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Numérique et Éducation inclusive.

L'intelligence artificielle :

Défis et enjeux :

Quelques ouvrages pour aller plus loin :

Le numérique au service des élèves avec TSLA :

Quelques éléments de réflexion glanés sur Internet :

L'Intelligence Artificielle et l'École Inclusive

De retour du salon Educatice Educatec 2019, les compte-rendus de 2 tables rondes et des pistes de recherche pour aller plus loin.

O.R.N.A.

CRÉATHON 2019

https://www.poitiers.fr/c__0_0_Dossier_36672__0__Creathon_2019_Les_Pilotes_equipe_de_lyceens_poitevins_du_LP2I_.htmlVille de PoitiersDossier | Numérique | 06/08/2019 Dossier | Numérique | 06/08/2019 " Intelligence artificielle et école inclusive ". C'est sur cette thématique que...Poitiers

cahier des tendances.ed 2019

Graphonémo !

Sonia OUADDA (Professeure des écoles spécialisée en RASED et médiatrice)L'IA pour comprendre ce sui se passe dans la tête de l'élève empêché, elle doit envoyer des feedback positifs pour inciter l'élève à s'essayer. L'IA doit conforter la démarche pédagogique des enseignants, elle crée une pédagogie hybride.

Prof Jacqueline NADEL (Directrice de recherches émérite au C.N.R.S.; directrice des programmes pédagogiques du centre TeddyBear) :Les enfants autistes non verbaux nécessitent un environnement riche, les expériences comportementales sont aussi importantes pour le cerveau que les programmes génétiques. On peut enrichir cet environnement par des symboles non verbaux, les pictogrammes, cela ne fonctionne pas car dans le cas d’une pensée sans langage, la représentation intuitive ne fonctionne pas. On peut l’enrichir par les objets SMART. Ces objets Intelligents Interagissent avec la personne non verbale de façon a lui faire percevoir les caractéristiques de l'objet. Mais il faut tenir compte de ce qu'est l’objet pour l’utilisateur (quid des intérêts restreints et des stéréotypes ? ) ils peuvent offrir une information online (ex le stylo qui tremble lorsque l'on fait une faute d'orthographe) Mais attention ! Trop d’aide n'est pas une aide. Importance de l'autonomie du jugement Jusqu’où arrêter l’erreur en cours ? Comment éviter que les objets SMART soient une prothèse des fonctions exécutives à fond perdu • Problème de la création • Problème de la liberté de choix (cf. correcteur d'orthographe) . Problème de l orientation individuelle du développement l’IA percera-t-elle le mystère d’une représentation mentale différente grâce aux algorithmes issus de big data ?

MH FERRAND HEITZ (coordinatrice de l'Observatoire des Ressources Numériques Adaptées ORNA à l'INSHEA) Présentation de l’ observatoire, il meten avant les pratiques innovantes.Les actions dans l'éducation et la recherche avec l'IA : Edu'up et l'application Graphonemo Créathon avec le réseau Canopé

J PUIG (Chargé de mission - Délégation interministérielle pour l'autisme et les troubles du neurodéveloppement) : Quelques remarques générales : L’ «intelligence pédagogique » est un objet très complexe L’introduction d’outils techniques (numériques, IA, etc.) n’est pas, en elle-même, un gage d’amélioration de la qualité de l’enseignement : l’IA ne peut pas être seulement ajoutée à n’importe quelle pédagogies. Les caractéristiques et les besoins des élèves doivent être évalués et pris en compte dans leur généralité et dans leurs spécificités. Les objets de l’IA doivent être conçus dans une portée universelle. La difficulté de passer de l’expérimental au fonctionnel généralisé : Sur-motivation des acteurs Résistance structurelle de l’organisation scolaire Défaut de modèle économique Fragilité des partenariats Obsolescence des outils et des technologies L’introduction de l’IA à l’école ne doit pas aggraver l’isolement social des élèves handicapés : Eviter de dispenser les élèves d’effectuer les apprentissages sociaux qui leur sont nécessaires Sortir du tout ou rien : entre la brutalité des contacts sociaux et la surprotection de la virtualité Ne pas renforcer les troubles mais les rendre supportables Dépasser la compensation : La compensation compense parfois … les insuffisances de l’environnement. Elle peut produire des effets stigmatisant, voire discriminatoires. (ex : dispense d’épreuve aux examens) Elle peut aggraver les inégalités du fait de la diversité d’accès aux moyens de compensation Elle inscrit la démarche pédagogique dans une logique marchande « La principale exploitation des algorithmes d’apprentissage et de prédiction consiste à maximiser les profits, à emprisonner les internautes dans un formatage cognitif, à privatiser nos biens publics et à provoquer un épidémie de narcissisme chez les jeunes » H. BERSINI, prof à l’université libre de Bruxelles Le Monde 30/10/2019 L’accessibilité (schéma des 3 silhouettes derrière un mur) : L’environnement doit être définitivement accessible à tout le monde. Conclusion : Imaginer l’IA incorporée à des environnements éducatifs accessibles. Former tous les acteurs à sa connaissance et à son emploi à l’école. Accepter les transformations du système qui sont nécessaires et/ou qui en découlent. Formaliser des positions collectives suffisamment critiques.

Christine FRANÇOIS (DAN de l'Académie Nancy-Metz) :Présente les travaux de laDANE de Meurthe et Moselle.Groupe d'incubateurs : 9 projets recherche. Projet Métal qui vise à concevoir, développer et évaluer un ensemble d’outils de suivi individualisé destinés aux élèves ou aux enseignants (Learning Analytics), et des technologies innovantes pour un apprentissage personnalisé des langues à l’écrit (grammaire française) et à l’oral (prononciation de langues vivantes).. Faire en sorte que l'utilisation de l'IA s'inscrive dans le déroulement naturel du cours.

les intervenants à la table ronde : "Défis et enjeux d'une éducation numérique éthique et responsable"Michel PÉREZ, Président de l’Association Nationale des @cteurs de l’écoleSabrina CALIAROS, Déléguée académique au numérique, ACADÉMIE DE MONTPELLIERCarina CHATAIN, Responsable de l’éducation au numérique, responsable du pôle Educnum, CNILDamien DUBREUIL, Principal du collège Jean Lartaut de Jarnac,Michelle LAURISSERGUES, Responsable éditoriale d’EDUCAVOX

Teste tes connaissances avec Les Incollables® sur la protection de tes données personnelles sur Internet et réponds aux questions !https://quiz-digital-incollables.playbac.fr/ta-vie-privee-cest-secret/30

En FALC (Facile à Lire et à Comprendre), ou presque, par rapport à notre référentiel !

http://www.enfant-different.org/communiquer-avec-son-enfant/falcFacile à lire et à comprendreLa loi du 11 février 2005 pour " l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées " pose le concept...Enfant Différent | enfance & handicap informations & ressources

Outils numériques et école inclusive

Le numérique au service des élèves avec TSLA

Panorama des outils numériques au service des apprentissage.

"Les outils numériques proposent des réponses personnalisées et efficaces aux besoins éducatifs particuliers des élèves en situation de handicap, leur permettant de suivre une scolarité la plus proche possible de celles des autres élèves".(Circulaire de rentrée 2019 "Pour une école inclusive")

L’ordinateur peut apporter une aide considérable à des élèves qui ont des problèmes de graphie à cause par exemple d’un trouble de la motricité fine. Bien écrire leur demande un effort vite épuisant. C’est le cas notamment, bien souvent, des élèves dyspraxiques. L’Éducation Nationale peut fournir un ordinateur et autoriser son utilisation en classe quand le besoin en a été reconnu par la MDPH, dans le cadre du PPS.

Pour les ados ...

Pour les adultes ...

Think tank dédié aux jeunes et à l’éducation, VersLeHaut élabore et diffuse des propositions dans le débat public en s’appuyant sur : la participation des jeunes, des familles et des acteurs de terrain, des expériences réussies, des études et des travaux scientifiques.

Association de parents d’élèves de l’enseignement libre

Où en sont les parents face aux écrans ?posté le27 février 2020L’UNAF et l’Observatoire de la Parentalité et de l’Éducation Numérique publient une étude sur l’attitude des parents d’enfants de moins de 15 ans face au numérique.Parmi les enseignements à retenir :> Taux de possession des moins de 15 ans : 23 % ont une console de jeu ; 21 % ont un smartphone, 18 % une tablette.> Âge moyen d’obtention du 1er équipement: 6,9 ans pour la tablette ; 7,3 ans pour la console de jeu ; 9,9 ans pour le smartphone.> Les parents passent plus de temps que leurs enfants sur les écrans, en semaine et le week-end. Seuls 2% des parents n’utilisent jamais d’écran en présence de leurs enfants.> 43% des parents estiment que l’utilisation du numérique par leurs enfants est une opportunité alors que 42% d’entre eux pensent que cela représente plutôt un risque.La dépendance aux écrans et le risque de mettre en contact les enfants avec des inconnus sont les principales craintes des parents.> 95% des parents mettent en place au moins une règle pour contrôler les usages numériques de leurs enfants. Plus l’enfant grandit, plus la règle est jugée difficile à appliquer.> Interdire l’utilisation à table ou dans la chambre est une règle jugée efficace et relativement simple à mettre en place.> 56% des parents ont recours à au moins une solution technique pour contrôler l’utilisation d’internet par leurs enfants (contrôle parental…).> 35% des parents choisissent de donner le bon exemple en adoptant une utilisation plus raisonnable des écrans en présence de leurs enfants.> L’enquête Open et Unaf

Mai 2019

Février 2019

2018

2018

Juin 2019

Nov 2019

Pour aller plus loin ...

de Association FUSO, Noël DIAMANT-BERGER, José SALMERON, Philippe JOUANNY, Aurélie PLOTTON, Claire LOMBARDO, Mireille PERRIN Pour lutter contre l'échec et le décrochage scolaire des enfants "dys" de l'école au lycée À partir d’une idée simple : aucun enfant ne se lève le matin pour échouer dans ce qu’il entreprend, découvrons ensemble comment sauver le parcours scolaire des enfants « DYS », loin des idées reçues et forts de ce que nous avons initié et observé avec des centaines d’entre eux que le numérique a placé sur le chemin de la reconnaissance, de l’autonomie et de l’estime d’eux-mêmes.De plus en plus d’enfants se voient prescrire ou indiquer l’utilisation d’un ordinateur pour aller à l’école. Ils sont concernés par la dyspraxie, la dyslexie, les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité, le haut potentiel, les troubles autistiques, d’autres causes diagnostiquées par un neuropédiatre. Avec ou sans reconnaissance de handicap par la MDPH, ces apprenants,souffrant de troubles des apprentissages, sont toujours en grande difficulté à l’école, au collège et au lycée. Avec à l’horizon, la menace du décrochage et de l’échec scolaire. Bienvenue dans la grande famille des « DYS » !Pourquoi et comment l’ordinateur peut-il leur venir en aide ? Simple accessoire ou véritable cartable numérique ? De quelles façons accompagner ces enfants « dysférents » ainsi équipés lorsque l’on est parent, enseignant, professionnel de santé ? Par quels moyens faire de ce cartable numérique une véritable alternative pédagogique, logistique, organisationnelle et pratique et non un problème de plus à gérer ?Pour la première fois, ces aspects sont abordés dans un livre pratique et pragmatique. Les adultes qui accompagnent ces enfants en avaient besoin.

éLe numérique est aujourd’hui partout, et nul n’imagine une société sans nouvelles technologies. Mais si ce phénomène ne peut être ignoré par la communauté éducative, il pose un ensemble de « questions vives » :Quelles compétences les enseignants mais aussi les élèves doivent-ils maîtriser ? Quels impacts le numérique peut-il avoir sur la façon de faire cours ? Comment lutter contre les inégalités ? Que doit-on attendre des établissements pour le développement du numérique à l’école ?Cet ouvrage aborde toutes les problématiques auxquelles les enseignants sont confrontés au quotidien.À l’heure où le digital est présenté comme la « solution miracle », Bruno Devauchelle traite la question avec lucidité et recul. Il apporte un éclairage objectif et concret pour que le numérique trouve sa juste place sans euphorie ni pessimisme. L’auteur invite les éducateurs à s’engager dans l’exploration et la transmission de ce nouvel outil pour que les jeunes deviennent les véritables acteurs de la société de demain.

Approche de l’usage du numérique en contexte inclusif. Des technologies au service des élèves dyslexiques du second degré, de Vanessa Bacquelé, publié aux éditions de l’INSHEA en coédition avec Champ Social est disponible.Cet ouvrage propose de mettre en lumière l’usage des aides technologiques par des élèves présentant des troubles du langage écrit scolarisés dans des établissements du second degré. C’est à partir de trois démarches conjuguées que sont dévoilés les leviers et les obstacles à un usage effectif et efficace du numérique en classe et les conditions qui le sous-tendent. Une revue des connaissances déclinée par le prisme des approches médicale, pédagogique, didactique et technologique, permet de contextualiser l’usage du numérique dans des perspectives compensatoires. Le recours à une démarche expérimentale teste les bénéfices des aides technologiques dans des activités de lecture et d’écriture. Enfin, une démarche qualitative inscrite au cœur des témoignages des élèves concernés et des différents acteurs qui les soutiennent (parents, enseignants, ergothérapeutes, enseignants référents) donne à voir et à comprendre la mise en œuvre d’un projet de compensation gageant l’appropriation, l’acceptation et l’utilisation d’une aide technologique en contexte inclusif.Docteure en sciences de l’éducation, Vanessa Bacquelé intervient depuis 2017 dans la Maîtrise en enseignement spécialisé à l’Université de Genève et dans le Master Référent handicap à l’Université Lumière Lyon 2. Après plusieurs années d’enseignement en classes spécialisées et de participation à la formation continue des enseignants, elle consacre désormais ses travaux aux pratiques d’enseignement inclusives dans différents contextes de scolarisation et à la question de l’usage des aides technologiques par les élèves à besoins éducatifs particuliers.

Présentation du dossier du numéro 85 : «Vers une société inclusive : diversités de formations et de pratiques innovantes»Comment dépasser une conception minimaliste de l’éducation inclusive, celle de l’accueil des enfants handicapés ? En explorant, par la recherche, en quoi elle suppose tout autant d’anticiper des fragilités que de lever des barrières, afin que soient donnés à chaque élève, dans un environnement scolaire accessible à tous, les moyens de réussir et de trouver ainsi sa place légitime à l’école, puis dans la société. Quelles transformations de pratiques sont nécessaires, quels territoires professionnels sont désormais à partager ?À ces questions, on tente ici de répondre.

Nos cerveaux resteront-ils humains ?Catherine VidalEd Le pommier 2019Introduction.................................................................9Observer le cerveau vivant à travers la boite cranienne grace à l'IRM"Informer un large public sur les innovations technologiques réellement bénéfiques pour "réparer" les humains et sur celles qui visent à transformer les individus et menacent leur liberté d'agir et de penser"La plasticité cérébrale :au cœur du cerveau humain.......................................13Petit cerveau deviendra grand................................14"A tous les âges de la vie, la plasticité du cerveau permet de changer d'habitudes, d'acquérir de nouveaux talents, de choisir différents itinérairesde vie."Les traces de l’apprentissagependant l’enfance....................................................19La plasticité du cerveau à l’âge adulte...................23La plasticité cérébrale pour réparer le cerveau......26De la vision au toucherDes hémisphères interchangeablesL'énigme des relations entre la structure et le fonctionnement du cerveauLes mécanismes cellulairesde la plasticité cérébrale..........................................33La plasticité des synapses"accroissement de l'épaisseur du cortex cérébral sous l'effet de l'apprentissage" : augmentation des connexions entre les neurones, multiplication des cellules gliales (cellules nouricières qui entourent les neurones ) prolifération des micro-vaisseaux sanguinsCellules gliales et apprentissage50% des cellules du cerveau , elles constituent la myéline qui accèlere la transmission de l'influx nerveux. Substance blanche du tissu nerveauxLa découverte de la «neurogenèse»......................36Capacité du cerveau humain à fabriquer de nouveaux neurones après la naissance. intensification des fibres nerveuses issues des neurones et des connexions pour former des réseaux. Réorganisation des réseaux neuronaux au gré des apprentissages et des interactions avec l'environnement.Quel cerveau demain pour les humains?..................41Passer de l'homme réparé à l'homme augmenté !Les neurotechnologies.............................................42Interfaces cerveau-machine neuroprothèses : commandes directes du cerveau à la prothèse ou à l'ordinateurNeurofeedback en cours d'expérimentation pour l'autisme, la dépression, l'insomnie, les troubles de l'attention, l'hyperactivitéLes implants pour l'audition et la visionImplants cochléairesRétine artificielleLa stimulation cérébrale profondePour améliorer les tremblements et la rigidité du corps des malades atteitns de Parkinson ...Expérimentation pour épilepsie, anorexie mentale, TOC, troubles moteurs (dystonie) dépression, addictions, maladi d'Alzeimer.La stimulation magnétique transcranienne (SMT)Amélioration des troubles de l'humeur , dépression sévère, schizophrénie, déficits cognitifs dans la maladie d'AlzeimerRecherche en neurosciences cognitives : bloquer ou stimuler temporairement l'activité de régions précises du cerveau et observer les conséquences sur le plan cognitif et émotionnel.Augmentation des performances dans certaines tâches cognitives : exemple : stimulation de la région préfrontale du cortex cérébral facilite la fluence verbale, la mémoire de travail, l'attention sélective et la flexibilité cognitive ... et ce jusqu'à une semaine après la stimulation.Stimulation électrique transcrânienne directe par courant continu (SETD)En cours d'évaluation dans le traitement de troubles psychiatriques, maladies neurodégénératives, dépression, troubles du contrôle moteur, du langage, sevrage tabagique ...;Effets à long terme ?Le transhumanisme : mythes et réalité..................50Courant de pensée né en Califormie dans les années 1970 conjugué avec la cyberculture de la Silicon Valley des années 80-90 qui a donné naissance au programme de recherche NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives)Raymond Kurzweil (théoricien du transhumanisme, directeur de l'ingéniérie chez Google) dit en 2016 "Nous utiliserons des nanorobots intercérébraux branchés sur nos neurones pour nous connecter à Internet vers 2035 (...) on pourra transférer notre mémoireetnotre conscience dans des microprocesseurs dès 2045."Elon Must (Tesla et Space X) crée la starup Neuralink pour "nous fusionner efficacement d'une manière symbolique avec l'IA ... en utilisant un lacet neuronal"Facebook et son programme de développeme,t d'une neuroprothèse capable d'utiliser les ondes cérébrales produites par la pensée pour se connecter directementaux ordinateurs et à Internet.Association mondiale transhumaniste "Humanity+"Super-intelligence : comment s’y prendre.............54Cryogéniser son cerveau ?Doper le cerveau grâce aux neurostimulationsIntelligences humaine et artificielle :quelles différences?.................................................58"c'est à partir de "cette symphonie cérébrale" qu'émergent la pensée, la conscience, les émotions, l'imagination..."100 milliards de neurones, 100 milliards de cellules gliales interconnectés en réseaux complexes. Chacun est reliée en moyenne à 50 milles autres. Environ 1 millions de milliards de points de contact. Des infomations à la fois électriques et chimiques, des interactions provenant de la combinaison entre les différences de potentiel de l'influx nerveux et les molécules de neurotransmetteurs ...composent cette symphonie cérébrale.Des microprocesseurs en matière inerte, des puces electroniques ..dont les variations d'états énergétiques varient de 0 à 1 pour faire passer , ou pas, une tension électrique. "Neurones artificiels" qui traduisent en impulsions électriques les instructions des algorithmes. Certains algorithmes peuvent évoluer dans le temps en fonction des données qui leur sont founries : le machine learning à la base de l'Intelligence artificielle ... capacié suprahumaine de stockage et de traitement statistique des données numériques.Humain Brain Project (2013 – 1 milliards d'€/an sur 10 ans) n'a pu en 2015 modéliser que 2 mm3 (30 000 neurones et 40 millions se synapses du cortex cérébral du rat.Les adeptes du transhumaniste sont dans leur vaste majorité des ingénieurs, des informaticiens et non des chercheurs en biologie ou en neurosciences. ... la préservation de la biodiversité ou de l'équilibre écologique de la planète ne sont pas leurs préoccupations majeures.Et nous dans tout ça?................................................63Qui va décider :les algorithmes ou les humains?...........................63Dans les domaines médicaux, judiciaires, ... Des choix ou des décisions dictés par les statistiquesUne humanité augmentée :pour qui?Pourquoi?.............................................67Marché lucratif du dopage intellectuelAliènation des personnesConclusion générale.....................................................71Reflexion éthique indispensable et urgenteCNILVigilance éthique : "les progrès technologiques des dispositifs de stimulations cérébrales sont porteurs d'immenses promesses thérapeutiques , mais ils sont aussi porteurs de réelles menaces pour l'intégrité des personnes. Il est dès lors essentiel d'encadrer les developpement de ces techniques , de disposer de moyens pour les évaluer et de veiller à ce qu'elles respectent les droits humains et les libertés fondamentales."CNNE (comité consultatif national d'éthique)Enjeu éthique impératif : information du grand public sur la réalité des discours sur les technologies de manipulation du cerveau portés par les médias et certaines experts en transhumanisme.Glossaire.......................................................................75Bibliographie et webographie.......................................81

Notes de DL:La fabrique du crétin digitalLes dangers des écrans pour nos enfantsMichel DESMURGETSeuil 2019Avant-proposPrologue : Qui Croire ? L’« enfant mutant» des années propagandistes Les voix de la discorde La stratégie du doute«Rien n’est plus difficile pour un non spécialiste, aussi rigoureux soit-il de distinguer l’honnête homme du tartufe inféodé.» Allusion au doc. «Appel à une vigilance raisonnées sur les technologies numériques» des 3 académies de médecine, des sciences, et des technologies qui n’ont fait appel … réflexion basée sur des faits et non sur des études!Science et opinion ne se valent pas Confondre opinion, bon sens et expertise Comment parler avec intelligence du réchauffement climatique si l’on ne sait rien des sciences du climat?Trop, c’est trop! Retranscription d’un échange avec un homme politique.Partie I -HOMO MEDIATICUS. La construction d’un mythe1 Contes et légendes Les fables deviennent faits,La légende urbaine: «suffisamment plausible pour être crue, basée principalement sur les ouï-dire et largement diffusée comme vraie» 1-1 « une génération différente »Pas de preuves convaincantes: « les digital natives sont un mythe de plein droit », « un mythe qui sert aux naïfs - A. Tricot in Le Monde 2018 https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/09/18/etre-un-digital-native-ne-rend-pas-meilleur-pour-prendre-des-notes_5356635_4401467.html»Des inaptitudes techniques surprenantes …Des intérêts politiques et commerciaux1-2 « un cerveau plus développé »Pas de supériorités fonctionnellesPlasticité cérébralePas de transfert vers la vraie vieEx: jeu «Super Mario»1-3 «Les écrans, c’est formidable!»L’exagération vraisemblable2 exemples sur dyslexie et jeux vidéoDes généralisations abusivesEn conclusion Les arrière-pensées du mythe des «digital natives»:Rassurer les parents en leur faisant croire que leurs rejetons sont de véritables génies du numérique et de la pensée complexeSoutenir sur le plan scolaire la prolifération forcenée du système au bénéfice de l’industrie du numérique.2: Paroles d’expertsAnalogie avec l’industrie du tabac: l’expert maisonQu’est-ce qu’un expert crédible?Quelqu’un qui connaît son domaine, qui maitrise la littérature scientifique disponible sur le sujetQui ne modifie pas son message, jusqu’à le tournebouler totalement en fonction des auditoires qui lui prêtent attention et des financeurs qui ont sponsorisés sa prestation Qui n’a pas de conflit d’intérêt ou qui annonce ouvertement ces derniers pour permettre au public de former son jugement en toute connaissance de cause.Les journalistes devraient avoir assez d’éthique et de rigueur professionnelle pour s’assurer que ces trois prérequis sont remplis.2-1 De l’art d’ignorer les conflits d’intérêtsDes informations occultées ou lacunairesMichel Stora sur divers médiasRapports gonflés des fournisseurs de produits numériques au monde scolaireDes «sages» pas si sagesLe CSA.Le refus de suppression de la publicité pour produits sucrés autour des émissions enfantines. …2-2 De l’art du verbiage creux et des réponses fumeusesDécrédibiliser les discours alarmistesLa langue de bois: l’art de la tournure fuyante et des emphases jouffluesSavoir manier l’ironieLe cinéma et l’industrie du tabac; James Bond et HeinekenMener des croisades imaginairesTous expertsSurtout ne jamais considérer les faits«S’il fallait en plus lire les travaux qu’on critique … où irait-on.»2-3 De l’art des opinions mouvantes Les experts médiatiques hyper-spécialistes qui citent des études, rédigent des rapports, sont affiliés à des comités consultatifs officiels.La télé perturbe le sommeil, oui ou non?J Bach dans « télé star » puis position diamétralement opposée dans « l’enfant et les écrans rapport de l’académie des sciences Des écrans pour les tout-petits, oui ou non ?Analyse de 1999 – Tisseron publie en 2002 un ouvrage dans lequel il encourage les parents à mettre leurs bébés devant la télévision : un chapitre : « Vive les bébés zappeurs ! » En 2002 changement total de cap. Puis de nouveau revirement en 2011Pas de télé avant 3 ans, mais pourquoi donc ?Les enfants ne deviennent la proie des annonceurs qu’à partir de 3 ans?Un système de classification trompeurLes conseils du CSA sur son site pour les programmes jeunesseLa tablette miracleEn 2010 Tisseron dit: «la tablette limite la relation au monde à ce que l’enfant en voit» puis 6 mois plus tard, «qu’elle développe l’intelligence sensorimotrice»Opportune segmentation entre écran interactif et écran passif2-4 De l’art de trier les cerises Parmi l’ensemble des études scientifiques je choisis celles qui sont favorables à ma thèse: comportement scientifique déloyalQuand l’Académie des sciences donne son « avis »Les jeux vidéos bénéfiques à l’attention en 2003 puis en 2012 par O. Rolot et en 2013 par l’Académie des sciences.Des joueurs plus créatifs ?Des joueurs mieux armés pour travailler en groupe ?Des joueurs plus attentifs et plus rapides ?Des joueurs dotés d’une meilleure concentration ?J. Conti , S. DeheaneQuid de l’addiction ?Le rapport de l’académie des sciences… n’a auditionné que 12 personnes2-5 De l’art de cultiver le doute en terre de consensus « C’est alors que survient l’iconoclaste. Véritable poisson volant des océans médiatiques, cet artiste du contre-pied possède généralement un titre académique et une solide maîtrise de son domaine » Il est question de Claude Allègre dans ce chapitreQuand savoir scientifique et discours médiatique divergent« la surexposition des jeunes enfants aux écrans est un enjeu majeur de santé publique – collectif de professionnels de santé dans « Le Monde » 2017.« Entre 1975 et 2000, plus le degré de certitude scientifique avait augmenté quant à l’effet toxique de la violence audiovisuelle sur le comportement, plus le discours médiatique était devenu mièvre et rassurant »Quand l’iconoclaste entre en scèneChristopher Ferguson VS Hannah RothsteinQuand la justice s’en mêle…au mépris de la science« Interdire la vente ou la location de jeux vidéo violents » est anticonstitutionnel » : arrêt de la Cour suprême américaine en 2011.En conclusion:« On continue à voir des (experts) psychiatres, psychologues, médecins, universitaires ou autres supposés spécialistes courir les plateaux sans jamais devoir expliciter leurs sujétions industrielles »« … au bout du compte les bons petits soldats du numérique continuent, sous couvert d’expertise, à remplir l’espace collectif de leur affligeante propagande »3 : Études boiteuses Un exemple : J. Bohannon et le chocolat qui fait maigrir – l’objectif de ce scientifique était produire une étude pourrie mais suffisamment racoleuse pour intéresser les médias et montrer combien il est facile de « convertir de la mauvaise science en gros titre » 3-1 « Les loisirs numériques n’affectent pas les performances scolaires »Tous les journaux scientifiques ne se valent pasSélection des textes publiésPropension de la communauté scientifique à citer les articles produits (facteur d’impact)Un buzz nationalUne méthodologie coupable3-2 « Jouer aux jeux vidéo améliore les résultats scolaires»Une belle histoire… qui ne tient pas deboutUne étude parmi d’autres ?Des données pas très fiables3-3 « Moins de crimes grâce aux jeux vidéo violents »«Dans le perpétuel combat mené par le mercantilisme contre le bien public, certains tripatouillages ont tellement été exploités qu’on aurait pu les croire à jamais éventés »Petit détour par la publicité télévisée sur les alimentsL’obésité chez les enfants : Ch. Albanel depuis chez Orange a dit : « on est plus surs des dégâts que (la suppression de la publicité) produirait pour l’économie des chaînes de télé, sans être sûrs des bénéfices sur la santé des enfants » - « l’obésité infantile n’a pas reculée là où la publicité destinée aux enfants a été interdite »Se méfier des corrélations simplistesUn outil de lobbysme3-4 « Pas de preuves de la dangerosité des écrans pour le développement des jeunes enfants»Une neutralité trompeuseLa tarte à la crème de la complexitéFaire dire à une étude l’inverse de ce qu’elle affirmeEn conclusion«Du présent chapitre, une chose principale est à retenir : en matière d’écrans, lorsque les médias décrivent une étude particulière, soyez toujours circonspect vis à vis des conclusions avancées, surtout si la mariée semble trop belle. Cela ne veut pas dire que toutes les productions médiatiques sont déficientes ou associées à des études boiteuses. Cela signifie juste qu’il existe suffisamment de mauvais comptes rendus et choix éditoriaux discutables pour commander, à priori, la plus grande prudence »Partie II HOMO NUMERICUS: La réalité d’une intelligence entravée et d’une santé menacée En préambuleUn progrès incontestable«Peu importe les bienfaits de surface, seule compte la réalité d’ensemble»« Quitter le brouillard des arguties stériles pour évaluer l’état du rapport bénéfices/coût »Approche illustrée par l’arrêt du tabac et le prise de poids.« Il n’est pas question de diaboliser, de condamner ou de rejeter LE numérique dans son ensemble, ce serait aussi idiot qu’injustifiable. La seule chose dont il est question, c’est d’apprécier l’impact de cette explosion digitale sur nos enfants et adolescents.»Des préjudices multiples et intriquésDiversité des domaines concernés: les outils numériques affectent les 4 piliers de notre identité: le cognitif, l’émotionnel, le social et le sanitaireComplexité des mécanismes d’action« Par voies dérobées, en cascade, avec délais et de manière synergique. »« L’influence des écrans sur la réussite scolaire, via les atteintes faites au sommeil en offre une excellente illustration » :Influences directes: mémorisation, facultés d’apprentissage et fonctionnement intellectuel diurne perturbésInfluences plus indirectes: affaiblissement du système immunitaire, maladie donc absence qui contribue à augmenter les difficultés scolairesInfluences avec retard: maturité cérébrale affectée qui a long terme restreint le potentiel individuel cognitif et donc mécaniquement le rendement scolaireInfluences en cascade: facteur d’obésité, l’obésité est associée à une diminution des performances scolaires en raison d’un absentéisme accru et du caractère destructeur des stéréotypes associés à cet état sanitaire.Multiplicité des influences: manque de sommeil en synergie avec le moindre temps passé sur les devoirs et effondrement des capacités langagières et attentionnellesInfluences dépassant le cadre des écrans: facteurs non numériques, d’ordre démographiques, sociaux et familiaux.En résumé, trois points essentiels sont ici à retenir:Ce n’est pas parce qu’une observation s’avère contre intuitive et/ou difficile à appréhender qu’elle doit être rejetée: certains leviers opèrent bien au-delà des évidences immédiates.Dire que les écrans ont un impact donné ne veut pas dire qu’ils sont les seuls à agir ou même que leur action s’avère la plus massive …L’impact des usages numériques sur les nouvelles générations ne peut apparaitre qu’à la lumière d’une vision intégrative et panoramique.4 - Des usages abusifs (trop) répandus A des fins récréatives Quoi? comprendre comment les écrans sont utilisés au quotidien Combien? durée de consommation des écrans et seuil de «l’excès» numérique Qui? l’usage des écrans est loin d’être homogène parmi les jeunes.4-1 Des estimations forcément approximatives Approche par méthodes d’interviews ou de sondages: sous-estimation, saisonnalité, origine géographique de l’échantillon observé, les usages parallèles. «Les études les mieux conduites ont permis d’obtenir des données qui, sans être irréprochables, ont peu de chances d’être absurdes. » Elles viennent essentiellement des États Unis. Pas de françaises … « ce n’est sans doute pas un hasard si l’on considère le coût élevé de ce genre d’investigation et le peu d’intérêt que semblent accorder, à cette question, nos agences de financement.» «En matière d’usages du numérique, l’exception française a vécu et les habitudes des petits Français, Australiens, Anglais ou Américains sont fortement similaires…»4-2Enfance : l’imprégnationLe pied à l’étrier: 0 à 1 anEn moyenne une cinquantaine de minutes par jour,10% du temps de veille, 15% du temps «libre» c’est à dire lorsqu’on a retiré les activités «contraintes» (manger, s’habiller, se laver ou changer de couche) temps «buissonniers»(observation active du monde, jeux spontanés, explorations motrices ou autres activités inopinées) seul ou accompagné, des échanges se mettent alors en place et sont différents de ceux des moments «contraints»Total en 24 mois : 600 heures85% du temps d’écran sans intervention langagière d’adulte.Télévision: 70% du temps d’écran29% des enfants ne sont jamais exposés34% le sont chaque jour … 90 minutes dans les milieux socio- culturels les moins favorisés37% entre ces deux extrêmes.Raisons invoquées :Faire tenir les gamins tranquilles dans les lieux publics (65%)Pendant les courses (70%)Lors des tâches ménagères (58%)Le premier palier : 2 à 8 ans2h 45 /jour entre 2 et 4 ans25% du temps de veille de l’enfantEn 12 mois: 1000 heures4-3 Préadolescence : l’amplification Entre 8 et 12 ans:4 h 40 : temps d’écrans journalier1/3 du temps de veille1700 h sur un anSaturation digitale :52% possèdent leur propre tablette42% ont une télé dans leur chambre22% une console de jeux vidéo24% un smartphone Par ordre de préférence: jouer aux jeux vidéo sur console, regarder la télé, regarder des vidéos en ligne, jouer sur supports mobiles et utiliser les réseaux sociaux … fabriquer des contenus graphiques, écrire pour alimenter un blog, produire des vidéos.4-4 Adolescence : la submersion 40% du temps normal de veille 2400 h sur un an« Ces données, après tout, datent du monde «d’avant» … avant que l’on comprenne qu’il est moins utile de faire ses devoirs que de jouer aux jeux vidéo pour se construire un cerveau et réussir à l’école »4-5 Environnement familial : des facteurs aggravants.P. 198 Limiter l’accès et donner l’exemple: pas d’écran dans les chambres Établir des règles : ça marche ! contrainte et responsabilisationRéorienter les activités : 20 minutes passées à ne rien faire sont plus fatigantes que 20 minutes passées à réaliser une tâche complexe de manipulation des nombres4-6 Quelles limites à l’usage des écrans ? Addict ou pas, trop c’est trop!Principe général = L’addiction aux écrans caractérise un usage compulsif portant préjudice au fonctionnement quotidien, notamment dans les domaines sociaux et professionnelsL’importance de l’âgePas d’écran avant (au moins) 6 ans !Aucune autre phase de l’existence ne concentre une telle densité de transformations.Besoin d’humain : de mots, de sourires, de câlins ..Il n’y a que des avantages à préserver les jeunes enfants de ces outils prédateurs … la barre de l’excès …commence à la première minute.Au-delà de 6 ans, moins d’une heure par jour.En conclusion :Temps stratosphérique et continuellement croissant consacré aux activités numériques récréativesComportements et tendances n’ont rien d’inéluctable: poser des règles d’usages claires, minimiser les sollicitations ambiantes, expliquer et justifierles règles et les dispositions.Pas d’écrans récréatifs avant 7 ans, au-delà de 6 ans pas plus de 60 minutes quotidiennes5 – Réussite scolaire : attention, danger ! La réussite scolaire dit beaucoup du fonctionnement intellectuel, social et émotionnel de l’enfant.5-1 Écrans domestiques et résultats scolaires ne font pas bon ménage. Un large et ancien consensus sur la télévision Aucun doute, non plus, pour les jeux vidéo Des notes en berne avec le smartphone : « graal des suceurs de cerveau, ultime cheval de Trois de notre décérébration» Et à la fin, c’est toujours l’usage abêtissant qui gagne.5-2 Le monde merveilleux du numérique à l’école. 1913 : « les livres seront bientôt obsolètes à l’école » / potentialités pédagogiques du cinéma. Thomas Edison 1930 : « la radio est censée « amener le monde à l’intérieur de la classe pour rendre universellement disponibles les services des meilleurs enseignants » 1960: c’est au tour de la télévision «devenir possible de multiplier les meilleurs enseignants, c’est à dire de sélectionner le meilleur de tous les professeurs et d’offrir aux élèves les bénéfices d’une instruction supérieure»De quoi parle-t-on ? 2011: Les TICE «une réponse adaptée aux enjeux de l’éducation du XXIème siècle …» « Plus nous abandonnons à la machine une part importante de nos activités cognitives et moins nos neurones trouvent matière à se structurer, s’organiser et se câbler» Des résultats pour le moins décevants«Les pays qui ont le moins investi dans l’introduction des ordinateurs à l’école ont progressé plus vite, en moyenne, que les pays ayant investi davantage. Les résultats sont identiques pour la lecture, les mathématiques et les sciences» rapport OCDE – PISA 2015« La technologie peut permettre d’optimiser un enseignement d’excellente qualité, mais elle ne pourra jamais, aussi avancée soit-elle, pallier un enseignement de piètre qualité » OCDE 2015http://www.oecd.org/fr/education/scolaire/Connectes-pour-apprendre-les-eleves-et-les-nouvelles-technologies-principaux-resultats.pdfAvant tout, une source de distractionLes élèves qui utilisent l’ordinateur (ou smartphone) pendant les cours pour prendre des notes, se connectent à d’autres applications distractives … et donc ont des résultats inférieurs aux tests de fin de coursUne logique plus économique que pédagogique« En substituant, de manière plus ou moins partielle, le numérique à l’humain il est possible, à terme, d’envisager une belle réduction des coûts d’enseignement. Bien sûr, la démarche s’accompagne d’un raz de marée marketing visant à persuader les parents et plus largement la société civile dans son ensemble que la numérisation, à marche forcée du système scolaire, non seulement ne constitue pas un renoncement éducatif, mais représente un formidable progrès pédagogique. …. Avec la massification de l’enseignement, trouver des professeurs qualifiés se révèle de plus en plus compliqué, surtout si l’on considère les questions de rémunération » articles du Monde(2017) et des Échos (2018)Des classes sans profs?«Les MOOC, permettent de passer de l’école qui enseigne à l’école où on apprend.» Argumentation contre cette affirmation de Davindenkoff.Taux d’abandon des MOOC : + de 90 à 95%Internet ou l’illusion des savoirs disponiblesProblème de la logique des moteurs de recherche qui n’est pas la validité scientifique.« Ce qui est vrai pour la machine, l’est aussi, hélas pour le sujet naïf, au sens où il ne peut y avoir de compréhension factuelle, d’esprit critique, d’aptitude à la hiérarchisation des données ou de pouvoir de synthèse sans maîtrise disciplinaire aiguë »«Un enseignant qualifié est de loin préférable car c’est justement la fonction du «professeur» que d’ordonner et de hiérarchiser son champ de connaissances pour le rendre accessible à l’élève.»En conclusion :Les utilisations ludiques défavorables l’emportent très rapidement sur les usages éducatifs formateurs.Plus les états investissent dans les TICE plus les performances des élèves baissent. Plus les élèves passent du temps avec ces technologies et plus les notes baissent. L’actuel mouvement de numérisation du système scolaire relève bien plus d’une logique économique que pédagogique. Un ordinateur ne peut pas apprendre à « penser », il ne peut pas non plus sourire, accompagner, guider, consoler, encourager, stimuler, rassurer, émouvoir ou faire preuve d’empathie. 6 Développement : l’intelligence, première victime.6-1 Des interactions humaines mutilées Un humain «en vidéo» ou «en vrai» ce n’est pas la même chose Neurones miroirs Phénomène du «déficit vidéo» ex: les MOOC Plus d’écrans, c’est moins d’échanges et de partagesDégradations des relationsPoids du «climat familial» sur le développement social, émotionnel et cognitif de l’enfant.6-2 Un langage amputéUne dégradation stupéfiante Dégradation de l’orthographe Augmentation des du langage et de la parole !Réécriture simplifiée des ouvrages de jeunesse.L’enfant a besoin qu’on lui parle! Chez un enfant de 18 mois : une ½ h supplémentaire passée devant un écran multiplie par 2,5 la probabilité d’observer des retards de langage. Effets identiques à l’intoxication au plomb!La triste chimère des «programmes éducatifs» Le cerveau est moins attentif aux stimuli vidéo qu’aux incarnations humainesL’écran ne vérifie jamais l’ancrage visuel de l’apprenantL’interaction humaine est irrévocablement nécessaire aux apprentissages langagiers initiaux.Au-delà des âges précoces, sans lecture, point de salut… Les mots rares, sont plus utilisés dans les livres que dans les programmes de télévision ou les conversations ordinaires entre adulte.6-3 Une attention saccagée Des preuves accablantes Les écrans récréatifs ont, dans leur globalité, un profond impact délétère sur les capacités de concentration. Des sujets de 5ans dont la consommation numérique est supérieure à 2 heures quotidiennes ont, par rapport à ceux qui ne dépassent pas 30 minutes, 6 fois plus de risque de présenter des troubles de l’attention.Apprendre à disperser l’attentionLorsque le cerveau ne dort pas assez et/ou pas assez bien, il ne peut se concentrer efficacement sur ses tâches quotidiennes.Plus les consommations numériques sont importantes, plus la qualité et la durée du sommeil sont altérées.La consommation matinale altère particulièrement les capacités de concentration et, par suite, la performance intellectuelle.Difficulté à résister à l’appel du portable : peur de louper quelque chose. Puissance compulsionnelle de nos outils mobiles.Le seul fait d’avoir un portable (même inerte) à portée de main suscite une captation suffisante de l’attention pour perturber la performance intellectuelle, le fonctionnement cognitif et la concentration. Même si on décide d’ignorer la perturbation, le mal est fait. Il faut reconstruire le flux réflexif, retrouver les éléments constitutifs et les réassembler pour revenir à l’état originel d’avant l’interruption. Le temps et l’énergie dépensées affectent la fiabilité et la productivité cognitives.Faire plusieurs choses à la fois « Jeune ou vieux, moderne ou ancien, le cerveau humain est parfaitement incapable de faire deux choses à la fois sans perdre en précision, justesse et productivité » Le multitasking altère la mise en mémoire des opérations réalisées.La prise de notes à la main impose un effort de synthèse et de reformulation très favorable au processus de mémorisation. Inscrire l’inattention au cœur de cerveau Dopamine Les comportements de multitasking associés aux incessantes sollicitations du monde numérique ancrent l’inattention et l’impulsivité cognitives au cœur non seulement de nos habitudes comportementales mais aussi de notre fonctionnement cérébralAugmentation des diagnostics de TDAH et des prescriptions médicamenteuses associées.En conclusion Les écrans sapent trois piliers essentiels du développement de l’enfant:Les interactions humaines: l’écran est une fournaise quand l’humain est une forge.Le langage : les écrans altèrent le volume et la qualité des échanges verbaux précoces et entravent l’entrée dans le monde de l’écrit.La concentration : indispensable pour mobiliser la pensée sur un but.7 Santé : une agression silencieuse.7-1 Un sommeil brutalement mis à mal Pendant que nous dormons le cerveau travaille Réparation du corps Tris et rangement des souvenirs Stabilisation des apprentissages Stimulation de la croissance Combat contre les infections et les maladies Santé, émotions, cognition: le sommeil contrôle toutManque de sommeil: augmentation du risque de dépression et des pensées suicidairesMoins de 6 h /jour: risque d’obésité triplé, faim stimulée vers des aliments obésigènes, dépense énergétique diurne diminuéePetits dormeurs (entre 8h30 et 9h de sommeil/nuit à 10 ans), 2,7 fois plus de risques de retards de langage.Tableau des impacts du manque de sommeil sur l’individuCognitionPrise de décisions notamment dans le cadre de tâches complexesAttentionMémorisationMaturation cérébrale et développement cognitifCréativité (résolution de problèmes complexes)Résultats scolairesProductivité au travailÉmotionDésordres émotionnels (dépression, suicide, anxiété, etc…)Impulsivité, hyperactivité, troubles du comportementAgressivitéSantéObésitéDiabète de type 2Risque cardio-métabolique (hypertension, diabète, infarctus, etc…)Réponse immunitaireIntégrité cellulaire (en particulier, correction des dommages infligés à l’ADN par l’activité cellulaire)MortalitéAccidents de la route et du travailRisque de démenceDormir moins et moins bien par la faute des écransChez 30 à 90% des enfants et adolescents le temps de sommeil est très inférieurs au minima recommandéDette de sommeil en forte augmentation depuis 20 ans due à la consommation massive du numérique.Tous les paramètres du sommeil sont touchés dans leur qualité (nuits fractionnées, difficultés d’endormissement, parasomnies ) ou dans leur quantité.7-2 Une sédentarité dévastatriceRester assis dégrade la santéLa position assise engendre, au niveau musculaire, des troubles métaboliques importantsNe pas bouger menace le développementBaisse des capacités cardio-vasculaires des enfants depuis 40 ans. Performance et endurance moindresAugmentation des AVC chez les jeunes adultes.Un adolescent de 18 ans affiche aujourd’hui le même niveau d’activités physiques qu’un sénior de 60 ans.7-3 L’influence des contenus numériquesLa mémoire: une machine à créer des liensLa mémoire est une véritable intelligence organisatrice, capable de connecter entre eux nos différents savoirs.Matraquage publicitaire qui connecte marque et qualité (ex : coca/ pepsi ; Mac Do / neutre) –Les stéréotypes.On est parfois victime de ses propres a prioriPouvoir des processus inconscients de « co-activations mnésiques)Les vendeurs de mortLe tabagisme (80000 morts /an en France)Le monde numérique des enfants et des adolescents est saturé d’images imprégnées de tabagisme. Les fumeurs sont présentés sous un jour incroyablement favorable.Recrutement de nouveaux usagers et processus de cessation rendu plus difficile.L’alcoolisme (50 000 morts /an en France)Au sein des espaces numériques, l’usage alcoolique est omniprésent et décrit sous un jour abusivement favorable.Abaissement de l’âge de la première initiation et augmentation du volume des consommations chroniques.L’obésité :Due au manque de sommeil et peu d’activités physiquesPas de restriction pour les publicités alimentaires7-4 Le poids inquiétants des normes`Une image altérée du corpsSentiment d’insatisfaction : souffrances psychiques (dépression, mésestime de soi...) et troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie …)Une sexualité plus débridéeFacilitation du passage à l’acte et délaissement des conduites protectricesUne violence facilitée «Composante inéluctable de la vie des enfants»qui stimule pensées, ressentis et comportements agressifsBaisse de l’empathieEn conclusion :Les écrans affectent le sommeilIls augmentent le degré de sédentarité tout en diminuant le niveau d’activité physique. Bouger a un impact majeur sur notre fonctionnement émotionnel et intellectuelLes contenus à risque (sexuels, tabagiques, alcoolique, alimentaires, violents…) saturent l’espace numérique. Ils sont prescripteurs de normesÉpilogueCe que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais dans l’histoire de l’humanité une expérience de décérébration n’a été conduite à si grande échelle.Que retenir ?En matière d’usages du numérique l’information manque de rigueur et de fiabilitéLa consommation numérique récréative des jeunes générations est extravagante et hors de contrôle, elle est chronophage et réduit les activités essentielles au développement: sommeil, lecture, échanges intrafamiliaux, devoirs, pratiques sportives et artistiques …Cette dévorante frénésie numérique nuit gravement à l’épanouissement intellectuel, émotionnel et sanitaire de nos enfants … les écrans sont un désastre.Notre cerveau n’est pas adapté à la furie numérique qui le frappe, il a besoin, pour se construire de tempérance sensorielle et de présence humaine. L’enfance et l’adolescence sont les grandes périodes de plasticité cérébrales. Ce qui a été gâché est à jamais perdu.Les partisans d’une numérisation à marche forcée du système scolaire doivent en prendre conscience. Que faire ? Ne pas se résigner : aucune étude n’indique à ce jour que la privation d’écrans à usage récréatif conduise à l’isolement social ou à quelque trouble émotionnel que ce soit.Redonner ses droits à l’action éducative.Mettre en place des règles précises de consommation :Avant 6 ans: pas d’écransAprès 6 ans: 30 à 60 minutes /jour quel que soit le supportPas dans la chambrePas de contenus inadaptésPas le matin avant l’écolePas le soir avant de dormirUne chose à la foisMoins d’écrans, c’est plus de vieRéorganiser l’écologie familiale.Parler, échanger, dormir, faire du sport, jouer d’un instrument de musique, dessiner, peindre, chanter, prendre des cours de théâtre… lire.Une lueur d’espoir ?Le scepticisme s’organise: le réel est têtu et le désastre commence à se voir (problème d’attention, de langage, d’impulsivité, de mémoire, d’agressivité, de sommeil, de réussite scolaire…). Une salutaire prise de conscience semble se dessiner.

Notes de DL:La fabrique du crétin digitalLes dangers des écrans pour nos enfantsMichel DESMURGETSeuil 2019Avant-proposPrologue : Qui Croire ? L’« enfant mutant» des années propagandistes Les voix de la discorde La stratégie du doute«Rien n’est plus difficile pour un non spécialiste, aussi rigoureux soit-il de distinguer l’honnête homme du tartufe inféodé.» Allusion au doc. «Appel à une vigilance raisonnées sur les technologies numériques» des 3 académies de médecine, des sciences, et des technologies qui n’ont fait appel … réflexion basée sur des faits et non sur des études!Science et opinion ne se valent pas Confondre opinion, bon sens et expertise Comment parler avec intelligence du réchauffement climatique si l’on ne sait rien des sciences du climat?Trop, c’est trop! Retranscription d’un échange avec un homme politique.Partie I -HOMO MEDIATICUS. La construction d’un mythe1 Contes et légendes Les fables deviennent faits,La légende urbaine: «suffisamment plausible pour être crue, basée principalement sur les ouï-dire et largement diffusée comme vraie» 1-1 « une génération différente »Pas de preuves convaincantes: « les digital natives sont un mythe de plein droit », « un mythe qui sert aux naïfs - A. Tricot in Le Monde 2018 https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/09/18/etre-un-digital-native-ne-rend-pas-meilleur-pour-prendre-des-notes_5356635_4401467.html»Des inaptitudes techniques surprenantes …Des intérêts politiques et commerciaux1-2 « un cerveau plus développé »Pas de supériorités fonctionnellesPlasticité cérébralePas de transfert vers la vraie vieEx: jeu «Super Mario»1-3 «Les écrans, c’est formidable!»L’exagération vraisemblable2 exemples sur dyslexie et jeux vidéoDes généralisations abusivesEn conclusion Les arrière-pensées du mythe des «digital natives»:Rassurer les parents en leur faisant croire que leurs rejetons sont de véritables génies du numérique et de la pensée complexeSoutenir sur le plan scolaire la prolifération forcenée du système au bénéfice de l’industrie du numérique.2: Paroles d’expertsAnalogie avec l’industrie du tabac: l’expert maisonQu’est-ce qu’un expert crédible?Quelqu’un qui connaît son domaine, qui maitrise la littérature scientifique disponible sur le sujetQui ne modifie pas son message, jusqu’à le tournebouler totalement en fonction des auditoires qui lui prêtent attention et des financeurs qui ont sponsorisés sa prestation Qui n’a pas de conflit d’intérêt ou qui annonce ouvertement ces derniers pour permettre au public de former son jugement en toute connaissance de cause.Les journalistes devraient avoir assez d’éthique et de rigueur professionnelle pour s’assurer que ces trois prérequis sont remplis.2-1 De l’art d’ignorer les conflits d’intérêtsDes informations occultées ou lacunairesMichel Stora sur divers médiasRapports gonflés des fournisseurs de produits numériques au monde scolaireDes «sages» pas si sagesLe CSA.Le refus de suppression de la publicité pour produits sucrés autour des émissions enfantines. …2-2 De l’art du verbiage creux et des réponses fumeusesDécrédibiliser les discours alarmistesLa langue de bois: l’art de la tournure fuyante et des emphases jouffluesSavoir manier l’ironieLe cinéma et l’industrie du tabac; James Bond et HeinekenMener des croisades imaginairesTous expertsSurtout ne jamais considérer les faits«S’il fallait en plus lire les travaux qu’on critique … où irait-on.»2-3 De l’art des opinions mouvantes Les experts médiatiques hyper-spécialistes qui citent des études, rédigent des rapports, sont affiliés à des comités consultatifs officiels.La télé perturbe le sommeil, oui ou non?J Bach dans « télé star » puis position diamétralement opposée dans « l’enfant et les écrans rapport de l’académie des sciences Des écrans pour les tout-petits, oui ou non ?Analyse de 1999 – Tisseron publie en 2002 un ouvrage dans lequel il encourage les parents à mettre leurs bébés devant la télévision : un chapitre : « Vive les bébés zappeurs ! » En 2002 changement total de cap. Puis de nouveau revirement en 2011Pas de télé avant 3 ans, mais pourquoi donc ?Les enfants ne deviennent la proie des annonceurs qu’à partir de 3 ans?Un système de classification trompeurLes conseils du CSA sur son site pour les programmes jeunesseLa tablette miracleEn 2010 Tisseron dit: «la tablette limite la relation au monde à ce que l’enfant en voit» puis 6 mois plus tard, «qu’elle développe l’intelligence sensorimotrice»Opportune segmentation entre écran interactif et écran passif2-4 De l’art de trier les cerises Parmi l’ensemble des études scientifiques je choisis celles qui sont favorables à ma thèse: comportement scientifique déloyalQuand l’Académie des sciences donne son « avis »Les jeux vidéos bénéfiques à l’attention en 2003 puis en 2012 par O. Rolot et en 2013 par l’Académie des sciences.Des joueurs plus créatifs ?Des joueurs mieux armés pour travailler en groupe ?Des joueurs plus attentifs et plus rapides ?Des joueurs dotés d’une meilleure concentration ?J. Conti , S. DeheaneQuid de l’addiction ?Le rapport de l’académie des sciences… n’a auditionné que 12 personnes2-5 De l’art de cultiver le doute en terre de consensus « C’est alors que survient l’iconoclaste. Véritable poisson volant des océans médiatiques, cet artiste du contre-pied possède généralement un titre académique et une solide maîtrise de son domaine » Il est question de Claude Allègre dans ce chapitreQuand savoir scientifique et discours médiatique divergent« la surexposition des jeunes enfants aux écrans est un enjeu majeur de santé publique – collectif de professionnels de santé dans « Le Monde » 2017.« Entre 1975 et 2000, plus le degré de certitude scientifique avait augmenté quant à l’effet toxique de la violence audiovisuelle sur le comportement, plus le discours médiatique était devenu mièvre et rassurant »Quand l’iconoclaste entre en scèneChristopher Ferguson VS Hannah RothsteinQuand la justice s’en mêle…au mépris de la science« Interdire la vente ou la location de jeux vidéo violents » est anticonstitutionnel » : arrêt de la Cour suprême américaine en 2011.En conclusion:« On continue à voir des (experts) psychiatres, psychologues, médecins, universitaires ou autres supposés spécialistes courir les plateaux sans jamais devoir expliciter leurs sujétions industrielles »« … au bout du compte les bons petits soldats du numérique continuent, sous couvert d’expertise, à remplir l’espace collectif de leur affligeante propagande »3 : Études boiteuses Un exemple : J. Bohannon et le chocolat qui fait maigrir – l’objectif de ce scientifique était produire une étude pourrie mais suffisamment racoleuse pour intéresser les médias et montrer combien il est facile de « convertir de la mauvaise science en gros titre » 3-1 « Les loisirs numériques n’affectent pas les performances scolaires »Tous les journaux scientifiques ne se valent pasSélection des textes publiésPropension de la communauté scientifique à citer les articles produits (facteur d’impact)Un buzz nationalUne méthodologie coupable3-2 « Jouer aux jeux vidéo améliore les résultats scolaires»Une belle histoire… qui ne tient pas deboutUne étude parmi d’autres ?Des données pas très fiables3-3 « Moins de crimes grâce aux jeux vidéo violents »«Dans le perpétuel combat mené par le mercantilisme contre le bien public, certains tripatouillages ont tellement été exploités qu’on aurait pu les croire à jamais éventés »Petit détour par la publicité télévisée sur les alimentsL’obésité chez les enfants : Ch. Albanel depuis chez Orange a dit : « on est plus surs des dégâts que (la suppression de la publicité) produirait pour l’économie des chaînes de télé, sans être sûrs des bénéfices sur la santé des enfants » - « l’obésité infantile n’a pas reculée là où la publicité destinée aux enfants a été interdite »Se méfier des corrélations simplistesUn outil de lobbysme3-4 « Pas de preuves de la dangerosité des écrans pour le développement des jeunes enfants»Une neutralité trompeuseLa tarte à la crème de la complexitéFaire dire à une étude l’inverse de ce qu’elle affirmeEn conclusion«Du présent chapitre, une chose principale est à retenir : en matière d’écrans, lorsque les médias décrivent une étude particulière, soyez toujours circonspect vis à vis des conclusions avancées, surtout si la mariée semble trop belle. Cela ne veut pas dire que toutes les productions médiatiques sont déficientes ou associées à des études boiteuses. Cela signifie juste qu’il existe suffisamment de mauvais comptes rendus et choix éditoriaux discutables pour commander, à priori, la plus grande prudence »Partie II HOMO NUMERICUS: La réalité d’une intelligence entravée et d’une santé menacée En préambuleUn progrès incontestable«Peu importe les bienfaits de surface, seule compte la réalité d’ensemble»« Quitter le brouillard des arguties stériles pour évaluer l’état du rapport bénéfices/coût »Approche illustrée par l’arrêt du tabac et le prise de poids.« Il n’est pas question de diaboliser, de condamner ou de rejeter LE numérique dans son ensemble, ce serait aussi idiot qu’injustifiable. La seule chose dont il est question, c’est d’apprécier l’impact de cette explosion digitale sur nos enfants et adolescents.»Des préjudices multiples et intriquésDiversité des domaines concernés: les outils numériques affectent les 4 piliers de notre identité: le cognitif, l’émotionnel, le social et le sanitaireComplexité des mécanismes d’action« Par voies dérobées, en cascade, avec délais et de manière synergique. »« L’influence des écrans sur la réussite scolaire, via les atteintes faites au sommeil en offre une excellente illustration » :Influences directes: mémorisation, facultés d’apprentissage et fonctionnement intellectuel diurne perturbésInfluences plus indirectes: affaiblissement du système immunitaire, maladie donc absence qui contribue à augmenter les difficultés scolairesInfluences avec retard: maturité cérébrale affectée qui a long terme restreint le potentiel individuel cognitif et donc mécaniquement le rendement scolaireInfluences en cascade: facteur d’obésité, l’obésité est associée à une diminution des performances scolaires en raison d’un absentéisme accru et du caractère destructeur des stéréotypes associés à cet état sanitaire.Multiplicité des influences: manque de sommeil en synergie avec le moindre temps passé sur les devoirs et effondrement des capacités langagières et attentionnellesInfluences dépassant le cadre des écrans: facteurs non numériques, d’ordre démographiques, sociaux et familiaux.En résumé, trois points essentiels sont ici à retenir:Ce n’est pas parce qu’une observation s’avère contre intuitive et/ou difficile à appréhender qu’elle doit être rejetée: certains leviers opèrent bien au-delà des évidences immédiates.Dire que les écrans ont un impact donné ne veut pas dire qu’ils sont les seuls à agir ou même que leur action s’avère la plus massive …L’impact des usages numériques sur les nouvelles générations ne peut apparaitre qu’à la lumière d’une vision intégrative et panoramique.4 - Des usages abusifs (trop) répandus A des fins récréatives Quoi? comprendre comment les écrans sont utilisés au quotidien Combien? durée de consommation des écrans et seuil de «l’excès» numérique Qui? l’usage des écrans est loin d’être homogène parmi les jeunes.4-1 Des estimations forcément approximatives Approche par méthodes d’interviews ou de sondages: sous-estimation, saisonnalité, origine géographique de l’échantillon observé, les usages parallèles. «Les études les mieux conduites ont permis d’obtenir des données qui, sans être irréprochables, ont peu de chances d’être absurdes. » Elles viennent essentiellement des États Unis. Pas de françaises … « ce n’est sans doute pas un hasard si l’on considère le coût élevé de ce genre d’investigation et le peu d’intérêt que semblent accorder, à cette question, nos agences de financement.» «En matière d’usages du numérique, l’exception française a vécu et les habitudes des petits Français, Australiens, Anglais ou Américains sont fortement similaires…»4-2Enfance : l’imprégnationLe pied à l’étrier: 0 à 1 anEn moyenne une cinquantaine de minutes par jour,10% du temps de veille, 15% du temps «libre» c’est à dire lorsqu’on a retiré les activités «contraintes» (manger, s’habiller, se laver ou changer de couche) temps «buissonniers»(observation active du monde, jeux spontanés, explorations motrices ou autres activités inopinées) seul ou accompagné, des échanges se mettent alors en place et sont différents de ceux des moments «contraints»Total en 24 mois : 600 heures85% du temps d’écran sans intervention langagière d’adulte.Télévision: 70% du temps d’écran29% des enfants ne sont jamais exposés34% le sont chaque jour … 90 minutes dans les milieux socio- culturels les moins favorisés37% entre ces deux extrêmes.Raisons invoquées :Faire tenir les gamins tranquilles dans les lieux publics (65%)Pendant les courses (70%)Lors des tâches ménagères (58%)Le premier palier : 2 à 8 ans2h 45 /jour entre 2 et 4 ans25% du temps de veille de l’enfantEn 12 mois: 1000 heures4-3 Préadolescence : l’amplification Entre 8 et 12 ans:4 h 40 : temps d’écrans journalier1/3 du temps de veille1700 h sur un anSaturation digitale :52% possèdent leur propre tablette42% ont une télé dans leur chambre22% une console de jeux vidéo24% un smartphone Par ordre de préférence: jouer aux jeux vidéo sur console, regarder la télé, regarder des vidéos en ligne, jouer sur supports mobiles et utiliser les réseaux sociaux … fabriquer des contenus graphiques, écrire pour alimenter un blog, produire des vidéos.4-4 Adolescence : la submersion 40% du temps normal de veille 2400 h sur un an« Ces données, après tout, datent du monde «d’avant» … avant que l’on comprenne qu’il est moins utile de faire ses devoirs que de jouer aux jeux vidéo pour se construire un cerveau et réussir à l’école »4-5 Environnement familial : des facteurs aggravants.P. 198 Limiter l’accès et donner l’exemple: pas d’écran dans les chambres Établir des règles : ça marche ! contrainte et responsabilisationRéorienter les activités : 20 minutes passées à ne rien faire sont plus fatigantes que 20 minutes passées à réaliser une tâche complexe de manipulation des nombres4-6 Quelles limites à l’usage des écrans ? Addict ou pas, trop c’est trop!Principe général = L’addiction aux écrans caractérise un usage compulsif portant préjudice au fonctionnement quotidien, notamment dans les domaines sociaux et professionnelsL’importance de l’âgePas d’écran avant (au moins) 6 ans !Aucune autre phase de l’existence ne concentre une telle densité de transformations.Besoin d’humain : de mots, de sourires, de câlins ..Il n’y a que des avantages à préserver les jeunes enfants de ces outils prédateurs … la barre de l’excès …commence à la première minute.Au-delà de 6 ans, moins d’une heure par jour.En conclusion :Temps stratosphérique et continuellement croissant consacré aux activités numériques récréativesComportements et tendances n’ont rien d’inéluctable: poser des règles d’usages claires, minimiser les sollicitations ambiantes, expliquer et justifierles règles et les dispositions.Pas d’écrans récréatifs avant 7 ans, au-delà de 6 ans pas plus de 60 minutes quotidiennes5 – Réussite scolaire : attention, danger ! La réussite scolaire dit beaucoup du fonctionnement intellectuel, social et émotionnel de l’enfant.5-1 Écrans domestiques et résultats scolaires ne font pas bon ménage. Un large et ancien consensus sur la télévision Aucun doute, non plus, pour les jeux vidéo Des notes en berne avec le smartphone : « graal des suceurs de cerveau, ultime cheval de Trois de notre décérébration» Et à la fin, c’est toujours l’usage abêtissant qui gagne.5-2 Le monde merveilleux du numérique à l’école. 1913 : « les livres seront bientôt obsolètes à l’école » / potentialités pédagogiques du cinéma. Thomas Edison 1930 : « la radio est censée « amener le monde à l’intérieur de la classe pour rendre universellement disponibles les services des meilleurs enseignants » 1960: c’est au tour de la télévision «devenir possible de multiplier les meilleurs enseignants, c’est à dire de sélectionner le meilleur de tous les professeurs et d’offrir aux élèves les bénéfices d’une instruction supérieure»De quoi parle-t-on ? 2011: Les TICE «une réponse adaptée aux enjeux de l’éducation du XXIème siècle …» « Plus nous abandonnons à la machine une part importante de nos activités cognitives et moins nos neurones trouvent matière à se structurer, s’organiser et se câbler» Des résultats pour le moins décevants«Les pays qui ont le moins investi dans l’introduction des ordinateurs à l’école ont progressé plus vite, en moyenne, que les pays ayant investi davantage. Les résultats sont identiques pour la lecture, les mathématiques et les sciences» rapport OCDE – PISA 2015« La technologie peut permettre d’optimiser un enseignement d’excellente qualité, mais elle ne pourra jamais, aussi avancée soit-elle, pallier un enseignement de piètre qualité » OCDE 2015http://www.oecd.org/fr/education/scolaire/Connectes-pour-apprendre-les-eleves-et-les-nouvelles-technologies-principaux-resultats.pdfAvant tout, une source de distractionLes élèves qui utilisent l’ordinateur (ou smartphone) pendant les cours pour prendre des notes, se connectent à d’autres applications distractives … et donc ont des résultats inférieurs aux tests de fin de coursUne logique plus économique que pédagogique« En substituant, de manière plus ou moins partielle, le numérique à l’humain il est possible, à terme, d’envisager une belle réduction des coûts d’enseignement. Bien sûr, la démarche s’accompagne d’un raz de marée marketing visant à persuader les parents et plus largement la société civile dans son ensemble que la numérisation, à marche forcée du système scolaire, non seulement ne constitue pas un renoncement éducatif, mais représente un formidable progrès pédagogique. …. Avec la massification de l’enseignement, trouver des professeurs qualifiés se révèle de plus en plus compliqué, surtout si l’on considère les questions de rémunération » articles du Monde(2017) et des Échos (2018)Des classes sans profs?«Les MOOC, permettent de passer de l’école qui enseigne à l’école où on apprend.» Argumentation contre cette affirmation de Davindenkoff.Taux d’abandon des MOOC : + de 90 à 95%Internet ou l’illusion des savoirs disponiblesProblème de la logique des moteurs de recherche qui n’est pas la validité scientifique.« Ce qui est vrai pour la machine, l’est aussi, hélas pour le sujet naïf, au sens où il ne peut y avoir de compréhension factuelle, d’esprit critique, d’aptitude à la hiérarchisation des données ou de pouvoir de synthèse sans maîtrise disciplinaire aiguë »«Un enseignant qualifié est de loin préférable car c’est justement la fonction du «professeur» que d’ordonner et de hiérarchiser son champ de connaissances pour le rendre accessible à l’élève.»En conclusion :Les utilisations ludiques défavorables l’emportent très rapidement sur les usages éducatifs formateurs.Plus les états investissent dans les TICE plus les performances des élèves baissent. Plus les élèves passent du temps avec ces technologies et plus les notes baissent. L’actuel mouvement de numérisation du système scolaire relève bien plus d’une logique économique que pédagogique. Un ordinateur ne peut pas apprendre à « penser », il ne peut pas non plus sourire, accompagner, guider, consoler, encourager, stimuler, rassurer, émouvoir ou faire preuve d’empathie. 6 Développement : l’intelligence, première victime.6-1 Des interactions humaines mutilées Un humain «en vidéo» ou «en vrai» ce n’est pas la même chose Neurones miroirs Phénomène du «déficit vidéo» ex: les MOOC Plus d’écrans, c’est moins d’échanges et de partagesDégradations des relationsPoids du «climat familial» sur le développement social, émotionnel et cognitif de l’enfant.6-2 Un langage amputéUne dégradation stupéfiante Dégradation de l’orthographe Augmentation des du langage et de la parole !Réécriture simplifiée des ouvrages de jeunesse.L’enfant a besoin qu’on lui parle! Chez un enfant de 18 mois : une ½ h supplémentaire passée devant un écran multiplie par 2,5 la probabilité d’observer des retards de langage. Effets identiques à l’intoxication au plomb!La triste chimère des «programmes éducatifs» Le cerveau est moins attentif aux stimuli vidéo qu’aux incarnations humainesL’écran ne vérifie jamais l’ancrage visuel de l’apprenantL’interaction humaine est irrévocablement nécessaire aux apprentissages langagiers initiaux.Au-delà des âges précoces, sans lecture, point de salut… Les mots rares, sont plus utilisés dans les livres que dans les programmes de télévision ou les conversations ordinaires entre adulte.6-3 Une attention saccagée Des preuves accablantes Les écrans récréatifs ont, dans leur globalité, un profond impact délétère sur les capacités de concentration. Des sujets de 5ans dont la consommation numérique est supérieure à 2 heures quotidiennes ont, par rapport à ceux qui ne dépassent pas 30 minutes, 6 fois plus de risque de présenter des troubles de l’attention.Apprendre à disperser l’attentionLorsque le cerveau ne dort pas assez et/ou pas assez bien, il ne peut se concentrer efficacement sur ses tâches quotidiennes.Plus les consommations numériques sont importantes, plus la qualité et la durée du sommeil sont altérées.La consommation matinale altère particulièrement les capacités de concentration et, par suite, la performance intellectuelle.Difficulté à résister à l’appel du portable : peur de louper quelque chose. Puissance compulsionnelle de nos outils mobiles.Le seul fait d’avoir un portable (même inerte) à portée de main suscite une captation suffisante de l’attention pour perturber la performance intellectuelle, le fonctionnement cognitif et la concentration. Même si on décide d’ignorer la perturbation, le mal est fait. Il faut reconstruire le flux réflexif, retrouver les éléments constitutifs et les réassembler pour revenir à l’état originel d’avant l’interruption. Le temps et l’énergie dépensées affectent la fiabilité et la productivité cognitives.Faire plusieurs choses à la fois « Jeune ou vieux, moderne ou ancien, le cerveau humain est parfaitement incapable de faire deux choses à la fois sans perdre en précision, justesse et productivité » Le multitasking altère la mise en mémoire des opérations réalisées.La prise de notes à la main impose un effort de synthèse et de reformulation très favorable au processus de mémorisation. Inscrire l’inattention au cœur de cerveau Dopamine Les comportements de multitasking associés aux incessantes sollicitations du monde numérique ancrent l’inattention et l’impulsivité cognitives au cœur non seulement de nos habitudes comportementales mais aussi de notre fonctionnement cérébralAugmentation des diagnostics de TDAH et des prescriptions médicamenteuses associées.En conclusion Les écrans sapent trois piliers essentiels du développement de l’enfant:Les interactions humaines: l’écran est une fournaise quand l’humain est une forge.Le langage : les écrans altèrent le volume et la qualité des échanges verbaux précoces et entravent l’entrée dans le monde de l’écrit.La concentration : indispensable pour mobiliser la pensée sur un but.7 Santé : une agression silencieuse.7-1 Un sommeil brutalement mis à mal Pendant que nous dormons le cerveau travaille Réparation du corps Tris et rangement des souvenirs Stabilisation des apprentissages Stimulation de la croissance Combat contre les infections et les maladies Santé, émotions, cognition: le sommeil contrôle toutManque de sommeil: augmentation du risque de dépression et des pensées suicidairesMoins de 6 h /jour: risque d’obésité triplé, faim stimulée vers des aliments obésigènes, dépense énergétique diurne diminuéePetits dormeurs (entre 8h30 et 9h de sommeil/nuit à 10 ans), 2,7 fois plus de risques de retards de langage.Tableau des impacts du manque de sommeil sur l’individuCognitionPrise de décisions notamment dans le cadre de tâches complexesAttentionMémorisationMaturation cérébrale et développement cognitifCréativité (résolution de problèmes complexes)Résultats scolairesProductivité au travailÉmotionDésordres émotionnels (dépression, suicide, anxiété, etc…)Impulsivité, hyperactivité, troubles du comportementAgressivitéSantéObésitéDiabète de type 2Risque cardio-métabolique (hypertension, diabète, infarctus, etc…)Réponse immunitaireIntégrité cellulaire (en particulier, correction des dommages infligés à l’ADN par l’activité cellulaire)MortalitéAccidents de la route et du travailRisque de démenceDormir moins et moins bien par la faute des écransChez 30 à 90% des enfants et adolescents le temps de sommeil est très inférieurs au minima recommandéDette de sommeil en forte augmentation depuis 20 ans due à la consommation massive du numérique.Tous les paramètres du sommeil sont touchés dans leur qualité (nuits fractionnées, difficultés d’endormissement, parasomnies ) ou dans leur quantité.7-2 Une sédentarité dévastatriceRester assis dégrade la santéLa position assise engendre, au niveau musculaire, des troubles métaboliques importantsNe pas bouger menace le développementBaisse des capacités cardio-vasculaires des enfants depuis 40 ans. Performance et endurance moindresAugmentation des AVC chez les jeunes adultes.Un adolescent de 18 ans affiche aujourd’hui le même niveau d’activités physiques qu’un sénior de 60 ans.7-3 L’influence des contenus numériquesLa mémoire: une machine à créer des liensLa mémoire est une véritable intelligence organisatrice, capable de connecter entre eux nos différents savoirs.Matraquage publicitaire qui connecte marque et qualité (ex : coca/ pepsi ; Mac Do / neutre) –Les stéréotypes.On est parfois victime de ses propres a prioriPouvoir des processus inconscients de « co-activations mnésiques)Les vendeurs de mortLe tabagisme (80000 morts /an en France)Le monde numérique des enfants et des adolescents est saturé d’images imprégnées de tabagisme. Les fumeurs sont présentés sous un jour incroyablement favorable.Recrutement de nouveaux usagers et processus de cessation rendu plus difficile.L’alcoolisme (50 000 morts /an en France)Au sein des espaces numériques, l’usage alcoolique est omniprésent et décrit sous un jour abusivement favorable.Abaissement de l’âge de la première initiation et augmentation du volume des consommations chroniques.L’obésité :Due au manque de sommeil et peu d’activités physiquesPas de restriction pour les publicités alimentaires7-4 Le poids inquiétants des normes`Une image altérée du corpsSentiment d’insatisfaction : souffrances psychiques (dépression, mésestime de soi...) et troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie …)Une sexualité plus débridéeFacilitation du passage à l’acte et délaissement des conduites protectricesUne violence facilitée «Composante inéluctable de la vie des enfants»qui stimule pensées, ressentis et comportements agressifsBaisse de l’empathieEn conclusion :Les écrans affectent le sommeilIls augmentent le degré de sédentarité tout en diminuant le niveau d’activité physique. Bouger a un impact majeur sur notre fonctionnement émotionnel et intellectuelLes contenus à risque (sexuels, tabagiques, alcoolique, alimentaires, violents…) saturent l’espace numérique. Ils sont prescripteurs de normesÉpilogueCe que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais dans l’histoire de l’humanité une expérience de décérébration n’a été conduite à si grande échelle.Que retenir ?En matière d’usages du numérique l’information manque de rigueur et de fiabilitéLa consommation numérique récréative des jeunes générations est extravagante et hors de contrôle, elle est chronophage et réduit les activités essentielles au développement: sommeil, lecture, échanges intrafamiliaux, devoirs, pratiques sportives et artistiques …Cette dévorante frénésie numérique nuit gravement à l’épanouissement intellectuel, émotionnel et sanitaire de nos enfants … les écrans sont un désastre.Notre cerveau n’est pas adapté à la furie numérique qui le frappe, il a besoin, pour se construire de tempérance sensorielle et de présence humaine. L’enfance et l’adolescence sont les grandes périodes de plasticité cérébrales. Ce qui a été gâché est à jamais perdu.Les partisans d’une numérisation à marche forcée du système scolaire doivent en prendre conscience. Que faire ? Ne pas se résigner : aucune étude n’indique à ce jour que la privation d’écrans à usage récréatif conduise à l’isolement social ou à quelque trouble émotionnel que ce soit.Redonner ses droits à l’action éducative.Mettre en place des règles précises de consommation :Avant 6 ans: pas d’écransAprès 6 ans: 30 à 60 minutes /jour quel que soit le supportPas dans la chambrePas de contenus inadaptésPas le matin avant l’écolePas le soir avant de dormirUne chose à la foisMoins d’écrans, c’est plus de vieRéorganiser l’écologie familiale.Parler, échanger, dormir, faire du sport, jouer d’un instrument de musique, dessiner, peindre, chanter, prendre des cours de théâtre… lire.Une lueur d’espoir ?Le scepticisme s’organise : le réel est têtu et le désastre commence à se voir (problème d’attention, de langage, d’impulsivité, de mémoire, d’agressivité, de sommeil, de réussite scolaire…). Une salutaire prise de conscience semble se dessiner.