Neuralink n'ont pas dit comment ellescomptaient le résoudre. « A cela s'ajoute la consommation d'énergie de la puce, qui peut générer un échauffement », souligne Guillaume Charvet, ingénieur à Clinatec. Cette question n'est pas régléenon plus. Lors de sa présentation, Elon Musk a néanmoins assuré que les essais chez l'homme démarreraient l'an prochain. Une annonce qui peut laisser sceptique - à moins, spéculent certains, qu'il ne s'agisse d'un premier test très partiel...

Reste la question essentielle : l'interface apportera-t-elle un bénéfice aux patients par rapport aux dispositifs existants? Pour le traitement des maladies neurodégénératives, on en est loin. Il faudrait stimuler électriquement des zones précises du cerveau, mais l'équipe californienne n'a pas encore montré queson dispositif pouvait envoyer du courant. Et quand bien même, les électrodes de stimulation actuelles, utilisées dans la maladie de Parkinson, par exemple,sont beaucoup plus longues que celles de Musk, et visent des zones profondes de l'encéphale. Bien loin des 20 millimètres des « fils » de Neuralink... A court terme, l'aide aux personnes paralysées devrait donc rester la première cible de l'entreprise. Différentes équipes ont déjà montré des résultatsimpressionnants : « En écoutant une centaine de neurones, nous avons permis à des patients tétraplégiques de mouvoir un bras robotisé », rappelleJohn Donoghue, pionnier du domaine et coresponsable du consortium BrainGate, qui réunit plusieurs universités américaines autour de tels projets. Ces mouvements restent toutefois lents etpeu naturels. Fera-t-on mieux en enregistrant plus de neurones? « C'est une hy-pothèse, encore à valider. Et, le cas échéant, combien en faudra-t-il? Si quelques milliers suffisent, le dispositif de Musk représentera une grande avancée. Mais, s'il en faut 100 millions,je doute que nous y arrivions un jour », indique John Donoghue. La question, en tout cas, reste ouverte.« La réalité, c'est que le code neuronal n'a été que très partiellement déchiffré : le langage des neurones présente encore une très large part de mystère », résume Jérémie Mattout, chercheur à Lyon. Ce qui relativise beaucoup cette idée de symbiose entre l'homme et la machine prônée par ailleurs par Elon Musk, qui supposerait de « lire » dans nos pensées.Aujourd'hui, les scientifiques procèdent en associant des enregistrements de signaux neuronaux avecdes intentions de mouvement du patient. Comme ces signaux varient tout le temps, ils multiplient les enregistrements pour alimenter un algorithmequi, ultérieurement, reliera une activité neuronale donnée à un geste. Le même principe a été appliqué récemment à la visualisation d'images. Des singes ont été exposés à un très grand nombre de photos de visages pendant que leurs neurones étaient enregistrés. Un algorithme a ensuite pu reconstruire un nouveau visage vu par un singe à partir de ses signaux corticaux.Des résultats fascinants, mais qui restent bien éloignés de l'idée d'écouter notre petite voix intérieure. « Tout ce qui relève de la cognition implique probablement de nombreuses aires cérébrales, très diffuses. Nous n'avons pas les basesthéoriques pour savoir où il faudrait planter les électrodes », note François Berger. Et quand bien même : « Ce qui fait l'humain, notre créativité, notre expérience subjective, tout cela restera inaccessibleà l'analyse des algorithmes, car dépendant de notre passé, propre à chacun de nous », assure Pierre-Marie Lledo, directeur du département de neurosciences de l'Institut Pasteur. Comprendrenotre cerveau s'avère décidément bien plus compliqué que d'envoyer des fusées dans l'espace. S. Bz

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Qui sont les "experts interrogés par L'Express" ?

Validité, pertinence, autorité, notoriété, caution, crédit ...

Blaise YVERT, Chercheur Inserm à l'université de Grenoble

François BERGER, spécialiste des interfaces cerveau- ordinateur et neuro-oncologue au CHU de Grenoble

Claude CLEMENT, Directeur technique du Wyss Center à Genève

Grégoire COURTINE, Chercheur à l'EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne)

Guillaume CHARVET, Ingénieur à Clinatec

Jérémi MATTOUT, Chercheur à l'INSERM de Lyon

Pierre-Marie LLEDO, Directeur du Département de Neurosciences de l'Institut Pasteur

John DONOGHE, coresponsable du consortium BrainGate

Thomas OXLEY, Chercheur à Synchron

NuyujukianPLoSOne2018 - video4 from BrainGate on Vimeo.

Enthousiasme scientifique

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"Au crédit de Neuralink se trouvent en premier lieu des électrodes innovantes, posées sur des fils d'or souples et fins entourés d'un polymère biocompatible. Chaque implant en comptera jusqu'à 1000, et les équipes de Musk estiment possible d'en placer jusqu'à 10 par patient, soit 10000 au total." S. Bz

"Au crédit de Neuralink se trouvent en premier lieu des électrodes innovantes, posées sur des fils d'or souples et fins entourés d'un polymère biocompatible. Chaque implant en comptera jusqu'à 1000, et les équipes de Musk estiment possible d'en placer jusqu'à 10 par patient, soit 10000 au total."

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"Au-delà du nombre, beaucoup espèrent que la souplesse de ces « fils » limitera la réaction immunitaire du cerveau, qui rend peu à peu inutilisables les électrodes rigides actuelles." S. Bz

"Au-delà du nombre, beaucoup espèrent que la souplesse de ces « fils » limitera la réaction immunitaire du cerveau, qui rend peu à peu inutilisables les électrodes rigides actuelles."

"Mais le vrai coup de génie du Californien, c'est d'avoir trouvé comment implanter ces fils. Car cela revient peu ou prou à tenter d'enfoncer des spaghettis trop cuits dans du yaourt [...] La solution? Une « machine à coudre » robotisée, capable d'aller piquer ces électrodes de 20 millimètres dans la matière cérébrale. Le robot, doté d'un système d'analyse d'images sophistiqué, devrait aussi éviter de léser les minuscules vaisseaux qui alimentent les neurones. Une opération impossible sinon, car notre encéphale, en plus d'être mou, bouge en permanence sous l'effet de la respiration et des battements du coeur." S. Bz

"Mais le vrai coup de génie du Californien, c'est d'avoir trouvé comment implanter ces fils. Car cela revient peu ou prou à tenter d'enfoncer des spaghettis trop cuits dans du yaourt [...]La solution? Une « machine à coudre » robotisée, capable d'aller piquer ces électrodes de 20 millimètres dans la matière cérébrale. Le robot, doté d'un système d'analyse d'images sophistiqué, devrait aussi éviter de léser les minuscules vaisseaux qui alimentent les neurones. Une opération impossible sinon, car notre encéphale, en plus d'être mou, bouge en permanence sous l'effet de la respiration et des battements du coeur.

Enfin, dernière avancée qui fait pâlir d'envie les experts du secteur, une puce électronique puissante et peu gourmande en énergie. La clef de voûte du système, qui doit amplifier, trier et numériser les signaux enregistrés par les électrodes avant de les transférer hors du corps." S. Bz

Enfin, dernière avancée qui fait pâlir d'envie les experts du secteur, une puce électronique puissante et peu gourmande en énergie. La clef de voûte du système, qui doit amplifier, trier et numériser les signaux enregistrés par les électrodes avant de les transférer hors du corps."

source : Stéphanie BENZ,L'Express16 octobre 2019.

« Autant d'électrodes à la fois, c'est du jamais vu : les dispositifs actuels en comptent une centaine au plus », confirme Blaise Yvert, chercheur Inserm à l'université de Grenoble.

« C'était une limitation majeure », souligne François Berger, spécialiste des interfaces cerveau- ordinateur et neuro-oncologue au CHU de Grenoble.

« Personne, dans le monde médical, n'a accès à une telle technologie. Son coût la réserve normalement à des produits de très grande consommation,et pas à des marchés de niche oùelle ne peut pas être rentabilisée», indique Claude Clément, directeur technique du Wyss Center à Genève, égalementengagé dans la création d'implants

Scepticisme et réalisme scientifique

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"Pour autant, le projet de Neuralink est encore loin d'aboutir."

"Pour autant, le projet de Neuralink est encore loin d'aboutir."

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"Le noeud du problème : protéger les points de jonction entre chacune des nombreuses électrodes et la puce." S. Bz

"Le noeud du problème : protéger les points de jonction entre chacune des nombreuses électrodes et la puce."

" Transmettre plus de données supposerait de recourir à des radiofréquences très élevées. [...] A ce jour, le problème reste entier, et les équipes de Neuralink n'ont pas dit comment elles comptaient le résoudre." S. Bz

"Transmettre plus de données supposerait de recourir à des radiofréquences très élevées. « Or celles-ci cuisent littéralement les tissus humains, exactement comme les ondes des fours à micro-ondes », relève Claude Clément. A ce jour, le problème reste entier, et les équipes de Neuralink n'ont pas dit comment elles comptaient le résoudre."

"Deuxième défi, et non des moindres, concevoir unsystème sans fil. Indispensable pour que ces implants puissent un jour être utilisés au quotidien par des patients. Mais le rat dévoilé par Neuralink, avec son port USB posé sur le crâne, illustre mieux qu'un long discours où en est la société en la matière : nulle part." S. Bz

" Deuxième défi, et non des moindres, concevoir unsystème sans fil. Indispensable pour que ces implants puissent un jour être utilisés au quotidien par des patients. Mais le rat dévoilé par Neuralink, avec son port USB posé sur le crâne, illustre mieux qu'un long discours où en est la société en la matière : nulle part."

source : Stéphanie BENZ,L'Express16 octobre 2019.

"Il s'agit avant tout d'une question d'isolation." S. Bz

"Il s'agit avant tout d'une question d'isolation."

" Des résultats fascinants, mais qui restent bien éloignés de l’idée d’écouter notre petite voix intérieure.." S. Bz

"Des résultats fascinants, mais qui restent bien éloignés de l’idée d’écouter notre petite voix intérieure."

" « La réalité, c’est que le code neuronal n’a été que très partiellement déchiffré : le langage des neurones présente encore une très large part de mystère », résume Jérémie Mattout, chercheur à Lyon. Ce qui relativise beaucoup cette idée de symbiose entre l’homme et la machine prônée par ailleurs par Elon Musk, qui supposerait de « lire » dans nos pensées.." S. Bz

« La réalité, c’est que le code neuronal n’a été que très partiellement déchiffré : le langage des neurones présente encore une très large part de mystère », résume Jérémie Mattout, chercheur à Lyon. Ce qui relativise beaucoup cette idée de symbiose entre l’homme et la machine prônée par ailleurs par Elon Musk, qui supposerait de « lire » dans nos pensées.

" Et quand bien même : « Ce qui fait l’humain, notre créativité,notre expérience subjective, tout cela restera inaccessible à l’analyse des algorithmes, car dépendant de notre passé, propre à chacun de nous », assure Pierre-Marie Lledo, directeur du département de neurosciences de l’Institut Pasteur."

Et quand bien même : « Ce qui fait l’humain, notre créativité, notre expérience subjective, tout celarestera inaccessible à l’analyse des algorithmes, car dépendant de notre passé, propre à chacun de nous », assure Pierre-Marie Lledo, directeur du département de neurosciences de l’Institut Pasteur.

"Comprendre notre cerveau s’avère décidément bien pluscompliqué que d’envoyer des fusées dans l’espace." S. Bz

"Des résultats fascinants, mais qui restent bien éloignés de l’idée d’écouter notre petite voix intérieure."

« Tout ce qui relève de la cognition implique probablement de nombreuses aires cérébrales, très diffuses. Nous n’avonspas les bases théoriques pour savoir où il faudrait planter les électrodes », note François Berger.

« A cela s'ajoute la consommation d'énergie de la puce, qui peut générer un échauffement »,souligne Guillaume Charvet, ingénieur àClinatec. Cette question n'est pas réglée non plus.

« Or celles-ci cuisent littéralement les tissus humains, exactement comme les ondes des fours à micro-ondes », relève Claude Clément.

« A une échelle aussi petite, les technologies ne sont tout simplement pas disponibles », assure Claude Clément.

« Vous ne voulez pas que les fluides du corps endommagent votre électronique, ni que des composants du système serépandent dans le cerveau », précise Blaise Yvert.

« La grande inconnue, c'est la longévité du dispositif et des enregistrements », note le Pr Grégoire Courtine, chercheur à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.

« Une seule interface sans fil se trouve aujourd'hui utilisée chez l'homme, celle développée par les équipes du centre de recherche Clinatec, à Grenoble, dont les premiers résultats viennent d'être dévoilés. Implantée chez un patient tétraplégique, elle lui sert à mouvoir un exosquelette, dans l'environnement d'un laboratoire. Mais ce dispositif compte 128 électrodes. Il traite donc bien moins d'informations que l'appareil de Musk."

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" Reste la question essentielle : l’interface apportera-t-elle un bénéfice aux patients par rapport aux dispositifs existants? Pour le traitement des maladies neurodégénératives, on enest loin. Il faudrait stimuler électriquement des zones précises du cerveau, mais l’équipe californienne n’a pas encore montré que son dispositif pouvait envoyer du courant. Et quand bien même, les électrodes de stimulationactuelles, utilisées dans la maladie de Parkinson, par exemple, sont beaucoup plus longues que celles de Musk,et visent des zones profondes de l’encéphale. Bien loin des 20 millimètres des « fils » de Neuralink…" S. Bz

"Reste la question essentielle : l’interface apportera-t-elle un bénéfice aux patients par rapport aux dispositifs existants? Pour le traitement des maladies neurodégénératives, on en est loin. Il faudrait stimuler électriquement des zones précises du cerveau, mais l’équipe californienne n’a pas encore montré que son dispositif pouvait envoyer du courant. Et quand bien même, les électrodes de stimulation actuelles, utilisées dans la maladie de Parkinson, par exemple, sont beaucoup plus longues que celles de Musk, et visent des zones profondes de l’encéphale. Bien loin des 20 millimètres des « fils » de Neuralink…"

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source : Stéphanie BENZ,L'Express16 octobre 2019.

" Aujourd’hui, les scientifiques procèdent en associant des enregistrements de signaux neuronaux avec des intentions de mouvement du patient. Comme ces signaux varient tout letemps, ils multiplient les enregistrements pour alimenter un algorithme qui, ultérieurement, reliera une activité neuronale donnée à un geste." S. Bz

" Aujourd’hui, les scientifiques procèdent en associant des enregistrements de signaux neuronaux avec des intentions de mouvement du patient. Comme ces signaux varient tout le temps, ils multiplient les enregistrements pour alimenter un algorithme qui, ultérieurement, reliera une activité neuronale donnée à un geste."

" A court terme, l’aide aux personnes paralysées devrait donc rester la première cible de l’entreprise. Différentes équipes ont déjà montré des résultats impressionnants : « En écoutant unecentaine de neurones, nous avons permis à des patients tétraplégiques de mouvoir un bras robotisé », rappelle John Donoghue, pionnier du domaine et coresponsable du consortium BrainGate, qui réunit plusieurs universités américaines autour de tels projets. Ces mouvements restent toutefois lents et peu naturels. Fera-t-on mieux en enregistrant plus de neurones ? " S. Bz

A court terme, l’aide aux personnes paralysées devrait donc rester la première cible de l’entreprise. Différentes équipes ont déjà montré des résultats impressionnants :« En écoutant une centaine de neurones, nous avons permis à des patients tétraplégiques de mouvoir un bras robotisé »,rappelle John Donoghue, pionnier du domaine et coresponsable du consortium BrainGate, qui réunit plusieurs universités américaines autour de tels projets. Ces mouvements restent toutefois lents et peu naturels. Fera-t-onmieux en enregistrant plus de neurones ? "

" Le même principe a été appliqué récemment à la visualisation d’images. Des singes ont été exposés à un très grand nombre de photos de visages pendant que leurs neurones étaient enregistrés. Un algorithme a ensuite pu reconstruire un nouveau visage vu par un singe à partir de ses signaux corticaux.." S. Bz

" Le même principe a été appliqué récemment à la visualisation d’images. Des singes ont été exposés à un très grand nombre de photos de visages pendantque leurs neurones étaient enregistrés. Un algorithme a ensuite pu reconstruire un nouveau visage vu par un singe à partir de ses signaux corticaux."

Scepticisme et réalisme scientifique

« C’est une hypothèse, encore à valider. Et, le cas échéant, combien en faudra-t-il? Si quelques milliers suffisent, le dispositif de Musk représenteraune grande avancée. Mais, s’il en faut 100 millions, je doute que nous y arrivions un jour », indique JohnDonoghue.

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"L’utilisation de la SCP [Stimulation Cérébrale Profonde] à des fins de neuro-amélioration paraît inimaginable compte tenu de son caractère invasif, avec notamment un risque de 2 à 5% d’infection ou d’accident vasculaire cérébral, mais, le caractère très ciblé de son action, la potentielle réversibilité de ses effets, l’explosion actuelle de son spectre d’investigations cessent de rendre cette perspective irréaliste."

"L’utilisation de la SCP à des fins de neuro-amélioration paraît inimaginable compte tenu de son caractère invasif, avec notamment un risque de 2 à 5% d’infection ou d’accident vasculaire cérébral, mais, le caractère très ciblé de son action, la potentielle réversibilité de ses effets, l’explosion actuelle de son spectre d’investigations cessent de rendre cette perspective irréaliste "

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source : CCNE,Recours aux techniques biomédicales en vue de « neuro-amélioration » chez la personne non malade: enjeux éthiques,Avis N°122, p.9, Comité Consultatif National d'Éthique pour les Sciences de la Vie et de la Santé, Paris, 12 décembre 2013.

Une carence législative et juridique

"Entant que juristes, nous sommes en grande difficulté face à un progrès fluide, exponentiel, qu’il est de plus difficile de canaliser. Pour être honnête, j’ai le sentiment que nous ne résisteronspas à l’injonction de performance que vous avez évoquée : l’homme augmenté aura desattraits tels que nous ne saurons y résister, de même que nous ne résisterons pas aux exigencesde la commercialisation du progrès – vous l’avez dit, lorsqu’il n’y a rien à vendre, c’est quenous sommes le produit. Il n’en demeure pas moins que le législateur a pour mission dedéfinir des cadres et qu’il doit légiférer à court terme. Va donc se poser la question de larécurrence des dispositifs législatifs que nous sommes appelés à adopter, car le droit doit êtreopératoire."

"En tant que juristes, nous sommes en grande difficulté face à un progrès fluide, exponentiel, qu’il est de plus difficile de canaliser. Pour être honnête, j’ai le sentiment que nous ne résisterons pas à l’injonction de performance que vous avez évoquée: l’homme augmenté aura des attraits tels que nous ne saurons y résister, de même que nous ne résisterons pas aux exigences de la commercialisation du progrès –vous l’avez dit, lorsqu’il n’y a rien à vendre, c’est que nous sommes le produit. Il n’en demeure pas moins que le législateur a pour mission de définir des cadres et qu’il doit légiférer à court terme.Va donc se poser la question de la récurrence des dispositifs législatifs que nous sommes appelés à adopter, car le droit doit être opératoire. "

Christophe Euzet

source : Christophe EUZET (juriste),Compte rendu n°78, Commission des affaires sociales, p.15,XVème législature, Assemblée Nationale, Paris, 6 juin 2018

Risques et dérives envisageables

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Outre les risques infectieux liés aux contraintes d'un acte médical invasif, la neuroamélioration par stimulation cérébrale profonde présente des dangers liés à l'étendue du champ des possibles des neurotechnologies et de l'intelligence artificielle.

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source : Hervé CHNEIWEISS, professeur, neurologue, directeur de recherche au CNRS, président du comité d’éthique del’InsermCompte rendu n°78, Commission des affaires sociales, p.3-4,XVème législature, Assemblée Nationale, Paris, 6 juin 2018

Confidentialité des données neuronales et consentement de l'usager

Intrusion et hacking de l'ICMTransmission et commercialisation des données collectéesTraitement et croisement des données dans le big dataTracking, profilage, contrôle, manipulation des individus

Activité cérébrale, fonctions cognitives et personnalité de l'usager

Neurocharlatanisme et fausses promessesCoercition implicite, explicite, normative ou sociétale (pression, contrainte)Fatigues de l'hyperactivité, l'hyperconnectivité et de l'ultraperformanceConfusion dans la détection entre intention et actionModification de l'humeur et de la personnalité (agentivité, troubles et addictions)Substitution de la personne humaine par une IAGlissement de l'individualité vers la singularité de l'hybridation "hommes-machines"

Réflexion éthique sur la neuroamélioration par ICM et SCP

A quoi pourrait servir une ICM ? Quelles personnes seraient les plus motivées pour en bénéficier ? Quels sont les pays à la pointe de l'ICM ? Qui finance la recherche appliquée dans les ICM ?Pourquoi les GAFAM s'intéressent tant aux ICM ?Comment une ICM pourrait générer des profits financiers ?A qui profiteraient les ICM ?La mise en oeuvre d'une SCP pourrait-elle devenir un acte non médical ?L'ICM pourrait-elle être une solution pour la réussite scolaire ?Comment protéger l'intégrité des données neuronales et de la pensée contre une intrusion tierce ? (attaque de l'homme du milieu) ?Une société pourrait-elle s'améliorer en utilisant les données neuronales et la pensée de ses citoyens ?Une IA pourrait-elle contrôler un individu via une ICM, à son insu ?Une personne pourrait-elle "aspirer" les données neuronales d'une autre personne ?Les connaissances de la carte neuronales sont-elles suffisantes pour corriger les problèmes d'agentivité ?Une ICM pourrait-elle augmenter le pouvoir et les possibilités d'y accéder ?Une ICM peut-elle augmenter significativement la sécurité d'une personne (risques d'accident) ?Peut-on penser qu'une personne ayant une ICM soit supérieure à celles qui n'en n'ont pas ?Les possibilités d'une ICM pourraient-elles dépasser un seuil raisonnable (super-pouvoirs) ?Les possibilités d'une ICM pourraient-elles simplifier la transgression des lois (crimes et délits) ?

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Précautions et limites bioéthiques

source : CCNE,Recours aux techniques biomédicales en vue de « neuro-amélioration » chez la personne non malade: enjeux éthiques,Avis N°122, p.9, Comité Consultatif National d'Éthique pour les Sciences de la Vie et de la Santé, Paris, 12 décembre 2013.

source : Christophe EUZET (juriste),Compte rendu n°78, Commission des affaires sociales, p.15,XVème législature, Assemblée Nationale, Paris, 6 juin 2018

source : Philippe BOYER,Cerveaux connectés, p.11-13,La Tribune, N°6769, 4 octobre 2019

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