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Un webdocumentaire réalisé avec les élèves de 3ème du collègeYvette Lundy, Aÿ-Champagne, année scolaire 2018-2019

D'Yvette à Georges : le fil de la Mémoire...

Pourquoi ce projet ?

Avant-propos

- Nous avons voulu établir un lien de Mémoire entre Yvette Lundy, son frère Georges et nous, collégiens d'aujourd'hui...- Ce travail rend hommage à Georges Lundy, Résistant déporté, mort au Kommando de Schörzingen en mars 1945.- Ce travail souligne également l'engagement de toute la famille Lundy au service des valeurs de la Résistance et de la République.

Le dessin de la page de titre a été réalisé par Zoé, élève de 3ème2

" La Résistance : on n'a même pas eu besoin d'en parler, on s'est compris tout de suite."

Yvette Lundy

Les plaquesLes monuments Le Struthof

Le témoignage des résistants déportés et la transmission de la MémoireLes lieux de Mémoire

ArrestationsLe parcours d'Yvette LundyDéportationsLe parcours de Georges Lundy

7 frères et soeurs engagés dans la RésistanceDifférentes actions de RésistanceLe réseau Possum

Une famille champenoise dans la Première Guerre mondialeLe temps de la reconstructionGeorges agriculteur, Yvette institutriceEt à nouveau la guerreEt l'exode

Schéma narratifMode d'emploi navigationChronologie générale de la Seconde Guerre mondialeChronologie familiale

RemerciementsIn memoriamBibliographieOnt contribué à ce webdocumentaire

Le temps de la Mémoire

Index

Le contexte familial

La Résistance

La Déportation

Schéma narratif du webdocumentaire

Contexte familial

La Résistance

Le temps de la Mémoire

La Déportation

Le Fil de l’araignée De Laurence Barbarot-Boisson selon le témoignage d’Yvette LundyEdition Border Line, 2012

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Mode d'emploi de la navigation

Chronologie générale de la Seconde Guerre mondiale

Chronologie familiale

Une famille dans la Première guerre mondiale1914-1919

Le temps de la reconstruction1919-1940

Georges, l'agriculteurYvette, l'institutrice1919-1940

Et à nouveau la guerre...1939-1940

Le choix de la Résistance1940-1944

L'épreuve de la Déportation1944-1945

Le temps de la Mémoire1945 à nos jours

Le contexte familial1914-1940

L'exodeJuin 1940

Les Lundy : une famille éprouvée par les deux guerres

Le contexte familial

- Une famille champenoise dans la Première Guerre mondiale

- Le temps de la reconstruction

- Georges l'agriculteur, Yvette l'institutrice

- Et à nouveau la guerre...

- ...et l'exode

De gauche à droite : Jules Lundy, le papa, Marguerite, Georges et Berthe.Au centre, la plus petite est Yvette !

Une famille champenoise dans la Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale éclate en septembre 1914. Le 14 novembre 1914, la famille Lundy est chassée de la ferme familiale de Beine car le village est situé près du front des batailles de Champagne. Ils se réfugient dans le village d'Oger (Marne), au sud d'Epernay. C'est là que naît Yvette le 22 avril 1916. Après l'armistice de 1918 et le retour du front de René (l'aîné de la fratrie), les Lundy décident de rentrer à Beine à l'automne 1919.

Jules et Valentine Lundy sont agriculteurs à Beine, un village de la Marne situé à l'est de Reims. Ils ont sept enfants: René, Lucien, Georges, André, Berthe, Marguerite et Yvette.

La famille Lundy en 1917

Texte écrit par les élèves de 3e2 et 3e3

Ecouter le récit d'Yvette Lundy extrait de son livre (Le fil de l'araignée) lu par des élèves de 3e3 :

De gauche à droite, Paulette, une cousine, Berthe, née en 1910, et Marguerite, née en 1912

Tobby

Jules Lundy

Lucien Lundy, né en 1901

Valentine Lundy née Maillard

George Félix Lundy est né le 19 juillet 1903 à Beine.Pendant la Première Guerre mondiale, Georges a seulement 11 ans, il n'est donc pas parti au combat, contrairement a son frère René. Leur village est tout près de la ligne de front. La guerre finit par chasser la famille de chez eux, à cause de l'avancée des troupes allemandes. Ils se réfugient à Oger.Une partie de l'adolescence de Georges est consacrée à aider sa famille exilée, avec chaque jour la crainte qu'une lettre arrive du front annonçant le décès de son frère René.En 1918, la guerre finie, Georges a 15 ans et rentre dans Beine complètement ravagé par les combats et les bombardements. Leur ferme familiale, où il est venu au monde, est entièrement en ruines.Texte écrit par les élèves de 3e2

René Lundy, né en 1897, est sous les drapeaux à l'époque de la photographie. Il a combattu l'année précédente à la bataille de Verdun

Listen to Yvette Lundy pendant la Première guerre mondiale byCollègeYL on hearthis.atListen to Oger byCollègeYL on hearthis.atYvette Lundy est née à Oger le 22 Avril 1916 au sein d'une famille déjà composée de six enfants.C'est la benjamine de la famille. Originaires de Beine (près de Reims), ses parents avaient quitté la ferme familiale en 1914 pour fuir l'avancée des troupes allemandes. C'est pourquoi elle naît dans ce petit village au sud d’Épernay.Yvette Lundy est née l'année de la bataille de Verdun, à laquelle son frère aîné René a participé. Malgré les angoisses de la guerre, elle affirmera plus tard dans ses mémoires avoir passé l'enfance d'une "fillette insouciante, heureuse, cajolée, protégée, entourée".Texte écrit par les élèves de 3e3

Georges Lundy, née en 1903

André Lundy, né en 1907

Yvette Lundy, née en 1916

Document réalisé par des élèves de 3e3

Document réalisé par des élèves de 3e3

Une famille champenoise dans la Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale éclate en septembre 1914. Le 14 novembre 1914, la famille Lundy est chassée de la ferme familiale de Beine car le village est situé près du front des batailles de Champagne. Ils se réfugient dans le village d'Oger (Marne), au sud d'Epernay. C'est là que naît Yvette le 22 avril 1916. Après l'armistice de 1918 et le retour du front de René (l'aîné de la fratrie), les Lundy décident de rentrer à Beine à l'automne 1919.

Jules et Valentine Lundy sont agriculteurs à Beine, un village de la Marne situé à l'est de Reims. Ils ont sept enfants: René, Lucien, Georges, André, Berthe, Marguerite et Yvette.

La famille Lundy en 1917

Texte écrit par les élèves de 3e2 et 3e3

Ecouter le récit d'Yvette Lundy extrait de son livre (Le fil de l'araignée) lu par des élèves de 3e3 :

De gauche à droite, Paulette, une cousine, Berthe, née en 1910, et Marguerite, née en 1912

Tobby

Jules Lundy

Lucien Lundy, né en 1901

Valentine Lundy née Maillard

George Félix Lundy est né le 19 juillet 1903 à Beine.Pendant la Première Guerre mondiale, Georges a seulement 11 ans, il n'est donc pas parti au combat, contrairement a son frère René. Leur village est tout près de la ligne de front. La guerre finit par chasser la famille de chez eux, à cause de l'avancée des troupes allemandes. Ils se réfugient à Oger.Une partie de l'adolescence de Georges est consacrée à aider sa famille exilée, avec chaque jour la crainte qu'une lettre arrive du front annonçant le décès de son frère René.En 1918, la guerre finie, Georges a 15 ans et rentre dans Beine complètement ravagé par les combats et les bombardements. Leur ferme familiale, où il est venu au monde, est entièrement en ruines.Texte écrit par les élèves de 3e2

René Lundy, né en 1897, est sous les drapeaux à l'époque de la photographie. Il a combattu l'année précédente à la bataille de Verdun

Listen to Yvette Lundy pendant la Première guerre mondiale byCollègeYL on hearthis.atListen to Oger byCollègeYL on hearthis.atYvette Lundy est née à Oger le 22 Avril 1916 au sein d'une famille déjà composée de six enfants.C'est la benjamine de la famille. Originaires de Beine (près de Reims), ses parents avaient quitté la ferme familiale en 1914 pour fuir l'avancée des troupes allemandes. C'est pourquoi elle naît dans ce petit village au sud d’Épernay.Yvette Lundy est née l'année de la bataille de Verdun, à laquelle son frère aîné René a participé. Malgré les angoisses de la guerre, elle affirmera plus tard dans ses mémoires avoir passé l'enfance d'une "fillette insouciante, heureuse, cajolée, protégée, entourée".Texte écrit par les élèves de 3e3

Georges Lundy, née en 1903

André Lundy, né en 1907

Yvette Lundy, née en 1916

Document réalisé par des élèves de 3e3

Document réalisé par des élèves de 3e3

Pour aller plus loin...

Beine-Nauroy : un village d'histoire et de mémoireFilm réalisé par Zoé et Victoria, 3e2, dans le cadre du Concours Ecole-médias 2019

Le temps de la reconstruction

Ils doivent emménager dans un baraquement de fortune où Yvette et Georges vivent avec leur grand-mère paternelle, leurs parents et toute la fratrie dans des conditions très difficiles. Leur mère, Valentine Lundy, profondément marquée par cette situation, tombe malade et s’éteint le 3 novembre 1919. Mais comme disait la grand-mère d’Yvette, "la vie continue".

Son père Jules participe activement à la reconstruction de la ferme et du village, entièrement détruits par les bombardements. Il devient président de la coopérative de reconstruction pour aider les autres à reconstruire leurs maisons détruites. Le village bénéficie des dons de Madame Huguet, une riche Chilienne. Les ouvriers étrangers (Croates, Serbes, ou Indochinois) qui viennent travailler dans les chantiers donnent une allure cosmopolite au village.

A gauche, Madame Huguet

D'après des textes écrits par les élèves de 3e2 et 3e3

Lorsque la famille rentre à Beine, ils retrouvent le village en ruine. Il ne reste rien de la ferme familiale.

Yvette Lundy vit une enfance heureuse au sein d'une famille aimante, qui lui transmet des valeurs de liberté, mais aussi une haine des Allemands en raison des souffrances qui les ont profondément marqués.

Georges l'agriculteur, Yvette l'institutrice

Etre un agriculteur dans les années 30/40

Etre une institutrice dans les années 30/40

Yvette Lundy fait sa formation d'institutrice au sein d'une Ecole Primaire supérieure (E. P. S), rue Libergier à Reims (c'est l'actuel Lycée Libergier).A quoi correspondait l'Enseignement Primaire supérieur ?Créé par la loi Guizot de 1833, cet ordre d'enseignement a existé jusque 1941.Il constituait, pour les meilleurs élèves souvent issus des classes populaires, une possibilité de prolonger leur scolarité obligatoire primaire et préparait en 3 ans au Brevet Supérieur. Il a été plus particulièrement investi par les filles que l'Enseignement secondaire.Il pouvait ouvrir sur les carrières de l'enseignement. Les enseignants commençaient par des remplacements.A noter qu'ilexistait en parallèle une autre voie pour devenir instituteur ou institutrice ; celle des Ecoles normales primaires.

La Première Guerre mondiale a bouleversé le monde agricole. La période de l'entre-deux-guerres va faire émerger une première modernisation de l'agriculture française :- la mécanisation fait ses débuts même si les engins agricoles restent souvent tractés par des animaux.- l'Etat développe la formation : création des Ecoles régionales d'agriculture.- le Ministère de l'agriculture encourage le recours aux engrais.- un effort de rationnalisation est mené : homogénisation des races d'élevage, sélection des espèces pour les cultures par l'Institut de Recherches Agricoles.- l'Office interprofessionnel du blé est créé en 1936.- Les premières appellations d'origine permettent de protéger certains vins (Champagne, Bordeaux) et fromages.

Dans la ferme des Lundy, à cette époque, on pratiquait la polyculture (pommes de terre, blé, seigle, orge, foin) associée à de l'élevage : 300 moutons, 9 vaches. On engraissait aussi quelques cochons et on élevait des lapins. Bien sûr, comme dans toutes les fermes, il y avait de la volaille.

Etre un agriculteur dans les années 30/40

Etre une institutrice dans les années 30/40

Georges et la faucheuse-batteuse

Pendant la guerre, les boeufs remplacent les chevaux réquisitionnés.

Yvette et les élèves de l'école de Gionges : on remarque que les enfants sont d'âges différents. La classe est très souvent unique à la campagne.

Et à nouveau la guerre...

Il racontera plus tard à Yvette l'horreur de la bataille de Dunkerque. Georges s'en sort indemne et parvient à gagner le Royaume-Uni. Il envoie une lettre à Yvette qu'elle reçoit le 9 juin. Une fois l'armistice signé, les frères Lundy sont démobilisés et reprennent leurs activités, à part Georges dont ils restent à nouveau sans nouvelles jusqu'en août : il annonce qu'il sera bientôt démobilisé en zone libre. Leur père, Jules, meurt peu de temps après, le 4 octobre 1940.

En 1939, les frères Lundy sont mobilisés et partent au front.

A partir de l'offensive allemande de mai 1940, le reste de la famille est inquiet. Yvette écrit dans ses mémoires : "Plus aucune nouvelle de Georges ne nous parvient de Forbach" (Le fil de l'araignée). Georges fait partie des troupes françaises en déroute se repliant vers Dunkerque afin de s'enfuir vers l'Angleterre.

Texte écrit par les élèves de 3e2

"Les bateaux sont pris d'assaut par les soldats au point que les hommes déjà à bord empêchent les autres de monter pour éviter que les embarcations bondées ne viennent à sombrer. Georges me racontera plus tard l'horreur de cette tragédie : des hommes agrippés au bastingage et d'autres qui leur écrasent les doigts pour leur faire lâcher prise. Ceux qui restent à terre sont des cibles faciles pour les avions allemands qui descendent en piqué sur la plage. Des hommes par milliers tombent sous le feu nourri des mitrailleuses."Le fil de l'araignée

René et Georges, en tenue de soldats sont mobilisés.

"Les bateaux sont pris d'assaut par les soldats au point que les hommes déjà à bord empêchent les autres de monter pour éviter que les embarcations bondées ne viennent à sombrer. Georges me racontera plus tard l'horreur de cette tragédie : des hommes agrippés au bastingage et d'autres qui leur écrasent les doigts pour leur faire lâcher prise. Ceux qui restent à terre sont des cibles faciles pour les avions allemands qui descendent en piqué sur la plage. Des hommes par milliers tombent sous le feu nourri des mitrailleuses."Le fil de l'araignée

...et l'exode

Un engagement familial

La Résistance

- Le réseau Possum

- 7 frères et soeurs engagés dans la Résistance

- Différentes actions de Résistance

7 frères et soeurs engagés dans la Résistance

André LUNDY

Berthe LUNDY

Georges LUNDY

Yvette LUNDY

Lucien LUNDY

René LUNDY

Marguerite LUNDY

Différentes actions de Résistance

Les actions de Résistance menées par la famille Lundy couvrent un large panel :

Prise en charge de prisonniers de guerre évadésHébergement et filières d'évasion pour des aviateurs alliés ou autres clandestinsActions de sabotage (sur des voies ferrées, des lignes électriques, la distillerie)Parachutage et repérage de terrains d'atterrissage pour le B.O.A (Bureau des opérations aériennes)Cache et transport d'armes et d'explosifsBlocage de trains allemands pour récupérer le matérielAide à des familles juivesFabrication de faux-papiersRenseignements, liaisonAides diverses aux actions de Résistance (ex : ravitaillement des FFI)

Lucien Lundy témoigne de sa Résistance :"Faciliter le retour de prisonniers évadés fut un peu ma partie, en 1942, j'allais jouer plus gros. Le 19 mai de cette année là, à Aiglemont, un avion anglais était abattu, sur les sept membres de l'équipage, deux seulement sortirent vivants. Monsieur Jacques Lefrançois, docteur à Charleville qui avait été major au 29ème pendant ma présence, recueillait un des rescapés : Georges Daft, mitrailleur. le 23, trois hommes se présentent chez moi, porteurs d'un mot de monsieur Lefrançois, mot sans importance qui me mettait en confiance immédiate. Je fus heureux ma femme et mes enfants d'avoir ce pensionnaire, deux jours plus tard, le deuxième survivant m'arrivait : Donald Southwell, radio [...] Après 104 jours, je réussis avec l'aide de Monsieur Lhomme à faire partir ces pauvres garçons qui nous laissèrent un inoubliable souvenir. Ils réussirent à rentrer en Angleterre en octobre 1942."

Berthe Lundy

André Lundy

Une résistance active en zone libre

Une aide à la filière d'évasion POSSUM

André est électricien de formation. Il a étudié au collège Moderne et Technique (rue Joli-Coeur) de Reims (rebaptisé Lycée Roosevelt après la guerre). A 14 ans, il sait monter et démonter seul un poste à galène.

Berthe est couturière de formation. "Elle avait des doigts en or" nous dit sa nièce Denise, fille de Lucien. Mais Berthe renonce à s'établir comme couturière pour aider Georges à la ferme.

Source Musée national de l'Education

Pendant la guerre, André est installé dans le département de l'Aveyron. Il est responsable d'une station électrique à Verlhaguet près de Montauban. Son poste lui permet de provoquer des pannes sur les trains afin que la Résistance puisse s'emparer du matériel acheminé. Il héberge également des réfractaires au STO.Suspecté par la Gestapo, il échappe de peu à l'arrestation.

Berthe qui réside à la ferme aide son frère à organiser les évasions dans le cadre du réseau POSSUM. En décembre 1942, elle est arrêtée puis condamnée par l'Abwehr à 30 mois de forteresse pour avoir glissé des messages d'encouragement à s'évader dans des paquets de cigarettes destinés à des prisonniers de guerre français. Elle tente de s'évader 3 fois ce qui aggrave ses conditions de détention.

Libérée en juillet 1944 (au moment de l'arrestation de ses frères), elle reprend ses actions dans la Résistance en aidant un aviateur allié.

Le réseau Possum

Le réseau Possum désigne un réseau d'évasion par voie aérienne franco-belge. Mis en place en août 1943 dans le secteur allant de la province belge du Luxembourg jusqu'au triangle Reims-Fismes-Soissons, il a constitué une réponse à une urgente nécessité : évacuer le plus rapidement possible vers le Royaume-Uni, les équipages alliés abattus par l'aviation de chasse ou par la DCA allemandes.En effet, en raison de l'augmentation des missions aériennes des Alliés vers l'Allemagne à partir de la fin de l'année 42, l'évacuation par voie aérienne s'est avérée moins périlleuse que par voie terrestre. Le territoire français disposait de grandes étendues planes éloignées de toute agglomération, où la densité des cantonnements allemands était moins forte. La mission d'implanter en France un réseau d'évasion par air en s'écartant de l'axe Bruxelles-Paris très surveillé, fut confiée à Dominique Edgar Potier.Fin 1943 et début 1944, le réseau est démantelé à la suite de nombreuses arrestations dont celle de son chef, le commandant Potier mais il se maintient à travers d'autres filières jusqu'à une nouvelle vague d'arrestations au cours de l'été 1944.Selon Jean-Pierre Husson " Si l'on s'en tient strictement à l'activité du réseau Possum, Fred GREYER a recensé jusqu'à présent une quarantaine de pilotes pris en charge par le réseau, dont onze pilotes effectivement évacués par Lysander".

Dominique Edgar PotierSource : Wikipédia

Une fratrie éprouvée

La Déportation

- Arrestations : quatre frères et soeurs de la famille Lundy sont arrêtés en raison de leurs activités de Résistance.

- Trois seulement sont revenus de déportation.

Arrestations

Lucien Lundy raconte son arrestation :"Le 18 juillet 1944, par Boby, un brave ami qui fit tout ce qu'il put pour servir dans l'ombre, j'apprends que mon frère Georges vient d'être arrêté à Beine, il est 8h30, je suis aux champs, mon fils Jean est avec moi, le coeur bien gros en apprenant la triste nouvelle nous continuons notre travail. Vers 10h, un bruit de voiture roulant à vive allure me fait me retourner, arrivant droit sur moi, la voiture s'arrête, tel un diable sortant de sa boite, surgit mitraillette au poing, un officier SD. Très poliment, il me demande mon nom, à ma réponse il me dit, il vous faut me suivre. Au moment de monter en auto, mon coeur se serra atrocement en y voyant sur le siège arrière ma pauvre femme raidie et ne laissant pas voir son inquiétude. Je croyais qu'il l'avait arrêtée ; il n'en était rien pour elle, mais pour moi, il n'en était pas de même."

Le parcours d'Yvette Lundy

Cliquer sur le lien interactif en plein centre de l'image puis une fois que la fenêtre s'ouvre dans Tour Builder, cliquer sur Next en bas à droite pour faire défiler les étapes.

Déportations

Qu’est-ce que la déportation ?C’est le fait de déplacer de force, sous la contrainte, contre leurvolonté, hors des frontières de leur pays, des individus. [...].Ce qui caractérise la déportation de 1939-1945, c’estle système concentrationnaire (donc les camps) créé par l’Allemagne nazie. Du jamais vu du fait de son développement, de ses usages, de ses modes de fonctionnement, du nombre de victimes biensûr et de son ampleur.

Source : Brochure 2019 du musée de la Résistance et de la Déportation de Haute-Garonne

Lucien Lundy raconte son arrivée au camp de Natzweiler-Struthof :"Le 19 août, date inoubliable, nous quittions Châlons par autocars, le soir nous arrivions au camp sinistré de Natzwiller, un petit froid nous parcourut l'échine quand la porte de barbelés se referma derrière nous. Là ce fut le commencement de la dégradation humaine. Dépouillés de tout ce que nous possédions et avions sur le dos, ce fut l'humilité même, nus comme des vers sous le regard amusé des SS, le rasage complet du corps, la douche, la désinfection, l'habillage rayé de peinture. Arrivés au block 14, plus pauvres que Job. Ce fut là que nous pûmes constater ce qu'était la déportation, nos misères ne faisaient que commencer, couchés à 3 par lit de 0.75 de large sur 2 mètres de long, réveils à coups de trique, stationnement sur la place d'appel."

Textes écrits par les élèves sur la déportation d'Yvette Lundy

Textes écrits par les élèves sur la déportation d'Yvette Lundy

Lectures expressives à partir d'extraits du Fil de l'araignée

Scrollez pour naviguer à l'intérieur du document et cliquez sur les mots soulignés en pointillés.

"La mort de Georges et le récit de son calvaire me portent a posteriori un coup terrible. Je suis libre et vivante mais je reste emmurée dans ma douleur. Je ne reconnais plus mon environnement, ni même ce qu’il m’importait tant de retrouver au prix d’une lutte quotidienne acharnée. Je n’ai plus de repère pour me diriger, plus de leitmotiv pour avancer, plus de rêve pour me porter… Je me sens comme un vieux parapluie perdu dans un champ d’éteules : inepte et incongru." Le fil de l'araignée, p. 162

Témoigner, transmettre, commémorer

Le temps de la Mémoire

- Le témoignage des Résistants déportéset la transmission de la Mémoire

- Les lieux de Mémoire

Photo extraite du reportage France 3 Champagne-Ardenne, janvier 2012, "Yvette Lundy, un livre pour se souvenir".

“J'ai coutume de dire : J'ai vu, j'ai vécu ou je ne sais pas”

Yvette LUNDY

Le témoignage des Résistants déportés et la transmission de la Mémoire

Dès 1955, la Confédération nationale des Combattants Volontaires de la Résistance lance un concours scolaire avec un « prix de la Résistance » afin d’insuffler « l’esprit et les exemples de la Résistance » aux jeunes élèves français. En 1958, rejointe par la Fédération Nationale des Déportés internés et résistants patriotes et le Réseau du Souvenir, elle réclame la création d’un « Prix National de la Résistance ». Son action est alors relayée par Louis FRANÇOIS, doyen de l’Inspection générale d’Histoire Géographie, ancien résistant, ancien déporté, qui plaide auprès de Lucien PAYE l’engagement de l’Éducation nationale et le lancement officiel d’un concours de la Résistance en 1961, dont il devient président. A partir de 1964, le concours s’impose largement dans les établissements scolaires et intègre des recherches documentaires, des expositions, des participations aux commémorations et exposés dans des établissements scolaires souvent réalisés par des anciens Résistants ou des Déportés. Peu à peu, le CNRD s’adapte ainsi aux nouvelles pratiques pédagogiques en faisant apparaître en 1979 une nouvelle catégorie autour des « travaux collectifs » suivie en 2008 des « travaux audiovisuels ».

Le Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD), un concours au service de la mémoire né d’une volonté associative…

Le CNRD rencontre un succès certain auprès des élèves du secondaire (entre 35 000 et 65 000 participants par an) et se veut le reflet de l’évolution des mémoires ainsi que des travaux historiographiques initiés par la recherche universitaire. Cet immense succès s’explique en effet par le fait que le CNRD constitue : - un concours qui a su s’adapter aux différentes réformes pédagogiques en mettant à l’honneur des travaux interdisciplinaires et collectifs - un concours qui accorde une place prépondérante aux témoignages des Résistants et des déportés - témoignages qui sont, depuis une quinzaine d’années, relayés par les Fondations de la Résistance, de la Mémoire de la Déportation, de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, la Fondation de la France Libre et la Fondation Charles de Gaulle - un concours qui a élargi ses thématiques sous l’influence de l’historiographie et des mémoires, au génocide juif et tsigane ainsi qu’à la France Libre dans ses différents aspects (de l’engagement militaire à la reconstruction de la République) - un concours qui offre aujourd’hui de nouvelles pistes à explorer autour notamment de « l’Europe » qui s’est construite en réaction au nazisme et au fascisme et qui a fondé son action sur les principes des Droits de l’Homme.Dans une époque où la montée des nationalismes en Europe peut faire craindre le retour à des comportements de replis identitaires, plus que jamais le CNRD joue un rôle fondamental dans la construction de l’esprit civique de nos jeunes élèves afin de continuer à leur insuffler cet « esprit de Résistance ».

… relayée par l’Education Nationale.

Remise des prix du CNRD en 2010 : dans les jardins de la préfecture, Yvette Lundy pose avec les lauréats départementaux aux côtés de Madame Gisèle Probst, Résistante déportée vitryate et Monsieur Jean Chabaud, Résistant.Monsieur Chabaud, qui a longtemps été Président des Combattants Volontaires de la Résistance de la Marne s'est beaucoup impliqué pour promouvoir le Concours de La Résistance et de la Déportation.

Au collège YVETTE LUNDY, à l'occasion de la fête d'anniversaire organisée pour ses 100 ans, Madame Lundy pose aux côtés des lauréats 2016 et leur professeure.

Avec nos 8 lauréats de l'année 2012 et les professeurs, F. Dherse et A. Plé.

Un déjeuner au collège avec les lauréates 2013 et l'équipe Histoire-Géographie au complet, Grégory de Gostowski, Fabienne Dherse, Aurélie Plé.

Les lieux de Mémoire

Les plaques de rues ou de maisons

A Beine-Nauroy, une plaque sur la façade de la ferme au 19 rue de la République rappelle le souvenir de Georges. Une rue du village porte désormais son nom.

Les monuments commémoratifs

Le monument de Beine-Nauroy : le nom de Georges Lundy qui a reçu le titre de "Mort pour la France" y est inscrit. "LUNDY Georges CHEF de Trentaine FFI"

Le jardin Yvette Lundy à Oger est situé devant la mairie. Il a été inauguré en 2016 pour les 100 ans de Madame Lundy.

En 2016, à Gionges, la place de la mairie, mairie-école où Yvette enseignait et remplissait son office de secrétaire de mairie,a été renommée "Place Yvette Lundy".En 2012, sa salle de classe devenue la salle du conseil municipal avait déjà été renommée à son nom.

En 2011, notre collège a l'honneur de prendre le nom de Madame LUNDY.

En 2016, nous organisons un anniversaire un peu spécial !

La Principale, Sabine Bonnet remet le Livre d'or à Madame Lundy

LIEN DIRECT : Remerciements

D'autres espaces de Mémoire : le camp de Natzweiler-Struthof, centre européen du Résistant Déporté

Sortie pédagogique, mercredi 21 novembre 2018

Les élèves nous disent...

Textes écrits par les 3ème1

LIEN DIRECT : CNRD

Madame Yvette LUNDY : merci pour tout ce que vous nous avez transmis au cours de ces années et qu'il est bien difficile de résumer en quelques mots... Votre énergie incroyable, votre détermination à transmettre la Mémoire, votre optimisme et la confiance que vous placez dans la jeunesse ont été pour nous autant de soleils qui nous ont permis chaque jour d'avancer.Madame Simone LUNDY, sa fille : merci pour votre gentillesse et votre grande disponibilité.Madame Denise Guillochon, fille de Lucien LUNDY : merci d'avoir accepté de nous parler de votre papa, Lucien et de nous avoir autorisé à citer des extraits de son récit de déportation.Madame Jocelyne HUSSON et Monsieur Jean-Pierre HUSSON : les nombreuses ressources mises à disposition sur votre site nous ont été tellement utiles ! Merci pour ce remarquable travail d'historiens, si précieux pour la communauté des enseignants et des élèves.Mesdames Charlotte et Sidonie BOISSON,fillesde Madame Laurence BOISSON-BARBAROT : un grand merci pour nous avoir autorisé à utiliser librement des extraits du livre Le fil de l'araignée dans le cadre de cewebdocumentaire.Monsieur Florian Marland, professeur d'Histoire-géographie au collège de Pontfaverger-Moronvilliers : merci pour tous les documents que vous nous avez transmis.

Remerciements

Laurence Boisson-Barbarot

In memoriam

Biographe d'Yvette LundyEditrice et écrivain

LUNDY Yvette avec le concours de Laurence BOISSON-BARBAROT,Le fil de l'araignée : itinéraire d'une résistante déportée marnaise. LB-COM, 2012. Book & Mystère. ISBN : 979-10-90911-01-7HUSSON Jean-Pierre et Jocelyne, La Résistance dans la Marne.[DVD-Rom AERI], 2013. Histoire en mémoire 1939-1945. ISBN : 978-2-86633-515-1HUSSON Jean-Pierre, La mémoire du réseau Possum en Belgique, en France et en Autriche. In : Centre régional de documentation pédagogique. CRDP [en ligne]. Reims: CRDP, 2000-2008. [Consulté le 10 février 2019]. Disponible à l'adresse : http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/memoire_reseaux/memoire_possum.htmHUSSON Jean-Pierre, Natzweiler-Struthof, un camp de concentration nazi en France. In : Centre régional de documentation pédagogique. CRDP [en ligne]. Reims: CRDP, 2000-2008. [Consulté le 10 février 2019]. Disponible à l'adresse : http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/natzweiler_struthof/menu.htmOBERMOSSER Bernard, ROUSSEL Jean-Louis, Webdocumentaire - Mémoires européennes des camps nazis. In :Fondation pour la Mémoire de la Shoah. [ en ligne]. Paris : Fondation pour la Mémoire de la Shoah, 2015. [Consulté le 10 février 2019]. Disponible à l'adresse : http://www.fondationshoah.org/enseignement/webdocumentaire-memoires-europeennes-des-camps-nazisInitiative Gedenkstätte Eckerwald e.V, Zones commémoratives Eckerwald / Schörzingen et Dautmergen / Schömberg. In : Initiative Memorial Eckerwald eV. [ en ligne ]. Eckerwald : Initiative Gedenkstätte Eckerwald e.V. [Consulté le 10 février 2019]. Disponible à l'adresse : http://www.eckerwald.de/index.htmFLAMAND Jean-Claude, Une brève histoire des transformations de l’agriculture au 20è siècle . In : Mission Agrobiosciences. [ en ligne ]. Castanet Tolosan : Mission Agrobiosciences, novembre 2010. [Consulté le 20 avril 2019]. Disponible à l'adresse : www.agrobiosciences.orgGUILLEMET Hervé, MALASSIS, Frantz, 1961-2011 : Cinquantenaire du Concours national de la Résistance et de la déportation. Fondation de la Résistance.[ en ligne ]. 2011 : hors-série, [Consulté le 20 avril 2019]. Disponible à l'adresse : htttp://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00181.pdf

Bibliographie

Equipe pédagogique et éducative

- Mme BENTAIBA, conseillère principale d'éducation- Mme CLÉROY, professeure de Français- M. DE GOSTOWSKI, professeur d'Histoire-Géographie- Mme DHERSE, professeure d'Histoire-Géographie et coordonnatrice du projet- M. MASSIER, professeur d'Histoire-Géographie- Mme PLÉ, professeure d'Histoire-Géographie- Mme VIGATO, professeure documentaliste- Mme WALLETON, professeure de Français

- Les élèves de la classe de 3ème 1- Les élèves de la classe de 3ème 2- Les élèves de la classe de 3ème 3- Les élèves de la classe de 3ème 4

Elèves de Troisième, année 2018-2019

Ont contribué à ce webdocumentaire :

Georges Lundy

dessin d'apres photographie

par Anaïs, élève de 3ème 4