Want to make creations as awesome as this one?

No description

Transcript

Les ressorts de la manipulation

La fabrique du complot

Le complotisme vupar les Sciences de l'Info-Com

l'émetteur

le récepteur

le message

Riz en plastique

McDo

Cité maya

Illuminati

Apple

Terre plate

De quoi parle-t-on au juste

Conspirationnisme, théorie du complotEssai de définition

Les complots dans l'Histoire

Des complots avérés

mais aussi des complots inventés de toutes pièces

Les Protocoles des Sages de Sion (début du XXe siècle) C'est la plus célèbre et la plus tragique des falsifications du XXe siècle, à la base du mythe antisémite du «complot juif mondial». L’ouvrage se présente comme la transcription des actes d’une société secrète juive d’inspiration sioniste. Elle met au point un plan diabolique de prise de contrôle du monde et d’avènement du «royaume d’Israël». Les Protocoles insistent sur le noyautage de la police grâce à la Franc-maçonnerie, instrument au service des conspirateurs et sur l’utilisation des ressources infinies de la finance internationale. Ce texte relève à la fois du plagiat, puisqu’il reprend notamment de nombreux passages d’un texte satirique de Maurice Joly,hostile à Napoléon III : Dialogue aux enfers entre Machiavel et de Montesquieu (1864), et du faux, fabriqué par un informateur de l’Okhrana, la police secrète tsariste, Matveï Golovinski, pour servir de justification à une politique de persécution des juifs. Plusieurs éditions sont publiées entre 1903 et 1907, mais il faut attendre le 8 mai 1920 pour que les Protocoles soient véritablement «lancés» dans le grand public avec un éditorial du Times de Londres intitulé «Le Péril juif, un pamphlet dérangeant. Demande d'enquête», auquel le journal semble accorder du crédit. Le Times se rattrape un an plus tard, en août 1921, en titrant «La fin des Protocoles» et en publiant la preuve du faux, mais il est désormais trop tard pour stopper la vague d'antisémitisme qui devait bientôt ravager l'Europe et conduire à la solution finale.

L'attentat de la Piazza Fontana (12 décembre 1969) Le 12 décembre 1969 à 16h37, une bombe éclate sur la Piazza Fontana, dans le centre de Milan, faisant seize morts et une centaine de blessés. Aussitôt, l'extrême gauche est accusée, en particulier les anarchistes. Quatre mille personnes sont arrêtées par la police. Le danseur Pietro Valpreda est emprisonné, tandis que le cheminot Giuseppe Pinelli, anarchiste accusé de l'attentat, fait une chute mortelle du quatrième étage du commissariat où il est interrogé, dans des circonstances controversées. Il faut attendre les années 80 pour que l'enquête s'oriente vers la responsabilité de l'extrême-droite néo-fasciste et d'une partie de l’appareil d’État qui aurait commandité l'attentat et fait porter le chapeau à l'extrême-gauche pour entretenir un climat de peur, via la stratégie dite de la tension, afin de faciliter la proclamation de l'état d'urgence et pousser l'Italie vers un régime de droite autoritaire.

La dépêche d'Ems (13 juillet 1870) Nom donné aux informations télégraphiées par Guillaume Ier, qui séjournait à Ems (Bad Ems), à Bismarck qui en publia une version tronquée le 13 juillet 1870. Elles relataient la démarche faite par l'ambassadeur français, Benedetti, auprès du roi de Prusse, pour obtenir de lui qu'il s'engageât à ne plus soutenir à l'avenir la candidature des Hohenzollern au trône d'Espagne. Guillaume Ier refusa, amicalement mais fermement. Bismarck, Roon et Moltke, qui désiraient provoquer un conflit avec la France afin d'achever l'unité allemande, communiquèrent à la presse une version tronquée, qui tendait à présenter l'attitude du roi de Prusse comme injurieuse pour la France et qui devait contraindre moralement celle-ci à lui déclarer la guerre.

Les théories de la communication

Théorie des effets directs vs Théorie des effets limités (courant behavioriste) (courant fonctionnaliste)

Le complot à l'heure des réseaux 1/2

Temps de latence

Expérience de Bronner, 2011

Bulles de filtrage

Concept inventé en 2011 par Eli Pariser, la bulle de filtrage est :“l’état dans lequel se trouve un internaute lorsque les informations auxquelles il accède sur Internet sont le résultat d’une personnalisation mise en place à son insu. À partir des différentes données collectées sur l’internaute, des algorithmes vont silencieusement sélectionner les contenus qui seront visibles ou non par lui. Le terme de « bulle de filtres » renvoie à l’isolement produit par ce mécanisme : chaque internaute accède à une version différente du web, il reste dans une « bulle » unique et optimisée pour lui.”Do not track 06 :Le journal du moi

Expérience de Douglas et Sutton, 2008

L'expérience conduite par Douglas et Sutton (2008) autour de la mort de la Princesse Diana tend à valider l'idée que la simple exposition à un énoncé complotiste est suffisante pour induire l'adhésion. Autre enseignement: les participants à cette étude sous-estimaient le niveau d’influence que la lecture des interprétations complotistes de l'accident pourrait avoir sur eux alors qu'ils anticipaient un changement de croyances chez autrui (effet de troisième personne).

Le complot à l'heure des réseaux 2/2

Les marchands d'intox

Conspi HunterComment on a piégé les complotistes

Sous le capot des réseaux

Faut-il brûler Facebook ?

La boîte à outils du fact-checkeur

Recherche inversée Vidéos

Recherche inversée Images

Pour traquer les canulars en circulation sur le web

Pourquoi on y croit 1/2

Heider et Simmel 1944

McCLure Hilton et Sutton 2007

Biais d'intention

Le biais d'intention ou biais d'attribution consiste à privilégier l'intention plutôt que le hasard pour expliquer un phénomène. Dans le même ordre d'idées, le biais de détection façonne le cerveau à détecter des structures même parmi des formes aléatoires (paréidolie).

Klein et Van der Linden 2010

Biais de conjonction

Le biais de conjonction ou illusion de corrélation tend à annuler le hasard en surestimant la probabilité que deux événements distincts soient en réalité corrélés.

Tversky et Kahneman, 1992

Effet cigogne

L'effet cigogne consiste à confondre corrélation et causalité Cum hoc ergo propter hocDes corrélations improbables sur Spurious Correlations

expérimentation

Biais de cadrage

Le biais de cadrage est la tendance à être influencé par la manière dont un problème est présenté.

Wason 1960

Biais de confirmation

Le biais de confirmation consiste à privilégier les données empiriques qui confirment nos croyances plutôt que celles qui l'infirment.«L'entendement humain [écrit Francis Bacon en 1620] une fois qu'il s'est plu à certaines opinions, entraîne tout le reste à les appuyer ou à les confirmer ; si fortes et nombreuses que soient les instances contraires, il ne les prend pas en compte, les méprise ou les écarte et les rejette par des distinctions qui conservent intacte l'autorité accordée aux premières conceptions, non sans une présomption grave et funeste».

L'effet cocktail party

Face à plusieurs récits d'un incendie, tantôt criminel, tantôt fortuit, McClure, Hilton et Sutton (2007) ont pu vérifier que la majorité des participants à l'expérimentation estimaient l'incendie volontaire le plus vraisemblable. L'enchaînement motivé des événements comme la cause intentionnelle ont ceci de rassurant qu'ils concourent à redonner du sens à ce qui en semble a priori dépourvu, et c'est particulièrement probant dans des situations de sidération consécutives à des catastrophes meurtrières (Ebel-Lama, 2010) ou dans un contexte de rareté de l'information (Brotherton, 2014). En somme, le mythe du complot comble une case vide en remplissant une fonction sociale qui est celle de l'explication.

Confronté à deux informations distinctes relatives aux attentats du 11 septembre 2001, la découverte d’acier fondu dans les débris des tours jumelles et l’absence de réaction de l’administration Bush aux informations selon lesquelles des individus proches d’Al-Qaida s’entraînaient dans des écoles de pilotage, l'individu lambda aura tendance à juger la probabilité conjointe de ces deux éléments plus élevée que leur probabilité séparée.

Face à la perspective d’une épidémie inconnue dont on attend 600 morts, chaque groupe de participants se voit proposer 2 alternatives.Groupe 1 1. Si le programme A est adopté, 200 personnes seront sauvées. 2. Si le programme B est adopté, il y a une probabilité de 1/3 que tous seront épargnés et une probabilité de 2/3 que personne ne soit sauvé . Groupe 2 1. Si le programme A est adopté, 400 personnes mourront. 2. Si le programme B est adopté, il y a une probabilité de 1/3 que personne ne meure et une probabilité de 2/3 que tous meurent Groupe 1 76% choisissent le programme A, 24% le programme B la perspective de sauver 200 vies de manière certaine est préférée à une perspective plus risquée qui a pourtant la même espérance mathématique (effet de cadrage positif)Groupe 2 13% choisissent le programme A, 87% le programme Bla perspective que 400 personnes vont mourir à coup sûr est moins attractive qu’une loterie de même espérance mathématique (effet de cadrage négatif) Les alternatives A et B sont pourtant strictement équivalentes pour le groupe 1 et le groupe 2

Pourquoi on y croit 2/2

Tous complotistes ?

Le biais du plateau de sushiset autres réserves méthodologiques

Les enquêtes de l'IFOP

2018

2019

Les résultats complets de la vague 2 de l'enquête IFOP

La boîte à outils du fact-checkeur

Esprit critique

Hygiène mentale

Les cours de Zététique de Richard Monvoisin

Comment on les fabrique 1/3

Vidéo complotiste publiée suite à l'attentat dans les locaux de Charlie Hebdo

Extrait du film Da Vinci Code de Ron Howard

Comment on les fabrique 2/3

Effets de mise en scène

Coïncidence ? Je ne crois pas

Carte mentale réalisée par Lionel Vighier : Procédés et rhétorique complotistes

Argumentaire fallacieux

Pour aller plus loin : Une petite collection de sophismes

Trame policière

Effets rhétoriques

Comment on les fabrique 3/3

Comme par hasard...

Les Schtroumpfs

Travaux d'élèves

Aliens Illuminatis

A vous de jouer !

La véritable identité des chats

Bonus

Conférence de William Karel sur le documentaire Opération Lune (2002)

Hold up, un cas d'école

La tronche en biais HS n°15

la forme

le fond

Médiapart