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Classes inversées :un exemple de "modèle pédagogique"

Ressource proposée par Sarah Roques, IAN de l'Académie de Lyon en Physique-ChimieRessource ajustée en fonction des relectures de Marie-Alice Trossat, IA-IPR, de Karine Marteau-Bazouni (Webmestre du site académique de Lyon et membre du GTICE de Lyon) et de Pascal Bellanca-Penel (membre du GTICE de Lyon) - Juillet 2018

> Des Classes Inversées

> Des critiques et des mises en garde

> Une description du modèle

> Sitographie/Bibliographie

> Les inverseurs : une communauté de partage

> Des outils numériques

> Des conseils pour une première mise en oeuvre

Que trouve-t-on dans cette ressource ? A qui s'adresse-t-elle ?

> Des bilans de pratique

Cette ressource s'adresse en priorité à tou.te.s les enseignant.e.s désireux.ses de compléter leur connaissance sur "les classes inversées". Cette ressource n'est en rien exhaustive. Elle se veut être un élément d'accompagnement dans la découverte de "ce modèle pédagogique" un peu à la manière d'un "kit dedémarrage". Au lieu d'une posture dogmatique, nous allons essayer d'adopter une posture critique etréflexive. Il est laissé à chacun.e le choix de mettre en pratique ou non ce format pédagogique en complément ou non avec d'autres dispositifs pédagogiques.Ainsi, cette ressource recense notamment quelques champs permettant de définir "les classes inversées", de mentionner la place du numérique dans cette pratique, des conseils pour se lancer (avec écueils à éviter), des articles sur le sujets, les limites et/ou critiques du modèle, etc.A noter que la colonne de gauche de chaque diapositive, propose quelques supports complétant ou faisant écho au contenu de la diapositive correspondante.Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Cette ressource s'adresse en priorité à tou.te.s les enseignant.e.s désireux.ses de compléter leur connaissance sur "les classes inversées". Cette ressource n'est en rien exhaustive. Elle se veut être un élément d'accompagnement dans la découverte de "ce modèle pédagogique" un peu à la manière d'un "kit de démarrage". C'est en ce sens qu'elle n'a pas un statut de dogme ou de modèle "de bonnes pratiques". Il est laissé à chacun.e le choix de mettre en pratique ou non ce format pédagogique en complément ou non avec d'autres modèles pédagogiques.Ainsi, cette ressource recense notamment quelques champs permettant de définir "les classes inversées", de mentionner la place du numérique dans cette pratique, des conseils pratiques pour se lancer (avec écueils à éviter), des articles sur le sujets, les limites et/ou critiques du modèle, etc.

> Une description du modèle

Classe Inversée ou Classes Inversées ?Le pluriel semble nécessaire au vue de la pluralité des pratiques !

Toutes ces versions ont pour prémisse que les élèves s'approprient (hors classe) des savoirs avant une activité en classe, et qu’ils utilisent ou réinvestissent ces savoirs en présentiel, en bénéficiant de la supervision de leur professeur (Hamdan et collab., 2013).

Les classes inversées se combinent souvent à d'autres modèles pédagogiques comme la pédagogie active, la pédagogie par différenciation, l'instruction par les pairs, la résolution de problèmes... (Bishopi & Verleger, 2013).

*Les principaux courants théoriques de l’enseignement et del’apprentissage : un point de vue historique de Anastassis Kozanitis 2005

La classe inversée peut-elle changer l'école ?Article par D. Peraya (2015)

Classe inversée : mode d'emploipage web de l'Université de Genève

Milieu du XXe siècle :ConstructivismeApproche développementale - PiagetApproche interactionniste - Bruner

Du Moyen-Âge au XIXe siècle :"Lectio, disputatio, determinatio"

Fin XXe siècle : CognitivismeTraitement de l’information -Gagné ;AusubelApprentissage stratégique -Tardif ;Lafortune et al.

Socioconstructivisme :Approche historicoculturelle -Vygotsky

2007, deux enseignants de chimie J. Bergmann et A. Sams l'nomment "flipped classrooms" leur modèle pédagogique

Années 90 - Eric Mazur lance un modèle pédagogique de type "classe inversée" associée à la "Peer Instruction"

De manière non exhaustive, nous proposons de présenter quelques temps forts dans l'émergence des "classes inversées" mis en regard avec la naissance de courants pédagogiques (dont le choix est ici limité à ceux jugés comme principaux*)

Classes inversées et MOOC, révolution copernicienne dans l’enseignement… vraiment ?Article par C. Hadji (1.11.2017)

2006 - lancement de la Khan AcademyRessources de cours en ligne

Les variantes résident aussi bien dans le format des ressources (capsules vidéo, documents, etc)

données hors classe avant une séance en présentiel - que dans les activités proposées en présentiel (révisions, exercices, travaux en équipe, discussions, etc) et en post présentiel (ressources supplémentaires données par l'enseignant, et/ou créées par les élèves, etc.).

> Des Classes Inversées

Différentes modalités d'organisation du double travail "enseignement/apprentissage" : l'enseignant enseigne et les élèves apprennent

Une des caractéristiques de la pédagogie par Classes Inversées est qu'elle encourage l'enseignant

à se positionner comme concepteur-réalisateur d'activités au service des apprentissanges des élèves. Ainsi, de manière concise, on peut dire que cette pédagogie est combinée avec trois courants : l'approche par compétences, des méthodes actives et la valeur ajoutée des TIC.

Vers une typologie des classes inverséesarticle de Marcel Lebrun, Coralie Gilson et Céline Goffinet, 2016

Présentation de types de classes inversées (Lebrun)

En partant de l'expérience des enseignants, Marcel Lebrun propose une typologie des classes inversées (illustration ci-contre).

A propos de cette illustration

D'après les commentaires proposés par Marcel Lebrun à propos de cette illustration :""Les deux axes :l’axe horizontaltémoigne de l’origine des savoirs transmis (présenté par l’enseignant ou amené par les élèves) et du type de savoirs travaillés (savoirs formalisés ou savoirs pratiques) entre «monde des idées» et «monde de l’expérience concrète».L’axe verticaltémoigne davantage des différents rôles ouposturestenus par les enseignants (Lavenieret al., 2015) et par les élèves.La localisation des activités : les activités menées en classe «en présence» et celles effectuées hors de la classe «à distance» dans une optique d’hybridation(la recherche d’informations pouvant, par exemple, se faire dans le centre de documentation à l’école ou ailleurs). Le lecteur intéressé reverrace billetsur «5 facettes pour construire un dispositif hybride : du concret !»Les différents types : on y retrouve leType 1celui de la classe inversée proposée initialement (de manière très caricaturale, les leçons à la maison, les devoirs en classe) et leType 2dans lequel les activités à distance sont effectuées par les élèves eux-mêmes, de manière autonome ou en groupe, en prélude à l’activité en classe. La représentation suggère que ces deux types sont fortement prototypiques (quelque peu extrêmes),LES classes inverséesles réunissant dans des proportions diverses. Nous désignerons ce mélange par l’étiquetteType 3dans lequel les deux précédents types en constituent à la fois les ingrédients et les dimensions.Finalement, nous avons complété la figure par une stratégie de formation, les «classes renversées» dans laquelle les élèves ou les participants à la formation y contribuent maximalement à la fois au niveau des savoirs travaillés, des activités prévues y compris l’évaluation (pour les autres élèves par exemple) en assumant tout à la fois les rôles d’enseignant et d’apprenant (Cailliez, 2015).De manière plus pragmatique, nous pouvons alors imaginer que les différentes activités mentionnées le long des deux axes deviennentdes événements d’apprentissageà organiser au sein de différents scénarios. En voici un donné ici à titre d’exemple (les numéros se réfèrent à la figure ci-dessus) :1(Type 2, «distance»): hors la classeou encore, en généralisant, en autonomie ou sans la supervision directe de l’enseignant ou encore dans un local (un learning space) réservé pour cela dans l’école même, individuellement ou en groupe, analyser le problème proposé, faire émerger des questions, chercher les informations, instruire la thématique, ramener des éléments des contextes visités, les structurer quelque peu, préparer une petite présentation d’une manière originale … Les compétences visées seraient : recherche d’informations, validation, analyse, synthèse, créativité …2(Type 2, présence): présenter, en classe, les informations et ressources trouvées, identifier les différences et repérer les similitudes avec les propositions des autres élèves ou d’autres groupes, vivre un « conflit » socio-cognitif, expliciter les préconceptions, faire émerger les questions, les hypothèses … Il ne s’agit pas uniquement de présenter un «PowerPoint» mais de préparer des activités pour les condisciples. Les compétences visées seraient : communication, animation, analyse, réflexivité, modélisation …3(Type 1, «distance»): hors la classe selon le schéma initial (originel) des classes inverséesou encore, en généralisant, en autonomie ou sans la supervision directe de l’enseignant ou encore dans un local (un learning space) réservé pour cela dans l’école même, individuellement ou en groupe, prendre connaissance des théories, relever les éléments pertinents pour la thématique investiguée, préparer une synthèse, exercer le fonctionnement du modèle … Les compétences visées seraient : apprendre, faire des liens, mémoriser, se poser et préparer des questions, modéliser …4(Type 1, présence): en classe à nouveau, consolider les acquis, faire fonctionner le modèle ou la théorie en regard des thématiques investiguées, préparer le transfert par l’approche d’autres situations … Les compétences visées seraient : comprendre, appliquer, investiguer les limites, transférer à d’autres contextes …""

Ainsi, l'activité à distance peut être aussi, par exemple, l'occasion pour l'élève de faire un travail de recherche d'informations, d'instruction d'une thématique, de préparer une courte présentation, etc.

Le modèle des classes inversées permet ainsi de mettre en oeuvre un séquençage selon le cycle de Kolb (1984) et de Tardif (1992)(illustration de gauche).

Cycle de Kolb et évenements d'apprentissages mobilisés dans les classes inversées

Cycle de KolbD'aprèshttp://lebrunremy.be/WordPress/?p=791

D'aprèshttp://lebrunremy.be/WordPress/?p=791

D'après les commentaires proposés par Marcel Lebrun à propos de cette illustration :""Les deux axes :l’axe horizontaltémoigne de l’origine des savoirs transmis (présenté par l’enseignant ou amené par les élèves) et du type de savoirs travaillés (savoirs formalisés ou savoirs pratiques) entre «monde des idées» et «monde de l’expérience concrète».L’axe verticaltémoigne davantage des différents rôles ouposturestenus par les enseignants (Lavenieret al., 2015) et par les élèves.La localisation des activités : les activités menées en classe «en présence» et celles effectuées hors de la classe «à distance» dans une optique d’hybridation(la recherche d’informations pouvant, par exemple, se faire dans le centre de documentation à l’école ou ailleurs). Le lecteur intéressé reverrace billetsur «5 facettes pour construire un dispositif hybride : du concret !»Les différents types : on y retrouve leType 1celui de la classe inversée proposée initialement (de manière très caricaturale, les leçons à la maison, les devoirs en classe) et leType 2dans lequel les activités à distance sont effectuées par les élèves eux-mêmes, de manière autonome ou en groupe, en prélude à l’activité en classe. La représentation suggère que ces deux types sont fortement prototypiques (quelque peu extrêmes),LES classes inverséesles réunissant dans des proportions diverses. Nous désignerons ce mélange par l’étiquetteType 3dans lequel les deux précédents types en constituent à la fois les ingrédients et les dimensions.Finalement, nous avons complété la figure par une stratégie de formation, les «classes renversées» dans laquelle les élèves ou les participants à la formation y contribuent maximalement à la fois au niveau des savoirs travaillés, des activités prévues y compris l’évaluation (pour les autres élèves par exemple) en assumant tout à la fois les rôles d’enseignant et d’apprenant (Cailliez, 2015).De manière plus pragmatique, nous pouvons alors imaginer que les différentes activités mentionnées le long des deux axes deviennentdes événements d’apprentissageà organiser au sein de différents scénarios. En voici un donné ici à titre d’exemple (les numéros se réfèrent à la figure ci-dessus) :1(Type 2, «distance»): hors la classeou encore, en généralisant, en autonomie ou sans la supervision directe de l’enseignant ou encore dans un local (un learning space) réservé pour cela dans l’école même, individuellement ou en groupe, analyser le problème proposé, faire émerger des questions, chercher les informations, instruire la thématique, ramener des éléments des contextes visités, les structurer quelque peu, préparer une petite présentation d’une manière originale … Les compétences visées seraient : recherche d’informations, validation, analyse, synthèse, créativité …2(Type 2, présence): présenter, en classe, les informations et ressources trouvées, identifier les différences et repérer les similitudes avec les propositions des autres élèves ou d’autres groupes, vivre un « conflit » socio-cognitif, expliciter les préconceptions, faire émerger les questions, les hypothèses … Il ne s’agit pas uniquement de présenter un «PowerPoint» mais de préparer des activités pour les condisciples. Les compétences visées seraient : communication, animation, analyse, réflexivité, modélisation …3(Type 1, «distance»): hors la classe selon le schéma initial (originel) des classes inverséesou encore, en généralisant, en autonomie ou sans la supervision directe de l’enseignant ou encore dans un local (un learning space) réservé pour cela dans l’école même, individuellement ou en groupe, prendre connaissance des théories, relever les éléments pertinents pour la thématique investiguée, préparer une synthèse, exercer le fonctionnement du modèle … Les compétences visées seraient : apprendre, faire des liens, mémoriser, se poser et préparer des questions, modéliser …4(Type 1, présence): en classe à nouveau, consolider les acquis, faire fonctionner le modèle ou la théorie en regard des thématiques investiguées, préparer le transfert par l’approche d’autres situations … Les compétences visées seraient : comprendre, appliquer, investiguer les limites, transférer à d’autres contextes …""

> Des critiques et des mises en garde

Comme tout modèle, il y a toujours des limites !

Pour Paul Devin, le modèle de "la classe inversée" nous détourne du véritable enjeu : des compétences professionnelles de l'enseignant.Dans une interview (11.05.2017), il explique que ce modèle n'est pas une "révolution pédagogique" et qu'il n'est pas possible de régler, "avec une méthode particulière totalement des problèmes éducatifs". Il met en garde aussi sur la "mythologie du numérique" qui constituerait une nouveauté à durée limitée. Il rappelle que l'enseignant doit "construire une motiviation à comprendre les enjeux des apprentissages" et non pas celle de "regarder des vidéos".

Ainsi, il est assez naturel d'avoir besoin de prendre connaissance d'avis différents sur "la" classe inversée. Voici quelques témoignage :

En 2012, S. Bissonnette et C. Gauthier mènent une étude canadienne sur la valeur ajoutée (ou non) de la classe inversée (essentiellement de type 1 dans la typologique de M. Lebrun). Ils concluent :« Bien que la classe inversée semble êtrele dernier cri en matière de pédagogie et que sa diffusionsoit exponentielle, nous pensons fermement qu’il s’avèreprématuré et inopportun d’en recommander l’utilisationpar les enseignants quand nous ne disposons d’aucunedonnée probante en montrant l’efficacité. »

Pour appliquer, tout ou partie, d'un modèle, il est préférable d'en connaître les limites au préalable.

Jean-Paul Brighelli parle d'"escroquerie pédagogique de la classe inversée" : il rend compte de sa propre expérience lors de la mise en oeuvre ponctuelle d'un cours au format classe inversée (type 1 dans la typologie de M. Lebrun). L'auteur décrit que ses élèves n'ont témoigné aucune implication active en classe.

« La classe inversée n'est pas en soiune innovation pédagogique… » interview de Bruno Devauchel - 14.11.2014

Escroquerie pédagogique de la classe inverséearticle de Jean-Paul Brighelli, 16.01. 2017

Faire la classeà l’endroit ou à l’envers ? étude réalisée par S. Bissonnette et C. Gauthier - 2012

L'analyse d'André Tricot * (2017) va également dans ce sens en ajoutant qu'il n'y a pas d'études récentes permettant de conclure sur les plus ou moins values des classes inversées.

La classe inversée n’est pas une révolution pédagogique, mais une illusioninterview de Paul Devin - 11.05.2016

Bruno Devauchel (une interview du 14.11.2017) rappelle que la classe inversée fait appel à la compétence de l'enseignant dans"'ajustement" cognitif et métacognitif". Pour lui aussi, la classe inversée est une prise de conscience professionnelle et non une innovation en soi.

*L'innovation pédagogique ouvrage d'André Tricot- 09.2017

> Des bilans de pratiques ?

Une évaluation rigoureuse des classes inversées ?

La classe inversée et des podcasts pour favoriser unapprentissage individualisé dans le cadred’un cours scientifique à population hétéroclite de C.Delporte, P. Van Antwerpen et A. Vanden Dael - 06.2017

Promouvoir le travail collaboratif en classe

How learning in an inverted classroom influencescooperation, innovation and task orientationJeremy F. Strayer, 07.2012

En 2012, dans le cadre de son cours d'introduction aux statistiques, Jeremy Strayer conduit une étude comparative sur deux classes d'étudiants : une des deux classes est organisée selon un modèle de classe inversée. Chaque classe comporte un peu moins de 30 élèves.A partir de données quantitatives et qualitatives, J. Strayer mentionne que les étudiants perçoivent le modèle d'inversion comme plus innonvant mais soulignent que les activités sont moins orientées dans la tâche. Ils sont mieux impliqués dans la coopération. J. Strayer indique la limite de son étude puisque le chercheur et l'enseignant sont la même personne.A l'heure actuelle, cette étude, fondée sur un échantillon trop faible pour être réellement représentatif, est la seule mentionnée dans la "littérature" (S. Bisset et C. Gauthier, 2012).

Le pratique des Classes inversées interroge Patrick Rayou - professeur en sciences de l'éducation, à l'université Paris 8 et membre du laboratoire-Circeft-Escol. Dans cette interview, il commente les travaux de recherche qu'il a engagé sur le sujet.

Délivrer le savoir autrement : premiers pas vers la classe inversée : Analyse de deux expériences ponctuelles de pédagogie inverséede Valérie Camel - 06.2015

> Des outils numériques

Le numérique dans les Classes Inversées !

L'outil numérique n'est pas un objectif d'apprentissage : c'est un moyen facilitant la mise en oeuvre de l'activité ayant un objectif d'apprentissage défini. Ainsi, il peut être pertinent d'intégrer un outil numérique dans l'élaboration de sa séquence en tenant compte de sa fonction pédagogique.

Cette page présente quelques outils numériques souvent (ou assez souvent) utilisés dans un

Apprendre avec le numérique F. Amadieu etA. Tricot 10.2014

Concevoir :

- une capsule vidéo (lien)

- un questionnaire (lien)

Des exemples d'outils numériques:

- Screencast O Matic pour filmer son écran sur lequel un diaporama est commenté par exemple (lien)

- Pour créer des questionnaires/utiliser des exerciseurs : ENT, ProNote, EDpuzzle, NetQuizPro, LearningApps (liens)...

modèle pédagogique combiné aux Classes Inversées. Il ne s'agit donc pas d'une liste exhaustive ni d'outils à utiliser obligatoirement mais bel et bien d'exemples !

Eduquer avec le numérique B.Devauchelle 03.2017

> Des conseils pour une première mise en oeuvre

Envie de se lancer ?

Pratiquer une pédagogie par classes inversées ne consiste pas à laisser l'élève apprendre seul avec des vidéos. Il s'agit essentiellement de (re)penser les interactions en classe et à encourager l'élève dans l'autonomie de son apprentissage.

Travaux Académiques Mutualisés (TraAM) 2015/2016au sujet des Classes Inversées et du Travail collaboratif - Eduscol

Expliciter les attendus

Pratiquer une pédagogie par classes inversées est aussi l'occasion d'encourager les pratiques collaboratives en classe comme le permet d'autres modèles pédagogiques.

Ainsi, on retrouve les étapes classiques de l'élaboration d'une séquence d'activités comme la question de l'objectif d'apprentissage fixé.

Comme ce format pédagogique est peut-être nouveau pour certains élèves, il peut être stratégique de concevoir un "contrat professeur/élève" distribué aux élèves : ce document présente la façon de travailler envisagée ainsi que ce que le professeur attend des élèves et réciproquement. Ce document peut être aussi consulté par les parents.

Des questions classiques

Dans le cadre de ressources (vidéo, document texte, schéma, etc.) à consulter hors classe (via un site web, l'ENT, etc.), il est très important que les élèves aient tous la possibilité de consulter ces ressources. Il est toujours possible que certains d'entre eux rencontrent des soucis - même ponctuels - de connexion à ces ressources.

Ainsi, dans le contrat "professeur/élève", il est important d'expliciter les conséquences d'une non consultation de ressources. Il est pertinent aussi de prévoir un accès pour ces élèves : il est possible de solliciter le/la documentaliste de l'établissement pour réserver à l'année un poste informatique accessible en priorité pour ces élèves.

De plus, l'expérience prouve qu'il est stratégique de montrer en classe le moyen d'accéder aux ressources - du moins pour les premières ressources à consulter.

Qui dit numérique dit "prévoyance" !

Avant de se lancer dans la mise en oeuvre d'une séquence qui implique une pédagogie par classes inversées, il est possible de porter son attention sur les éléments suivants :

* des temps de rétroactions sont-ils prévus dans la séquence ?

* en quoi la pédagogie par classes inversées fait-elle sens dans sa pratique ?

* l'articulation travail en classe et hors classe est-elle explicitée ?

* les outils numériques proposés sont-ils maitrisés par tous les élèves ?

> Les inverseurs : une communauté de partage

Les "inverseurs" : un réseau actif d'échanges de pratiques

Un répertoire d' "inverseurs" (toutes matières confondues)

Site de Romain Bourdel (collège)

Site de Florence Raffin (Lycée)

Mur virtuel de Dania Baayounressources collège

CLIC : Classe inversée,le Congrès

Site de Damien Scimeca (Lycée)

Liste non exhaustive de sites d'"inverseurs" :

Portrait de P. Bihouée pour sa pratique d'une classe inversée en Collège, 02.2015

A propos de "la classe renversée" par J.Ch Caillez

4 tools for Flipped Classroom - 23 juillet 2018

> Sitographie/Bibliographie

Hamdan N. et collab. The Flipped Learning Model: A White Paper Based on the Literature Review Titled “A Review of Flipped Learning”, Flipped Learning Network, Pearson, George Mason University, 2013.

Laudine, L. (2014). Flipped Classroom ou classe inversée... Une autre manière d’enseigner avec le numérique. Analyse UFAPEC. n°34.14 p1-8.

Bishopi, J. L. et Verleger M. (2013). “ASEE national conference proceedings”, Atlanta, GA, In The flipped classroom : A survey of the research.

Bissonnette, S. et C. Gauthier (2012). Faire la classe à l’endroit ou à l’envers? Formation et profession 20(1), 2012.Disponible en ligne : http://formation-profession.com/files/numeros/1/v20_n01_173.pdf

Dumont, A. et Berthiaume, D. (2016). La pédagogie inversée : Enseigner autrement dans le supérieur avec la classe inversée. 1ère éd. p 1-47. https://biblio.helmo.be/opac_css/doc_num.php?explnum_id=4010

Kolb, D.A. (1984). L’apprentissage expérientiel. L’expérience comme source d’apprentissage et de développement (Experiental learning : experience as the source of learning and development).

TardifJ. (1992). Pour un enseignement stratégique. L’apport de la psychologie cognitive, Montréal, Les Éditions Logiques

> De quoi parle-t-on ?

Brouillon/Post itNe pas lire cette page

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La classe inversée peut-elle changer l'école ?Article par D. Peraya (2015)

Classe inversée : mode d'emploipage web de l'Université de Genève

Promouvoir le travail collaboratif en classe