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Engager les élèves dans les activités en classe : apprendre, mémoriser, coopérer

Jeudi 3 octobreREP Louis AragonMABLY

RÉFÉRENCE : Les enfants empêchés de penserEn novembre 2013, le psychopédagogue Serge Boimare était l’invité des assises de l’éducation prioritaire de l’Académie de Lyon pour une conférence sur l’échec scolaire. « Plus j’avance dans ce métier et plus je suis persuadé que ces enfants ont envie de savoir, qu’ils souhaitent accéder à la connaissance et qu’ils sont prêts à faire beaucoup pour y arriver, excepté une chose, excepté d’apprendre. Savoir, oui ; apprendre et penser, non."

1. Des enfants arrivent à l’école sans avoir été préparés à utiliser leurs capacités réflexives (initiation insuffisante à la frustration, manque d’interaction langagière et pas de préparation à l’autonomie)2. La machine à apprendre est déréglée, les élèves ont du mal à reconnaître leurs insuffisances, à être patient face au travail demandé. Ils n’acceptent pas les règles, l'effort que requiert l’apprentissage. 3. Face à cette difficulté d’apprentissage sévère, l’école peine à trouver les remèdes. Plus les années passent et plus les écarts avec les autres se creusent. La difficulté sévère se transforme en échec scolaire et en marginalisation.

TEMPS 1 : Comprendre comment fonctionne le cerveau pour engager les élèves dans les apprentissages - Le processus d'apprentissage- Le fonctionnement de la mémoireOBJECTIF : Bâtir un ou des outils interdegrés pour mieux acccompagner les élèves du REP dans les démarches d'apprentissages

Expliciter les démarches d'apprentissages : une attente en Édu Prioritaire

Pour commencer, ça veut dire quoi apprendre ?

Le travail de l'élève repose sur une activité(mémoriser, calculer, mettre en relation, rédiger, …) qui doit faire sens pour qu'il puisse dire :JesaisJe sais faireJe sais être

Apprentissage scolaire ≠ Apprentissage de la vie courantePasser duquestionnement naïfau questionnement instruitdonnée > information > connaissance > compétenceLe passage du réussir au comprendre ne va pas de soi, c'est un processus à construire.L'élève doit comprendre pourquoi il fait cette activité et comment il doit s'y prendre pour agir

Les quatre phases de l'apprentissagedu psychologue américain Abraham Maslow (1908-1970) connu dans la psychologie du travail pour ses études sur la motivation.

Pour aller vers l'autonomie, l'élève connaît des émotions différentes.

Le circuit de la récompense fonctionne= Je me questionne, je trouve la réponse ou on me la donne, je suis fier/satisfait= dopamine / ocytocine hormones du plaisir

Étape désagréable car si on bloque- peur d'apprendre avec stratégie d'évitement- résignation apprisemais se questionner suscitecuriosité et désir d'apprendre.- S'il y a blocage après le temps de recherche, ne pas continuer à faire chercher les élèves, donner la réponse ou des outils pour en sortir.

L'instruction directe fonctionne pour 1/3 des élèves.Et pour les autres ?Quand l'information qui arrive ne répond pas aux questions qu'ils se posent, les élèves n'apprennent pas.

Un outil pour les élèves de cycle 3

Les 4 piliers de l'apprentissage

1. L'attention

2. L'engagementactif

3. Le retour sur erreur

4. La consolidation

Le président du conseil scientifique de l'Education nationale, Stanislas Dehaene publie "Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines." (Odile Jacob, septembre 2018)

Engager l'élève à faire des hypothèses et à les mettre à l'épreuve

Canaliser at captiver l'attentionCréer des matériaux attrayants sans distraire l'élève de la tâche

Graduer la difficultéEspacer les temps d'apprentissages

Passer d'un traitement lent, conscient, avec effort, à un fonctionnement rapide, inconscient, automatique.

Conflit de loyauté : si je travaille bien à l'école, vais-je trahir mes parents ?

"Pour certains enfants, les cultures familiale et scolaire sont si différentes qu'elles peuvent conduire à un dilemme : l'enfant a l'impression de trahir les siens s'il s'approprie le savoir de l'école."NOTRE MISSION : dénouer ce conflit de loyauté pour que les parents, premiers éducateurs de l'enfant, puissent parler à égale dignité avec les enseignants. voir "la triple autorisation" de Jean-Yves Rochexpsychologue et professeur de sciences de l’éducation- que le jeune s’autorise à devenir autre que ses parents- que ses parents l’autorisent en retour, symboliquement, à ce qu’il ne soit pas tenu de reproduire leur histoire- que le jeune reconnaisse la légitimité de l’histoire et des pratiques de ses parents dont il veut s’émanciper.

Le paradoxe de la demande d'aide

Les élèves les + en difficulté sont les - pertinents dans la demande d'aideinhibition sociale : l'aide me fait paraître comme incompétent sur-demande : je demande de l'aide avant même d'avoir cherché = "Je comprends rien !"Une proposition : les problèmes résolusdonner un problème de maths résolu, une rédaction finie, une peinture terminée pour que l'élève en difficulté étudie comment on en arrive làutile pour les élèves en difficulté mais il faut laisser les bons élèves faire seuls !

Je travaille = Je réussisPas si simple…L'élève réussit parce qu'il est bien organisé et efficace dans son travail. Mais cette compétence à l'autonomie dans le travail est rarement abordée dans le cadre des apprentissages.

"automatiser les tâches""plus ils avancent dans leur scolarité, plus ils se débrouillent seuls à effectuer les devoirs"

Renforcer le sens des apprentissagesArriver à ce que l'élève trouve un sens aux apprentissages en travaillant pour lui plutôt qu'en travaillant pour l'institution en accomplissant mécaniquement des tâches scolaires.L'enseignant doit faire un effort d'explicitation pour identifier les enjeux de l'apprentissage (pourquoi je colorie ? pourquoi je coche ? pourquoi je surligne ?)Se poser la question : le travail que je donne est-il vraiment utile aux apprentissages ?Plus il y a d'acteurs dans l'accompagnement de l'élève (famille, éducation populaire, cours particuliers), plus le risque de "brouillage" est grand.CONSTAT = Il faut offrir aux élèves un temps de mobilisation et de manipulation des connaissances à l'école pour les outiller.

Penser l'activité pour éviter ou lever les malentendus cognitifs

Apprendre à apprendre : le fonctionnement de la mémoire• La mémoire est au centre des activités d’apprentissage• Elle est vulnérable (sensibilité au stress, fatigue, aux effets de l’âge…)• Néanmoins, connaître son fonctionnement, ses limites, et des stratégies d’amélioration, permettrait d’optimiser nos performances

Comment améliorer la mémorisation ?• Favoriser l’encodage• Renforcer le stockage • Bien choisir le mode de récupération

Favoriser l’encodage : l’enrichissement multisensorielOUTIL : La pyramide d'apprentissage d'Edgar Dale

La mémoire est meilleure quand on traite l'informaion soi-même et que l'on produit un résumé / un exposé EFFET DE GÉNÉRATION

Changer de langage pour lever les malentendusSTRATÉGIE : Mimer les mots en associant une imageenveloppe femme

Changer de langage pour lever les malentendusSTRATÉGIE : Faire dessiner ou coller pour associer le mot de vocabulaire à l'imageex : les chars d'assaut en Grèce antique-> anachronisme -> travail sur le repérage historique

Favoriser l’encodage : Soigner les consignes et faire apparaître une tâche après l'autreUne consigne est explicite si elle est- permanente - claire- brève - avec des verbes d'action bien choisis- bien découpée pour éviter les doubles tâches et les doubles consignesExemple : Apprendre à poser une multiplication avec des tables non automatisées sature la mémoire de travail avec la mise en action de deux procédures

OUTIL : une fiche à destination des élèves et des familles "Quelques idées sur le cerveau et les apprentissages" par Christine Galopeau de Almeida1. Comment le cerveau fonctionne t-il ?2. Avec quels moyens vais-je pouvoir apprendre en classe et à la maison ?3. Quelles sont les conditions nécessaires ?

TEMPS 1 : Comprendre comment fonctionne le cerveau pour engager les élèves dans les apprentissages Quelques pistes - Tester le nourrissage culturel de Serge Boimare- Tester la fiche "Apprendre, ça déstabilise !"- Tester les problèmes résolus- Faire plus de feed-back (rétroaction) - quiz/flash card- Avoir en tête la pyramide d'apprentissage d'Edgar Dale- Se demander : les devoirs que je donne sont-ils utiles aux apprentissages ?- Tester une fiche Comment le cerveau fonctionne t-il ?

Favoriser l’engagement personnel des élèves dans les apprentissages

3 besoins psychologiques déterminants pour la motivation de l’élève(d’après Edward Deci et Richard Rayan)

TEMPS 2 : Organiser la coopération entre élèves- Pourquoi coopérer à l'école ?- Comment faire ?OBJECTIF : Bâtir un ou des outils interdegrés pour acccompagner les élèves du REP dans la démarche coopérative

Postulats de départ - Tout, en classe, est situation de résolution de problème pour l’élève. - Comprendre que pour résoudre le problème plusieurs chemins sont possibles. - Comprendre que celui qui réussit met en œuvre des habiletés cognitives ignorées de celui qui échoue ou peine à réussir. - Accepter l’idée que savoir raisonner, ce n’est pas inné, cela s’apprend. -> quels sont les plus-values du travail en groupe dans le processus d' apprentissage ? -> quelles stratégies avoir pour que le travail en groupe fonctionne ?

Qu’est-ce que la métacognition ?La métacognition est la représentation que l’élève a des connaissances qu’il possède et de la façon dont il peut les construire et les utiliser.Un des meilleurs prédicateurs de la réussite scolaire est justement la capacité de l’élève à réfléchir sur ses connaissances et à comprendre les raisonnements qu’il engage pour utiliser et construire de nouvelles connaissances. Il faut donc rendre les élèves conscients des stratégies d’apprentissages qu’ils mettent en œuvre pour apprendre et comprendre le monde.La métacognition est indissociable de connaissance de soi et de confiance en soi.

La coopération à l'école : un levier pour améliorer le climat scolaire

Le travail en groupesRéférenceSylvain Connac

Temps individuel

Temps collectif

RÉFÉRENCE sur le travail en groupesAndré Tricot, professeur à l'ESPÉ et chercheur au laboratoire Travail et cognition de Toulouse, s'est demandé si les élèves apprennaient vraiment mieux en groupe.

"Globalement, travailler en groupe peut à la fois augmenter l'exigence de la tâche et l'engagement des élèves.Les tâches pour lesquelles le travail en groupe peut fonctionner sont celles où il est nécessaire, celles qui ne peuvent être réalisées seul.e.La nécessité du travail en groupe peut venir de la nature même de la tâche (qui implique plusieurs rôles distincts), de la complexité de la tâche (nombreuses tâches à réaliser et à coordonner) et enfin de la difficulté de la tâche (très éloignée des connaissances actuelles des élèves)."

OUTILLa charte de l'aide

OUTILS : Les affiches et fiches de la classe coopérative d'Alexandre Balet pour réguler et expliciter le travail de chacunRÈGLES AIDERETRE AIDÉRESPONSABILITÉS

TEMPS 2 : Organiser la coopération entre élèvesQuelques pistes - Tester les fiches de Sylvain Connac - Tester ou créer des fiches "Règles du travail en groupe" / "Celui qui aide" / "Celui qui est aidé / Les responsabilités en classe- Penser des scénarios pédagogiques où le travail en groupe est utile aux élèves pour résoudre le problème proposé

Engager les élèves dans les activités en classe : apprendre, mémoriser, coopérer

Jeudi 7 févrierREP Louis AragonMABLY

Objectifs de la J2

Vivre une situation pédagogique en classe mutuelle et en tirer quelques constatsConnaître des activités pour faire collaborer/coopérer Penser un scénario pédagogique avec une activité collaborative / coopérative sur le thème égalité filles-garçons

Vivre une situation de pédagogie collaborative en prenant part à la fresque du climat 1. Collaborez pour comprendre les causes et effets du changement climatique (25')2. Un groupe présente son travail (5')3. Au tableau, notez 3 gains, 3 freins et 1 question qui apparaissent suite à ce temps collaboratif (10')

Constituez 4 groupes avec…- des personnes ressources dont des collègues de Sciences et d'HG car vous enseignez le dévelopement durable et le changement climatique !- des collègues de différentes disciplines ou niveaux

Pour une exploitation pédagogique de la fresque du climat en classeDeux articles Une séquence en 6ème Un retour d'expériences en photos

Être au clair sur coopération & collaboration

COOPÉRER, COLLABORER,des caractéristiques identiques : quoi ? l'action de participer à l'élaboration d'une œuvre communepour quoi faire ? un but commun et partagécomment ? en groupeCOOPÉRER, COLLABORER,la différenceCoopérer = diviser le travail, chacun est responsable d'une partieCollaborer = ne pas diviser le travail, tout le monde fait la même chose

source : Remodeler sa salle de classe et sa pédagogie, Vincent Faillet, CANOPÉ Éditions, 2019 / p 25

source : Remodeler sa salle de classe et sa pédagogie, Vincent Faillet, CANOPÉ Éditions, 2019 / p29

Interview de Vincent Faillet, professeur agrégé et doctorant en sciences de l’éducation (CANOPÉ 2019)

Être au clair sur monitorat ≠ tutorat

Le monitorat est un dispositif dans lequel le moniteur remplace le maître. Il a pour charge d'instruire.Le tutorat est un dispositif dans lequel le tuteur délivre une aide. Cela n'exige pas à l'élève d’être expert, il suffit d’être volontaire. Tous deux possèdent néanmoins des caractéristiques identiques : la condition d’enfant et le statut d’élève

La nécessité d'outiller les élèves-moniteurs

Une mission exigeante, souvent nouvelle Un changement de posture de l'élève nouant une relation d'un autre ordre avec ses camarades. Cela peut susciter jalousie, moquerie. Il faut désamorcer en amont.

Voir les postures élèves et enseignantes en classe mutuelle, qu'est-ce qui change ? 1. Visionnez une ou des vidéos au choix (3 collège / 1 lycée)2. Notez vos impressions ou vos questions sur les tableaux 3. Échangeons !

RESSOURCE VIDÉO CoopérationRÉFÉRENCESylvain CONNAC

RÉFÉRENCE sur le travail en groupesAndré Tricot, professeur à l'ESPÉ et chercheur au laboratoire Travail et cognition de Toulouse, s'est demandé si les élèves apprennaient vraiment mieux en groupe.

"Globalement, travailler en groupe peut à la fois augmenter l'exigence de la tâche et l'engagement des élèves.Les tâches pour lesquelles le travail en groupe peut fonctionner sont celles où il est nécessaire, celles qui ne peuvent être réalisées seul.e.La nécessité du travail en groupe peut venir de la nature même de la tâche (qui implique plusieurs rôles distincts), de la complexité de la tâche (nombreuses tâches à réaliser et à coordonner) et enfin de la difficulté de la tâche (très éloignée des connaissances actuelles des élèves)."

Reprendre un dispositifs coopératif ou collaboratif vu le matin pour imaginer une séance / séquence sur l’égalité fille-garçon 1. Choisir une activité2. Préparer une restitution pour expliquer son fonctionnement au reste du groupe 3. Exposer les activités et échanger autour des gains et des freins relatifs à la pédagogie collaborative / coopérative

Dans le cadre de la résidence du rappeur Piphpoh, un atelier d'écriture sur les relations filles-garçons mis en place au collège Waldeck-Rousseau de Firminy

5 activistes pour le climat qui ne s'appellent pas Greta

Hilda Flavia Nakabuye (Ouganda) et sa famille ont perdu toutes leurs récoltes à cause des conditions climatiques extrêmes. Elle s’estime chanceuse d’être encore en vie.Artemisa Xakriabá (Brésil)a 19 ans. Elle est membre du peuple Xakriabá dont les terres s’assèchent. Anuna De Wever (Belgique) ne mâche pas ses mots. À 18 ans ans, elle a déjà organisé plusieurs grèves scolaires pour le climat.Ridhima Pandey (Inde)Lorsque d’importantes inondations ont frappé sa ville natale de Haridwar, sur le Gange, Ridhima Pandey adresse une pétition au gouvernement :

D'autres idées pour traiter le thème de l'égalité filles-garçons

Le traitement médiatique de Greta ThunbergLe sort des filles en IndeFilles, garçons : égalité des chances ? Une expostion en 10 dossiers de CANOPE