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2017

Created on Tue Feb 28 2017 12:10:12 GMT+0000 (UTC)

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WAGONCage, cage, cage,Ceux du fond apparaissent, lancinants, rigides, dans des lueurs intermittentes C’est une gareLes aiguillages mal huilés nous frottent la peau sur les planches duresCeux du fond apparaissent et disparaissent, et c’est la nuitJ’ai vu leur regard et leur pâleurElle est en moi Je roule avecun cri de soif, un cri de chair qui meurt, un cri d’écrasé,un cri qui vient, s’éteint, prend une autre voix, une autre langueQui tombe, remonte, se fait deux, trois, tous,Des cris, des cris, des cris,Et moi dans ces cris avec ma jambe coincéeLutte atroce pour changer de crampedes coups, des coups, de sabot sur la tête, réguliers dans le flou,insaisissable et revenant, attendus, pressentis.Un choc Quelqu’un qui mordJ’écrase quelqu’unIl me pince, me soulève, comme une respirationQuelqu’un geintUne masse… sur la poitrineElle s’enfonce en moi, lourde, lourdeAnonyme,- des livres ou un musée avec tous les témoignages qu’ils ont retrouvés après la guerre ;, Ce poème résume la vie dans les wagons pendant la déportation. Il montre aussi l’horreur et la douleur dans laquelle les déportés vivaient.,Notre projet ,Par Raoul Berthelé — Cette photographie provient du fonds Raoul Berthlé, conservé par les archives municipales de la ville de Toulouse.,Comment aujourd’hui pouvons-nous rendre hommage aux victimes du système concentrationnaire nazi ?,- nous pourrions faire des marches commémoratives ;,- des plaques avec tous les prénoms des personnes qui sont mortes et qui ont survécu dans les camps ;,- des affiches ( sur le site du collège );- des associations ;,- des vêtements ( avec une devise créée par les familles des morts) ;- des journées pour montrer comment ils vivaient.,Épuisés, assoiffés, perdus, les déportés sont généralement accueillis à leur arrivée par beaucoup de cris, d’insultes, d’aboiements de chiens, et de coups, faits pour créer le réflexe de la peur et de la soumission. A l’arrivée, les déportés sont sélectionnés: ils devaient se mettre en rang un par un et suivre le chemin imposé.,Sélection Tous en rang un par unsans savoir ce qui va arriverà gauche - à droite - ici ou là Nous suivons le chemin imposéà gauche - à droite - ici ou làpour la dernière fois proches encore les uns des autresDes pierres pour lits de repos Blottis l’un contre l’autre nous reposonslas épuisés À gauche - à droite: lèchent les flammesÀ gauche - à droite: les flammes recouvrent nos frères et nos sœurs.Ilse BLUMENTHAL-WEISSPoème écrit à Theresienstadt.,Ce poème parle de l’arrivée des déportés dans les camps nazis et de ce qui leur était imposé, tant en souffrances morales que la mort. ,L'arrestation,AMICALE DE NEUENGAMME . Neuengamme, camp de concentration nazi (1938-1945). Edition Tirésias, 2010. 600 p.,Nuit et brouillard «Ils étaient vingt et cent Ils étaient des milliers Nus et maigres, tremblantsDans ces wagons plombésQui déchiraient la nuitDe leurs ongles battantsils étaient des milliers Ils étaient vingt et cent […] Jean Ferrat Extrait de la chanson de Jean Ferrat «Nuit et brouillard», qui parle des deportés dans les wagons.,La déportation ,Après le choc de l’arrestation et des interrogatoires a lieu une période plus ou moins longue d’internement, puis le voyage jusqu’au camp de déportation marque le début de l’enfer des déportés.Dachau est le premier camp de concentration qui a été créé le 20 mars 1933.Il y avait des tueries massives. Des prisonniers sont également envoyés à la frontière germano-hollandaise .Des familles entières étaient déportées dans les camps.Le plus souvent ils étaient entassés de 50 à 100 et parfois plus dans des wagons à bestiaux mal aérés, ils n’avaient ni à boire ni à manger, pas d’hygiène jour et nuit. Les déportés partent vers une destination inconnue vers un destin terrible, qu’ils ne soupçonnent pas. Certains deviennent fous,d’autres ne survivent pas. Les trains de déportés juifs transportent des familles entières: hommes, femmes, enfants. Des wagons sont parfois constitués uniquement d’enfants. En France environ 160 000 personnes sont déportées vers les camps nazis entre 1940 et 1945. , La vie dans les camps ,Le travail: les nazis forçaient les prisonniers à accomplir des travaux manuels. L’un des objectifs était de provoquer l’affaiblissement physique et moral, la preuve avec les exemples suivants: - Se lever à 4 heures du matin; - Travailler dans des conditions météorologiques parfois difficiles (températures négatives ou très chaudes);- Par exemple, ils creusaient des tranchées sous le regard des kapos, ils pouvaient travailler dans les mines ou des carrières.(kapos: personnes chargées d’encadrer les prisonniers durant le travail dans le camp). ,Des conditions de vie très difficiles, voire inhumaines:Les vêtements étaient inadéquats et impersonnels: les déportés portaient une chemise rayée et un bonnet rayé. Aux pieds, ils portaient des chaussures à semelle de bois.L’entassement dans les baraques: Les prisonniers étaient entassés dans les baraques qui étaient petites, sans confort, surpeuplées, sans hygiène...-Le quotidien des déportés était de travailler sous le froid, sous la douleur des coups de fouet, ils pouvaient être punis pour être tombés ou pour avoir désobéi aux soldats ou kapos. Ils pouvaient rester des heures debout, dans le froid ou la forte chaleur, pendant les appels journaliers.,La déportation,L'arrivée dans les camps,,La vie dans les camps,Les differentes morts,Libération des camps,Triebel, Agnès. Les Français à Buchenwald, 1940-145. [Livre]. Association Française Buchenwald Dora et Kommandos, 2000. 122 p.,MÉNAGER, Yves. Paroles de déportés . Les éditions de l'atelier, janvier 2015. 118 p.JEAN , Ferrat. Nuit et Brouillard . ,FÉDÉRATION NATIONALE DES DÉPORTÉS ET INTERNÉS DE LA RÉSISTANCE ; UNION NATIONALE DES ASSOCIATIONS DE DÉPORTÉS INTERNÉS ET FAMILLES DE DISPARUS ; BERNARD FILLAIRE, . Jusqu'au bout de la résistance . édition STOCK , decembre 1997. 514 p.,SOURCES : ,Par Raoul Berthelé — Les photographies des fonds de pages proviennent du fonds Raoul Berthlé, conservé par les archives municipales de la ville de Toulouse.,NATANSON, Dominique . "Les conditions de vie dans les camps ". Mémoire Juive et Education [En ligne], 2003. Consulté le : 22 mars 2017. Disponible sur : http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/condition-de-vie.htm,,La mort dans les camps de concentration .,Comment leur rendre hommage ?,,-Morts de fatigue: les prisonniers dormaient très peu, par exemple de 23h à 4h tous les jours, et travaillaient beaucoup – travaux manuels épuisants. ,Remerciements ,Sources,-Morts de faim et de soif : ils avaient un petit morceau de pain pour toute la journée. Comme le raconte M. Barrier dans un de ses témoignages filmés : «un cube de margarine divisé par une grille de vingt » . La faim entraînait des déficits alimentaires chroniques conduisant à une maladie qu’à Buchenwald les déportés appelaient la Buchenwaldite et qui tua des milliers de prisonniers.»,-Morts de maladies: ils n’étaient pas ou très peu soignés pour les nombreuses maladies comme pneumonie, septicémie, phlébite, ... . ,-Morts par la violence ( abattu, exécution,... ) comme le montre le dessin de Léon Delabre, Les pendus.,-Morts d’accident lors du travail. Exemples: «Le travail de nuit modifie les possibilités de résistance des détenus -, mais le Kommando, comme la corvée ou l’équipe de déblaiement, sont toujours le cadre de la mort lente des Haftlinge, par le travail forcé, intentionnellement pénible et éreintant.» ,-Morts par suicides et blessures volontaires . Exemple: Mutilation volontaire. ,-Morts accidentelles. Exemple: «suicide ou mort accidentelle», «A partir de 1942, le nombre de décés augmente dans de telles proportions dans les camps qu’une codification des causes de décès est créée pour simplifier le travail des fonctionnaires nazis. La mort est présente partout, de façon permanente, dans la vie quotidienne des déportés.». ,Morts à cause d’expériences médicales. Exemple:«des cadavres arrivés tous les jours des cellules d’arrêts ou du Revier. Sur leurs bras, on notait des traces d’injection dans les veines. A la dissection des cadavres, il n’était pas difficile de constater les causes de mort.» ,Comment étaient traités les morts? ,Les morts ( cadavres ) étaient très mal traités. Certains des morts ont été envoyés dans des fours crématoires. Ils pouvaient aussi être jetés dans des fosses, entassés les uns sur les autres. Une preuve de la déshumanisation est que ce sont d’autres déportés qui creusaient ces fosses, parfois même avant d’y être jetés à leur tour.,Libération des camps de concentration: l’acte final de la déshumanisation pendant les marches de la mort.,Il y a plusieurs sortes de libérations des camps de concentration. On peut être libéré en s’évadant en solitaire exemple:«évasion solitaire» . Les camps nazis sont libérés par les armées Alliées ( armées Américaines et URSS) entre janvier et mai 1945. La libération des camps entraîne des marches de la mort ( les marches de la mort sont des marches forcées que les SS faisaient pour que les Alliés ne les trouvent pas et libèrent les détenus. Le but des marches de la mort est de tuer tous les détenus restants). Pour qu’on ne les retrouve pas, avant de partir du camp, les SS brûlaient tout le camps ( pour ne pas laisser de traces d’eux). ,Certaines fois, à l’approche des Alliés, les nazis commettaient des exécutions collectives.,Arrivée dans les camps,Suite à nos premières recherches, nous avons pris conscience que les politiques nazies liées aux camps de concentration et aux centres de mise à mort avaient pour objectif de nier l'humanité de certains êtres humains.Au travers de notre travail, nous avons voulu mettre en avant le processus de négation de l'Homme, que les Nazis ont mis en place à chaque étape de l'arrestation à l'emprisonnement ou la mort de leurs victimes. Nous espérons avec ce projet mettre en avant l'horreur de cette déshumanisation forcée, et surtout honorer la mémoire des victimes du système concentrationnaire nazi.Nous tenons aussi à alerter ceux qui verrons notre projet de l'importance de rester vigilants aujourd'hui encore, car nous sommes de futurs citoyens. , Arrestation En 1933, Hitler arrive au pouvoir en Allemagne . Il met en place un régime totalitaire et antisémite. Les lois de Nuremberg (1935) appliquent cette idéologie. Selon lui, il y a une race supérieure ( aryenne ) destinée à dominer les autres «races» inférieures ou nuisibles (Juifs ou Tziganes, Slaves etc ). Tous les discours et la presse véhiculent ses idées. La propagande est très forte. Les détenus des camps sont montrés comme des ennemis du peuple allemand .André LAROCHE: «On me conduit à l’école de Lyon. La cave en descendant à gauche : j’y ai croupi toute la journée. Le soir suivant , on nous emmène à la prison de Montluc . Enfermé dans une cellule de trois mètres sur deux ( nous y étions six ) , j’ai entendu de mes codétenus des paroles décourageantes :«on va te fusiller … tu vas passer à la baignoire …mettant l’œil au judas , je voyais passer des gars en sang , dans un état pitoyable …». «Quelque temps plus tard, on me passe à tabac. Debout contre un mur, des coups de poing, des claques, des coups dans le ventre … Le frère d’un camarade qui n’ayant absolument rien fait était allé demander des nouvelles de son frère et fut envoyé à Mauthausen où il est mort ...» . André est un résistant arrêté en 1944 à Lyon . Il est déporté à Buchenwald et transféré au camp de Dora en avril 1945. Les Allemands évacuent le camp. Le convoi d'André est libéré par l'Armée rouge, le 3 mai 1945, dans le nord de l'Allemagne. Noël HAPPE : 26 ans, arrêté le 27 juillet 1944 lors de la rafle de Loches pour connivence avec la Résistance et non arrestation des réfractaires du STO ( service du travail obligatoire):« j’ai été allongé à plat ventre. Les Allemands ont dit: elle est belle la gendarmerie française, elle a le nez dans la poussière» . Il est resté en France jusqu’au 10 août 1944, puis a été déporté .Yvette Gobert, résistante dans les Francs-Tireurs et Partisans, elle est arrêtée le 3 août 1944 près de Chenonceau; elle est transportée au siège de la Gestapo, rue Victor Hugo à Tours «ils nous battaient à tour de bras, ils nous lançaient du premier étage à la cave», et le témoignage continue en insistant sur le fait qu'ainsi elle savait le nombre de marches. ,DVD : MERLIN, Jean-Louis . C'était l'enfer... Des déportés résistaants d'Indre et Loire témoignent.... Service Départemental de l'Office National des Anciens Combattants d'Indre et Loire, 2005. ,Notre projet. ,Témoignage de Suzanne PLISSON, Yvette GOBERT, Suzanne SUAUDEAU POUVREAU, Bernard MAILLET, Robert MARQUANT et Noel HAPPE, témoignages pris dans le DVD "C'était l'enfer" : "La journée au camp débutait par un appel très tôt le matin, voire dans la nuit, qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il gèle." Ils étaient encadrés par des kapos, qui avaient sur eux droit de vie ou de mort. "On avait une louche de soupe soi-disant avec une rondelle de saucisson qui faisait 50g et c'est tout [pour la journée]. Le plus mauvais de tout ce qu'on a mangé c'est de la soupe à la betterave rouge pas lavée.""J'ai vraiment eu très froid, j'ai plus souffert du froid que de la faim. Si on pouvait trouver du papier, on le mettait sous nos vêtements et on avait moins froid.""C'était dur de dormir dans la mesure où on était à-peu près 3 par lit." ,Pour les fonds d'écran, nous avons eu la chance de découvrir les images réalisées par un photographe, M. Berthelé, entre 1910 et 1917, qui selon nous, illustrent tout à fait les idées que nous souhaitions développer: le grain, l'ambiance, les flous, et surtout la poésie se dégageant de certains clichés, nous ont permis de mettre en avant nos textes.,Remerciements:Nous avons travaillé sur ce projet depuis septembre 2016, sur la Résistance et la déshumanisation dans les camps de concentration nazis. C’est un projet que nous avons réalisé en un groupe de 4: Eric Bouchenard, Coline Guiffard, Valentine Verneau et Léa Redureau. Nous avons été aidés par nos professeurs: Mme Leroy, Mme Bauché-Guillet et Mme Brochard-Castex. Au début, nous nous sommes investis sur ce projet, tous les mardis midi, après nous l’avons fait tous les jours à midi, à certaines heures d’études, et chez nous. Nous voulions faire un blog, mais au fil des séances, nous avons changé nos idées et avons décidé de faire un Génial.ly (logiciel libre sur internet). On voulait remercier: Mmes Bauché-Guillet, Leroy et Brochard-Castex pour nous avoir aidés dans notre projet, pour avoir corrigé nos fautes d’orthographe, pour nous avoir accompagnés tout au long de cette aventure.,Les déportés qui étaient dans des camps étaient aussitôt libérés par les forces Alliées (les Américains, l’Angleterre…) ou les Allemands les emmenaient pour les Marches de la mort ou on les retrouvait morts dans les camps ou dans les fossés.D’autres déportés sont morts sur ces routes de la mort, c’est à dire plusieurs kilomètres à marcher jours et nuits.,-Morts de faiblesse ( ils étaient trop faibles ) .