Want to make awesome content like this one?

No description

More creations to inspire you

Transcript

" La Résistance : on n'a même pas eu besoin d'en parler, on s'est compris tout de suite.",Yvette Lundy,Remerciements,D'Yvette à Georges : le fil de la Mémoire...,Avant-propos,- Nous avons voulu établir un lien de Mémoire entre Yvette Lundy, son frère Georges et nous, collégiens d'aujourd'hui...- Ce travail rend hommage à Georges Lundy, Résistant déporté, mort au Kommando de Schörzingen en mars 1945.- Ce travail souligne également l'engagement de toute la famille Lundy au service des valeurs de la Résistance et de la République.,Pourquoi ce projet ?,Contexte familial,Schéma narratif du webdocumentaire,La Résistance,Le temps de la Mémoire,Un webdocumentaire réalisé avec les élèves de 3ème du collègeYvette Lundy, Aÿ-Champagne, année scolaire 2018-2019,- Le réseau Possum,La Résistance,Un engagement familial, La Déportation,- Arrestations : quatre frères et soeurs de la famille Lundy sont arrêtés en raison de leurs activités de Résistance.,Une fratrie éprouvée,Le temps de la Mémoire,- Le témoignage des Résistants déportéset la transmission de la Mémoire,Témoigner, transmettre, commémorer,Chronologie générale de la Seconde Guerre mondiale,Déportations,Le témoignage des Résistants déportés et la transmission de la Mémoire,Le réseau Possum,Bibliographie,Mode d'emploi de la navigation,La Déportation,Ce bouton, présent à l'entrée de chaque grande partie, vous permet de revenir à la chronologie familiale.,Ce bouton, présent sur chaque page, vous permet de revenir à l'index.,- Trois seulement sont revenus de déportation.,Arrestations,- Les lieux de Mémoire,Les lieux de Mémoire,- 7 frères et soeurs engagés dans la Résistance,- Différentes actions de Résistance,7 frères et soeurs engagés dans la Résistance,Différentes actions de Résistance,Le parcours d'Yvette Lundy,Cliquer sur le lien interactif (en plein centre de l'image) puis une fois que la fenêtre s'ouvre dans Tour Builder, cliquer sur Next en bas à droite pour faire défiler les étapes.,Ce bouton, présent à l'entrée de chaque grande partie, vous permet de revenir à la chronologie générale de la Seconde Guerre mondiale.,LUNDY Yvette avec le concours de Laurence BOISSON-BARBAROT,Le fil de l'araignée : itinéraire d'une résistante déportée marnaise. LB-COM, 2012. Book & Mystère. ISBN : 979-10-90911-01-7HUSSON Jean-Pierre et Jocelyne, La Résistance dans la Marne.[DVD-Rom AERI], 2013. Histoire en mémoire 1939-1945. ISBN : 978-2-86633-515-1HUSSON Jean-Pierre, La mémoire du réseau Possum en Belgique, en France et en Autriche. In : Centre régional de documentation pédagogique. CRDP [en ligne]. Reims: CRDP, 2000-2008. [Consulté le 10 février 2019]. Disponible à l'adresse : http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/memoire_reseaux/memoire_possum.htmHUSSON Jean-Pierre, Natzweiler-Struthof, un camp de concentration nazi en France. In : Centre régional de documentation pédagogique. CRDP [en ligne]. Reims: CRDP, 2000-2008. [Consulté le 10 février 2019]. Disponible à l'adresse : http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/natzweiler_struthof/menu.htmOBERMOSSER Bernard, ROUSSEL Jean-Louis, Webdocumentaire - Mémoires européennes des camps nazis. In :Fondation pour la Mémoire de la Shoah. [ en ligne]. Paris : Fondation pour la Mémoire de la Shoah, 2015. [Consulté le 10 février 2019]. Disponible à l'adresse : http://www.fondationshoah.org/enseignement/webdocumentaire-memoires-europeennes-des-camps-nazisInitiative Gedenkstätte Eckerwald e.V, Zones commémoratives Eckerwald / Schörzingen et Dautmergen / Schömberg. In : Initiative Memorial Eckerwald eV. [ en ligne ]. Eckerwald : Initiative Gedenkstätte Eckerwald e.V. [Consulté le 10 février 2019]. Disponible à l'adresse : http://www.eckerwald.de/index.htmFLAMAND Jean-Claude, Une brève histoire des transformations de l’agriculture au 20è siècle . In : Mission Agrobiosciences. [ en ligne ]. Castanet Tolosan : Mission Agrobiosciences, novembre 2010. [Consulté le 20 avril 2019]. Disponible à l'adresse : www.agrobiosciences.orgGUILLEMET Hervé, MALASSIS, Frantz, 1961-2011 : Cinquantenaire du Concours national de la Résistance et de la déportation. Fondation de la Résistance.[ en ligne ]. 2011 : hors-série, [Consulté le 20 avril 2019]. Disponible à l'adresse : htttp://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00181.pdf,Les plaques de rues ou de maisons,Les monuments commémoratifs,D'autres espaces de Mémoire : le camp de Natzweiler-Struthof, centre européen du Résistant Déporté,Le temps de la Mémoire1945 à nos jours,Et à nouveau la guerre...1939-1940,L'épreuve de la Déportation1944-1945,Chronologie familiale,Une famille dans la Première guerre mondiale1914-1919,Le temps de la reconstruction1919-1940,Le contexte familial1914-1940,Georges, l'agriculteurYvette, l'institutrice1919-1940,Le choix de la Résistance1940-1944,L'exodeJuin 1940,...et l'exode,Georges l'agriculteur, Yvette l'institutrice,En 1939, les frères Lundy sont mobilisés et partent au front.,Et à nouveau la guerre...,Il racontera plus tard à Yvette l'horreur de la bataille de Dunkerque. Georges s'en sort indemne et parvient à gagner le Royaume-Uni. Il envoie une lettre à Yvette qu'elle reçoit le 9 juin. Une fois l'armistice signé, les frères Lundy sont démobilisés et reprennent leurs activités, à part Georges dont ils restent à nouveau sans nouvelles jusqu'en août : il annonce qu'il sera bientôt démobilisé en zone libre. Leur père, Jules, meurt peu de temps après, le 4 octobre 1940. ,A partir de l'offensive allemande de mai 1940, le reste de la famille est inquiet. Yvette écrit dans ses mémoires : "Plus aucune nouvelle de Georges ne nous parvient de Forbach" (Le fil de l'araignée). Georges fait partie des troupes françaises en déroute se repliant vers Dunkerque afin de s'enfuir vers l'Angleterre. ,- Le temps de la reconstruction,- ...et l'exode,Les Lundy : une famille éprouvée par les deux guerres,- Et à nouveau la guerre...,Le contexte familial,- Georges l'agriculteur, Yvette l'institutrice,- Une famille champenoise dans la Première Guerre mondiale,Index,Schéma narratifMode d'emploi navigationChronologie générale de la Seconde Guerre mondialeChronologie familiale,Le contexte familial,Une famille champenoise dans la Première Guerre mondialeLe temps de la reconstructionGeorges agriculteur, Yvette institutriceEt à nouveau la guerreEt l'exode,La Résistance,7 frères et soeurs engagés dans la RésistanceDifférentes actions de RésistanceLe réseau Possum,La Déportation,ArrestationsLe parcours d'Yvette LundyDéportationsLe parcours de Georges Lundy, Le temps de la Mémoire,Le témoignage des résistants déportés et la transmission de la MémoireLes lieux de Mémoire,Les plaquesLes monuments Le Struthof,RemerciementsIn memoriamBibliographieOnt contribué à ce webdocumentaire,Qu’est-ce que la déportation ?C’est le fait de déplacer de force, sous la contrainte, contre leurvolonté, hors des frontières de leur pays, des individus. [...].Ce qui caractérise la déportation de 1939-1945, c’estle système concentrationnaire (donc les camps) créé par l’Allemagne nazie. Du jamais vu du fait de son développement, de ses usages, de ses modes de fonctionnement, du nombre de victimes biensûr et de son ampleur.,Source : Brochure 2019 du musée de la Résistance et de la Déportation de Haute-Garonne,Une famille champenoise dans la Première Guerre mondiale,La famille Lundy en 1917,Jules et Valentine Lundy sont agriculteurs à Beine, un village de la Marne situé à l'est de Reims. Ils ont sept enfants: René, Lucien, Georges, André, Berthe, Marguerite et Yvette. ,Texte écrit par les élèves de 3e2 et 3e3,La Première Guerre mondiale éclate en septembre 1914. Le 14 novembre 1914, la famille Lundy est chassée de la ferme familiale de Beine car le village est situé près du front des batailles de Champagne. Ils se réfugient dans le village d'Oger (Marne), au sud d'Epernay. C'est là que naît Yvette le 22 avril 1916. Après l'armistice de 1918 et le retour du front de René (l'aîné de la fratrie), les Lundy décident de rentrer à Beine à l'automne 1919. ,Ecouter le récit d'Yvette Lundy extrait de son livre (Le fil de l'araignée) lu par des élèves de 3e3 :,Texte écrit par les élèves de 3e2,Le temps de la reconstruction,Ils doivent emménager dans un baraquement de fortune où Yvette et Georges vivent avec leur grand-mère paternelle, leurs parents et toute la fratrie dans des conditions très difficiles. Leur mère, Valentine Lundy, profondément marquée par cette situation, tombe malade et s’éteint le 3 novembre 1919. Mais comme disait la grand-mère d’Yvette, "la vie continue". ,Son père Jules participe activement à la reconstruction de la ferme et du village, entièrement détruits par les bombardements. Il devient président de la coopérative de reconstruction pour aider les autres à reconstruire leurs maisons détruites. Le village bénéficie des dons de Madame Huguet, une riche Chilienne. Les ouvriers étrangers (Croates, Serbes, ou Indochinois) qui viennent travailler dans les chantiers donnent une allure cosmopolite au village.,Yvette Lundy vit une enfance heureuse au sein d'une famille aimante, qui lui transmet des valeurs de liberté, mais aussi une haine des Allemands en raison des souffrances qui les ont profondément marqués.,A gauche, Madame Huguet,Lorsque la famille rentre à Beine, ils retrouvent le village en ruine. Il ne reste rien de la ferme familiale. ,D'après des textes écrits par les élèves de 3e2 et 3e3,Madame Yvette LUNDY : merci pour tout ce que vous nous avez transmis au cours de ces années et qu'il est bien difficile de résumer en quelques mots... Votre énergie incroyable, votre détermination à transmettre la Mémoire, votre optimisme et la confiance que vous placez dans la jeunesse ont été pour nous autant de soleils qui nous ont permis chaque jour d'avancer.Madame Simone LUNDY, sa fille : merci pour votre gentillesse et votre grande disponibilité.Madame Denise Guillochon, fille de Lucien LUNDY : merci d'avoir accepté de nous parler de votre papa, Lucien et de nous avoir autorisé à citer des extraits de son récit de déportation.Madame Jocelyne HUSSON et Monsieur Jean-Pierre HUSSON : les nombreuses ressources mises à disposition sur votre site nous ont été tellement utiles ! Merci pour ce remarquable travail d'historiens, si précieux pour la communauté des enseignants et des élèves.Mesdames Charlotte et Sidonie BOISSON,fillesde Madame Laurence BOISSON-BARBAROT : un grand merci pour nous avoir autorisé à utiliser librement des extraits du livre Le fil de l'araignée dans le cadre de cewebdocumentaire.Monsieur Florian Marland, professeur d'Histoire-géographie au collège de Pontfaverger-Moronvilliers : merci pour tous les documents que vous nous avez transmis.,Etre un agriculteur dans les années 30/40,Etre une institutrice dans les années 30/40,André LUNDY,Berthe LUNDY,Georges LUNDY,Yvette LUNDY,Lucien LUNDY,René LUNDY,Le réseau Possum désigne un réseau d'évasion par voie aérienne franco-belge. Mis en place en août 1943 dans le secteur allant de la province belge du Luxembourg jusqu'au triangle Reims-Fismes-Soissons, il a constitué une réponse à une urgente nécessité : évacuer le plus rapidement possible vers le Royaume-Uni, les équipages alliés abattus par l'aviation de chasse ou par la DCA allemandes.En effet, en raison de l'augmentation des missions aériennes des Alliés vers l'Allemagne à partir de la fin de l'année 42, l'évacuation par voie aérienne s'est avérée moins périlleuse que par voie terrestre. Le territoire français disposait de grandes étendues planes éloignées de toute agglomération, où la densité des cantonnements allemands était moins forte. La mission d'implanter en France un réseau d'évasion par air en s'écartant de l'axe Bruxelles-Paris très surveillé, fut confiée à Dominique Edgar Potier.Fin 1943 et début 1944, le réseau est démantelé à la suite de nombreuses arrestations dont celle de son chef, le commandant Potier mais il se maintient à travers d'autres filières jusqu'à une nouvelle vague d'arrestations au cours de l'été 1944.Selon Jean-Pierre Husson " Si l'on s'en tient strictement à l'activité du réseau Possum, Fred GREYER a recensé jusqu'à présent une quarantaine de pilotes pris en charge par le réseau, dont onze pilotes effectivement évacués par Lysander". ,Dominique Edgar PotierSource : Wikipédia,Yvette Lundy fait sa formation d'institutrice au sein d'une Ecole Primaire supérieure (E. P. S), rue Libergier à Reims (c'est l'actuel Lycée Libergier).A quoi correspondait l'Enseignement Primaire supérieur ?Créé par la loi Guizot de 1833, cet ordre d'enseignement a existé jusque 1941.Il constituait, pour les meilleurs élèves souvent issus des classes populaires, une possibilité de prolonger leur scolarité obligatoire primaire et préparait en 3 ans au Brevet Supérieur. Il a été plus particulièrement investi par les filles que l'Enseignement secondaire.Il pouvait ouvrir sur les carrières de l'enseignement. Les enseignants commençaient par des remplacements.A noter qu'ilexistait en parallèle une autre voie pour devenir instituteur ou institutrice ; celle des Ecoles normales primaires.,Equipe pédagogique et éducative,- Mme BENTAIBA, conseillère principale d'éducation- Mme CLÉROY, professeure de Français- M. DE GOSTOWSKI, professeur d'Histoire-Géographie- Mme DHERSE, professeure d'Histoire-Géographie et coordonnatrice du projet- M. MASSIER, professeur d'Histoire-Géographie- Mme PLÉ, professeure d'Histoire-Géographie- Mme VIGATO, professeure documentaliste- Mme WALLETON, professeure de Français,- Les élèves de la classe de 3ème 1- Les élèves de la classe de 3ème 2- Les élèves de la classe de 3ème 3- Les élèves de la classe de 3ème 4,Elèves de Troisième, année 2018-2019, Ont contribué à ce webdocumentaire :,,Etre un agriculteur dans les années 30/40,Etre une institutrice dans les années 30/40,Georges et la faucheuse-batteuse,Pendant la guerre, les boeufs remplacent les chevaux réquisitionnés.,Lucien Lundy raconte son arrivée au camp de Natzweiler-Struthof :"Le 19 août, date inoubliable, nous quittions Châlons par autocars, le soir nous arrivions au camp sinistré de Natzwiller, un petit froid nous parcourut l'échine quand la porte de barbelés se referma derrière nous. Là ce fut le commencement de la dégradation humaine. Dépouillés de tout ce que nous possédions et avions sur le dos, ce fut l'humilité même, nus comme des vers sous le regard amusé des SS, le rasage complet du corps, la douche, la désinfection, l'habillage rayé de peinture. Arrivés au block 14, plus pauvres que Job. Ce fut là que nous pûmes constater ce qu'était la déportation, nos misères ne faisaient que commencer, couchés à 3 par lit de 0.75 de large sur 2 mètres de long, réveils à coups de trique, stationnement sur la place d'appel.",Lucien Lundy raconte son arrestation :"Le 18 juillet 1944, par Boby, un brave ami qui fit tout ce qu'il put pour servir dans l'ombre, j'apprends que mon frère Georges vient d'être arrêté à Beine, il est 8h30, je suis aux champs, mon fils Jean est avec moi, le coeur bien gros en apprenant la triste nouvelle nous continuons notre travail. Vers 10h, un bruit de voiture roulant à vive allure me fait me retourner, arrivant droit sur moi, la voiture s'arrête, tel un diable sortant de sa boite, surgit mitraillette au poing, un officier SD. Très poliment, il me demande mon nom, à ma réponse il me dit, il vous faut me suivre. Au moment de monter en auto, mon coeur se serra atrocement en y voyant sur le siège arrière ma pauvre femme raidie et ne laissant pas voir son inquiétude. Je croyais qu'il l'avait arrêtée ; il n'en était rien pour elle, mais pour moi, il n'en était pas de même.",Marguerite LUNDY,Textes écrits par les élèves sur la déportation d'Yvette Lundy,Yvette et les élèves de l'école de Gionges : on remarque que les enfants sont d'âges différents. La classe est très souvent unique à la campagne.,Le monument de Beine-Nauroy : le nom de Georges Lundy qui a reçu le titre de "Mort pour la France" y est inscrit. "LUNDY Georges CHEF de Trentaine FFI",Le jardin Yvette Lundy à Oger est situé devant la mairie. Il a été inauguré en 2016 pour les 100 ans de Madame Lundy.,En 2011, notre collège a l'honneur de prendre le nom de Madame LUNDY.,En 2016, nous organisons un anniversaire un peu spécial !,A Beine-Nauroy, une plaque sur la façade de la ferme au 19 rue de la République rappelle le souvenir de Georges. Une rue du village porte désormais son nom.,La Première Guerre mondiale a bouleversé le monde agricole. La période de l'entre-deux-guerres va faire émerger une première modernisation de l'agriculture française :- la mécanisation fait ses débuts même si les engins agricoles restent souvent tractés par des animaux.- l'Etat développe la formation : création des Ecoles régionales d'agriculture.- le Ministère de l'agriculture encourage le recours aux engrais.- un effort de rationnalisation est mené : homogénisation des races d'élevage, sélection des espèces pour les cultures par l'Institut de Recherches Agricoles.- l'Office interprofessionnel du blé est créé en 1936.- Les premières appellations d'origine permettent de protéger certains vins (Champagne, Bordeaux) et fromages.,Dans la ferme des Lundy, à cette époque, on pratiquait la polyculture (pommes de terre, blé, seigle, orge, foin) associée à de l'élevage : 300 moutons, 9 vaches. On engraissait aussi quelques cochons et on élevait des lapins. Bien sûr, comme dans toutes les fermes, il y avait de la volaille.,En 2016, à Gionges, la place de la mairie, mairie-école où Yvette enseignait et remplissait son office de secrétaire de mairie,a été renommée "Place Yvette Lundy".En 2012, sa salle de classe devenue la salle du conseil municipal avait déjà été renommée à son nom.,Laurence Boisson-Barbarot,In memoriam,Biographe d'Yvette LundyEditrice et écrivain,Les actions de Résistance menées par la famille Lundy couvrent un large panel :,Prise en charge de prisonniers de guerre évadésHébergement et filières d'évasion pour des aviateurs alliés ou autres clandestinsActions de sabotage (sur des voies ferrées, des lignes électriques, la distillerie)Parachutage et repérage de terrains d'atterrissage pour le B.O.A (Bureau des opérations aériennes)Cache et transport d'armes et d'explosifsBlocage de trains allemands pour récupérer le matérielAide à des familles juivesFabrication de faux-papiersRenseignements, liaisonAides diverses aux actions de Résistance (ex : ravitaillement des FFI),Lucien Lundy témoigne de sa Résistance :"Faciliter le retour de prisonniers évadés fut un peu ma partie, en 1942, j'allais jouer plus gros. Le 19 mai de cette année là, à Aiglemont, un avion anglais était abattu, sur les sept membres de l'équipage, deux seulement sortirent vivants. Monsieur Jacques Lefrançois, docteur à Charleville qui avait été major au 29ème pendant ma présence, recueillait un des rescapés : Georges Daft, mitrailleur. le 23, trois hommes se présentent chez moi, porteurs d'un mot de monsieur Lefrançois, mot sans importance qui me mettait en confiance immédiate. Je fus heureux ma femme et mes enfants d'avoir ce pensionnaire, deux jours plus tard, le deuxième survivant m'arrivait : Donald Southwell, radio [...] Après 104 jours, je réussis avec l'aide de Monsieur Lhomme à faire partir ces pauvres garçons qui nous laissèrent un inoubliable souvenir. Ils réussirent à rentrer en Angleterre en octobre 1942.",Georges Lundy,dessin d'apres photographie,par Anaïs, élève de 3ème 4,Photo extraite du reportage France 3 Champagne-Ardenne, janvier 2012, "Yvette Lundy, un livre pour se souvenir".,Dès 1955, la Confédération nationale des Combattants Volontaires de la Résistance lance un concours scolaire avec un « prix de la Résistance » afin d’insuffler « l’esprit et les exemples de la Résistance » aux jeunes élèves français. En 1958, rejointe par la Fédération Nationale des Déportés internés et résistants patriotes et le Réseau du Souvenir, elle réclame la création d’un « Prix National de la Résistance ». Son action est alors relayée par Louis FRANÇOIS, doyen de l’Inspection générale d’Histoire Géographie, ancien résistant, ancien déporté, qui plaide auprès de Lucien PAYE l’engagement de l’Éducation nationale et le lancement officiel d’un concours de la Résistance en 1961, dont il devient président. A partir de 1964, le concours s’impose largement dans les établissements scolaires et intègre des recherches documentaires, des expositions, des participations aux commémorations et exposés dans des établissements scolaires souvent réalisés par des anciens Résistants ou des Déportés. Peu à peu, le CNRD s’adapte ainsi aux nouvelles pratiques pédagogiques en faisant apparaître en 1979 une nouvelle catégorie autour des « travaux collectifs » suivie en 2008 des « travaux audiovisuels ». ,Le Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD), un concours au service de la mémoire né d’une volonté associative…,Le CNRD rencontre un succès certain auprès des élèves du secondaire (entre 35 000 et 65 000 participants par an) et se veut le reflet de l’évolution des mémoires ainsi que des travaux historiographiques initiés par la recherche universitaire. Cet immense succès s’explique en effet par le fait que le CNRD constitue : - un concours qui a su s’adapter aux différentes réformes pédagogiques en mettant à l’honneur des travaux interdisciplinaires et collectifs - un concours qui accorde une place prépondérante aux témoignages des Résistants et des déportés - témoignages qui sont, depuis une quinzaine d’années, relayés par les Fondations de la Résistance, de la Mémoire de la Déportation, de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, la Fondation de la France Libre et la Fondation Charles de Gaulle - un concours qui a élargi ses thématiques sous l’influence de l’historiographie et des mémoires, au génocide juif et tsigane ainsi qu’à la France Libre dans ses différents aspects (de l’engagement militaire à la reconstruction de la République) - un concours qui offre aujourd’hui de nouvelles pistes à explorer autour notamment de « l’Europe » qui s’est construite en réaction au nazisme et au fascisme et qui a fondé son action sur les principes des Droits de l’Homme.Dans une époque où la montée des nationalismes en Europe peut faire craindre le retour à des comportements de replis identitaires, plus que jamais le CNRD joue un rôle fondamental dans la construction de l’esprit civique de nos jeunes élèves afin de continuer à leur insuffler cet « esprit de Résistance ». ,… relayée par l’Education Nationale.,Remise des prix du CNRD en 2010 : dans les jardins de la préfecture, Yvette Lundy pose avec les lauréats départementaux aux côtés de Madame Gisèle Probst, Résistante déportée vitryate et Monsieur Jean Chabaud, Résistant.Monsieur Chabaud, qui a longtemps été Président des Combattants Volontaires de la Résistance de la Marne s'est beaucoup impliqué pour promouvoir le Concours de La Résistance et de la Déportation.,Au collège YVETTE LUNDY, à l'occasion de la fête d'anniversaire organisée pour ses 100 ans, Madame Lundy pose aux côtés des lauréats 2016 et leur professeure.,Avec nos 8 lauréats de l'année 2012 et les professeurs, F. Dherse et A. Plé.,Un déjeuner au collège avec les lauréates 2013 et l'équipe Histoire-Géographie au complet, Grégory de Gostowski, Fabienne Dherse, Aurélie Plé.,Textes écrits par les élèves sur la déportation d'Yvette Lundy,Lectures expressives à partir d'extraits du Fil de l'araignée,Textes écrits par les 3ème1,“J'ai coutume de dire : J'ai vu, j'ai vécu ou je ne sais pas”,Yvette LUNDY,Une aide à la filière d'évasion POSSUM,Berthe Lundy,André Lundy,Une résistance active en zone libre,André est électricien de formation. Il a étudié au collège Moderne et Technique (rue Joli-Coeur) de Reims (rebaptisé Lycée Roosevelt après la guerre). A 14 ans, il sait monter et démonter seul un poste à galène.,Berthe est couturière de formation. "Elle avait des doigts en or" nous dit sa nièce Denise, fille de Lucien. Mais Berthe renonce à s'établir comme couturière pour aider Georges à la ferme.,Source Musée national de l'Education,Pendant la guerre, André est installé dans le département de l'Aveyron. Il est responsable d'une station électrique à Verlhaguet près de Montauban. Son poste lui permet de provoquer des pannes sur les trains afin que la Résistance puisse s'emparer du matériel acheminé. Il héberge également des réfractaires au STO.Suspecté par la Gestapo, il échappe de peu à l'arrestation.,Berthe qui réside à la ferme aide son frère à organiser les évasions dans le cadre du réseau POSSUM. En décembre 1942, elle est arrêtée puis condamnée par l'Abwehr à 30 mois de forteresse pour avoir glissé des messages d'encouragement à s'évader dans des paquets de cigarettes destinés à des prisonniers de guerre français. Elle tente de s'évader 3 fois ce qui aggrave ses conditions de détention.,Libérée en juillet 1944 (au moment de l'arrestation de ses frères), elle reprend ses actions dans la Résistance en aidant un aviateur allié.,"La mort de Georges et le récit de son calvaire me portent a posteriori un coup terrible. Je suis libre et vivante mais je reste emmurée dans ma douleur. Je ne reconnais plus mon environnement, ni même ce qu’il m’importait tant de retrouver au prix d’une lutte quotidienne acharnée. Je n’ai plus de repère pour me diriger, plus de leitmotiv pour avancer, plus de rêve pour me porter… Je me sens comme un vieux parapluie perdu dans un champ d’éteules : inepte et incongru." Le fil de l'araignée, p. 162,La Principale, Sabine Bonnet remet le Livre d'or à Madame Lundy,Sortie pédagogique, mercredi 21 novembre 2018,Les élèves nous disent...,Le dessin de la page de titre a été réalisé par Zoé, élève de 3ème2,LIEN DIRECT : CNRD,LIEN DIRECT : Remerciements,Pour aller plus loin,Beine-Nauroy, un village d'histoire et de mémoire,Film réalisé par Zoé et Victoria, 3ème 2, dans le cadre du concours Ecole-médias 2019