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Comment les professeurs documentalistes peuvent-ils favoriser l’autoformation ?

Cette réflexion, menée par les référentes TraAM documentation des académies de Créteil, La Réunion, et Orléans-Tours entre janvier et mars 2019, a été conduite en trois étapes : analyse de parcours proposés par des professeurs documentalistes, entretiens et analyse des réponses de ces professseurs, et recueil d'apports théoriques sur le sujet

Analyse de parcours numériques créés par des professeurs documentalistes

2018-2019

Le questionnaire proposé autour du thème ; “Comment les professeurs.es documentalistes peuvent-ils favoriser l’autoformation dans le cadre du CDI virtuel ?” a reçu les réponses de six professeures documentalistes de l’académie de Créteil, de la Réunion et d’Orléans Tours, ainsi que deux formateurs académiques de Créteil.En voici une synthèse :1) Quelles sont vos représentations de l’autoformation d’un élève et d’un étudiant ?Deux définitions d’autoformation apparaissent dans cette synthèseUne autoformation motivée et volontaire, elle vient de la curiosité de l’élève et de sa volonté de se fixer des objectifs d’apprentissages et de s’en donner les moyens.Une autoformation involontaire, elle s’impose dans un cadre pédagogique, à un moment ponctuel motivée par une personne ressource. Une autoformation accompagnée par la notion d’orientation progressive.Pour la rendre accessible aux élèves, il faut mettre des moyens attractifs et inscrits dans le long terme. Pour cela le professeur documentaliste doit jouer le rôle de guide et mettre à la disposition de l’élève des outils numériques et proposer des parcours innovants d’autoformation. Il pourra par conséquent amener l’élève à avoir la volonté de devenir curieux face à un sujet d’apprentissage qu’il connaît peu et mettre en marche un cercle vertueux.Cependant l’élève doit réellement prendre conscience qu’il se trouve dans les apprentissages par conséquent l’autoformation ne doit pas uniquement se faire grâce à des parcours ludiques, où l’idée est de passer par le jeu pour donner à l’élève le goût d’apprendre par soi même.Acquérir l’autonomie pour permettre l’autoformation de l’élèveDemande t-on réellement aux élèves de s’autoformer au collège et au lycée ?L’autonomie s’apprend graduellement au collège et au lycée. Les formateurs académiques voient dans la définition de l’autoformation, une autonomie complète des étudiants et qui s’inscrit dans des structures non formelles (MOOC). L’étudiant suit seul cette formation en s’appuyant sur les acquis d’autonomie appris dans le cycle précédent.2. Pouvez vous m'indiquer en quelques lignes votre définition du mot autonomie en pédagogie ?Un élève est autonome (pédagogiquement parlant) lorsqu’il est capable de s’adapter au système éducatif. L’apprenant va savoir adapter son comportement au cadre de l’école, son travail aux attentes du professeur et aussi se fixer des objectifs lui-même. L’élève autonome est capable d’anticiper le travail à faire, de s’organiser, se mettre en action seul.Pour cela, il faut que l’élève ait été dans un premier temps capable d’intégrer le cadre, de respecter des règles, de prendre des habitudes, des automatismes, pour pouvoir ensuite les reformuler à sa manière.Un des éléments indispensables pour réussir cette autonomie est la confiance en soi et la réflexivité. Pour l’encourager, le professeure documentaliste doit essayer de proposer des choix aux élèves, de respecter et de valoriser leurs efforts, de leur laisser le temps pour trouver des stratégies de résolutions de problèmes, de savoir utiliser des outils et des ressources dans et hors du collège. Il s'agit d'être capable d'appliquer des process sûrs et avec lesquels on se sent à l'aise parce que bien intégrés . A contrario c'est être aussi capable de faire face à l'imprévu et à la nouveauté. L'autonomie n’est pas le fait de savoir travailler ou se débrouiller seul de bout en bout, mais plutôt comme le fait de connaître ses compétences, comment les mettre à profit et où sont leurs limites afin de savoir quand et où chercher l'aide.Il s'agit encore d'avoir envie de dépasser ses limites et de progresser. L’autonomie s’acquiert grâce à la volontée.L’apprenant doit à terme être capable de prendre du recul et savoir se remettre en question : qu’est-ce qui fonctionne, sur quoi ai-je plus de difficultés, comment puis-je m’améliorer ? Le jour où un élève est capable de se cadrer lui-même, il est autonome.3. Les moyens (les parcours) que vous proposez à l'élève pour progresser dans sonautonomie ?Première proposition pour le cycle 3En sixième, ils arrivent dans un univers complètement différent du cadre du primaire. Ils doivent s’adapter. Le problème étant que certains n’arrivent pas à transposer ce qu’ils maîtrisent déjà et à le ré exploiter dans ce nouveau cadre. La première chose à faire est d’expliquer les attentes et le fonctionnement, les familiariser aux nouveaux outils, leur donner de nouvelles méthodes et leur rappeler qu’ils savent déjà des choses. Il faut essayer aussi de leur montrer qu’il existe du lien entre les disciplines, des connaissances et compétences exploitables d’une matière à l’autre, et même en dehors du cadre scolaire.Les séquences pédagogiques menées par le professeur documentaliste sur les sixièmes a pour objectif de lancer la construction de l’autonomie en collège, tout en travaillant l’EMI. Le parcours permet de maîtriser l’ENT.Les élèves de sixième sont habitués à l’ENT, ils le consultent régulièrement, alors que des troisièmes ne s’y sont toujours pas connectés depuis septembre… L’ENT est un outil qui permet de travailler chez soi, c’est un outil qui s’utilise au lycée et en université, donc le principe de fonctionnement et son utilité doit être acquis le plus tôt possible. Le professeur documentaliste donne un travail systématique/régulier visant à leur donner une habitude de travail (relire le cours jusqu’au bout, faire les exercices demandés, et demander de l’aide en cas de difficulté).Les notions abordées dans ce cours visent à les sensibiliser, déjà, à certains sujets qui leur serviront plus tard (ex : identité numérique, fonctionnement d’un moteur de recherche…), mais également à leur apporter de la méthode : utilisation d’un dictionnaire/encyclopédie/encyclopédie collaborative, vérification des sources, citation des sources, préparation d’un exposé (étape par étape, en insistant bien sur la réflexion préalable à toute recherche), collecter des informations fiables et pertinentes, de donner des outils (ex : cartes mentales). L’objectif principal est de transposer ces acquis plus tard, à de nouvelles situations.Deuxième proposition de parcours d’autonomie au collègeLa répétition et l'entraînementjouent un rôle essentiel dans l'acquisition de l'autonomie. L’ENT (la pédagogie instrumentée) est justement un outil que les élèves doivent apprendre à maîtriser en toute autonomie. Les professeurs documentalistes travaillent à partir d'unparcours hybrideavec les 6ème : chaque séance comprendun pendant présentiel(le cours et les activités au CDI) etun pendant à distance(qui sont finalement les devoirs).Le distanciel est aussi très routinier : 1. rappel des objectifs, 2. rappel du cours, 3. aumoins un exercice, 4. un bilan à recopier dans le cahier.Les seules choses qui peuvent changer sont le format des ressources et des exercices.Concernant les exercices tous les formats sont proposés par Its learning (parfoisressources externes selon l'objectif) pour préparer les élèves à rencontrer tous les typesd'exercices pour les trois années à venir.Les élèves prennent contact avec les professeurs documentalistes par messagerie ouen venant les voir, s’ils ne parviennent pas à faire des choses.Savoir tâtonner puisdemander de l'aide au bon moment fait aussi partie de l'apprentissage.L'usage régulier de l'ENT permet d'habituer les élèves à cet outil dès la 6ème. Et en 3ème l’enseignant espère qu'ils seront passés experts avec ce type de plateforme en passant à un usage encore plus autonome. Comme pour le parcours oral du DNB où les élèves doivent alimenter leur propre portfolio.Proposition d’un site dédié à l’autonomie dans la recherche informationnelleConcernant le travail de recherche, ils ont à disposition une "station de recherche" qui reprend les grandes étapes du travail du chercheur d'information. Ils ont à disposition des fiches outils, qui leur ont été présentées, mais également des liens vers des moteurs de recherche, des badges de compétences...https://louisbraillecdi.wixsite.com/chercheurDes propositions concrètes- Donner à l'élève un moyen d'expression artistique, culturelle et technique. Exemple : des livres pas à pas pour apprendre à dessiner, faire des origamis, se tester aux illusions d'optique, un tableau d'expression thématique où il peut dessiner, écrire, etc...Au niveau numérique, l'encourager à poster des avis sur E-sidoc, à utiliser les serious games d'e-sidoc, laisser un accès libre à Scratch et des livres pour Scratcher, accès aux tutoriels Youtube pour apprendre à dessiner, plier ...- Proposer destâches complexes en séance pédagogiquequi permettent de mettre en œuvre plusieurs compétences à la fois et apprennent à penser par soi-même : qu'est-ce je dois faire ? pourquoi je le fais ? Comment je vais m'y prendre ?Laisser observer sa propre pratique et tester ses prises de décisionsL’aménagement des espaces est un facteur déterminant pour l’acquisition progressive de l’autonomie.Il est indispensable que l’enseignant pense à l’aménagement et à l’organisation spatiale de sa classe en mettant toujours l’élève au centre de ce dispositif.Un CDI adapté au type d’activité de l’élève :- Espace de travail- Espace de lecture plaisir/détente- Espace informatiqueUn environnement qui propose diverses ressources et matériel : livres, ordinateurs, logiciels,personnesDes situations d’apprentissage qui incitent les élèves à travailler en équipe ou à collaborer entre eux: tutorat/formation par les pairs : interactions, communications entre pairs, entraide et coopération permettent de mettre en œuvre un apprentissage.Lors d’activités, le professeur définit les limites et laisse les élèves libre de choisir tant quecertaines contraintes sont respectées : respect de la consigne, des productions attenduesProposer des parcours de formation sur poste informatique grâce auxquels les élèves peuvent s’autoformer : exemple des jeux sur learning apps4.Quels sont selon vous les indispensables, les automatismes à donner à un élève pour qu'il puisse acquérir une autonomie complète ?Savoiranalyser son besoinà un instant T et être capable d'analyser sa propre démarche d'apprentissage.Être capable de demander de l'aide mais seulement lorsqu'on a essayé plusieurs solutions. Permettre à l’élève detrouver les stratégies pour surmonter une difficultéUne lecture et unecompréhension des consignesindispensables pour la réalisation de la tâche attendueDévelopper des automatismes dans la recherche d’informationsou les demander: choisir des sites appropriés, vérifier la fiabilité des informations trouvées sur internetDes automatismes d'organisation sont indispensables, mais aussi d'apprentissage et de posture en classe (écoute active, réflexion...)Consolider la confiance en soi, en partant de leurs idées, leur montrer qu'ils ont des stratégies d'apprentissage ou de résolution de problème, les accompagner pour leur proposer d'autres stratégies.L’élève doit s’habituer à l’idée qu’apprendre demande des efforts. Tant que ce ne sera pas acquis, il sera très difficile pour lui d’aller plus loin..5. Les limites que vous pouvez rencontrer dans cette construction d'apprentissage de l'autonomie ?Le manque d’envie et de curiosité voire d’estime de soi.L’élève risque de se braquer, ou de baisser les bras, ou de se contenter de ce qui est demandé sans chercher à aller de lui-même vers l’avant. L’objectif n’est pas de formater l’élève, mais de lui apprendre que les « règles » ont une fonction : construire. Une société ne fonctionne pas sans règle, mais la règle ne doit pas étouffer l’individu, ou éteindre toute volonté en lui. Alors, lorsque l’élève est capable de respecter une règle, il faut ensuite lui apprendre àconstruire ses propre règles, lui apprendre à se donner ses propres objectifs, en tenant compte d’autrui, naturellement, mais en étant capable de s’y tenir.La difficulté de construire des outils qui soient à la fois des guides, des suggestions sans être perçus comme des cadres trop restrictifs. Concernant l'autonomie à la recherche d'information, l’étape qui pose problème est celle de la sélection de l'information car elle suppose des compétences en lecture expertes.Une des limites à l'apprentissage de l'autonomie est essentiellement le temps qu'on lui consacre.Synthèse réalisée par Maud DUHIREL, professeure documentaliste de l’académie de Créteil

Nous avons analysé des parcours proposés par des professeurs documentalistes pour voir dans quelle mesure ils pouvaient favoriser l'autonomie / l'autoformation.Résultats de l'enquête sur les parcours

Vous mettrez bien un peu de théorie dans votre parcours en autoformation ?s mettrez bien un peu de théorie dans votre parcours en autoformation ?Dans le cadre des TraAM Documentation 2018/2019, sur le thème “Le professeur documentaliste créateur de ressources, de parcours et d'espaces d'apprentissage info-doc au sein du CDI virtuel”, nous avons souhaité savoir comment les professeurs.es documentalistes peuvent favoriser l’autoformation dans le cadre du CDI virtuel.Favoriser l’autoformation, c’est tenter de répondre notamment à l’appel à « construire une société apprenante capable d’évoluer en permanence, au sein de laquelle chacun a appris à apprendre pour progresser tout au long de sa vie, professionnelle et citoyenne » de la Stratégie Nationale de l’Enseignement supérieur[1]et à l’indifférence d’une grande partie des élèves face aux programmes qui leur sont imposés[2].Si la question, comment les professeurs.es documentalistes peuvent favoriser l’autoformation dans le cadre du CDI virtuel, interroge deux de nos trois axes de missions, "enseignant et maître d'œuvre de l'acquisition par les élèves d'une culture de l'information et des médias" et "maître d'œuvre de l'organisation des ressources pédagogiques et documentaires"[3]cet article s’intéresse uniquement au premier axe cité, mettant en oeuvre les compétences pédagogiques de notre profession. Avant de créer des parcours, il nous faut définir ce que nous entendons par “autoformation” et par “CDI virtuel”, il faut expliciter le contexte et l’objectif.Le contexte: le CDI virtuelDepuis les années 1990, nous assistons à la “dissémination numérique des CDI”. Les professeurs.es documentalistes s’emparent d’outils professionnels (PMB,Esidoc...) et d’outils généralistes du Web pour proposer des univers virtuels allant au-delà de la simple transposition numérique du CDI réel, pour paraphraser Claire Cassaigne[4]. Le CDI, en mode virtuel, peut ainsi devenir un “cyber espace d’apprentissage” pensé dans ce qu’Alava appelle “écologie cognitive de l’école"[5].L’objectif: l’autoformationL’idée clé de l’autoformation est celle d’un sujet se formant par lui-même, dans un contexte contrôlé par lui. Pineau parle de “l’appropriation complète que peut faire tout individu de son pouvoir de formation”[6].Carré et ad.[7]distinguent trois niveaux de contrôle de l’individu sur son apprentissage, le niveau social, le niveau pédagogique et le niveau psychologique :● le niveau social est celui de la prise de pouvoir sur l’environnement, pour nous l’établissement scolaire, entendu comme lieux, ressources matérielles et immatérielles et, équipe éducative. Pour permettre ce contrôle à l’élève, l’établissement scolaire doit lui signifier clairement l’autorisation à s’autoformer.● Le niveau pédagogique s’exerce notamment sur l’objet (quoi ?), les méthodes (comment ?), le rythme (quand ?), le lieu (où ?). L’élève doit avoir une liberté de choix sur ces différents objets.● Le niveau psychologique est l’aptitude à satisfaire soi-même ses besoins. C’est une démarche personnelle mais, l’établissement scolaire doit mettre en place des conditions favorisantes et accompagner l’élève.Pour Carré, l’autoformationrevêt plusieurs formes[8]:● l’autoformation intégrale, ou autodidaxie : "l’autoformation sociale renvoie à toutes formes d'apprentissage réalisées par les sujets eux-mêmes, à l'extérieur du champ éducatif au sens strict". (Carré)● l’autoformation existentielle : formation de soi par soi (Pineau) et appropriation par le vivant de son pouvoir de formation.● L’autoformation sociale : formes d'apprentissages réalisés par les sujets eux-mêmes à l'extérieur du champ éducatif au sens strict, dans et par la participation à des groupes sociaux et en bénéficiant de formes de médiation diverses.● L’autoformation cognitive : réunion de différentes conceptions des mécanismes psychologiques mis en jeu dans l'apprentissage autonome (autodirection dans l'apprentissage, apprendre à apprendre).● L’autoformation éducative : ensemble des pratiques pédagogiques visant à développer et faciliter les apprentissages autonomes, dans le cadre d'institutions spécifiquement éducatives.C’est cette dernière forme qui nous intéressera dans la suite de cet article. La question de l’autonomie se pose alors. Selon Meirieu, l’autonomie est “l’apprentissage à la capacité de se conduire soi-même”. Le tableau[9]suivant donne des informations complémentaires.Il s’agit alors pour l’enseignant de créer dans un premier temps des situations d’étayage socio-relationnel (réassurance affective) et cognitif (situation didactique), puis, dans un second temps, des situations de désétayage permettant notamment à l’élève de réutiliser ce qu’il a appris dans des contextes autres [10].Pour terminer ce panorama rapide de l’autoformation, Carré indique que projet individuel, contrat pédagogique, préformation, formateurs facilitants, environnement ouvert à la formation, alternance individuel-collectif et triple niveau de suivi (tutorat, régulation, pilotage) sont les sept piliers de l’autoformation[11]. Le professeur documentaliste doit s’en saisir lors de la création de parcours à destination des élèves.En s’appuyant sur ce cadre théorique, en tant qu’”enseignant et maître d'œuvre de l'acquisition par les élèves d'une culture de l'information et des médias”, au-delà d’une simple médiation des ressources documentaires via le Web, les professeurs.es documentalistes peuvent s’emparer du numérique pour proposer aux élèves des parcours leur permettant de développer, de façon autonome, des compétences variées.L’usage d’outils numériques pour la création de parcours se conçoit dans le respect du règlement général sur la protection des données (RGPD).des données[1] Bechetti-Bizot, Houzel, Taddéi.Vers une société apprenante, 2017[2] Dumazedier, “Préface” in Tremblay, L’autoformation, pour apprendre autrement, Presses Universitaire de Montréal, 2003[3]Circulaire de missions des professeurs documentalistes[4] Cassaigne,De la dissémination à l’identité numérique des CDI : Enjeux pédagogiques et identitaires des CDI virtuels, 2011[5]Alava,Médiation documentaire et navigation numérique : pour un cyberespace d'apprentissage in Eduscol[6]Pineau, Produire sa vie : autoformation et autobiographie,Editions coopératives Albert Saint-Martin, 1983.Compte-rendu par Muxel-Douaire, RFP 71, 1985. pp. 76-78[7]Carré, Moisan et Poisson. L’autoformation, PUF, 1997. Cité dans “Autoformation” in Wikipédia[8]E-formation, e-learning, 5. Notion de modularitéin Eduscol[9] Académie de Lille,Construire l’autonomie des élèves, 2014/2015[10]Autonomiein Site de Philippe Meirieu : Histoire et actualité de la pédagogie[11] Carré (1992). L’autoformation dans la formation professionnelle. La Documentation française.Compte rendu par Portelli, RFP 102, 1993. pp. 111-112Claire Filleul, référente TraAM documentation académie de La Réunion